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lundi 3 janvier 2011

Secteur pétrolier - Subvention maintenue

Le contrat de subvention des autorités afin de maintenir les prix des produits pétroliers dans le pays vient d’arriver à son terme la semaine dernière.
Ce qu’on voit auprès des stations de distribution de ces produits, c’est que les prix restent fixes depuis un certain temps ; ce qui amène à conclure que le pouvoir en place vient de renouveler le contrat de subvention ou a déjà renouvelé plus tôt pour maintenir ces niveaux de prix. Le sans plomb 95 reste à 2990 ariary le litre, le gasoil à 2480 ariary auprès des stations Total. Ce qui veut dire encore que dans les mois à venir, la demande en devises d’environ 25 millions US dollars des opérateurs dans ce secteur va toujours être servie directement par les réserves en devises de la Banque centrale. Les autorités pratiquent donc toujours un taux de change fixe pour satisfaire la demande en devises de ces opérateurs au cours de la période afin que l’offre sur le marché de change ne soit pas saturée. Durant un long moment, le pouvoir en place a pu maintenir les prix des carburants dans le pays grâce à la subvention et tout cela, sans trop perturber l’économie nationale et en maîtrisant l’inflation. Il y a quelques jours, les autorités ont affirmé que les réserves en devises restent encore à 800 millions US dollars, presque inchangé par rapport à la même période de l’année dernière. Et cela est encore accompagné d’une légère reprise. On se demande alors comment les réserves en devises de la Banque centrale ont pu rester intactes malgré la fourniture de 25 millions US dollars par mois ? La légère reprise dans le secteur du tourisme est loin d’être suffisante pour expliquer ce niveau quasi-inchangé. Les autorités expliquent que la baisse des importations a fortement contribué à cela, ainsi que la dépréciation limitée de l’économie nationale au cours de l’année 2010. Il faut noter que la balance courante n’a jamais donné un solde excédentaire depuis plusieurs décennies. La situation est peut-être fortement influencée par la politique. Il est difficile d’être explicite à ce sujet pour des raisons différentes mais juste une idée, ce sont les banques primaires qui influencent et gèrent les réserves en devises sur le marché de change ; on pourra deviner maintenant les différentes stratégies et tactiques y afférentes. La grève en Bolivie due à la forte dépréciation de leur monnaie a fait que l’Etat a mis fin à la subvention sur les produits pétroliers. Le pouvoir en place veille à ce que la Grande Ile n’en arrive pas là !