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mardi 19 juillet 2011

Statu quo ou point mort : que dalle


L’Union africaine s’appuie sur les résolutions énoncées par la SADC, cela veut dire ce que cela veut dire ! A moins que cela dise ce que l’on veut qu’on en dise ? Allez savoir, mais telle que dénommée « crise » se présente après les déclarations de l’UA, on peut se demander si les décisions adoptées par la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) donc de l'Union africaine (UA) mettent la Grande île dos au mur, la poussant à ses derniers retranchements ou plutôt l’amènent vers un statu quo.
Pour le pouvoir de transition, la reconnaissance internationale n’est plus une priorité dans l’immédiat. L’organisation des élections, au forceps s’il le faut, devient primordiale afin de mener vers une sortie de crise. La stratégie du militaire qu’est le chef de l’exécutif de la transition est claire : avancer coûte que coûte, à marche forcée qu’importe, poursuivre la feuille de route initiale et au final, mettre la « communauté internationale » devant le fait accompli. Musclée comme démarche mais au moins ça a le mérite de se dépatouiller de ce « point mort » fatidique.
La démarche du militaire a tout pour plaire, car à choisir entre la peste et le choléra, autant s’y engouffrer plutôt que poursuivre les démarches dilatoires de certains qui s’accommodent d’une bisbille stérile entre l’exécutif et les « nommés » de la CT, voire de la CST, à propos d’immunité et autres futilités. Ce sera toujours le petit peuple qui en pâtira en cas d’échec de toute manière.
A défaut de dates avancées, la SEFAFI - Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena - s’est « sublimée » en proposant d’organiser les élections législatives avant la fin de cette année, les élections présidentielles dès la fin de la saison des pluies et les communales à renvoyer aux calendes grecques. Du réchauffé à ne pas s’y tromper mais c’est dans le ton du jour actuellement, tout le monde y va de sa petite déclaration du jour… Pour Camille Vital il est clair que  le choix des dates et des scrutins ne pourront être arrêtés qu’après le 31 juillet, date butée supposée du bouclage des listes électorales. Autant se la couler douce jusque-là ! On peut se demander si avec la célérité de traitement de l’examen de CEPE, par analogie, le traitement de la CENI en serait-t-il de même ? Qui oserait  parier là-dessus ?