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mercredi 2 mars 2011

Prix des produits pétroliers: Les menaces d’une hausse se rapprochent

Les prix à la pompe n’ont pas encore bougé, mais il y a des risques à ce qu’ils soient révisés à la hausse après la dernière augmentation comprise dans une fourchette de 33 et 46 ariary/litre) du 24 janvier dernier. A l’heure actuelle, le baril de pétrole brut sur le marché international est dans les 113 dollars. Le marché a enfoncé le seuil psychologique des 100 dollars depuis quelques temps. La crise en Afrique du nord et dans quelques pays arabes explique cette situation. Certes, l’Arabie saoudite promet de remédier à la panne libyenne de l’approvisionnement, mais des analystes avancent que cette solution ne sera que ponctuelle. Autrement dit, il faut s’attendre à une flambée. En effet, le pétrole libyen est d’une qualité exceptionnelle puisqu’il est léger, très peu soufré et donc facile à raffiner. C’est tout le contraire pour le brut saoudien qui est plus lourd et soufré et donc plus onéreux à traiter. Le surcoût se répercutera sur les consommateurs finaux. De plus, les réserves saoudiennes sont largement surévaluées d’après les spécialistes. Et quand on y ajoute l’accroissement de la demande mondiale (85 millions de barils par jour en 2009, contre 87,7 millions en 2010 et une prévision de 89,2 millions de barils par jour en 2011), les prix du pétrole risquent de se renchérir encore une fois. Sur le marché national, l’Etat a accordé aux pétroliers des avantages parafiscaux et des facilités sur le marché de change en 2010. C’était pour éviter la flambée des prix à la pompe. Mais ce mécanisme tend à faire tache d’huile puisque l’Etat se risque aussi à le rééditer dans l’importation de riz, alors qu’il a besoin d’étoffer sa caisse. Cela veut dire que ce mécanisme ne peut pas tenir sur le moyen et le long terme. De plus, la facture pétrolière est en constante hausse. Même si la hausse du volume des produits pétroliers importés est considérée dans cette facture, il faut quand même souligner qu’en janvier dernier, la facture a bondi de 27% comparée à janvier 2010 selon l’OMH. « La baisse de l’ariary a encore aggravé la hausse de la facture pétrolière. Convertie en monnaie locale, cette facture est passée de 97 540 millions d’ariary en janvier 2010 à 121 196 millions d’ariary en janvier 2011 soit un accroissement de +23 656 millions d’ariary (+24%) », selon toujours
l’OMH.