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lundi 25 juin 2012

Madagascar–Enseignement supérieur : Menace d’une année blanche


Les étudiants se trouvent dans la tourmente. Le syndicat des enseignants de l''Enseignement supérieur ne veut pas entamer l'année universitaire.
«L'année blanche ne serait pas à écarter », a déclaré Fidèle Raharimalala, président du syndicat des enseignants-chercheurs de l'enseignement supérieur (Seces) section Antananarivo hier, après leur assemblée générale à Ankatso.
Fatigués de scruter chaque mois leur bon de caisse pour voir si l'État a payé l'alignement de leur grille indiciaire et les autres indemnités ou pas, les membres du Seces section Anta¬nanarivo, ont voté avec une large majorité, la tenue d'une année blanche pour l'année scolaire 2010-2011 hier. « Le gouvernement nous a promis de payer nos droits au mois de mai. Nous avons accepté son report, à cause d'une procédure administrative au mois de juin. Mais la déception était totale cette semaine, au moment de recevoir le bon de caisse », a expliqué Fidèle Raharimalala. Le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, André Totohasina, semble dépassé face à cette situation et cette déclaration du Seces. « Nous ne nous occupons pas de question financière. Le ministère de l'Enseignement supérieur est un ministère technique. La commission ad'hoc a déjà fait son travail. Aussi le responsable doit débloquer cette somme pour résoudre ce problème », esquive t-il.
Les jeunes en otage
À l'entendre, le Seces ne réclame que 6 milliards 200 millions d'ariary par an, pour satisfaire ses revendications. « Il ne faut pas prendre en otage les jeunes. L'année blanche ne devrait pas avoir lieu », a lancé André Totohasina. La présidente du Seces, section Antananarivo ne veut pas être non plus catégorique sur ce sujet, même si elle a annoncé fermement l'éventualité d'une année blanche. « Ce sera le conseil national du Seces la semaine prochaine qui va trancher définitivement sur la position à prendre », a-t-elle nuancé.
L'inquiétude se lit sur le visage des étudiants, notamment les nouveaux bacheliers après cette déclaration. « Nous ne savons plus quoi faire. Dix mois après l'annonce du résultat d'examen du baccalauréat, nous n'avons encore rien fait », se plaint Tahiana Rahamefy, nouvelle bachelière venue se renseigner à la faculté des Lettres et sciences humaines avec ses amis, hier à Ankatso.