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lundi 6 décembre 2010

Et la fête commence…

Ce mois de décembre ne sera pas morose. Certes, la crise est encore présente, du moins ses effets pervers et notamment les difficultés socioéconomiques. 
Mais cela n’empêchera pas les Malgaches de fêter comme il se doit cette fin d’année 2010. D’ailleurs, comme lors des « Famadihana », il faut s’accorder le temps d’oublier les tracas quotidiens et les difficultés de tous les jours. Place donc aux libations, aux fêtes, aux jeux et aux excès des plaisirs charnels. Heureusement que le pays a une autre brasserie. Les inconditionnels de la THB peuvent s’en donner à cœur joie, les autres dégusteront, comme des curieux insatiables, à la blonde « made in Ambatolampy ». Quoi qu’il en soit, ce mois de décembre sera festif et il le sera encore, tard, après que le coup de minuit de la Saint-Sylvestre aura sonné. Comme à Rome, jadis, la plèbe aura doit à du pain et du cirque. C’est dommage que les jeux des gladiateurs ne puissent pas s’accommoder avec les temps modernes. On se contentera des feux d’artifices, des spectacles gratuits des artistes de renom, nationaux ou internationaux, des matches de football en direct dans un bar… L’Avenue de l’Indépendance ayant subi un lifting, les fêtes gagneront en intensité dans une grande arène comme le grand stade de Mahamasina. C’est certain, décembre ne sera pas novembre avec ses querelles politiques du référendum. La question du « Oui » ou du « Non » à la fête ne se posera pas. Voilà quelque chose sur laquelle l’unanimité sera acquise d’avance. Ce mois de décembre est donc exceptionnel. Les Malgaches n’attendront pas le 25 ou encore le 31 pour débuter les festivités. Pour une fois, ils auront de quoi se réjouir. L’Hôtel de Ville, incendié un jour du 13 mai, renaît de ses cendres ; après une existence de plus d’une dizaine d’années, une nouvelle République est érigée ; une crise de vingt mois perdure jusqu’à maintenant mais le pays n’est pas encore à genoux… autant de raisons pour festoyer. Le mot d’ordre est donc simple : oublions janvier et viva la fiesta