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mercredi 31 octobre 2012

Madagascar plus chère que Sydney pour les vacances de la Toussaint

Selon une étude conduite par Allovoyages.fr, un voyage à Madagascar coûtera au minimum 3203 euros à un couple contre 3088 euros pour un séjour à Sydney durant les vacances de la Toussaint.



L’île de L’océan Indien est bien la destination la plus chère pour les Français d’après cette étude qui a comparé le prix d'un voyage pour un couple vers les 20 destinations les plus prisées hors d’Europe. Le coût de 6 nuits en chambre double dans un hôtel bien situé et bien évalué ainsi que le prix du billet d’avion le moins cher disponible, ont été pris en compte pour cette comparaison.
L’étude d’Allovoyages.fr montre que c’est le coût du vol qui est particulièrement élevé pour se rendre à Madagascar . Avec 1432 euros par personne pour un aller-retour, il est plus cher qu’un billet pour Sydney alors même que ce dernier dure 8 heures de plus. L’Australie et Sydney ne sont donc que la deuxième destination la plus chère pour les prochaines vacances scolaires, avec un prix de 3088 euros pour un couple.

Madagascar : lutte contre le travail infantile




Aide et Action développe à Madagascar un projet, co-financé par l'Union Européenne, pour lutter contre le travail des enfants.
Aide et Action, qui se mobilise depuis 30 ans pour faire progresser la cause de l'éducation dans le monde, a lancé le projet Tackle à Madagascar, rapporte le quotidien Newsmada. Objectif : lutter contre le travail des enfants qui prédomine encore largement dans ce pays. Dans la région de Atsimo Andrefana, où intervient Aide et Action, on compte près de 111 000 enfants travailleurs, dont 97 000 qui effectuent des travaux dangereux.
L'association de solidarité internationale, en partenariat avec l'Union Européenne, développe jusqu'en avril 2013 un programme destiné à réduire le nombre d'enfants travailleurs et à prévenir la mise au travail forcé de nouveaux enfants. Ce programme prévoit notamment la scolarisation de plus de 500 enfants, une formation professionnelle pour près de 80 adolescents ainsi que le développement d'activités génératrices de revenus pour les parents. Au total, plus de 500 enfants, exploités ou menacés de l'être, bénéficieront de ce proj

Des forces de l'ordre qui font pire que les bandits



Rien ne va plus à Madagascar. L’armée est dans le collimateur de la population. En cause: les méthodes musclées de l’armée pour lutter contre le banditisme dans le sud du pays,
«Depuis le début de l’opération militaire au sud du pays, 15 villages ont été incendiés. Cinq ont été brûlés par les militaires lors des précédentes opérations. Mais 11 nouveaux villages viennent d’être anéantis par le feu»,s'alerte le quotidien malgache La Nation .
Des forces spéciales ont été envoyées il y a un mois et demi pour pacifier la région de Betroka, à l'extrême sud de l'île, victime ces derniers temps des «dahalos», des bandits et voleurs de zébus semant la terreur dans les régions du sud, rappelle RFI le 30 octobre. 
Antsirabe, la troisième plus grande ville de Madagascar, située sur les Hautes terres centrales, est aussi victime de ces voleurs, rapporte le 29 octobre le site malgache Newsmada . Les dahalos, armés de fusils de chasse, pillent et brûlent tous les villages se trouvant sur leur passage. Ce qui pousse les habitants à fuir, toujours selon la même source.
Cependant l’arrivée de l’armée n’a pas amélioré la situation. Au contraire.
Des affrontements meurtriers se sont multipliés ces derniers mois contre les voleurs de zébus ne laissant aucun répit à la population qui est prise entre deux feux. 
Mais le plus préoccupant est que certains militaires ou gendarmes malgaches se livreraient à des exactions. Des accusations portées par des citoyens originaires de la région, précise RFI.
Du côté des forces de sécurité, les discours se contredisent: certains démentent, d’autres affirment que des villages ont bien été brûlés parce qu’ils abritaient des bandits.
«Actuellement, on est en train d’envoyer des missionnaires, des officiers supérieurs de la gendarmerie et du ministère des Forces armées pour mener des enquêtes sur tous les renseignements à propos de ces actions des forces de l’ordre», a déclaré le général Rakotoarimasy, le ministre des Forces armées à RFI. 
Même D’Gary, un célèbre musicien malgache a confirmé ces informations à RFI, qu’il dit obtenir directement de sa famille, des paysans qui vivent dans les montagnes et qui craignent la présence de l’armée:
«C’est grave ce qui se passe là-bas (…) les gens se cachent dans la forêt. Ils ont peur (…). C’est très, très grave.»



KMF-CNOE Le cas Marc Ravalomanana n’est pas un facteur de blocage des élections


Solonirabenty, secrétaire général du KMF-CNOE, avoue que le refus ou l’acceptation du retour de l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana n’est pas un facteur de blocage pour la tenue des élections. Il déclare que c’est une affaire politique que les politiciens doivent régler entre eux. C’est à eux de réfléchir si ce retour nous apporte cette dite sérénité, précise toujours ce secrétaire général du KMF-CNOE. Interrogé à propos de la pré-campagne à laquelle se livrent certains partis, Solonirabenty a avancé qu’aucun article de la loi électorale ne parle de cette interdiction.
Ce sont les points de vue du SG du KMF-CNOE recueillis en marge de l’atelier national de formations des formateurs que cette organisation de la société civile a organisé en fin de semaine dernière et qui s’est poursuivi ce lundi 29 octobre à l’Espace Dera. De nombreuses formations politiques (TGV, TIM, Monima, UDRC…) ont participé et ont tiré profit de cet atelier qui a bénéficié également des interventions des responsables de la CENIT et du ministère de l’Intérieur.
Le secrétaire général du KMF-CNOE, Solonirabenty a précisé que l’objectif de cet atelier est d’arriver à réaliser des élections libres et transparentes mais aussi de les réaliser en toute sérénité. Outre les formations des formateurs nationaux auprès du KMF CNOE pour éduquer les membres de cette société civile au niveau de chaque district et les électeurs à bien observer les élections c’est-à-dire à observer la liste électorale, la loi électorale, les cartes électorales…, il est nécessaire de collecter les idées de toutes les parties prenantes aux élections, a souligné ce secrétaire général. Et lui de dire que malgré notre situation, on pourra effectuer les élections aux dates déjà annoncées par la CENIT. Il ajoute que si l’on se réfère aux moyens techniques et à l’enthousiasme de l’administration et ses collaborateurs, ces élections peuvent se réaliser.
Notons qu’au mois de décembre prochain, le KMF-CNOE projette d’organiser un autre atelier technique et financière avec les collaborateurs internationaux.

samedi 20 octobre 2012

Madagascar : Un mort dans trois attaques armées


Armés de trois Kalachnikov, sept bandits se sont livrés à une série d''attaque , hier. Un commerçant a été abattu en intervenant dans une attaque contre un Chinois et un professeur.
Vague de vio¬lence aux abords d'Antsa¬hamamy. Hier, entre minuit et deux heures du matin, sept bandits encagoulés, brandissant trois Kalachnikov, un pistolet et des armes blanches, se sont livrés à une série d'attaque à main armée, faisant un mort. Frappé d'une balle en pleine hanche, Patrick Ranaivo, un commerçant de 38 ans et père d'une fillette de dix ans a trouvé la mort.
L'escouade de brigands a sévi à Ambolonkandrina, vers minuit et demie. Après avoir dérobé un lecteur DVD, des téléphones portables et toute la liquidité qu'ils ont trouvés, ils ont pris d'assaut un commerce de bois de construction à Antsahamamy vers 1heure du matin.
Six des assaillants se sont rués vers la cabane à étage des victimes, après avoir arraché à coups de pince coupante une chaîne qui fermait le portail.
« Criant qu'ils étaient des gendarmes, quatre d'entre eux se sont précipités à l'étage pour forcer la porte avec une barre à pince. Désemparés, nous avons crié au secours », relate d'une voix glacée l'épouse du commerçant qui en a fait les frais.
À l'entendre, l'un des ban¬dits a glissé le canon de son Kalachnikov, à travers un trou près de la serrure puis a tiré sans crier gare. La balle a transpercé une valise.
Sommés de cesser de crier et d'ouvrir, la mère de famille terrifiée et ses proches ont obéi. «Je leur ai remis la recette de la journée mais cela ne leur suffisait pas. J'ai du sortir près d'un million d'ariary qui devait être versé au fournisseur lorsqu'il ont menacé de tirer sur la tête de mes deux petits garçons », poursuit-elle, pleine d' émotion.
Ex-militaire
Après avoir mis à sac tout l'étage, les voleurs ont dé¬campé avec l'argent et deux téléphones portables. Dans la pièce en dessous, deux jeunes hommes ont été tenus en respect par deux autres membres de la bande, armés de pistolet. Un troisième faisait le guet dans un coin de la rue.
Après coup, les voleurs ont pris pour cible une propriété dans laquelle se trouve la villa d'un enseignant au lycée français et celui d'un opérateur chinois.
« Vers 1h30, des bruit étranges m'ont réveillé en sursaut», indique le gardien, Michel Rakotozanany. « Lorsque je me suis retrouvé dans la cour, j'ai repéré deux individus qui venaient de sauter par dessus la clôture. Trois autres étaient déjà tapis dans un coin tandis qu'un sixième, perché en haut d'un mur tenait un fusil et éclairait la propriété avec sa lampe torche », continue cet ex-militaire.
Il met en avant que l'un des assaillants a lancé un sabre sur lui mais il a réussi à l'esquiver.
Entre-temps, la femme du gardien a donné l'alerte. Cris de détresse et coups de sifflet ont réveillé les voisins. Sentant la situation lui échapper, le gang s'est replié.
Patrick, le trentenaire qui y a laissé sa vie, est un ne¬veu du gardien attaqué. Seul un mur de briques sépare son foyer de la propriété assaillie.

La forêt de Madagascar risque de disparaître

La forêt de Madagascar risque de disparaître

a couverture forestière de Madagascar s’amenuise d’année en année et pourrait disparaître d’ici 30 ans, selon une ONG locale. 

 
 
L’Alliance Voary Gasy (AVG) s’alarme d’une déperdition imminente de la forêt naturelle de la Grande île. Actuellement, la couverture forestière ne représente plus que près de la moitié de celle des années 50, selon le président de l’AVG Ndranto Razakamanarina.
 
 
Il est fort probable que la forêt naturelle malgache disparaîtra d’ici 30 ans si la pauvreté, la gouvernance des ressources forestières et la croissance démographique restent inchangées, relaie le quotidien Le Nouvelles.
 
 
A l’heure actuelle, la couverture forestière des 22 régions du pays s’étend sur une superficie totale de 59 269 558 hectares. Cette surface s’amenuise graduellement d’année en année, du fait des phénomènes de déforestation qui ne cessent de prendre de l’ampleur ces dernières années, et ce, en dépit des efforts entrepris par les autorités environnementales locales.
 
 
De 1990 à 2005, soit en 15 ans, la forêt naturelle malgache est passée de 10,8 hectares de superficie à 9,3 millions, d’après l’organisation non-gouvernementale AVG.
 
 
La région de l’Itasy (centre-ouest) est la plus touchée par la dégradation forestière avec une superficie de 44 hectares de forêt naturelle en 2005, contre 628 hectares en 1990.
 
 
Pour sa part, le président de l’AVG espère pouvoir renverser la courbe de la déperdition de la forêt malgache, malgré ces indicateurs alarmants. « On s’est félicité quand on est arrivé à diminuer cette déperdition entre 2000 et 2005, soit de 1% à 0,53% par an, sans pouvoir imaginer un seul instant qu’il est tout à fait possible d’augmenter notre potentiel forestier tout en l’exploitant d’une manière durable  », déclare Ndranto Razakamanarina, s’exprimant comme porte-voix du mouvement écologiste à Madagascar.
 
 
Au cours d’un atelier sur la gouvernance forestière à Antananarivo, le président de l’AVG a également montré du doigt le saccage des réserves forestières faute de cadre politique plus stricte en la matière. Cette situation s’est empirée entre 2009 et 2011 avec la légalisation de « l’exportation illicite » de 25 000m3 de bois précieux d’une valeur de près de 200 millions de dollars, selon Ndranto Razakamanarina.
 
 
Avant qu’il ne soit trop tard, « on devrait passer d’une vision technicienne et linéaire à une vision holistique de gestion durable des ressources naturelles ; passer d’une vision conservationniste à une vision de développement durable ; aider les gens à passer d’une situation assistée à une situation de challenger ; clarifier les règles du jeu ; assurer un partage de responsabilités et des ressources à tous les niveaux », conclut le patron de l’Alliance Voary Gasy.
 




mercredi 17 octobre 2012

Madagascar : lancement d'un laboratoire d'insémination artificielle porcine

Madagascar a mis en service son premier laboratoire d'insémination artificielle porcine, situé à Antananarivo, la capitale malgache, selon un communiqué du ministère malgache de l'Elevage reçu mercredi.

La mise en place de ce laboratoire vise particulièrement à la relance et à l'amélioration de la filière porcine à Madagascar suite à l'épidémie de la Peste Porcine Africaine (PPA) en 1998 touchant plus de 50% du cheptel porcin.

Le travail du laboratoire consiste à collecter les semences des verrats, de les congeler ou de les utiliser directement dans le but d'avoir une qualité supérieure de la race porcine pour son repeuplement et pour tous les éleveurs malgaches.

Etant donné qu'à Madagascar, certaines maladies porcines comme la Peste Porcine Classique, la Peste Porcine Africaine et la maladie de Teschen persistent encore, l'insémination artificielle porcine privilégie ainsi la baisse du taux de maladie et la hausse du taux de portée par truie, a-t-on précisé.

Selon le ministère de l'Elevage, les semences utilisées sont collectées au niveau des verrats reproducteurs importés de l'île de La Réunion et des semences congelées provenant de la Belgique.

Le ministre de l'Elevage a réaffirmé que l'élevage constitue le moteur de développement et aussi la source de croissance économique rurale si bien que 80% des Malgaches vivent dans le monde rural dont 42% des éleveurs.

Ce ministère projette ainsi à la relance du label Malgache, que ce soit dans le secteur bovin ou porcin.