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mardi 28 juin 2011

Madagascar-Médecine: Haro sur les charlatans

Santé-Madagascar - Les alternatives pour pallier les difficultés sur le traitement de maladies connaissent une prolifération. Mais elles présentent parfois des risques. La lutte contre l'escroquerie relative au traitement d'une maladie reste superficielle. « Cinq plaintes relatives au mauvais traitement de maladie par une personne soi-disant exerçant la médecine traditionnelle atterrissent en moyenne chaque mois au bureau du service de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle », déclare Tolotra Andriamparany, chef de service de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle, à Tsaralalàna. Mais ces plaintes pourraient fausser la réalité faute d'inspecteurs. « Le service au niveau central fonctionne avec 13 personnes et une personne de la direction régionale de santé dans les autres régions », enchaîne le chef de service de pharmacopée et de la médecine traditionnelle.

Pour remédier à cette lacune face à l'ampleur de la menace présentée par la prolifération de traitement de maladies par des personnes non formées, le ministère de la Santé publique a sorti un deuxième rappel aux médias sur la diffusion de publicité illicite à la médecine traditionnelle et aux produits à visée thérapeutique issus de la pharmacopée traditionnelle.

Note circulaire

« Aucune annonce publicitaire pour un médicament traditionnel ne peut être publiée, diffusée ou affichée, sauf accord préalable sur décision prise par le ministère de la Santé publique », rappelle la note circulaire diffusée par le ministère de la Santé.

Mais, cette note arriverait-elle à réduire le risque pesant sur la santé publique face à la prolifération de cette pratique illégale, en usurpant les termes et outils médicaux dans l'ensemble de la Grande île, à la fermeture de centaine de centres de santé et à la cherté des médicaments ?

« Nous sommes très sollicités par les gens actuellement, car nos remèdes sont à la portée de tous. Et le coût de consultation demeure symbolique », argumente Marcellin Ramorasata, tradi-praticien et vendeur de produits à visée thérapeutique.

Mais Tolotra Andriamparany refuse de baisser les bras même si la tâche est immense. « Nous préférons agir même si nos moyens sont limités pour sauver quelques vies. De plus, la révision d'amende sur l'exercice illégale, entre autres, sur le travail de médecin est entre deux millions et cinquante millions d'ariary pourrait avoir des impacts », conclut-il.