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lundi 3 janvier 2011

Brûlis de forêts: Manque d’intervention des autorités

Le système de surveillance satellitaire financé par les USA prouve que la Grande Ile connaît en ce moment même les plus importants brûlis de forêts depuis 10 ans. Même la capitale se couvre de la fumée des feux de brousse pourtant éloignés de plusieurs centaines de kilomètres. Il suffit de survoler Madagascar pour se rendre compte de l’étendue du désastre.
Dans cette situation, Frédéric Debouche, Président de l’ONG Graine de Vie, analyse , notamment, que la pression faite sur les dernières forêts malgaches par les incendiaires est telle qu’aujourd’hui la survie même de ce qu’il reste de forêt primaire est menacée.
Et lui de creuser davantage :  Pourquoi une telle folie, comment peut-on continuer à sacrifier sans réactions les dernières ressources vertes de la Grande île. Si le manque d’intervention des autorités malgaches, à tous les niveaux, les rend complices de la situation actuelle et donc responsables vis-à-vis des générations présentes et futures, il s’agit d’un problème critique qui doit concerner chaque malgache car l’enjeu est simple, il s’agit de la survie même de tout un peuple. Comment nourrirez-vous vos enfants et descendants lorsque vos richesses seront envolées en fumée et que la sécheresse, qui sévit déjà dans le sud et commence déjà à sévir à Tana, aura gagné tout le territoire.
Comment arriverez-vous à convaincre les touristes, dont la grande île a tant besoin, de venir encore visiter votre pays, si votre territoire dans son entièreté ressemble à la désolation qui entoure votre capitale.
Comment parviendrez-vous à attirer l’aide internationale, essentielle au développement du pays et de plus en plus liée à la protection de l’environnement, si vous restez incapables de protéger le peu des forêts qu’ils vous restent. »
En outre, dit-il, entre autres,  « Il faut que le pouvoir en place démontre son autorité en mettant tous les moyens possibles en œuvre pour faire appliquer la loi et faire interdire définitivement tous les feux de brousse de quelque nature qu’ils soient.  Il faut sensibiliser les communautés rurales à la protection de leur environnement. Il faut solliciter la communauté internationale pour obtenir les aides prévues pour les pays en voie de développement ; mais cette aide importante ne vous sera pas allouée si vous ne décidez pas d’abord et fermement d’agir vous-mêmes contre la destruction de votre forêt. Il faut que la communauté religieuse rappelle à tout un chacun que Dieu vous a confié la Grande île et ses merveilles, non pour la réduire en cendre, mais pour la protéger et l’honorer. Il faut revoir le programme de gestion domaniale, en expropriant les terrains privés inutilisés et en les mettant à disposition de la population.