VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

lundi 25 avril 2011

Madagascar : les commerçants grossistes en grève


A Madagascar, alors que l’actualité politique est en suspens avant la décision de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) sur la feuille de route des élections présidentielles, ce sont des questions socio-économiques qui font surface. La compagnie Air Madagascar a été sanctionnée par la Commission européenne, les pétroliers sont en conflit ouvert avec le régime, la Jirama, qui distribue l’eau et l’électricité, est en souffrance, et, depuis quelques jours, on s’inquiète du début d’un bras de fer entre les autorités et les commerçants grossistes. Ces derniers ont fait une grève la semaine dernière et ont menacé d’intensifier les manifestations si leurs revendications ne sont pas entendues.
Les revendications des commerçants visant à protester contre les mesures d’ordre à assainir les marchés et à remplir les caisses de l’Etat sont assez techniques, mais ce sont les conséquences de cette grogne qui inquiètent les consommateurs. En effet, l’accès aux produits de première nécessité dans les petites épiceries de quartier pourrait-il être bloqué ? Les autorités veulent assainir les marchés mais aussi remplir un peu mieux les caisses de l’Etat. C’est pourquoi elles avaient annoncé un renforcement des vérifications des ventes. Cette mesure censée protéger les commerçants formels face à l’afflux des nouveaux arrivants sur le marché du commerce de gros n’a pourtant pas satisfait les bénéficiaires présumés. Ceux-ci réclament au contraire un allègement des procédures. Les grossistes contestent par la même occasion la taxation de 10% du chiffre d’affaire, clamant que leur marge bénéficiaire est beaucoup trop faible.
Face à cette situation inconfortable qui pénalise l’approvisionnement des détaillants et menace les consommateurs, une rencontre a eu lieu avec les ministères de tutelle et des autorités municipales en vue d’apaisé les manifestants.

Vehivavy malagasy saika haondrana an-tsokosoko any Arabie Saoudite


e

 Image
Asa an-trano no saika hataon'izy ireo tany ary tsy misy fifanarahan'asa mazava. Mbola mipetraka hatramin'izao ny didy mandrara na mampihantona ny fandefasana teratany malagasy hiasa any ivelany. Omaly vao maraina tamin'ny 4 ora no tratran'ny mpitandro ny filaminana sy ny tompon'andraikitra avy ao amin'ny minisiteran'ny mponina ireo mpiasa malagasy saika
haondrana hiasa an-tsokosoko any Arabie Saoudite.  Tratra niaraka taminy koa ny orinasa nandray sy nikasa handefa azy ireo. Tamin'ny 3 ora maraina izy ireo no tokony ho niainga. Efa araky ny tao amin'ny minisiteran'ny mponina mialoha ity fikasana hiondrana an-tsokosoko ity, ka nahatonga azy niantso mpitandro ny filaminana avy hatrany. Rehefa tratra izy ireo dia nalaina daholo ny pasipaorony. Voalaza fa orinasa Sri Lankey no handray azy ireo ary any Ryad, any Arabie Saoudite no saika handefasana sy hiasan'izy ireo. Talohan'izao dia efa nofanin'ilay orinasa malagasy mpitady mpiasa(Agence de Placement) mangingina nandritra ny herinandro maromaro izy ireo. Mba tsy hahafantarana azy dia nifindrindrafindra toerana hatrany.   Asa an-trano no saika hataon'izy ireo tany ary tsy misy  fifanarahan'asa mazava.
Diso fanantenana
Omaly io dia mbola nentina teny amin'ny minisiteran'ny mponina eny Ambohijatovo izy ireo. Alahelo sy fahadisoam-panantenana no hita soritra teny amin'ny endriny. Mafy tokoa izany hoe te hiasa any Andafy izany noho ny fahantrana eto an-toerana. Ny karama nifanarahana rahateo 240 dôlara na manodidina ny 480 000 ariary na koa 2 400 000 fmg. Atao hoe kely izany raha any amin'ny firenena haleha saingy betsaka ihany raha eto amintsika. Avy amin'ny faritra samihafa manerana ny Nosy izy ireo. Tao ny avy any amin'ny faritra SAVA(Andapa, Vohémar), ny avy any DIANA(Ambanja, Ambilobe), Analamanga(Anosiala  Ambohidratrimo), Fianarantsoa. Mbola miandry ny fahatongavan'ilay mpampiasa vahiny ireto vehivavy malagasy saika haondrana hiasa an-tsokosoko ireto. 



http://www.gazetiko.mg/gazetiko/




Biodiversité - Les tortues comme nourriture



Les tortues endémiques de Madagascar sont fortement menacées par la chasse pour consommation. A part les autochtones qui mangent de plus en plus ces reptiles, le trafic destiné pour alimenter le marché gastronomique asiatique prend de l’ampleur grave.  En effet, il n’y a que neuf tortues terrestre et aquatique à Madagascar. Cinq d’entre elles, dont quatre terrestres sont fortement menacées d’extinction d’ici peu. Ces tortues terrestres sont Erynochelys madagascariensis, Astrochelys yniphora, Pyxis planicoda, et Astrochelys radiata. La protection de ces reptiles avec  une carapace est très difficile en raison de son incapacité à s’enfuir et à se défendre.

Syndicat des Industries de Madagascar


Stéphane Raveloson élu nouveau président
sim_webStéphane Raveloson, de la société Socobis, vient de remplacer Hery Ranaivosoa à la tête des Syndicats des Industries de Madagascar. Cela a été décidé lors d’une assemblée générale élective de ce syndicat qui s’est déroulée hier au siège du SIM. Le nouveau président a du pain sur la planche car les industries à Madagascar se trouvent actuellement dans une situation difficile depuis la crise. La baisse du pouvoir d’achat des consommateurs ainsi que l’instabilité politique, qui empêchent les industriels de faire des prévisions, pèsent sur les industries. Selon le nouveau président du SIM, la situation actuelle de notre industrie est alarmante. Les statistiques au dernier trimestre 2010 ont montré que 32% ont procédé au chômage technique, 21% ont fermé leurs usines et 40% ont effectué une compression de personnel. Ce qui entraîne évidemment une baisse du pouvoir d’achat de la population, et l’économie en général se trouve dans un cercle vicieux d’autodestruction, car l’industrie a toujours été un vivier de création d’emplois et de valeur ajoutée ainsi que d’activités économiques induites. L’agroalimentaire et le secteur textile sont les plus touchés par la crise.
Face à cette situation, le nouveau président a annoncé que le syndicat ne ménagera pas ses efforts pour aider les industries. Notons que le SIM a déjà le manifeste sur la Stratégie de Développement Industriel (SDI) et le Plan de Relance du Secteur Industriel (PRSI) dont l’élaboration a eu la contribution de chacun des membres du syndicat et dont certaines activités sont déjà  en cours. « Nous allons  nous rapprocher avec l’administration sur la réalisation de nos propositions. Il n’y a pas de développement sans industrie » a annoncé Stéphane Raveloson.
Relancer la consommation

A part la mise en œuvre du SDI et PRSI, le SIM estime aussi que la relance de la consommation sera une solution pour relancer l’industrie. « Consommer les produits malgaches sauve plusieurs emplois et augmentera le pouvoir d’achat des consommateurs, entraînant ainsi une augmentation de la demande » déclare le nouveau président du SIM. Selon ses dires, les produits industries du syndicat suivent les normes, les produits fabriqués à Madagascar aussi. « L’on ne craint pas qu’ils soient périmés contrairement aux autres produits importés qui inondent le marché » rajoute Stéphane Raveloson. A part le marché local, le SIM aidera ses membres à trouver d’autres marchés, surtout régional comme la SADC, COMESA… «  Pour ce faire, la mise aux normes et l’amélioration de la compétitivité des industries sont nécessaires. La collaboration avec l’Etat est nécessaire dans la réalisation de ces objectifs » déclare le Président du SIM.
Alliance des industries

Le SIM a décidé d’améliorer ses méthodes d’approche vis-à-vis de ses partenaires pour plus d’efficience et d’efficacité et de créer une alliance stratégique entre les industries pour arriver à une économie d’échelle qui améliorera considérablement leur compétitivité. Les états généraux de l’industrie verront aussi le jour prochainement. Ce sera  une manifestation d’envergure à travers un salon de l’industrie.

Taolagnaro - Coupure fréquente d’électricité


Depuis le début de ce mois d’avril, le District de Taolagnaro connaît des coupures fréquentes du courant électrique. Cela est dû à une chute brusque de l’alimentation de QMM qui fournit l’électricité au District de Taolagnaro. Suite à la défaillance de cette alimentation, la population locale est contrainte, pour une durée indéterminée, de se contenter de l’ancienne alimentation, c’est-à-dire un vieux groupe électrogène de la Jirama. Or, c’est justement à cause de la déficience de ce vieux groupe que l’on a sollicité de QMM une autre alimentation en courant électrique. Vers la fin du mois de mars, un premier essai d’utilisation de l’alimentation de la Compagnie QMM a été effectué et la ville de Taolagnaro pu avoir droit à un éclairage digne de ce nom. La Jirama ne s’occupe que de la distribution. Les deux parties ont souligné, lors du premier essai, qu’elles aviseraient la population si une coupure devait avoir lieu. Elles ont en outre affirmé qu’en cette période d’essai, les coupures sont probables mais elles n’iront pas au-delà du 22 avril prochain. C’est-à-dire aujourd’hui. Attendre et voir…
 

Industries locales - Rude concurrence

Selon Stéphane Raveloson, Président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), cette association est une véritable plate - forme d’échange. 
Assemblée générale du SimIl appelle différents partenaires (secteur privé, le ministère du Commerce, celui des Finances et du Budget,…) à davantage de collaboration. Concernant l’entrée massive des produits importés dans le pays, le ministère des Finances et du Budget a déjà fixé leur valeur minimale, surtout pour ceux de première nécessité. Depuis 2009, année de début de la crise, les industries se trouvent véritablement en difficulté. Vu le contexte politique, les industries malgaches font face à de nombreux problèmes, comme le manque de débouchés. Malgré l’assainissement, le problème persiste et les produits importés continuent d’envahir le marché intérieur. Le Syndicat des industries de Madagascar a élaboré un plan pour renforcer ledit marché. La recherche de nouveaux débouchés constitue une priorité pour les industries locales. Elles s’attaquent au marché régional comme la Sadc, le Comesa, la Coi,… Le Syndicat des industries de Madagascar s’efforce de présenter de nouveaux produits auprès des consommateurs en vue de les satisfaire. Le Président du Sim fait appel aux ministères de l’Economie et d’Industrie, du Commerce, des Finances et du Budget, de la Pêche et des Ressources halieutiques afin de développer les industries. Les industries locales sont appelées à améliorer la qualité de leurs produits. Les secteurs les plus en difficulté sont l’agroalimentaire, le savon, le chocolat, le textile,…
Le secteur industriel de la Grande Ile présente encore des potentialités inexploitées. A l’exemple de la confection de parfum qui n’est pas encore développée. La situation actuelle ne devra pas décourager les opérateurs. Au contraire, ils devront penser à la reconstruction économique et s’ouvrir aux nombreuses opportunités, surtout les industriels. Pour promouvoir les industries, un Salon sera bientôt organisé.
D. H. R.
Stéphane Raveloson, nouveau Président
Les membres du Comité directeurStéphane Raveloson, de Socobis, succède à Hery Ranaivosoa, à la tête du Syndicat des industries de Madagascar pour une durée de deux ans. La situation actuelle de l’industrie malgache est alarmante. Au dernier trimestre 2010, 32% des entreprises ont recours au chômage technique, 21% ont fermé leurs portes et 40% ont dû procéder à une compression du personnel. Ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat de la population. Certaines activités, citées dans la Stratégie de développement industriel et le Plan de relance du secteur industriel sont en cours. Pour améliorer l’environnement des affaires, il faudra créer une alliance stratégique entre les industries pour arriver à une économie d’échelle qui améliorera la compétitivité. Il importe aussi d’intensifier la promotion du slogan « Manjifa ny vita gasy aho, tombony ho an’ny rehetra ». L’objectif est d’éduquer les consommateurs à la culture des produits « vita gasy ». Tenir les états généraux de l’industrie avec une manifestation d’envergure à travers un Salon de l’industrie, promouvoir les exportations à travers la recherche de débouchés et la mise en place des activités d’amélioration de la qualité et la mise aux normes et enfin mettre en permanence à niveau le personnel pour mieux affronter la concurrence internationale figurent parmi les priorités de ce syndicat. Le nouveau Président du Sim est prêt à se battre pour le développement du marché intérieur tout en recherchant des débouchés ailleurs. Pour ce faire, il suggère l’amélioration de la compétitivité et la mise aux normes des produits. Le Comité directeur du Syndicat des industries de Madagascar compte neuf personnes dans ses rangs.

jeudi 7 avril 2011

Didy Manque d’enseignant au lycée

Inauguré jeudi 25 novembre 2010, le lycée public de la commune rurale de Didy du district d’Ambatondrazaka souffre d’un manque notoire d’enseignants. En effet, seulement 4 enseignants prennent en charge la totalité des élèves durant cette année scolaire. Un handicap que le directeur du nouvel établissement scolaire n’a pas manqué d’évoquer publiquement et qu’il souhaite résoudre en toute urgence malgré le nombre peu élevé des élèves qui y sont inscrits. « Il faut prévoir l’année à venir. Pour cela, nous devons trouver tous les moyens pour étoffer l’équipe pédagogique afin de ne pas perdre inutilement de temps l’année prochaine pour ce genre de problème », a suggéré Jean-Baptiste Rakotonindriana, chef de la Circonscription scolaire d’Ambatondrazaka. Pour le moment, ce nouveau lycée de Didy accueille une cinquantaine d’élèves. Mais avec le temps, ce chiffre ne manquera pas d’augmenter puisque, outre ceux qui viennent de décrocher leur diplôme du BEPC, les anciens diplômés issus de cette localité feront immanquablement leur inscription pour ne plus avoir à se rendre à Ambatondrazaka pour préparer le bac.

Droits des personnes handicapées: Des avancées prometteuses

Mis sur les rails en 2009 par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) qui était et reste encore en ce moment en étroite collaboration avec Handicap international, le projet « Ensemble différemment » touche à sa fin à la fin de ce mois d’avril. D’où la séance de sa restitution qui a eu lieu hier au Motel de Tana à laquelle toutes les instances concernées de près ou de loin par sa réalisation ont pris part. Le moment opportun pour la directrice des Affaires sociales de la CUA de préciser l’objectif principal du projet en question. Il s’agit, selon elle, de parvenir à « l’application à la lettre des droits fondamentaux des personnes handicapées vivant à Antananarivo ». Un objectif ambitieux, certes, mais qui, toujours d’après notre interlocutrice, a été atteint à 95% durant les trois années d’existence du projet cité précédemment.
Parmi ces réalisations qui promettent un environnement plus approprié aux personnes handicapées de la capitale, ce haut responsable de la Délégation spéciale de la ville d’Antananarivo a mis hier en avant la construction au niveau des différents districts de diverses infrastructures devant en principe contribuer à l’amélioration de l’accessibilité des handicapés aux services publics. Ceci, à travers notamment la mise en place de rampes d’accès pour personnes handicapées au niveau des abribus ainsi que de structures facilitant leur accès aux WC publics. Sinon, la directrice des Affaires sociales a tenu à informer le public de la création au sein de la CUA d’une commission regroupant les techniciens de la commune et les représentants des associations de personnes handicapées, et dont la mission principale est de renforcer les efforts entrepris jusqu’ici concernant la protection des droits des handicapés.

Madagascar-Santé mentale: La loi de 1838, encore en vigueur

Santé mentale-Madagascar - Les interventions des professionnels de la Santé Mentale, lors de l'atelier de lancement du Projet de réseaux Communautaires pour la Prévention et Réhabilitation Psychiatrique financé par l'Union Européenne et mis en oeuvre par l'ONG « Akanin'ny Marary » Maharivo-Ambositra, qui s'est tenu le 21 mars dernier à Ambositra, ont eu l'avantage de mieux faire connaître les réalités qui touchent le domaine de la Santé Mentale à Madagascar. Comme entre autres, cette loi de 1838 sur les « aliénés », établie sous protectorat français et qui, 173 ans plus tard, demeure encore en vigueur à Madagascar. Un handicap qui na pas laissé indifférents les responsables du ministère de la Santé, si l'on se réfère à un avant-projet de loi qui n'attend que la ratification du parlement.

Relationnelle

Les intervenants de faire tout d'abord remarquer que la psychiatrie est tout d'abord un problème de Santé Publique et que ce n'est pas seulement, l'affaire des médecins psychiatres, mais aussi de la famille et de la communauté proche du malade, si l'on veut avoir de bons résultats dans la prévention et la réhabilitation psychiatrique. Le docteur Lanto Ratsifandrihamanana, du centre psychiatrique d'Anjaramasina, de réitérer chaque fois que la maladie mentale est avant tout une maladie relationnelle. Dans le sens que les handicapés mentaux sont très vulnérables à la marginalisation et l'exclusion qui rendent difficiles les traitements. Dans bien des cas, à cause des us et coutumes, d'un soit disant mauvais sort, ces handicapés mentaux sont cachés par leurs familles. Une situation, comme tant d'autres qui ne permet pas dans le pays de avoir exactement le nombre des handicapés pour une meilleure prise e charge par l'administration et ses partenaires privés et confessionnels.

Enfant et adolescent

La santé mentale de la mère, de l'enfant et de l'adolescent demeure la plus oubliée de la nation, martèle un expert de l'OMS dans son intervention. Alors que ce secteur conditionne l'avenir d'un pays. On peut évaluer la démocratie d'un pays, note cet expert, par rapport à la capacité de résoudre les problèmes mentaux des enfants et des adolescents. D'où la nécessité d'une attention particulière. Quand l'on s'aperçoit actuellement qu'il y a de plus en plus de jeunes de nos jours qui s'adonnent à la consommation d'alcool et de drogue. Plus de diagnostic est précoce, plus les traitements ont des chances de réussir. La consommation d'alcool et de drogues constitue les 70% des cas traités au centre psychiatrique d'Anjaramasina se préoccupe le docteur Lanto. La majorité des jeunes ont moins de 24 ans.

Services publics

Le docteur Lanto Ratsifandrihamanana de faire savoir que comme tous les services publics, le centre psychiatrique d'Anjaramasina se heurte à l'insuffisance de moyens humains et matériels, face à la complexité des tâches qui lui sont confiées. Madagascar ne compte que deux professeurs agrégés en psychiatrie, énumère ce médecin également spécialisé en psychiatrie. Pour faire face à cette insuffisance de personnel qualifié, des formations sont dispensées à l'université pour les médecins généralistes. Ces derniers par la suite, assureront des formations en cascade au niveau des régions. Toujours à propos des personnels paramédicaux qualifiés en psychiatrie, le docteur Lanto n'a pas caché sa stupéfaction de voir ces personnels exercer dans les services de maternité ou de médecine générale. Alors que les centres de psychiatrie se heurtent à l'insuffisance de personnel. Un cas également constaté dans le centre d'appareillage et de rééducation motrice.

Madagascar : La ciguatera fait 14 morts après une intoxication alimentaire

Lundi, la ville malgache de Toliara a été touchée par une vague d'intoxications alimentaires dues à une intoxication à la ciguatera qui a fait 14 morts. 97 autres personnes ont également été touchées. Les autorités restent en alerte.


Madagascar : La ciguatera fait 14 morts après une intoxication alimentaire
Un fait divers presque banal au départ révélé par le journal malgache l'Express. Une simple intoxication alimentaire du à la consommation de sardinelles (des petites sardines) a conduit plusieurs personnes à l'hôpital de la ville de Toliara, à Madagascar, lundi en milieu d'après-midi. Devant le ballet incessant des patients, les médecins de l'établissement hospitalier ont commencé à redouter le pire. A juste titre.

Vers 16 heures, un premier constat tombe. 3 morts et une quarantaine de personnes hospitalisées. Le bilan va aller en s'alourdissant d'heure en heure, avant d'atteindre le seuil fatidique de 14 morts, 97 personnes admises souffrant des mêmes maux et plus de 120 patients soignés dans les murs de l'hôpital de la ville. 

La piste de la sardinelle empoisonnée 

Les mises en garde la municipalité à l'égard des poissons à consommer avec prudence n'ont rien fait. Le message n'est pas passé suffisamment rapidement. La cause de cette intoxication massive ? La sardinelle selon les premières constatations. Il semblerait que les poissons consommés aient mangé des algues vénéneuses microscopiques, des ciguatera. 

La consommation de sardinelles étant interdite de novembre à mars à Madagascar par le service régional de la pêche, les autorités ont été surprises par l'incident. En attendant les résultats définitifs des tests, une réunion d'urgence a eu lieu entre les différents acteurs concernés.  

A noter que des cas d'intoxication à la ciguatera se sont déjà produits à la Réunion, mais jamais avec une telle ampleur. 

mardi 5 avril 2011

Nouvel an malgache Un démarrage en force

Le traditionnel «Afo tsy maty» arrive à Andohalo

Le traditionnel «Afo tsy maty» arrive à Andohalo
Le dimanche à 17h 33, une année malgache a laissé place à une nouvelle. L'événement a été célébré dans la pure tradition d'Ambohitrabiby, à Ambohimanga. 
Entre liesse populaire et restauration culturelle, le nouvel an malgache a été un événement digne d'un grand festival. Avec la présence de Samoela, en vedette de scène, et les animations loufoques de Fou hehy, sans oublier des jeunes talents comme V'hina. Et surtout ce public, les riverains d'Ambohimanga, ont, en apparence, connu tel bouquet d'artistes depuis belle lurette. Les organisateurs, en l'occurence le Trano Koltoraly, ont surtout mis les bouchées doubles.
Ce dimanche a été le summum de la célébration du nouvel an malgache. L'« Afo tsy maty », un genre de rituel de passage et de préservation de la bonne vibration hautement symbolique. Le feu sacré a été allumé à Ambohitrabiby dans la matinée, puis conduit à travers les collines d'Ambohimanga, de Manjakamiadana, avec une halte très animée à Sabotsy Namehana. Durant toute la journée, la flamme a été conservée dans un box en verre avec une grande bougie mauve.
Festif et cultuel
À Andohalo, c'est en musique, avec des jongleurs et des équilibristes, que
l'« Afo tsy maty » a été accueilli. Après les cérémonies d'usage, il a reprit la direction d'Ambohimanga pour la veillée nocturne. Durant la nuit, les « Hafaliana » ou « Veloma rô » ont été repris et dansés en vrai titre phare de Samoela.
Tandis qu'au milieu des spectateurs se trouvait un feu de camp. Après quelques chansons, l'artiste a laissé la place au duo comique Fou Hehy. En professionnel du rire, ils commencent à chauffer la foule par une danse effrénée suivie de sketchs sur le cosmopolitisme. C'était au tour du groupe V'hina, une révélation venue d'Ankadifotsy, de monter sur scène. Leur musique oscille entre le folk et le traditionnel. Vers 23 heures, toute cette pagaille a laissé place à l'animation DJ.
La soirée s'est conclu aux premières lueurs du jour, cédant la place aux cérémonies officielles, notamment la « vary tondran-dronono sy tantely » et les bénédictions en présence des nobles de diverses régions du pays. Le défilé des étudiants de quatre établissements scolaires publics et privés ont ponctué les discours officiels.
Maminirina Rado

Les entretiens textiles de l’océan Indien 85% de la production textile vers l’Europe




« 85% des produits textiles de Madagascar sont exportés en Europe » selon la présidente du Textile Mada Group, Sandrine Duglat ; c’était lors de la 4 ème édition des « entretiens textiles de l’océan Indien » qui se sont ouverts ce lundi 4 avril à l’Hôtel Carlton Anosy. Un atelier qui durera pendant 3 jours. Des rencontres Business to Business et une visite d’usine seront au programme.
D’après la présidente, la complémentarité des pays importateurs et exportateurs est essentielle ; ils ont besoin l’un de l’autre. Madagascar acquiert beaucoup d’avantages dans ce partenariat en raison de la forte valeur ajoutée mais surtout de la qualité et du coût de la main d’œuvre.
Par rapport aux éditions précédentes, cette quatrième édition est cofinancée par l’Union Européenne et l’Agence française de développement (AFD). Plusieurs projets en commun sont définis au sein du Groupement d’entreprises textiles de Madagascar comme la RSE ou Responsabilité sociale des entreprises, le projet de formation à long terme,… Contrairement à ce qu’on pouvait imaginer après que Madagascar ait été exclu de l’AGOA, il y a eu depuis la crise d’autres entreprises textiles qui ont pu montrer leur créativité. L’atelier organisé par Textile Mada group prouve que Madagascar est encore capable d’exporter ses produits à l’étranger, en Europe et tout particulièrement en France. « Cet atelier a comme objectif de renforcer la part de marché de Madagascar en Europe et il faut démontrer aux opérateurs européens notre savoir-faire dans ce domaine » déclare le Secrétaire General Riana Rasamimanantsoa.
Textile Mada Group est composé de 11 membres dont 10 sont des entreprises malgaches.