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vendredi 13 mai 2011

Le Cocotier à Madagascar : un bienfait de la nature



Le Cocotier à Madagascar : un bienfait de la nature
Combien de plantes peuvent apporter à l’homme autant de bienfaits que le cocotier ? On peut utiliser toutes les parties de cette grande herbe : ses racines, son tronc, ses fruits, ses feuilles etc.

Nous parlons de grande herbe et non d’arbre car c’est le terme qui convient le mieux au cocotier. Il appartient à la famille des palmacées. On ne peut dire exactement à quel type de sol le cocotier s’adapte-t-il au mieux car c’est du climat qu’il dépend le plus : humide et tropical. Ainsi, on peut le planter sur un sol argileux ou sablonneux. Pour sa culture, il faut avoir de la patience car il lui faut 8 ans pour fructifier. Puis il faut faire attention car si on lui retire le bourgeon terminal, le cocotier meurt.
Ce que nous pouvons dire c’est que rien ne se perd avec le cocotier. Le tronc, qui est très dur est utilisé dans les pays tropicaux pour construire des meubles, des poteaux et des clôtures. L’on s’en sert aussi pour faire du charbon de bois. Quant aux feuilles, elles servent de plateaux pour faire sécher les poissons, pour fabriquer des paniers ou servir de toit aux cabanes. La nervure centrale des feuilles est utilisée comme canne à pêche ou remplace la manche de parapluie.
Les racines du cocotier, en décoction, agissent sur les troubles digestifs et dysentériques. Les Malgaches utilisent aussi l’enveloppe, encore verte, de la noix de coco pour stopper l’hémorragie et la diarrhée.

Et comment oublier les différents objets que les artisans font avec les coques de la noix de coco. Les artisans du Nord de Madagascar sont parmi les premiers à avoir exploiter cette matière. Le travail consiste surtout à polir la coque et à créer une image, en faire une sculpture ou la transformer en objets que l’on peut utiliser au quotidien. Nous pouvons alors voir dans les boutiques d’art malagasy ou dans les ateliers d’artisanat des sacs à mains en noix de coco, des bijoux, des ceintures, des bougeoirs, des ustensiles de cuisine etc. Cassée en deux, l’enveloppe de la noix de coco vidée de sa chair est très utilisée par les Malgaches pour brosser le plancher, le faire briller.

En ce qui concerne le fruit, consommé cru ou cuit, il contient les vitamines B1 et B3 connues pour leur propriété dans l’assimilation des glucides. Des vitamines B2 et C, du potassium, du fer, du magnésium, du phosphore, du cuivre, du zinc etc. A savoir aussi que 9,5% de la chair du coco sont des fibres.
La population côtière n’est pas étrangère aux multiples bienfaits de la noix de coco, de son huile, de son lait et de son eau. L’huile de coco embellit par exemple la chevelure et adoucit la peau.

Nous allons parler particulièrement de l’eau de coco, très consommée par les Antsiranais et presque sur toutes les côtes de l’île.

Artisannat malgache à base de noix de cocoA Diego, les marchands de coco verts visitent les quartiers, mais ceux qui se trouvent sur le coin de la rue entre la JIRAMA et le cybercafé Cool sont là tout au long de l’année. Une noix de coco verte coûte entre 7OO et 1000 Ar et il faut bien secouer afin de connaître si elle contient assez d’eau. C’est entre leur 6 et 8ème mois que les cocos verts contiennent le plus d’eau (d’un demi-litre à 900 ml). C’est à cet âge aussi qu’elle est le plus parfumée. Les vendeurs proposent, pour améliorer son goût : du citron et/ou du miel, ce qui ne manque pas de renforcer les éléments nutritifs déjà présents dans l’eau de coco.

L’eau de coco est une véritable boisson énergétique, 100 ml de cette eau contient : 280 mg de potassium, 25 mg de phosphore, 24 mg de calcium et 23 mg de magnésium.
Quant au lait de coco, dans le nord, c’est comme une tradition de l’insérer au menu de tous les jours. Ainsi, on ajoute du lait de coco aux graines sèches telles que haricots, lentilles, maïs etc., aux poissons, au manioc, à la patate douce et aux bananes vertes.

Pour obtenir le lait de coco, il faut faire bouillir de l’eau, râper la chair du coco avec un bozo (outil sur lequel on s’assoie afin de prendre appui, spécialement fait pour râper le coco). Passer l’eau et le coco râpé dans une poche (en tissu) et la presser pour obtenir le liquide.
Il est possible do conserver la noix de coco, mais avant il faut vérifier qu’il n’y a pas de moisissures sur les trois trous de la coque. Vérifier aussi qu’il y a bien de l’eau à l’intérieur (en le secouant) sinon cela signifie que la noix est trop mûre et qu’il n’est plus possible de la conserver, et même de la manger car à ce stade la chair a un mauvais goût.

Donc, il est possible de conserver la noix de coco au réfrigérateur jusqu’à un mois, après la cueillette. Si elle a été séchée, il faut la préserver de l’humidité et de la lumière, il faut la mettre dans un emballage hermétique. Le lait de coco se conserve aussi quelques mois au réfrigérateur à condition de bien fermer le contenant afin d’éviter son oxydation.
■VM
La pulpe de la noix de cocoArtisannat malgache à base de noix de coco