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lundi 2 mai 2011

Port d’Ehoala: D’importantes opportunités commerciales et industrielles


4 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel, 12 000 EVP (équivalent 20 pieds) par an, 15% des exportations, 2 500 emplois en 5 ans… Le port d’Ehoala à Fort-Dauphin est appelé à générer ces chiffres alléchants avec le projet de le mettre sous le régime du port franc et de faire évoluer sous le régime de zone franche le parc de 400 ha qui l’entoure. Hier à la Chambre de commerce et d’industrie d’Analakely, le comité ad hoc chargé de travailler sur le projet de schéma directeur du port a présenté ledit schéma aux opérateurs de la capitale. Le directeur général de l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), Jérôme Sambalis explique que ce schéma est un outil de développement pour le complexe industriel et commercial qu’est Ehoala. Celui-ci offre d’importantes opportunités dont le développement d’activités industrielles à valeur ajoutée comme la collecte et la valorisation sur place des produits locaux (sisal, produits de la pêche, huiles essentielles…) ainsi que leur exportation. Notons que le Sud du pays est très riche en plantes médicinales et offre d’importants potentiels pour la transformation.
Le directeur du port d’Ehoala, Philippe Murcia estime que le bon fonctionnement du port depuis son ouverture en juillet 2009 ne suffit pas et qu’il faut passer par une autre dimension. Il met l’accent sur la création d’emplois. A l’heure actuelle, Fort-Dauphin compte 12 000 actifs, alors que la compagnie RioTinto QMM et le port d’Ehoala, deux filiales du groupe RioTinto, emploient 1 200 personnes, soit 10% des actifs de la ville. Il faut donc faire appel aux investisseurs pour créer des emplois et de la valeur ajoutée. Pour la campagne 2011-2012 du litchi, un projet est en cours pour l’exportation de cargaisons réfrigérées. Les litchis de Fort-Dauphin mûrissent d’ailleurs 2 à 3 semaines avant ceux de Toamasina. Sinon, le port et son parc offrent d’autres opportunités dont le trafic de transbordement, l’optimisation de l’adhésion de Madagascar aux blocs régionaux comme la SADC, le COMESA et la COI, la création d’un seafood hub comme à Maurice où ce secteur qui traite et conditionne les produits de mer occupe 10 000m2 étant donné son importance.
Le tourisme n’est pas en reste. Le port reçoit des bateaux de croisière. Pour la période de croisières 2010-2011, il a accueilli environ deux bateaux par mois dont des navires de prestige ayant eu à leur bord 1 500 passagers par navire… Le port et Ehoala park ne peuvent toutefois aider à la concrétisation de ces différentes opportunités sans un statut de port franc pour le premier et de zone franche pour le second. Seulement, le statut de port franc n’existe pas à Madagascar. Le comité ad hoc composé des responsables du secteur privé et de représentants de la primature, du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, du ministère des Transports et de la région Anosy, mène actuellement une plaidoirie pour combler ce vide juridique. Quant à Ehoala park qui sera alimentée en eau et en électricité par RioTinto QMM, le régime de zone franche permettra d’attirer les IDE. Notons qu’on compte 3 600 zones logistiques franches dans le monde et elles génèrent 70 millions d’emplois. Les principaux ports francs se trouvent en Asie et dépassent les performances des ports européens et américains.