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jeudi 24 février 2011

Feuille de route Simao pointe du doigt les trois mouvances


Leonardo Simao (à g.) à la sortie de Mahazoarivo, hier.
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Leonardo Simao (à g.) à la sortie de Mahazoarivo, hier.
L'émissaire de la SADC met en cause les mouvances Ratsiraka et Zafy dans le processus d'élaboration de la feuille de route et critique l'attitude de l'ancien président Ravalomanana. 
Leonardo Simao, émissaire de Joaquim Chissano, médiateur de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) met en porte-à-faux les mouvances des trois anciens présidents.
« Les mouvances Zafy et Ratsiraka ont dit qu'elles ne comptent plus participer.
C'est leur droit », a déclaré Leonardo Simao, ancien ministre des Affaires étrangères mozambicain, hier, à Mahazoarivo. Il fait part de la position des deux entités concernant le processus d'élaboration de la feuille de route de la transition, en marge de sa rencontre avec le Premier ministre Camille Vital.
L'ancien chef de la diplomatie mozambicaine remet également en cause l'attitude de la mouvance Ravalomanana, en particulier celle de son chef de file. « Nous sommes en train de faire une évaluation. On dit une chose un jour et on dit le contraire de tout ce qui est convenu le lendemain. Qu'est-ce que ça veut dire ? », se demande-t-il après avoir annoncé être mis au courant des tenants et aboutissants des discussions entre Marc Ravalomanana et Joaquim Chissano.
Leonardo Simao est clair concernant le cas de ceux qui sont récalcitrants au processus d'élaboration de la feuille de route. « La porte est encore ouverte pour les autres entités politiques qui souhaitent participer à ce processus malgacho-malagache. Ceux qui ne veulent pas suivre la négociation, sont
responsables de leur acte (…) On parle de Madagascar et il faut continuer », assure-t-il.
L'annonce de l'émissaire de la SADC surprend les principaux concernés. « On prétend que nous avons déclaré ne plus participer, mais à quoi ? Au processus de transition ou à la signature de la feuille de route telle qu'elle est ? Je ne comprends pas ! », s'etonne Emmanuel Rakotovahiny, chef de délégation de la mouvance Zafy. Au passage, il nie avoir fait une telle déclaration. Il indique n'avoir jamais été contacté par Leonardo
Simao depuis son arrivée, lundi. « Nous attendons encore son appel pour discuter », soutient-il.
Manœuvres dilatoires 
Les partisans de Marc Ravalomanana s'étonnent également de l'annonce à Mahazoarivo. « Nous nous demandons pourquoi il – Simao – répond alors qu'il n'a pas assisté à la rencontre entre les deux présidents – Ravalomanana et Chissano ? », se demande Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation par intérim, remettant en cause les propos de l'émissaire de la SADC. « Pourquoi aurait-on besoin d'intermédiaire alors que les deux chefs de l'État peuvent discuter directement ? », poursuit-il.
Mamy Rakotoarivelo réfute toute manoeuvre dilatoire de sa mouvance.
« Nous venons de transmettre nos contre-propositions à notre chef de file. Puis, il les remettra à qui de droit », souligne-t-il pour prouver la volonté de sa mouvance de participer au processus.
L'évolution de la situation décrite par Leonardo Simao risque de faire basculer le débat entre ceux qui réclament du temps pour discuter de la feuille de route et ceux qui s'empressent de tout boucler.
Elle met les mouvances des trois anciens présidents dans une mauvaise posture. Elles sont dans l'obligation de trouver la parade pour éviter l'exclusion dans le processus au moment où le régime milite pour la conclusion rapide de la feuille de route sans elles.
En revanche, les formations politiques pro-régime de transition se frottent les mains en voyant une épine ôtée de leur pied après quelques jours d'inquiétude. Elles voient des adversaires politiques susceptibles de remettre en cause les acquis. Pendant quelques jours, elles ont dû mettre la pression tous azimuts contre un délai supplémentaire pour discuter de la feuille de route.

Simao évasif sur le rendez-vous de Rajoelina 
Interrogé sur la réunion des responsables des partis convoquée par Andry Rajoelina, président de la HAT, Leonardo Simao, s'est montré évasif. « Pourquoi devons-nous faire des commentaires ? », s'est-il demandé, hier, à Mahazoarivo.
L'émissaire de la SADC indique que « chacun a son programme. »
« Le président de la HAT a son programme, nous avons le nôtre. Le président de la HAT a une relation normale avec des partis politiques. Nous avons une mission très précise, c'est de consulter tous les partis politiques pour trouver la solution à cette sortie de crise. Nous continuons d'y travailler », ajoute-t-il avant de préciser que le bouclage du document censé régir la transition sera « dans quelques jours