L'annonce était attendue. En déplacement à Tamatave, Andry Rajoelina a déclaré ce week-end qu’il entendait bien se présenter, mais en 2018. Pour la prochaine présidentielle prévue à partir du mois de mai, il s’est mis hors jeu, tout comme son rival Marc Ravalomanana. Un double retrait qui rapproche sans doute Madagascar de la sortie de crise. Mais tout n’est pas réglé. Catherine Ashton, la haute représentante de l’Union européenne, appelle d’ailleurs les autorités de transition à poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route acceptée par les deux camps, et à accélérer les préparatifs des élections. A moins de quatre mois du premier tour, l’organisation du scrutin est néanmoins toujours entourée d’incertitudes.
Il y a d’abord le retour pas encore programmé de l’ancien président Marc Ravalomanana. Il est pourtant prévu dans l’article 20 de la feuille de route. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), médiatrice dans la crise politique malgache, doit étudier la question cette semaine. La question est épineuse puisque Andry Rajoelina, le président de la transition, est opposé à ce retour, en tout cas avant les élections.
Autre disposition de la feuille de route qui reste à appliquer - et non des moindres - la loi sur l’amnistie pour les événements politiques survenus entre 2002 et 2009. Plusieurs candidats à la présidentielle sont concernés. Sans cette loi, aucune élection ne devra être organisée, précise le document qui régit la transition à Madagascar.
Et puis, il y a l’organisation du scrutin. Le recensement n’est pas encore terminé et jusqu’à un million de Malgaches, soit près de 10% du corps électoral, pourraient ne pas disposer de carte d’identité le jour du vote.
Autre disposition de la feuille de route qui reste à appliquer - et non des moindres - la loi sur l’amnistie pour les événements politiques survenus entre 2002 et 2009. Plusieurs candidats à la présidentielle sont concernés. Sans cette loi, aucune élection ne devra être organisée, précise le document qui régit la transition à Madagascar.
Et puis, il y a l’organisation du scrutin. Le recensement n’est pas encore terminé et jusqu’à un million de Malgaches, soit près de 10% du corps électoral, pourraient ne pas disposer de carte d’identité le jour du vote.
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