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lundi 7 février 2011

ANTANINARENINA Roindefo Monja en solitaire

L’ancien premier ministre Roindefo Monja n’a pas non plus oublié cette tragédie du 7 février 2009 devant le palais présidentiel d’Ambohitsorohitra. Mais il n’a pas voulu s’associer à la commémoration organisée dans la matinée par le pouvoir de la Haute autorité de la Transition (HAT), ayant décidé d’y aller en solitaire dans l’après-midi.
C’est ainsi qu’il a également eu une pieuse pensée pour les victimes de cette tragédie où il avait été, à l’époque, aux premières lignes du « front ». Lors d’une brève causerie avec la presse, il a indiqué que chacun est libre de ses gestes pour la commémoration de cet événement. « Pour moi, c’est surtout un devoir de mémoire car il ne faut pas oublier que j’étais parmi les meneurs de la lutte populaire qui a fait chuter le pouvoir de Marc Ravalomanana. En conduisant les partisans du changement à Antaninarenina ce jour-là, j’étais décidé à me sacrifier mais par la grâce du Seigneur, je suis toujours vivant… L’essentiel est que tous le sang versé par les martyrs de ce carnage ne l’aura pas été inutilement… »
Sur un autre plan concernant les déclarations du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina insinuant son implication dans les préparatifs de cet « assaut » du palais d’Ambohitsorohitra, Roindefo Monja a tout simplement renvoyé la balle à l’auteur de ladite déclaration.
Miadana A.

Ils ont dit

Certains chefs politiques qui étaient parmi les meneurs du mouvement populaire de l’époque ont livré hier leurs impressions respectives, en marge de la commémoration des événements du 7 février 2009.
Alain Ramaroson (Masters) : Ce que j’ai à dire concerne plutôt la communauté internationale qui semble muette en ce qui concerne les événements qui se passent actuellement en Tunisie et en Egypte. Pour l’Egypte, vu sa position stratégique, les instances internationales semblent pousser les militaires à prendre le pouvoir sans Moubarak mais tout en restant discretes. Qu’en est-il de Madagascar dont le mouvement a été un peu du même style que celui de ces pays arabes et qui a été le premier pays à dénoncer le pouvoir qui ignore le terme de démocratie ? Pourquoi nous force-t-on directement à faire des alliances contre nature alors qu’on n’ose pas infléchir le peuple arabe ?… Il ne faut pas qu’il y ait deux poids deux mesures car, tôt ou tard, la communauté internationale doit respecter le vote populaire qui a mis en place la nouvelle Constitution. Ne sous-estimons pas les sentiments de la population malgache car nous regardons ce qui se passe dans le monde et nous prenons acte. Il y a eu aussi des morts chez nous le 7 février 2009 et qu’il va falloir respecter… même s’ils sont peu nombreux que ceux des pays arabes. Mais c’est la même chose .
Pierre Tsiranana (PFDM) : Le moins que je puisse dire en cette journée de commémoration, est que je suis encore personnellement rancunier envers l’ancien président de la République Marc Ravalomanana. Il se targue d’être chrétien et d’avoir la foi en Dieu mais ce qu’il a fait est loin de le prouver : il a donné l’ordre de tuer des Malgaches, ses propres compatriotes. Je ne peux admettre ni tolérer ce comportement. Et j’ajoute que tous ceux qui ont exécuté cet ordre ont agi sans discernement aucun. Ils ont tué des Malgaches parce qu’ils étaient surtout animés par l’appât de l’argent… Mon souhait est que tout cela ne se reproduise plus dans notre pays. Maintenant que la communauté internationale est en train de revoir sa position par rapport à tout ce qui s’est passé dans le cadre du processus de sortie de crise, il faudrait que les uns et les autres sinon toutes les bonnes volontés s’unissent pour l’aboutissement de ce processus de sortie de crise par le biais d’élections bien organisées, libres et transparentes. La marche vers la 4e République a déjà été entamée et doit être soutenue jusqu’au bout…