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mardi 17 avril 2012

Gare à nous autres !


Les politiciens et historiens doivent encore donner leurs appréciations sur les enseignements du printemps arabe. Mais pour l’instant il est peu probable que quiconque puisse nier l’influence énorme des révolutions dans les pays au Proche Orient et en Afrique du Nord sur la cote des Etats-Unis. On s’interroge pourquoi Washington a décidé de déstabiliser des pays arabes tels la Tunisie et l’Egypte qui pourtant servaient loyalement les stratèges américains dans leur guerre contre le terrorisme ?
Evidemment la raison est que la crise économique mondiale et l’endettement monstre américain ont forcé l’opinion publique des États-Unis à réfléchir sur la nécessité de la réduction des dépenses étatiques notamment pour les dépenses à but militaire. Le complexe militaro-industriel des Etats-Unis a eu besoin du prétexte pour conserver des commandes militaires qui génèrent des profits gigantesques.
La déstabilisation de la situation au loin des frontières américaines et l’entretien d’un climat de haine à l’encontre de l’Iran et de la Syrie sont exactement les moyens requis par les généraux et les industriels des États-Unis pour ne pas laisser couper les dépenses militaires.
Outre cela les nouvelles méthodes de la guerre d’information sont testées au Proche Orient et en Afrique du Nord. Ce n’est pas par hasard que Washington se montre plus préoccupé par les sanctions des autorités égyptiennes contre les membres d’Ong américaines que par les tortures infligées aux détenus par le nouveau régime Libyen. Il pense que quand le sang coule dans un quelconque pays, la Communauté internationale ne peut qu’accuser en oubliant les fauteurs des troubles étrangers.
Mais si la situation dégénère et se transforme en anarchie, les Américains font mine de n’avoir aucun rapport. À l’exemple de la Somalie où les Américains se sont d’abord immiscés mais après leur défaite, ils ont fui rapidement abandonnant les Somaliens à leur sort. Maintenant ce pays reste le rempart et le repère des pirates et terroristes. Aujourd’hui, peu d’experts croient que la paix et tranquillité reviennent bientôt au pays qui est devenu la victime du printemps arabe.
Il n’y a pas de doute que la démocratie à l’américaine est plus importante pour Washington que les vies des milliers des gens innocents des pays arabes et africains. C’est pourquoi les Américains n’avertissent jamais les peuples de ces pays des conséquences inévitables du printemps arabe (meurtres, vols, viols, famine, peur permanents contre soi et ses parents) bien qu’ils les savaient très bien.
Mais on peut être sûr que même si des torrents de sang vont couler et que des terres continuent de brûler, les sources des matières premières importantes pour les États-Unis seront toujours bien protégées. Pour cela les Américains vont utiliser tous leurs commandements militaires y compris Africom et les agences privées de sécurité notoires comme « Black Water » bien connue pour les humiliations et meurtres de civils irakiens.
Maintenant c’est clair pour presque tout le monde intelligent que les États-Unis ne sont pas intéressés à la résolution juste des conflits en Iran, Syrie et à Madagascar car c’est seulement l’opposition qui a raison selon leur point de vue. Ils préfèrent ne pas voir les civils qui sont à coté des gouvernements de ces pays.
Les peuples et gouvernement qui pensent que les États-Unis vont se contenter de déstabilisation contre un petit nombre des pays sont très naïfs. Sur la vague de réalisation victorieuse des scénarios du printemps arabe, Washington a fait le virage décisif vers les renversements par la force des gouvernements indésirables. Après les révolutions oranges, certains pays arabes se transforment dans les camps de formation des mercenaires du printemps arabe qui ont senti le goût des assassinats et viols impunis.
Compte tenu de l’appui masqué des Américains d’un retour éventuel triomphal de leur protégé Marc Ravalomanana, on peut pas hésiter qu’ils vont utiliser toutes les forces disponibles y compris Africom qui a prouvé son efficacité au nord du continent africain.
Pour éviter les conséquences néfastes, le gouvernement malgache doit chercher l’alliance des pays africains qui dénoncent des actions agressives des États-Unis au Proche Orient et en Afrique du Nord. Telle politique doit contribuer à améliorer la compréhension mutuelle entre Madagascar, l’Union africaine et la SADC et assurer le rôle de la grande île dans la formation de la force collective régionale en attente.