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vendredi 30 septembre 2011

Andry Rajoelina à Ivato: Un accueil triomphal bien mérité, sauf…

La circulation, surtout dans la première partie de la journée, a été particulièrement difficile hier du côté d’Ivato. A l’origine de cet énorme bouchon depuis l’aéroport international d’Ivato, l’arrivée plus ou moins de bon matin  du président de la Transition après ses périples à la tribune des Nations unies (New York) et en Europe. Un voyage hautement symbolique et significatif effectué à l’échelle internationale par une forte délégation des autorités transitoires malgaches écartées des instances de la communauté internationale depuis l’année 2009. Ce qui explique, sans le moindre doute, l’accueil taillé sur mesure réservé pour le couple présidentiel dès que celui-ci a de nouveau mis les pieds sur le sol national.
Outre cet affairement, cet empressement qui pouvaient se lire sur le visage de certains issus du pouvoir en place (membres du gouvernement au grand complet ou presque, chefs d’institutions telles que le CST et le CT, chefs de régions, etc.) à l’occasion de ce retour au pays natal très attendu de l’homme fort du pays, l’on a aussi pu observer un certain zèle notamment chez une foule nombreuse issue non seulement de la capitale, qui s’est amassée très tôt aux environs de l’aéroport pour garnir quelques heures le principal axe routier desservant toute la partie ouest d’Antananarivo. Le scénario d’hier, il serait aberrant de rester meut devant un tel état de fait, a pourtant laissé entrevoir l’ombre de ces pratiques douteuses ayant induit en erreur les régimes qui se sont succédé depuis dans le pays. Le fait est que l’évènement fortement médiatisé d’hier manquait surtout de naturel, de ces gestes qui s’exécutent spontanément et qui auraient donc dû attester aux yeux de l’opinion générale la sincérité de cet accueil triomphal offert hier au couple présidentiel.
Cette zone d’ombre – si de tels agissements émanant du pouvoir visant à amadouer le public sont avérés, ils méritent d’être carrément dénoncés ici – mise de côté, il faut retenir que, dans un bref mais consistant discours prononcé dans l’enceinte de l’aéroport, Andry Rajoelina a tenu à rassurer le public venu nombreux pour le rencontrer. « Suite à la signature de la feuille de route ainsi qu’à notre déplacement à l’étranger, le pays se trouve actuellement à deux doigts de la reconnaissance internationale », a-t-il déclaré dans un premier temps. Ce qui conduit à l’heure actuelle, toujours selon lui, une partie de la même communauté internationale – l’ONU et l’Union européenne, pour être plus précis – à accorder de nouveau sa confiance en la Transition malgache. « Ainsi, Madagascar pourra désormais jouir des appuis (techniques mais aussi financiers) venant des instances de la communauté internationale précitées, en matière électorale en particulier », a-t-il expliqué davantage à ce propos. Mais de signaler au passage qu’il ne faudra surtout pas désespérer malgré les multiples difficultés à surpasser, « car il reste encore beaucoup d’efforts à fournir en ce moment 

Lakana Hotel Sainte Marie Madagascar


Situé sur la côte Ouest de l’île Sainte Marie, à mi-chemin entre l’aéroport (à 4km)
Lakana Hotel
Lakana Hotel
et Ambodifotatra (la capitale de l’île), le Lakana Hotel (**) a été construit notamment à base de matériaux naturels en harmonie avec la qualification d’île-jardin de Sainte Marie.

Les Bungalows

Bungalow sur terre
Bungalow sur terre
Originellement composé de seulement 3 bungalows, en 1985, l’hôtel compte aujourd’hui 15 bungalows sur pilotis dans le lagon, sur terre ou sur la plage. Tous les bungalows sont équipés de brasseurs d’air et sont dotés de sanitaires privés à l’intérieur (eau chaude et froide). Tous les lits sont également équipés de moustiquaires et le complexe hôtelier est électrifié 24h/24h.

Le Restaurant, le Bar et Lakave

Le restaurant de l’hôtel propose une cuisine variée et recherchée avec des
Le restaurant
Le restaurant
spécialités internationales et malgaches au menu. Les plats les plus demandés sont notamment préparés à base de fruits de mer.
Lakave est aussi un endroit incontournable de l’hôtel et aussi de toute l’île pour sa boutique et ses vins de haute qualité.

Activités et Loisirs

L’hôtel propose diverses activités adaptées aux besoins et aux attentes de sa clientèle :
- Les excursions en bateau ou en 4×4 vers l’île aux Nattes, Ampanihy, le Cimetière des pirates, la cocoteraie et Ambohidena.
La balade des baleines
La balade des baleines
- Pétanques, ping-pong, salle de télévision, bibliothèque, matériel de plongée en apnée, boutique, jeux de société divers…
- Location motos, quad et vélos, trekking, massages, etc.
- Sortie en mer pour aller voir la balade des baleines à bosse entre le mois de juin et septembre de chaque année.
- Visite guidée du Parc Endemika situé à 2,5km de l’hôtel pour admirer la faune et la flore locale avec ses lémuriens, tortues, uroplates, etc.

Réservation

http://www.sainte-marie-hotel.com/fr/nous-contacter.html

Photos



Andry Rajoelina vole avec Air Madagascar


Le président de la Haute Autorité de la transition (HAT) de Madagascar rentrera aujourd’hui de ses visites en Amérique et en Europe via l’un des vols réguliers de la compagnies arienne malgache. Une information a priori anodine, mais c’est la première fois  pour Andry Rajoelina.
Jusqu’à présent le président de l’HAT -il faut comprendre président de Madagascar- se déplaçait à l’étranger via des vols d’Air France ou en jet privé. Mais les déboires d’Air Madagascar l’ont certainement poussé à marquer sa confiance dans la compagnie malgache.
Rappelons que cette dernière a vu ses deux Boeing 737 interdits de vol en Europe en mars dernier, suite à la découverte de graves manquements aux règles européennes de sécurité. Depuis, Air Madagascar enchaine les contrats de leasing pour continuer sa desserte de Paris et Marseille. Après avoir voler pendant plusieurs mois sur l’un des avions d’Air Italy, puis pour deux jours avec un B777 d’Air Austral, elle a signé dernièrement un contrat de location d’un an avec la compagnie portugaise Euratlantic.

mercredi 28 septembre 2011

Filière blé La LMM en pleine conquête du marché

Dégustation des produits fabriqués à partir de farine de blé (Photo Claude Rakotobe)

Dégustation des produits fabriqués à partir de farine de blé (Photo Claude Rakotobe)
Le besoin en blé est de plus en plus incontournable. Conscient de ce fait, la société Les Moulins de Madagascar fait des efforts pour détenir une part du marché de la farine.
Produire sur place pour satisfaire le marché local. Telle est sûrement la description la plus appropriée pour décrire les devises de la société Les Moulins de Madagascar. Une filiale de Seabord Corporation, cette entreprise de droit malgache, emploie plus de 200 personnes réparties entre Toamasina, Antsirabe et Antananarivo, fabrique des produits céréaliers. Ces derniers sont destinés tout aussi bien aux proffessionnels qu'au particuliers. « Nous n’utilisons plus les meules, mais disposons d’une technologie appropriée », précise Robin Raharivola, directeur de production de LMM, lors de la fête du pain le 22 septembre.
Si la production est ainsi 100% malgache, la société LMM est obligée d'importer presque l'intégralité de ses matières premières. « Actuellement nous avons 12.000 tonnes de blé stockées à Toamasina. Ceux-ci nous serviront dans la fabrication de la farine jusqu'à la fin de l'année », confie Tefy Ratrimoarivony, directeur commercial, dans les locaux de l'entreprise, situés dans l'enceinte de Madarail à Soarano. En effet, « le blé arrive par bateaux vracquiers à Toamasina et est débarqué avec les installations de la SPAT. Le déchargeur de navire Portalino de Buhler , l’envoie sur une bande transporteuse vers un silo de stockage. Il est chargé sur les wagons de Madarail et acheminé vers Antsirabe au moulin », rapporte toujours Robin Raharivola.
Toutefois, LMM traite également le blé produit localement et collecté auprès des agriculteurs de la région Vakinakaratra. Et selon Jonathan Mark Reed, l'administrateur général de la société, un projet est actuellement en cours pour la plantation du blé dans cette région. Il a, en effet, noté, toujours à l'occasion de la fête du pain, que « le blé est utile en tant qu'aliment incontournable dans l'amélioration de la nutrition et du régime alimentaire des Malgaches ». En attendant, la société ne peut compter que sur l'importation de ses matières premières pour aboutir à la totalité de sa capacité de production, 4500 tonnes par mois, d'ici la fin de l'année.



Aquaculture Madagascar: Les crevettes menacées par un virus




Les crevettes menacées par un virus - Des aquacultures mozambicaines sont infectées par le virus du syndrome de point blanc. Les experts malgaches craignent sa propagation à Madagascar. La vigilance est de mise. Les crevettes élevées dans les aquacultures courent actuellement un grand danger. En effet, le virus du syndrome de point blanc (white's point) est en train de faire des ravages au Mozambique. Le virus n'est pas fatal pour l'être humain mais peut être nuisible à l'exportation de l'or rose.

« Comme son nom l'indique, le virus se manifeste à travers des points blancs sur les carapaces des crevettes. Il ne présente pas de danger pour l'homme mais peut engendrer la méfiance de la part des consommateurs. Le virus pourrait être nuisible pour l'économie », explique Simon Rabearintsoa, directeur général de la Pêche.

Un expert indique que le risque de propagation à Madagascar est très important. « Nous avons des liaisons en permanence avec des pays en communication avec le Mozambique. Même les boutres en provenance des Comores peuvent représenter du danger. Il est possible qu'elles soient en contact avec des crustacés venant de ce pays », explique l'expert. Il recommande l'extrême prudence afin d'éviter le pire.

Anticipation

« À mon avis, des mesures doivent, par exemple, être prises pour que les grandes surfaces arrêtent toute importation de crustacés en provenance de pays, tels que l'Afrique du Sud », recommande-t-il.

Conscient de ces dangers, le directeur général de la Pêche a révélé l'existence d'une réunion entre les experts de la filière, hier. Celle-ci a eu comme objet d'étudier les mesures préventives pour prévenir la propagation du virus auprès des aquacultures dans la Grande île.

La rencontre a réuni, entre autres, des représentants du ministère de la Pêche, ceux de l'autorité sanitaire halieutique et ceux du ministère de l'Élevage. « Nous devons anticiper pour que ce virus n'entre pas à Madagascar. Les experts ont suggéré la promulgation d'un arrêté qui stipule l'interdiction des importations des crustacés et produits alimentaires qui contiennent du crustacé en provenance des zones à risque. Il devrait aussi mentionner le renforcement de la sécurité des moyens de transport, tel que les boutres, venant de ces zones », confie Simon Rabearintsoa.

Il a toutefois précisé qu'il revient au Conseil de gouvernement de ratifier l'application de cet arrêté. Une autre réunion est également prévue se tenir ce jour, avec les aquaculteurs. L'objectif de la rencontre est de les informer du danger qui plane sur leur activité et leur rapporter les mesures préventives à prendre.

mardi 27 septembre 2011

Secteur textile Lobbying pour réintégrer l'AGOA

Réintégrer l’AGOA signifierait une relance économique non négligeable pour Madagascar (Photo Hery Rakotondrazaka)

Le Congrès américain se penche en ce mois de septembre sur l'AGOA. La partie malgache se mobilise avant la décision finale en décembre.
Les acteurs économiques attendent fermement des retombées de la signature de la Feuille de route. La rééligibilité de Madagascar au sein de l'Agoa (Africa growth and Opportunity Act ou la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) figure parmi ces résultats attendus. Dans cet objectif, le gouvernement avec des membres du secteur privé, entendent relancer des actions de lobbying. Selon une source auprès du ministère de l'Économie et de l'industrie, des actions seront entreprises , en préparatif aux futures négociations, par exemple confier des missions aux représentations diplomatiques à Washington. Ces dernières procèderont à une veille informationnelle relative à l'évolution des négociations entreprises par les autres États bénéficiaires, afin que Madagascar dispose des informations de base nécessaires et ne soit déphasé.
Ce département ministériel propose par ailleurs de mener des actions communes avec les associations, les groupements patronaux à l'instar des missions de lobbying auprès des organes américains responsables de l'AGOA. Conscients des enjeux de l'Agoa sur l'économie nationale, des acteurs du secteur textile affirment leur volonté de redonner une nouvelle chance pour la réintégration de Madagascar. « En 2009, en collaboration avec l'association des travailleurs des entreprises franches, un lobbying a été entrepris pour maintenir Madagascar dans la liste des bénéficiaires, mais est resté infructueux. Avec la récente signature de la Feuille de route qui marque le retour vers la constitutionnalité, nous espérons que des opportunités s'offrent de nouveau à Madagascar », avance un responsable auprès d'une industrie textile qui a tenu à garder l'anonymat.
Reprise
Depuis quelques mois, une légère reprise a été constatée dans le milieu textile. Des commandes affluent des donneurs d'ordre européens, suite à la hausse de prix des produits finis en Chine. Actuellement, des employés d'entreprises travaillent même le week-end pour pouvoir honorer les commandes à temps. Mais, les 20 000 emplois perdus avec la suspension de l'Agoa en 2009 ne sont pas retrouvés. Le recrutement est limité majoritairement aux employés temporaires. La réintégration de Madagascar s'avère toujours nécessaire, d'autant plus que de nouveaux avantages sont prévus dont la prolongation et la considération de l'AGOA comme une structure de partenariat, afin de créer un climat plus favorable à l'investissement, un projet de création d'une subvention substantielle en guise d'assistance et de renforcement de capacités en faveur des pays africains éligibles.


125 policiers traduits en justice

125 policiers au niveau du ministère malgache de l’intérieur ont été traduits en justice depuis mars 2011. Ils sont accusés d’abandon de poste, de corruption et d’extorsion de fonds, selon le ministre concerné Dieudonné Ranaivoson. 

 
 
A l’ouverture officielle du 50è anniversaire de la police nationale, le ministre de la sécurité intérieure a communiqué que la Police procède actuellement à un assainissement. 125 policiers ont ainsi été traduis en justice. Dieudonné Ranaivoson a ainsi expliqué que ces agents sont jugés pour abandon de poste, pour corruption et extorsion de fonds. Son discours a été prononcé devant ses collègues et partenaires dont le ministre malgache de la Santé Publique, le ministre du commerce et de la commune urbaine d’Antananarivo. Cet assainissement entre donc dans le cadre de la collaboration entre la police nationale et la Mairie en matière de sécurité et de circulation.
 
 
Selon le haut responsable de la police, son ministère ne prendrait pas la défense des policiers impliqués dans les affaires portées en justice. "Je viens d’expliquer clairement aux membres d’Amnesty international que toutes les plaintes portées contre les policiers quels que soient les motifs, sont envoyées auprès du tribunal", a-t-il soutenu. Il a toutefois tenté de calmer le public concernant certaines interventions policières qui ont souillé les agents : "Le tapage sur l’exécution extrajudiciaire n’est pas trop fondé. Il est difficile de cataloguer par ce terme, l’affaire récente d’Ankorondrano, où 38 coups de pistolets ont été échangés entre les éléments de la Police nationale et les bandits durant ce fait", a expliqué le ministre.
 
 
Par ailleurs, "les agents de la Police Nationale sont considérés comme des champions de la corruption dans la capitale et dans les périphéries, par les chauffeurs de taxi be (moyen de transport commun urbain). Leurs chefs seraient même au courant de leurs agissements mais ne réagissent pas", déplore un chauffeur de taxi be dans le journal l’Express de Madagascar.