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jeudi 24 février 2011

Feuille de route Le « non » de Ratsiraka et Zafy, les hésitations de Ravalomanana


Les mouvances Didier Ratsiraka et Albert Zafy sont claires et nettes ; elles sont catégoriques, elles ne participeront pas au processus. Ce sont les déclarations du Dr Simão ce jeudi 24 février à Mahazoarivo après qu’il ait été accueilli par le Premier ministre Camille Vital.
Ramisandrazana de la mouvance Didier Ratsiraka s’en tient aux déclarations de son chef de file selon lesquelles il souhaite rentrer et présentera ses deux ou trois propositions de sortie de crise aux Malgaches. Mais déplore Ramisandrazana, les demandes et démarches pour le retour de Didier Ratsiraka au pays sont restées sans suite jusqu’à aujourd’hui ; aussi la mouvance n’a rien d’autre à dire. Peut-être que le Pr Ange Andrianarisoa qui vient de séjourner à Paris où il a rencontré Didier Ratsiraka, a-t-il de plus amples informations à ce sujet.
Quant à la mouvance Marc Ravalomanana, elle est en train de se concerter en interne et sans doute de prendre les recommandations de son chef de file qui avait promis mardi 22 févier 2011 à Maputo au médiateur en chef, Joaquim Chissano, d’envoyer un conseiller politique à Antananarivo afin d’aider à rédiger les amendements. Mais, selon le Dr Simão, Marc Ravalomanana aurait encore changé d’avis car il réclame aujourd’hui la tenue d’un autre sommet à Antananarivo avec les forces politiques. Or d’après Simão, cette demande n’a pas été évoquée lors de la rencontre entre Ravalomanana et Chissano à Maputo.
Dans une lettre adressée à Joaquim Chissano datée du 23 février et rendue publique par la mouvance Ravalomanana, le président déchu réclame, outre la tenue de ce sommet à Antananarivo, plus de pouvoirs pour la Commission Électorale et un consensus sur sa composition. Il demande également une limitation des pouvoirs du Président de la Transition pour qu’il ne puisse pas faire prendre à Madagascar des engagements à court ou à long terme autres que ceux nécessaires à la tenue des élections.
Selon le Dr Simão, cette lettre serait « contraire » à ce qui avait été convenu auparavant. Les médiateurs sont en train d’évaluer ce que cela veut dire, tout en déclarant qu’il y a un pays qui est Madagascar et qu’il faut avancer. Le Dr Simão ajoute : « ceux qui ne veulent pas participer, c’est leur responsabilité ».