VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

mardi 27 septembre 2011

125 policiers traduits en justice

125 policiers au niveau du ministère malgache de l’intérieur ont été traduits en justice depuis mars 2011. Ils sont accusés d’abandon de poste, de corruption et d’extorsion de fonds, selon le ministre concerné Dieudonné Ranaivoson. 

 
 
A l’ouverture officielle du 50è anniversaire de la police nationale, le ministre de la sécurité intérieure a communiqué que la Police procède actuellement à un assainissement. 125 policiers ont ainsi été traduis en justice. Dieudonné Ranaivoson a ainsi expliqué que ces agents sont jugés pour abandon de poste, pour corruption et extorsion de fonds. Son discours a été prononcé devant ses collègues et partenaires dont le ministre malgache de la Santé Publique, le ministre du commerce et de la commune urbaine d’Antananarivo. Cet assainissement entre donc dans le cadre de la collaboration entre la police nationale et la Mairie en matière de sécurité et de circulation.
 
 
Selon le haut responsable de la police, son ministère ne prendrait pas la défense des policiers impliqués dans les affaires portées en justice. "Je viens d’expliquer clairement aux membres d’Amnesty international que toutes les plaintes portées contre les policiers quels que soient les motifs, sont envoyées auprès du tribunal", a-t-il soutenu. Il a toutefois tenté de calmer le public concernant certaines interventions policières qui ont souillé les agents : "Le tapage sur l’exécution extrajudiciaire n’est pas trop fondé. Il est difficile de cataloguer par ce terme, l’affaire récente d’Ankorondrano, où 38 coups de pistolets ont été échangés entre les éléments de la Police nationale et les bandits durant ce fait", a expliqué le ministre.
 
 
Par ailleurs, "les agents de la Police Nationale sont considérés comme des champions de la corruption dans la capitale et dans les périphéries, par les chauffeurs de taxi be (moyen de transport commun urbain). Leurs chefs seraient même au courant de leurs agissements mais ne réagissent pas", déplore un chauffeur de taxi be dans le journal l’Express de Madagascar.