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mercredi 10 octobre 2012

BLANCHIMENT D'ARGENT Discrétion sur les opérations suspectes

Jean Claude Razaraniaina, DG du SAMIFIN, a fait des recherches sur le blanchiment d’argent
Jean Claude Razaraniaina, DG du SAMIFIN, a fait des recherches sur le blanchiment d’argent

La participation des professions déclarantes, en terme d'opérations suspectes de blanchiment d'argent, reste faible. Une politique pénale sur la question devrait sortir prochainement.
La lutte contre le blanchiment d'argent, reste difficile à mener. Et pour cause, le service de renseignement financier de Madagascar (SAMIFIN) rapporte une faible participation des professions déclarantes dans la décla- ration des opérations suspectes. Cette réticence résulterait entre autres de la faible bancarisation dans la Grande Île. Les institutions financières craignent de perdre d'importants clients, même si elles sont les plus assidues dans la déclaration. En effet, le déclarant devrait couper toute relation avec le suspect. Ils doivent par exemple rompre leur lien professionnel s'ils travaillent ensemble.
« Les organes assujettis sont variés. Ils peuvent être des agences immobilières, notaires, casinos , avocats, notaires ou encore des institutions financières. Partout dans le monde, les déclarations de soupçons d'opération suspecte, résultent en général des transferts opaques », indique Jean Claude Razaraniaina, directeur général du Samifin ,hier.
Criminel 
En 2011, cet organe a constaté une baisse de déclaration comparée à l'année précédente. Elle est passé de 93 à 67. D'après les explications fournies par cet organe, le blanchiment d'argent est qualifié comme étant un crime. L'auteur, ainsi que la personne ou organisme complice, peuvent être punis à cinq ans d'emprisonnement ferme, avec travaux forcés. Leurs biens peuvent également être confisqués ou bien l'argent blanchi. Si jusque là, seule une personne a été inculpée pour blanchiment d'argent, Samifin espère que ce score s'améliorera. En effet, « une politique pénale sur le traitement du blanchiment d'argent devrait voir le jour. Son traitement relève également de la chaîne pénale contre la corruption. Dorénavant, il existe une autorité judiciaire spécialisée en la matière », rapporte toujours Jean Claude Razaraniaina.
Actuellement, des investigations sont déjà en cours, notamment sur les soupçons d'implication des associations religieuses dans le blanchiment d'argent. Des rapports ont également été envoyés auprès des autorités concernées sur les soupçons d'opération suspectes constatées par le Samifin. Cet organe ne peut s'auto-saisir.