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vendredi 28 janvier 2011

Inflation à deux chiffres

Le TBE (Tableau de Bord de l’Economie) publié par l’Institut National de la Statistique (Instat) avant-hier montre l’évolution de la conjoncture, entre autres, la tendance de l’inflation. Si l’inflation au niveau national a déjà atteint plus de 10 pour cent depuis le mois de juin de l’année dernière, elle est plus tendue les mois d’octobre et novembre, régressant à 9,5 pour cent. Mais depuis le mois de décembre 2010, l’inflation à deux chiffres reprend son rythme. L’instat estime, en effet, un taux d’inflation de 10,2 pour cent au cours du mois de décembre. Cependant, cette tendance à la hausse de l’inflation pour l’ensemble des produits ne reflète pas la tendance au niveau de chaque produit. L’évolution de l’inflation observée pour les produits alimentaires, les produits locaux, les produits de première nécessité et le riz suit cette tendance à la hausse tandis que celle de l’énergie affiche le contraire selon encore l’estimation de l’Instat jusqu’en mois de décembre 2010. Les produits importés, de son côté, n’ont pas vraiment affiché une variation de l’évolution de l’inflation. l’énergie n’enregistre qu’une hausse de 10 pour cent de ses prix entre le mois de décembre 2009 et 2010 si la hausse est de 15 pour cent dans les mois de septembre et octobre toujours par rapport à la même période de l’année 2009. En ce qui concerne le mois de janvier en cours, les données de l’instat ne sont pas encore disponibles. Mais il faut noter que les prix ont beaucoup évolué au cours de ce mois selon la perception des ménages, l’inflation pour l’ensemble des produits reste sûrement à deux chiffres car même les prix des produits pétroliers ont haussé.
Pouvoir d’achat en chute…
Les prix dans son ensemble augmentent au moins 10 pour cent par an, cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat de la majorité de la population dont le revenu annuel ne progresse pas au même rythme que l’inflation. La conjoncture marque pas à pas l’emprise de la pauvreté sur la population malgache. La même institution de présenter dans son enquête auprès des ménages au cours de l’année 2010 que 80 pour cent de la population malgache vivent dans les milieux ruraux, dont la pauvreté est plus intense. Ces derniers sont des paysans non pas des salariés, les seuls fonctionnaires ont pu compenser la chute de leur pouvoir d’achat par la hausse de 10 pour cent de leurs salaires. Le reste est obligé de s’adapter de nouveau au nouveau rythme de la vie, en sacrifiant d’autres dépenses, moins primordiales, pour à la consommation alimentaire.
 
Secteur des télécommunications - La Banque mondiale favorise le dialogue entre parties prenantesImprimerEnvoyer
Écrit par (Banque mondiale)   
Jeudi, 27 Janvier 2011 21:53
Assumant sa volonté de servir de catalyseur de débats en matière de développement, la Banque mondiale a organisé la semaine dernière un atelier informel consacré aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication (TIC). La rencontre a vu la participation des principaux représentants du ministère des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles technologies (MPNT), des opérateurs du secteur privé, de l’OMERT, des partenaires techniques et financiers, des équipes des projets dans le secteur ainsi que du milieu universitaire. En introduisant les travaux, Adolfo Brizzi, Country manager de la Banque mondiale à Madagascar, a souligné que la volonté de son institution était de « créer une plate-forme de discussion pour encourager le dialogue entre toutes les parties prenantes au sein du secteur ». Cette activité s’est en effet tenue dans un contexte assez tendu au sein du secteur, pour ne parler que du récent projet gouvernemental de mise en place d’une passerelle unique internationale qui a été récemment l’occasion de fortes divergences entre le Gouvernement et le secteur privé. Notons que la Banque mondiale finance le projet PICOM (Projet d'infrastructures de communication pour Madagascar), qui a été mis en veilleuse depuis deux ans à cause de la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

Opportunités

La note de politique économique qui a servi de base aux discussions a été présentée par Isabel Neto, spécialiste senior en politique dans le domaine des TIC au sein du bureau de la Banque mondiale. L’importance du secteur qui fournit 8% des revenus totaux du secteur public à Madagascar a été mise en valeur, ainsi que les opportunités offertes par les avancées technologiques dans le domaine du développement et de l’économie. Le travail à faire sur le cadre légal et règlementaire actuel qui est inadapté à la réalité est le point majeur qui est ressorti du débat. Il a été donné à titre d’exemple que les décrets d’application de la loi 2005-23 ne sont toujours pas approuvés, ce qui fait que ce sont ceux de la loi 96-034 qui restent en vigueur. En outre, six ans après cette loi, l’agence de régulation ARTEC, censée, entre autres, de clarifier le rôle des acteurs dans le secteur, n’est toujours pas en place. Par ailleurs, la fin de la période d’exclusivité qui avait été accordée à TELMA lors de sa privatisation en 2004 a expiré en juin 2008, sans suite formelle à ce jour. En attendant cette révision, c’est la réalité qui comble le vide règlementaire. Cela ne se fait pas sans problèmes, ce qui crée de l’incertitude et de la confusion dans le secteur. On citera par exemple les polémiques entre opérateurs sur les autorisations pour faire du transfert de données, les différends au sujet de la licence 3G, le calcul des redevances de fréquences, la cession de la licence d’Intercel à Madamobil, et tout dernièrement le projet de passerelle internationale unique qui a soulevé une levée de boucliers de la part des opérateurs du secteur. Sur ce dernier point, la Banque mondiale a illustré, à partir des expériences existantes dans le monde, qu’une telle mesure présente des risques importants du fait de la nature monopolistique de l’intervention, et que ce n’est donc pas la meilleure pratique disponible pour lutter contre les fraudes éventuelles. En particulier, le flou qui entoure la décision d’instaurer une « passerelle unique » n’est pas de nature à rassurer les investisseurs futurs et à améliorer le climat des affaires, car elle crée une confusion par rapport au rôle de l’Etat dans des affaires purement commerciales telles que la négociation de tarifs Le blocage pendant un certain temps du trafic téléphonique en République Centrafricaine, après avoir adopté une mesure similaire, a aussi été évoqué.