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dimanche 30 janvier 2011

Un centre de lutte contre la piraterie maritime à Diego Suarez


Les pirates présumés originaires de la côte Est de la Corne de l’Afrique ne cessent d’étendre le rayon de leurs actions jusqu’à s’en prendre ces dernières semaines à des navires évoluant dans le Canal de Mozambique, à quelques miles des côtes de Madagascar.Un centre de lutte contre la piraterie maritime à Diego Suarez Le Spirit of Adventure a ainsi déjoué une tentative d’arraisonnement au large de Mayotte le 13 janvier alors qu’il effectuait une liaison entre Nosy Be et Zanzibar.

Les autorités de Madagascar ont décidé de mettre en place un dispositif de lutte contre ces actes de piraterie, notamment pour les gros porteurs, en proposant un accompagnement par des éléments des forces armées.

C’est dans le cadre de la conférence des ministres de la Commission de l’Océan Indien que Mr Hyppolite Ramaroson Rarison, Ministre des affaires étrangères de la Transition, a annoncé la création d’un centre anti-piraterie à Antsiranana pour permettre d’intervenir rapidement en cas de faits de piraterie dans la zone des côtes de Madagascar.

Par ailleurs, lors d’un point presse à Tana ce week-end, le secrétaire général du SygmMa (Syndicat Général Maritime de Madagascar)
Lucien Harinony Rasafindraibe, a proposé la création d’un «Tribunal Maritime» ainsi que d’un Ministère pour la mer.

C’est en effet tout le pays qui est concerné, puisque tout son commerce est dépendant des échanges maritimes, et une recrudescence de la piraterie entraînerait un enchérissement des coûts de transport, en raison de l’augmentation du montant des primes d’assurances notamment.

Pasteur Mailhol : les affaires religieuses rapportent…

Le pasteur Mailhol de la secte Apokalipsy vient d’exposer samedi dernier devant ses disciples les nouveaux jouets de son parc automobile.
En effet, le pasteur Mailhol vient d’acquérir de Hong Kong deux véhicules tout terrain considérés haut de gamme : un Hummer (H2) nouveau modèle double pont et un Porsche Cayenne. Les deux véhicules qui viennent de renforcer son parc automobile constitué de véhicules haut de gamme comme les BMW, Jag, Toyota,…que l’on remarque aisément par les inscriptions collés sur les pare-brise : Apokalipsy.
Le simple citoyen est très surpris de constater l’enrichissement rapide de cette organisation qui peut étendre son parc automobile en s’appropriant deux véhicules haut de gamme estimé à 2 milliards de FMG auprès des concessionnaires de la capitale. Ces acquisitions sont-ils uniquement le fruit des quêtes de son église auprès de ses fidèles ? Le doute peut en effet s’installer.
Il semble en effet que le pasteur Mailhol se lance dans une sorte de défi où il manifeste publiquement la puissance de son organisation en exposant les trophées de ses activités. Car, à plusieurs reprises le pasteur Mailhol a déjà proposé à Marc Ravalomanana des solutions de rechange au moment où le régime de l’ancien chef d’Etat démissionnaire a du faire face à la hausse des prix du carburant et des prix du riz (et des PPN). A l’époque, le pasteur Mailhol a proposé ses services en affirmant qu’il peut trouver des fournisseurs en carburants et en PPN à bas prix pour sauver le régime Ravalomanana d’une éventuelle explosion sociale.
Notons que Apokalipsy n’est pas le seul à montrer publiquement sa puissance, puisqu’on remarque aussi le foisonnement des véhicules qui arborent l’autocollant : « Winner’s Chapel ».
Dans le monde occidental, on assiste à une méfiance accrue vis-à-vis de ces organisations religieuses et le document de l’Assemblée nationale française fait au nom de la commission d'enquête (présidé par Jacques Guyard et rapporté par Jean Pierre Brard) sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes, ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux économiques et financiers indique : « L'acquisition d'un poids économique et financier important, dont on a vu qu'il était devenu une préoccupation centrale des dirigeants des mouvements sectaires, implique souvent le recours à la fraude. L'opacité organisée des structures, des réseaux et des flux financiers fournit les conditions favorables aux infractions à la législation sociale, aux délits économiques et financiers, à la fraude fiscale, y compris dans leur dimension internationale. Elle justifie, de la part des pouvoirs publics, une réponse aussi rapide qu'efficace». Les autorités malgaches devront-ils aussi réfléchir sur un contrôle systématique de ses organisations associatives qui se multiplient à Madagascar ?