VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

dimanche 6 février 2011

Souvenirs du 7 février 2009 Des zones d'ombre demeurent

Quelques minutes avant le drame, le général Dolin Rasolosoa (à dr.) à la tête des manifestants à Ambohitsorohitra.
Quelques minutes avant le drame, le général Dolin Rasolosoa (à dr.) à la tête des manifestants à Ambohitsorohitra.
La commémoration du carnage du 7 février 2009 devient un rite. Les personnes concernées se donnent rendez-vous ce jour à Ambohitsorohitra. 
Deux ans déjà, mais aucune responsabilité n'est toujours connue dans la tuerie qui a fait 42 morts et plusieurs disparus, selon les chiffres avancés par l'Association des victimes du 7 février (AV7).
Les deux camps adverses, celui de l'ancien président de la République Marc Ravalomanana et celui des partisans du mouvement mené par Andry Rajoelina, actuel président de la Haute autorité de la transition, ont chacun demandé l'ouverture d'une enquête internationale sur l'affaire. En attendant la suite de la démarche, l'organisation d'un culte de commémoration sur les lieux où le tragique événement s'est produit, est devenue une coutume.
Boana Jean Pierre Rafaramandimby, président de l'AV7, a rappelé samedi à Mahamasina, que les manifestants de la Place du 13-Mai avaient rejoint Ambohitsorohitra le 7 février 2009 de leur propre gré. « L'idée de prendre le palais venait de la foule des manifestants », a-t-il affirmé à la presse à l'issue d'une réunion de l'AV7, en présence de Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du parti Tanora malaGasy Vonona de Andry Rajoelina. Une déclaration qui s'analyse comme une réponse à l'accusation formulée par la défense de Marc Ravalomanana contre « ceux qui ont entraîné les manifestants à se rendre à Ambohitsorohitra ».
Tirs venant du Trésor
En exprimant l'attachement des membres de son association à Andry Rajoelina, Boana Jean Pierre Rafaramandimby a avancé que, contrairement à celles des évènements antérieurs comme celui du 10 août 1991, les victimes du 7 février 2009 sont bien traitées par le régime en place. Et jusqu'ici, ils continuent de toucher la somme mensuelle de 200 000 ariary d'indemnisation par personne.
Par ces propos, Boana Jean Pierre Rafaramandimby semble réagir aux propos du Pr Albert Zafy qui avait lancé jeudi, au cours d'une conférence publique à l'hôtel Carlton à Anosy, que les dirigeants du mouvement pro-Rajoelina avaient trompé l'AV7. Selon ses explications, les meneurs de la manifestation auraient fait des martyrs pour atteindre leur objectif. L'ancien chef de l'État avait soulevé à cette occasion que les tirs sur les manifestants ne venaient pas du palais d'Ambohitsorohitra, mais des deux côtés de la foule.
Samedi à Mahamasina, un membre de l'AV7 a confirmé l'existence des tirs provenant du bâtiment du Trésor, dont il a été l'une des victimes. Mais il tient pour responsables les hommes de Marc Ravalomanana.
Jointe au téléphone hier, Me Hanitra Razafimanantsoa, avocate de Marc Ravalomanana, a dénoncé la manière avec laquelle l'ordre de poursuite de l'ancien président s'est effectué en vue de sa traduction devant la juridiction nationale. Elle a rappelé que la procédure légale n'a pas été respectée. Son client est déjà condamné à perpétuité dans l'affaire du 7 février.
Marc Ravalomanana avait demandé l'ouverture d'une enquête internationale sur la tuerie d'Ambohitsorohitra le lendemain même du carnage. Il a toujours nié avoir donné l'ordre de tirer sur la foule.