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vendredi 18 janvier 2013

Fléau Les criquets envahissent l'Itasy

Les rizières sont les cibles privilégiées des criquets dans l'Itasy


Les rizières sont les cibles privilégiées des criquets dans l'Itasy
Un tiers de la région de l'Itasy risque, actuellement, d'être ravagé par les criquets. Beaucoup de dégâts sont déjà constatés. 
Inquiétude des agriculteurs. Itasy est actuellement infestée par les criquets. Une source fiable rapporte que près d'un tiers de la région est couvert par ces insectes destructeurs. Il s'agit surtout des parties ouest et nord-ouest. En fait, les zones affectées sont agricoles et productrices. Les cultures sur tanety ou les cultures pluviales constituent les premières cibles des criquets. Or, 80% du maïs produit dans la région proviennent, par exemple, de ces parties-là. Ce céréale risque de se faire rare, cette année.
« Maïs, riz, manioc... Rien n'échappe aux criquets. Les agriculteurs se trouvent dans une situation inquiétante. Les insectes ont, par exemple, saccagé
15 ha de rizière. Le propriétaire était en larmes en constatant les dégâts », confie une autorité locale qui a demandé à garder l'anonymat.
Les jeunes pousses constituent l'une des proies favorites des criquets. Les paysans appréhendent des récoltes quasiment nulles.
Aides
La situation a ainsi échappé au contrôle des locaux. Le Centre national antiacridien (CNA) a décidé d'envoyer une équipe sur place pour renforcer la lutte. Les renforts sont venus avec le matériel et les insecticides adéquats dans ce genre de situation. L'équipe est opérationnelle, depuis lundi. Des sources fiables rapportent qu'elle a réussi tant bien que mal à maitriser la situation.
« Le CNA rencontre un problème de moyens. C'est surtout au niveau de la mobilité. Toutefois, les criquets ne devraient plus faire beaucoup de dégâts. Par contre les survivants vont encore pondre des œufs. C'est d'ici vingt jours que nous serons fixés », rapporte un technicien sur place.
Le problème de moyens grève de plus en plus la lutte antiacridienne. Le stock d'insecticides ne devrait plus durer que quelques semaines. Si l'invasion perdure et s'intensifie, il sera épuisé avant que tout soit maîtrisé.
Madagascar devrait toutefois recevoir des aides financières et matérielles dans ce sens prochainement. Mais le dossier doit être en béton pour convaincre les bailleurs de fonds.
Judicaëlle Saraléa






Madagascar: le SG de la Francophonie appelle au respect de la feuille de route


Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, salue, aux termes de ce communiqué de presse, la décision prise par Andry Rajoelina, Président de la Transition, de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle à Madagascar.

Le Secrétaire général a indiqué que cette décision sage et responsable, prise dans l’esprit de la Feuille de route de sortie de crise adoptée en septembre 2011, illustre la détermination des principaux acteurs politiques malgaches à lever tous les obstacles qui pourraient compromettre la mise en œuvre du processus électoral.
«L’organisation des élections est essentielle à la restauration de la stabilité politique à Madagascar. Il est donc primordial que toutes les conditions soient réunies pour permettre la tenue d’élections apaisées, crédibles et fiables», a déclaré Abdou Diouf. « J’appelle l’ensemble des partenaires internationaux et régionaux impliqués dans ce processus à renforcer leur soutien pour mener le processus électoral à son terme».
 
Le Secrétaire général de la Francophonie tient par ailleurs à saluer les efforts déployés par la Communauté de développement d’Afrique australe afin que soit pleinement et résolument mise en œuvre la Feuille de route. Abdou Diouf rappelle que, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako et aux décisions des instances de l’Organisation, la Francophonie s’est engagée à accompagner Madagascar, qui a été suspendu des instances de l’OIF en 2009, dans le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère à cet effet la volonté de l’Organisation internationale de la Francophonie d’approfondir les actions qu’elle a déjà engagées, en particulier en soutien au processus électoral et à la réconciliation nationale.»

Une nouvelle espèce de Lézard à Madagascar

Une nouvelle espèce de Lézard à Madagascar
Une équipe internationale de chercheurs a découvert une nouvelle espèce de lézard à Madagascar. Baptisé "Moby Dick", l’animal ressemble étrangement à un cétacé. 

 
Sirenoscincus mobydick, c’est le nom scientifique attribué à une nouvelle espèce de lézard, découverte récemment par des chercheurs français, allemands américains et malgaches dans les forêts sèches du Nord-Ouest de la Grande île.
 
 
L’animal présente un "plan d’organisation morphologique" qui rappelle celui des cétacés, note le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Montpellier qui a officialisé l’information. D’où l’appellation "Moby Dick", en référence au grand cachalot blanc du célèbre roman de Herman Melville, un immense classique de la littérature mondiale.
 
 
Ce lézard à l’allure intrigante est dépourvu de ses pattes postérieures et sa peau est dépigmentée. Il vit sous terre, ce qui explique probablement la forme de ses yeux, à peine visibles.
 
 
Cette nouvelle espèce de lézard fouisseur « présente une combinaison unique de caractéristiques anatomiques au sein des vertébrés terrestres que sont les amphibiens, les reptiles, les mammifères et les oiseaux », a décrit un représentant du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, un laboratoire regroupant des chercheurs du CNRS, de l’université de Montpellier, de SupAgro, et du CIRAD.
 



mardi 15 janvier 2013

Andry Rajoelina: traduction de son discours de non-candidature





Le Président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina,
lors de son intervention télévisée, ce 15 janvier 2013

TRADUCTION LIBRE
Malgaches, mes Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
Comme je vous l’avais déjà promis, c’est à vous, mes Amis Malagasy que je donnerai la primeur de ma décision [quant à la candidature ou non à la prochaine élection présidentielle].
Aussi, c’est avec le cœur empli d’amour que je salue chacun de vos foyers à travers toute la Grande île.
Vous m’avez remis votre confiance et vos espoirs, depuis l’année 2009. Et c’est grâce à cela que j’ai pu diriger la Nation Malagasy, en tant que Président de la Transition.
Je suis conscient de l’amour que vous me portez, Amis Malagasy. Et c’est ce qui ma permis d’avoir la volonté et le courage de faire face et de me redresser jusqu’à présent.
Vous m’avez aidé dans la mesure de vos moyens. Vous m’avez supporté sans rien demander en retour et cela est plus précieux que tout pour moi. C’est pour tout cela que je tiens à vous remercier particulièrement, aujourd’hui, Amis Malagasy.
Je tiens à vous révéler que j’ai mis le meilleur de moi-même, travaillant jour et nuit, pour concentrer mes efforts vers le développement du pays. Il a ainsi été prouvé qu’il était tout à fait possible de construire, bâtir et concrétiser les grands défis relevés, même dans une période de transition.
Cela n’a, cependant, pas été une tâche facile, surtout lorsque la feuille de route que nous avons acceptée nous a imposé de diriger le pays avec plusieurs forces politiques, et même avec les opposants. Ce qui rend difficile la bonne marche et la gestion des affaires de l’Etat. Toutefois, il fallait bien suivre cette route tracée, afin que nous puissions avancer vers l’organisation d’élections acceptées et reconnues par tous.
Nous avons été confrontés à plusieurs problèmes. Malgré cela, notre volonté d’aller de l’avant s’est renforcée.
Mesdames et Messieurs,
C’est la mentalité qu’il faut changer car elle constitue la base même du développement.
La mauvaise foi et l’esprit malin sont les pierres angulaires de la régression. La jalousie amène à l’hypocrisie; l’hypocrisie entraine la haine et la haine débouche jusqu’à la trahison.
C’est durant cest presque 4 années déjà que j’ai pu avoir une idée approfondie de la mentalité et des actes de certains politiciens.
Certains passent leur temps à critiquer quoi que vous fassiez alors qu’ils n’ont même pas la moindre solution à un problème donné; d’autres ne pensent qu’à semer des troubles au sein de la Nation, à la recherche de la désunion voire la guerre civile à Madagascar.
Mais toutes ces menées dans lesquelles certains sont même passées à l’acte, n’ont jamais abouti. Et nous remercions le Seigneur de ne pas nous être engager dans tous ces pièges. Nous avons pu éviter la guerre civile et nous resterons toujours vigilants pour que cela ne se produise jamais à Madagascar.
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à vous révéler aussi, aujourd’hui, que j’ai sauvegardé et sauvegarderai toujours notre souveraineté nationale et notre liberté qui sont nos biens les plus précieux : la liberté de prendre des décisions ; la liberté de choisir et la liberté de convenir de l’avenir de notre Nation sans aucune contrainte de quelque nature qu’elle soit.
Malagasy, mes Amis de toute la Grande île,
Notre pays a besoin d’hommes ayant le patriotisme dans les veines; d’hommes bons et sages et qui craignent Dieu; d'hommes prêts à tout pour développer notre Madagascar Bien-Aimé.
En effet, c’est à travers ces actes qu’un peuple juge un Président de la république et l’essence de tout ce qu’il doit accomplir doit émaner de son patriotisme.
Je serai toujours en homme de solution pour la Nation et non un problème pour notre pays.
Et c’est pourquoi, devant la Nation toute entière et le monde entier, je réitère ce que j’avais déjà déclaré le 12 mai 2010: je ne me présenterai pas comme candidat à l’élection présidentielle à venir.
Je choisis de me sacrifier plutôt que de sacrifier la Nation entière.
Je préfère me sacrifier plutôt que sacrifier 22 millions de Malagasy.
Cette décision pour régler les problèmes, je l’avais déjà avancée depuis 2009, de Maputo jusqu’aux Seychelles.
Je n’ai jamais trahi ma parole et je respecterai toujours mes décisions pour apporter des solutions aux problèmes. Nous devons penser à Madagascar, nous devons nous focaliser sur les véritables intérêts du peuple Malagasy.
Aujourd’hui, je me présente comme une solution pour la Nation et une solution pour la Nation de demain. C’est de cette manière que je vous démontre mon patriotisme, chers Amis Malagasy.
Je suis pleinement conscient que vous êtes nombreux à me faire confiance et à tout espérer de moi. Mais rappelez-vous toujours que je ne vous abandonnerai jamais. Ne soyez pas tristes, ayez une vision tournée vers l’avenir.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes à la recherche de la paix, de la sérénité.
Aussi, à mon sens, je pense que l’organisation des élections législatives avant l’élection présidentielle, pourra apporter cette sérénité et cette paix tant recherchées.
Organiser des élections jumelées pourrait être source de nombreux problèmes pour le pays, comme je l’ai souvent expliqué.
Il est de mon devoir de faire en sorte que les élections à venir se passent dans les normes et, surtout dans le calme. Nous pouvons y parvenir en respectant scrupuleusement le calendrier établi, qui court du mois de mai au mois de juillet 2013.
Mesdames et Messieurs,
Ma rencontre avec les trois Chefs d’état de la Troïka de la SADC n’avait pour but que la recherche de solutions durables et pérennes.
Nous avons convenu la mise en place de toutes les balises permettant d’éviter tout trouble dans notre pays, jusqu’à la mise en place du Président de la IVè République.
Il est de mon devoir de mener la Transition jusqu’à son terme. Et je suis prêt à effectuer la passation de pouvoirs de manière démocratique, ce qui sera une grande première à Madagascar.
Ry Malagasy Namako,
Dans quelques mois, je redeviendrai un simple citoyen comme vous. Mais cela n’empêchera pas que je reste toujours à vos côtés et ayez confiance: je ne vous abandonnerai pas.
Ici, j’aimerais, Amis Malagasy, vous remercier particulièrement et j’aimerais vous remercier particulièrement, vous tous qui avez travaillé avec moi, qui avez été et êtes encore mes compagnons, depuis le debut de la lutte jusqu’en cette veille de la fin de la transition.
Je vous remercie particulièrement aussi, vous, éléments de l’armée et des forces de l’ordre qui avez, sans relâche, fait montre de volonté et de courage dans l’accomplissement de vos devoirs et votre prise de responsabilité.
Je ne saurai terminer sans me tourner vers mon épouse et mes enfants qui m’ont toujours soutenu dans les moments les plus difficiles. Merci.
Et je vous remercie également vous qui n’avez eu de cesse de m’attaquer, car vos démarches, au contraire, m’ont poussé à concrétiser des actions encore meilleures que les précédentes.
Merci infiniment de tout coeur, à vous tous.
Malagasy, mes Concitoyens,
Les dirigeants passent et la vie continue. Mais toutes nos actions resteront à jamais inscrites dans l’Histoire. Aussi, vaut-il mieux laisser quelque chose de bien à nos descendants !
Je lance donc un appel à tous pour un changement de comportement: que cesse la culture de la haine et du dénigrement.
Enfin, pour conclure, je ne saurai remercier tous ceux qui n’ont eu cesse de prier pour notre Nation.
Que la Volonté de Dieu soit faite,
Mamiko loatra Madagasikara,
MASINA NY TANINDRAZANA !
Misaotra Tompokolahy, Mankasitraka Tompokovavy.

Traduction de Jeannot Ramambazafy - 15 janvier 2013

Madagascar: Rajoelina renonce à se présenter à la présidentielle




Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, a annoncé mardi qu'il renonçait à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en mai, dans l'espoir de contribuer au règlement pacifique de la crise politique qui mine la Grande Ile depuis 2009.
"Je ne me présente pas à l'élection. Je me sacrifie pour les 20 millions de Malgaches. (...) C'est comme ça que j'exprime mon patriotisme", a déclaré M. Rajoelina dans une allocution télévisée.
Il suit en cela son rival Marc Ravalomanana qu'il avait chassé du pouvoir en mars 2009, et qui a annoncé le 12 décembre qu'il renonçait à se porter candidat.
"C'est mon devoir d'organiser des élections dans la sérénité", a ajouté M. Rajoelina. "Je dirigerai la Transition jusqu'à la fin et je suis prêt à faire une passation de pouvoir démocratiquement, je souhaite beaucoup de choses à celui qui va me remplacer."
L'élection présidentielle est prévue en mai et juillet, et la question des candidatures restait la principale pomme de discorde entre les différents protagonistes de la crise malgache.
La Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui tente depuis des mois de faire parvenir les deux hommes à un accord, a avancé la solution dite du "ni... ni", également prônée par l'Union européenne dès 2010: ni Andry Rajoelina ni Marc Ravalomanana candidats.
Malgré sa détermination à reprendre le pouvoir depuis son éviction, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, s'était finalement plié à cette injonction.
Andry Rajoelina s'opposait mordicus au retour de celui qu'il avait renversé, invoquant des risques de troubles et rappelant à l'envi que son rival a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, sa garde ayant abattu plusieurs dizaines de manifestants lors des émeutes qui l'ont emporté en 2009.
M. Rajoelina, qui avait annoncé en 2010 qu'il ne serait pas candidat, était resté plus vague sur ses intentions ces derniers mois.
"Une poignée de personnes ou des pays étrangers ne peuvent décider sur la manière de diriger notre pays et l'identité de celui qui le dirigera", avait encore déclaré il y a une semaine l'actuel homme fort de Madagascar, devant des représentants de la communauté internationale lors d'une cérémonie de voeux.
"Un élément de l'apaisement"
"Andry Rajoelina a suivi les recommandations de la SADC. Ce n'est qu'un élément de l'apaisement", a commenté un responsable de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, rappelant que l'organisation régionale entend aussi régler la question du retour de M. Ravalomanana à Madagascar.
"Tout ce qui peut promouvoir et encourager le calme est extrêmement positif", a de son côté noté Léonidas Tezapsidis, l'ambassadeur de l'Union européenne à Madagascar, refusant de commenter directement l'annonce de M. Rajoelina.
Les élections présidentielle et législatives, attendues depuis plus de trois ans, doivent en théorie permettre à la Grande Ile de rétablir un ordre constitutionnel mis à mal par le renversement de Marc Ravalomanana, qui a conduit à la suspension des aides financières internationales.
Le pays s'est encore appauvri, enlisé dans une crise socio-économique, et l'insécurité a gagné du terrain.
Le premier tour de la présidentielle est prévu le 8 mai, avant un éventuel second tour le 3 juillet.

M. Rajoelina a par ailleurs souhaité mardi que les élections législatives, prévues à l'origine en juillet, soient organisées avant la présidentielle. Mais la date du scrutin avait été fixée en août de concert par les autorités et la communauté internationale.

lundi 14 janvier 2013

ACADÉMIE MALGACHE « La danse du derrière » scandalise

Lucien Randrianarivelo fustige la danse du derrière à l’Académie malgache  de Tsimbazaza
Lucien Randrianarivelo fustige la danse du derrière à l’Académie malgache de Tsimbazaza




Faire danser le postérieur est la figure la plus en vogue dans les chorégraphies de nos jours. Aspects de la culture ou effet de mode? Le débat est ouvert.
Jeudi dernier, la communication d’Ariry Andriamo­ratsiresy sur son parcours de chorégraphe au Palais de l’Académie malgache Tsimbazaza a relancé le débat sur la danse du derrière, officieusement connu sous l’appellation « kolom-body » ou culture du postérieur, pour faire allusion à l’instrumentalisation du corps féminin à des fins commerciales dans la culture.
« Je ne vois pas en quoi le postérieur a quelque chose de beau et d’artistique dans cette danse qui montre ostensiblement cette partie du corps » s’offusque Lucien Randria­narivelo de l’Académie malgache.
Olombelo Ricky, à qui on attribue la création de ce vocabulaire, a, depuis longtemps, dénoncé cette « culture de la provocation ». Les cinq dernières années ont vu l’explosion d’une génération d’artistes qui a fait de la « danse du postérieur » un moteur pour booster leur popularité. Depuis, plus aucun clip, surtout dansant, ne peut se passer de ce culte du postérieur.
« Cette instrumentalisation du corps féminin foule au pied tout simplement les valeurs de la femme, donc de la mère (reny) qui est la racine même du mot nation (firenena). Voilà, comment le marketing tue la valeur créative et spirituelle de la musique », regrette le père du Manala azy.
Provocation cul… turelle
La « danse du postérieur » a ses défenseurs qui rappellent qu'elle fait partie de la culture malgache, notamment dans les régions côtières. Ils reconnaissent, néanmoins que ce qu'on voit aujourd'hui, à la télévision et sur scène frôle la provocation et dépasse la limite de l'admissible. Le rôle des éducateurs est aussi pointé du doigt.
« Faire bouger le postérieur relève de la culture malgache. Comme on fait bouger les bras, les seins, le ventre, on fait aussi bouger le postérieur. Peut-être que dans les Hauts-Plateaux, les gens sont plus pudiques que sur les côtes. Dans la culture Sakalava, Tsimihety, Tandroy et Vezo, on fait beaucoup bouger le derrière. Mais il n'est pas question de montrer ostensiblement cette partie du corps. Les femmes portent souvent du salovagna quand elles dansent », explique Jaojoby Eusèbe, auteur-compositeur et interprète.

84% des Malgaches frappés par la pauvreté



La Banque Mondiale prédit un avenir plus sombre pour Madagascar cette année, avec une baisse de 25% du pouvoir d’achat par ménage et 84% de la population frappés par la pauvreté contre 77% en 2010. 

 
 
Sur les 20 millions d’habitants recensés à Madagascar, 16.8 millions vivront dans la pauvreté cette année, selon les estimations de la Banque mondiale rapportées par Midi Madagascar. La scolarisation, la sécurité alimentaire et la santé de la population, notamment celle du sud du pays, sont les plus menacées. Dans les zones rurales, le taux d’analphabétisme va encore s’élever car la baisse de leur revenu pousse de nombreux parents à déscolariser leurs enfants.
 
 
Embourbée dans une crise politique sans fin, la Grande île verra encore augmenter son taux de chômage et d’inflation, ce qui fera chuter automatiquement le pouvoir d’achat des ménages, et ce jusqu’à 25%, estime l’institution. Les temps seront ainsi encore plus durs pour les ménages malgaches, et la Banque mondiale n’est pas la seule à le prédire.
 
 
Selon le Centre de recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique à Madagascar (CREAM),la moitié des travailleurs ne touche que 50 000Ar (16.58 €) de revenu par mois actuellement dans le pays. A Antananarivo et Tuléar (sud), 4 ménages sur 10 gagnent 100 000Ar (33.16€) par mois et seulement 1 foyer sur 5 déclare gagner plus de 300 000Ar (99.47€) mensuellement, rajoute de son côté la Banque mondiale.
 
 
Toutes ces données, indiquent, selon cette dernière, que même si « les ménages urbains gagnent plus, consomment davantage et sont moins pauvres que ceux dans les campagnes, leur fragilité financière demeure ».
 
 
La crise qui frappe la Grande île depuis bientôt 4 ans a aggravé un peu plus sa situation économique. En effet, « de 2008 à 2012, le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de 10 points » à Madagascar, selon la même institution dans une note publiée en octobre dernier. 
 
 
En 2010, 77% des Malgaches, soit 15.6 millions d’habitants, ont été affectés par la pauvreté alors que le pays possède une richesse minière très importante, une réalité que la presse locale ne manque pas de soulever incessamment. D’après elle, les fruits de la croissance tirée par ce secteur ne sont pas distribués d’une façon équitable.
 
 
Concernant toujours cette question de croissance, la loi de finances 2013 votée au niveau du parlement malgache prévoit une croissance de l’ordre de 2.8% mais les économistes locaux restent assez pessimistes par rapport à ce chiffre. A l’instar de Hery Ramiarison, professeur en économie, qui, lors d’un entretien accordé au quotidien local, Les Nouvelles, a jugé « trop optimiste » la vision du gouvernement local. Selon lui, trop d’incertitudes planent encore sur l’avenir politique de Madagascar, une situation qui est loin de rassurer les investisseurs internationaux.