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vendredi 13 mai 2011

Etat des lieux de la filière légumes à Madagascar



Les légumes d’exportation les plus connus à Madagascar sont ceux qui s’exportent dans l’Océan Indien. Il s’agit généralement de légumes pouvant se conserver durant les expéditions par bateau comme l’oignon ou les haricots secs. Depuis environ une décennie, des opérateurs se sont aussi lancés dans l’exportation de légumes frais (haricot vert, pois mange-tout, melon). Ces filières sont actuellement en cours d’organisation. Les techniques de production ou de post-récolte de ces espèces légumières sont encore à améliorer.

L’utilisation non raisonnée des semences est préjudiciable à la qualité de la production malgache. Pourtant, le non renouvellement des semences au niveau de l’exploitation reste une pratique fréquente à Madagascar. Les exigences des consommateurs étant de plus en plus strictes (notamment pour l’exportation), le projet a axé une partie importante de son travail à tester les variétés vendues par les maisons de semences étrangères et à sensibiliser les producteurs de légumes d’exportation sur l’utilisation de ces semences.

Les variétés locales sont certainement les mieux adaptées et donc les plus utilisées par les producteurs mais elles n’ont pas toujours un bon potentiel commercial. La rusticité et la résistance aux maladies se conjuguent souvent  avec un rendement peu avantageux.  De nombreuses obtentions étrangères présentant des qualités intéressantes pour le marché international s’adaptent aux conditions de culture locale.

Le faible niveau de vie des paysans ne les incite pas toujours à utiliser les engrais chimiques sur des sols peu fertiles et les produits de traitement en cas d’attaque de ravageurs des cultures. Une utilisation judicieuse de ces intrants peut toutefois générer un surplus de production pouvant rentabiliser l’investissement effectué. Les essais de conduite culturale réalisés par le projet visent à identifier les techniques les plus efficaces à moindre coût mais n’excluent pas l’utilisation des produits chimiques s’ils ont fait leur preuve.

Le projet collabore également avec des organismes qui travaillent sur l’agriculture biologique. Sa contribution est souvent axée sur l’identification de moyens de lutte contre les insectes ou maladies. Quelques principes ou méthodes ont été identifiés avec les producteurs sur certaines espèces mais un travail énorme doit encore être effectué pour véritablement faire émerger une filière « fruits et légumes biologiques ».