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jeudi 2 mai 2013

Kandidà filoham-pirenena Miisa 17no voahilika ?


Mandeha be ny resaka nanomboka ny alarobia lasa teo fa miisa 17 ireo kandidà mety tsy hahazo ny fankatoavan’ny CES amin’ny filatsahan-kofidiany ho filoham-pirenena, amin’ireo 48 nanatitra antontan-taratasy tetsy amin’ny HCC Ambohidahy. Am-polony raha ny feo mandeha ireo tsy mbola nandrotsaka ny antoka 250 tapitrisa ; ao kosa ireo tsy nahafeno ny fepetra toa ny fe-potoana enim-bolana naha teto an-tanindrazana azy sy izay antony hafa izay ny CES irery ihany no tompon’ny teny farany amin’izany. Voatontonona ao anatin’izany ny anaran’ny kandidà Lalao Ravalomanana sy ny amiraly Didier Ratsiraka izay niteraka resabe tokoa. Isan’ireo kandidà mampitahotra ny fanjakana HAT tokoa mantsy izy mianaka ireto, toraka izany koa ny kandidà Ny Rado Rafalimanana izay vao avy nahazo ny tso-dranon’ny pasitera Mailhol farany teo tetsy amin’ny Carlton Madagascar. Hatreto tokoa mantsy dia mbola mijanona ho fanontaniana ny loharanom-bolan’ity kandidà tohanan’ny Apokalipsy ity. Voalohany amin’izany ny fiarahany amin’ireo mpanambola saodiana ; faharoa manana olana avokoa ireo orinasany eto Madagasikara.
Ceni-T
Mitodika any amin’ny Ceni-T ny mason’ny mpanara-baovao. Ity rafitra iray ity mantsy no heverina fa hiantoka sy hanao izay hisian’ny fifidianana mangarahara ary eken’ny rehetra. Toa mangiana fotsiny anefa ny Ceni-T eo anatrehan’ny fihetsika ataon’ireo kandidà sasan-tsasany, indrindra ny avy amin’ny fitondram-panjakana, toa ny kandidà Camille Vital, Hajo Andrianainarivelo ary Edgard Razafindravahy, amin’ny fanaovana propagandy mialohan’ny fotoana, ny fampiasana fitaovana sy mpiasam-panjakana ary volam-panjakana. Porofo mitohoka amin’ny tenda ny fanadiovana ny faritra manodidina ny HCC, fotoana fohy nialohan’ny fahatongavan’ny PDS nanatitra ny antontan-taratasiy ny alahady 28 aprily 2013 lasa teo. Raha misy ny kandidà tokoa hampiharana izany sazy tsy fahafahana milatsaka hofidiana izany dia ireto kandidam-panjakana ireto no tokony ho voalohany indrindra satria tsy manaja ny foto-pisainana takiana amin’izany fifidianana madio sy eken’ny rehetra izany. 

Territoire malgache Vendu à des étrangers


Madagascar n’échappe pas au phénomène mondial du « land grabbing » ou « accaparement des terres » effectué dans la plupart des cas par des multinationales en quête de nouveaux profits. Pour un pays comme la Grande Ile, la situation empire quand les politiques s’en mêlent. Les hommes de pouvoir, pour gagner plus d’argent, sont prêts à vendre la patrie. Les « Mpivarotra tanindrazana », ceux qui bradent sans le moindre sentiment une portion importante de Madagascar sont montrés du doigt. Selon le Front Patriotique malagasy, presque les trois quarts du territoire national sont actuellement concernés par le phénomène de l’accaparement des terres. La situation est souvent dramatique pour des anciens occupants des terrains « rachetés » par des entreprises étrangères qui avaient auparavant soudoyé des responsables étatiques.
Hier, lors d’une conférence au Radama Hôtel, les membres du Front Patriotique ont plus spécifiquement montré du doigt le vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo. Ce dernier a autorisé le bail emphytéotique dans la région d’Ihorombe. Pour ce cas précis, on parle notamment de destruction des zones de pâturages, de destruction des places à usage coutumier, de disparition des rizières, de déplacement de cours d’eau, de tombeaux détruits et de déplacement de zébus qui meurent souvent sans pâturages et sans eaux. D’après James Ratsima, « ce sont les Malgaches qui doivent tirer bénéfices de leur terre qui en sont maintenant chassés ». De nombreux cas « désespérés » relevés à travers le pays ont été évoqués par le Front Patriotique, qui, dans le même temps a montré du doigt tous les hauts responsables de la Grande Ile durant les dernières années.
« En plus, une fois ils occupent le terrain, certains étrangers n’hésitent pas quelquefois à l’hypothéquer auprès de banques internationales pour obtenir des prêts importants », explique James Ratsima.
La situation est ainsi compliquée pour de nombreux paysans qui sont privés de leur terre nourricière. Non loin de la capitale, Antananarivo, des cas d’accaparement de terres existent. Un témoin est venu d’Imerintsiatosika où une société qui travaille dans le domaine de la plantation et de l’exploitation de l’artemesia, oblige quelques milliers de cultivateurs à céder leur terrain. Le cas d’Ambatomalaza a été également cité. Dans cette localité de la commune d’Ambohimalaza, une société chinoise s’apprête également à exploiter le granit bleu qui fait la renommée de la localité. Mais cette exploitation pourrait engendrer le déplacement de tombeaux ancestraux et le déplacement de certains villages. Tiana Rajaonarison du Front Patriotique malagasy a ainsi lancé un appel à la mobilisation des Malgaches, face à ce phénomène d’accaparement des terres à travers le territoire. « Les Malgaches se sont opposés à la colonisation en 1947 », a-t-il rappelé pour éveiller les consciences. James Ratsima réitère : « je me bats pour mes petits-enfants, car si cela continu, ils n’auront plus rien ».
Tout naturellement, la menace engendrée par l’accaparement des terres inquiète au plus haut point ceux qui militent en faveur des victimes. En collaboration avec des ONG comme le SIF, le Front Patriotique malagasy essaie actuellement de sensibiliser les Malgaches sur leur droit. « Tous les terrains non titrés n’appartiennent plus à l’Etat, puisque la loi a été déjà modifiée et on parle désormais aussi de propriété privée non titrée », a rappelé Tiana Rajaonarison.