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dimanche 6 février 2011

7 février 2009

Polémique et justice
Cela fait deux ans que les terribles événements du 7 février ont eu lieu. En dépit des actions judiciaires déjà ouvertes, toute la lumière sur le dossier est loin d’être apportée. Au contraire, l’affaire « 7février 2009 » fait actuellement l’objet de polémiques notamment de la part de l’opposition au régime transitoire. Pourtant, un besoin de justice s’est fait sentir au lendemain même de ce grand « massacre » qui a fait une vingtaine de victimes dont un journaliste et une centaine de blessés. Pas plus tard que jeudi dernier, l’ancien Chef d’Etat Albert Zafy a lancé un pavé dans la mare en soutenant que les tirs contre les manifestants ne proviendraient pas du Palais d’Ambohitsorohitra. Ce que l’ancien directeur de la sécurité présidentielle, le Général Raoelina, actuellement incarcéré dans le cadre de l’enquête sur la mutinerie de la BANI, a soutenu dans un mémorandum rendu public, il y a quelques mois. Cependant, pour la majorité de l’opinion nationale, il n’y a aucun doute sur la responsabilité de l’ancien régime dans le massacre. Le nom du chef de l’Etat démissionnaire Marc Ravalomanana lui-même figure dans le dossier transmis aux autorités judiciaires. Mais celui-ci réfute toute accusation contre lui et a réclamé une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les responsabilités dans ces événements. Plusieurs fois, l’ancien homme fort du pays, ainsi que ses partisans ont crié leur méfiance vis-à-vis de la machine judiciaire du pays en accusant une instrumentalisation de la justice au bénéfice des actuels dirigeants transitoires.
Mesures d’apaisement

Quoi qu’il en soit, cette affaire doit être élucidée. Du résultat des actions en justice dépendent, en effet, la mise en œuvre des mesures d’apaisement dans la mesure où, si on se fie à la feuille de route proposée par Leonardo Simao, les responsables de cette tuerie ne devront pas bénéficier d’une quelconque amnistie, l’acte pouvant être qualifié de « crime de guerre » ou encore de « violation grave des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». Du côté des autorités transitoires, on évite d’entrer dans les polémiques ouvertes par l’opposition. Aujourd’hui, ils se contentent d’organiser un culte œcuménique qui se tiendra au sein même du Palais d’Etat et sans doute en présence du Président de la HAT. Bien sûr, ils estiment que seul l’appareil judiciaire du pays doit se prononcer et faire la part des responsabilités. Néanmoins, l’affaire « 7 février 2009 » pourrait connaître une fin semblable à celle du 10 août 1991. Actuellement encore, cette dernière n’a livré qu’une infime partie de la lumière et la responsabilité des uns et autres n’est pas encore bien établie. Pourtant, selon les spécialistes, « le besoin de réconciliation ne doit pas rimer avec impunité. Au contraire, la reconnaissance de responsabilité doit être à la base de la réconciliation nationale ».