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lundi 30 août 2010

Andry Rajoelina réaffirme la tenue de la conférence nationale malgache du 13 au 18 septembre

APA-Antananarivo (Madagascar) Le président de la Haute autorité de Transition de Madagascar, Andry Rajoelina, a réitéré dimanche soir, lors d’un débat télévisé, la tenue de la conférence nationale du 13 au 18 septembre à Antananarivo.

Cette annonce survient au lendemain de la condamnation par contumace, aux travaux forcés à perpétuité, de l’ancien président malgache Marc Ravalomanana, reconnu coupable d’avoir donné directement les ordres à la garde présidentielle de tirer sur des manifestants, le 17 février 2009, faisant une trentaine de morts et plus d’une centaine de blessés.

Sur les 19 accusés, 14 ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Le directeur de la sécurité présidentielle, le général Raoelina, les colonels Serge Ralamboarison, Jadifara et Ambroise Razanakoto, le capitaine René Berthin, le gendarme de deuxième classe Lidy Fikisy, le caporal Jeanot Fatima, l’Adjudant Kotokely Manahira…sont accusés d’être parmi les tireurs embusqués à l’intérieur du palais présidentiel et les bâtiments publics aux alentours.

Par ailleurs, le colonel Richard Randrianarimanana, le comissaire Nambonona Rakotovao et le directeur de la sécurité de la Haute Cour constitutionnelle, Ralitera Randrianandraina, ont tous écopé une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis. Seul Odilon Parfait Razafindraoizy a été relaxé au bénéfice du doute.

A la demande des victimes, la Cour criminelle ordinaire a condamné les accusés à payer aux familles des personnes décédées une somme de 20 millions Ariary (1 euro=2 566 Ariary) et 10 millions d’Ariary pour les blessés, à titre de dommages et intérêts.

Sitôt après le prononcé du verdict, l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra, Marc Ravalomanana, a vivement réagi par le biais de ses avocats, déclarant qu’il ne fera pas de pourvoi en cassation.

De son côté, le ministère de la Justice a fait savoir qu’un mandat d’arrêt international sera lancé contre Marc Ravalomanana et une demande d’extradition sera également formulée auprès des autorités sud-africaines. Mais, il n’existe pas de protocole d’accord entre Pretoria et Antananarivo, une manière de dire que cette procédure judiciaire pourrait rencontrer des problèmes.

Aux yeux de Marc Ravalomanana, « ce verdict est stupide, ridicule et revêt un caractère politique visant à l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle ».

Il demande ainsi à la communauté internationale de condamner le régime de transition et de poursuivre l’application de sanctions ciblées à l’encontre de ses dirigeants.