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dimanche 10 juillet 2011

Madagascar : 160.000 tonnes de ressources halieutiques prélevées illégalement

ANTANANARIVO (Xinhua) - 160.000 tonnes de ressources halieutiques sont prélevées illégalement dans les eaux marines et territoriales malgaches, selon un rapport présenté par l'Organisation non gouvernementale (ONG) Blue Ventures Madagascar.


Madagascar : 160.000 tonnes de ressources halieutiques prélevées illégalement



La moitié de ces ressources sont prélevées dans les eaux marines par les gros pêcheurs industriels tandis que l'autre moitié est prise par des pêcheurs locaux qui n'ont pas de permis de pêche légal.
Pourtant, les produits obtenus par les pêcheurs locaux vont directement sur le marché local et qui favorise l'économie nationale tandis que la majorité de ceux prélevés par les pêcheurs industriels sont directement exportés vers les pays développés et qui ne font pas entrer de bénéfices à l'Etat malgache.
A cet effet, les scientifiques de l'ONG Bleu Ventures Madagascar suggèrent un inventaire des ressources halieutiques malgaches et de sécuriser les pêches locales pour une consommation locale afin de préserver le développement économique durable du pays.
Notons que récemment, le centre de surveillance de pêche (CSP) vient de se doter de matériel de surveillance par satellite des zones économiques et exclusives (ZEE) permettant d'identifier les zones de pêche potentielle, contrôler les activités de pêches ainsi que de collecter les données océanographiques et météorologiques des zones.
Ce matériel va renforcer les trois navires du CSP dans le contrôle du littorale de l'ouest de la grande qui est l'une des cibles des gros bateaux pêcheurs illicites qui sont la plupart des étrangers.

Madagascar va promouvoir l'exploitation de ses ressources halieutiques

NTANANARIVO (Xinhua) - Madagascar va promouvoir l'exploitation de ses ressources halieutiques, en organisant une journée nationale de la pêche et de l'aquaculture en fin juillet, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques.
Madagascar va promouvoir l'exploitation de ses ressources halieutiques





Cette première édition aura lieu du 28 au 30 juillet à Sambava, une ville située sur la côte nord-est du pays et ayant une forte potentialité en ressources halieutiques comme les langoustes et crevettes, mais qui reste sous-exploitée surtout la pêche continentale, a dit le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Hery Raharisaina.
Pendant ces trois jours, le ministère prévoit de créer une plate-forme d'échanges, lancer le nouveau cadre juridique régissant le secteur de la pêche, et faire connaître aux participants les grandes lignes, outre les ventes expositions déjà au programme.
Des pêcheurs traditionnels, des pêcheurs industriels et des opérateurs économiques, œuvrant dans le secteur de la pêche dans toute l'île, seront au rendez-vous au nord-est du pays avec le ministère pour améliorer le partenariat privé-public dans le secteur.
Selon les dernières statistiques du ministère, Madagascar, la quatrième plus grande île du monde après le Groenland, la Nouvelle Guinée et le Bornéo, a une capacité d'exploitation des ressources halieutiques jusqu'à 300.000 à 400.000 tonnes par an.
Pourtant,  un Malgache ne consomme en moyenne que 6 à 7 kg de fruits de mer par an et que seulement 114.000 tonnes sont exploitées annuellement dans cette grande île, dont la crevette est réputée comme un produit de luxe dans le monde entier.
Des experts malgaches en ressources marins disent que si Madagascar arrive à exploiter au fond ses ressources halieutiques, au moins elle ne se trouve pas parmi les pays les plus pauvres du monde.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a classé Madagascar parmi les trois pays les plus pauvres au monde à côté de l'Afghanistan et d'Haïti, qui sont les plus touchés par la malnutrition et la déscolarisation. Plus de la moitié de la population malgache, soit 50,5%, souffrirait de malnutrition, selon cet organisme.
La superficie de Madagascar est de 587.040 km². Elle possède environ 4.828 km de côtes. La surface maritime totale sous sa juridiction est de 1.225.259 km², incluant la zone économique exclusive (ZEE) et eaux territoriales. La superficie de sa ZEE, incluant ses eaux territoriales et son territoire terrestre, est de 1.812.299 km².

vendredi 8 juillet 2011

Un gisement minier exceptionnel découvert à Madagascar

Par RFI
Exploitation d'une mine de saphirs à Madagascar
A Madagascar, les ressources minières sont variées mais n’ont été jusqu’à présent que très peu mises en valeur. Depuis quelques années, deux gigantesques projets montrent ce que l’exploitation minière pourrait apporter au pays, mais aussi les dangers qu’impliquent de telles industries, notamment au niveau environnemental. Cette semaine, la société indienne Varun a annoncé avoir découvert sur l’un de ses blocs miniers un potentiel extraordinaire.
C’est un gisement de 266 millions de tonnes de sable de minéraux lourds que Varun dit avoir découvert. Zircon, titane, thorium, tungstène, terre rare, mais aussi diamant, saphir, ou grenat : voilà ce que pourrait recéler ces 62 km² situés à l’extrême sud de Madagascar. Dans cette zone, Rio Tinto extrait déjà de l’ilménite, un minerai de titane servant à fixer la couleur blanche.
Mais quand les ressources de ce site sont évaluées à 35 millions de tonnes pour 40 ans d’exploitation, la société indienne parle elle de 221 millions de tonnes d’ilménite. Bien sûr, le chantier ne va pas démarrer tout de suite. L’investissement pour ce genre de projet se chiffre en milliards de dollars, et le régime de transition n’est pas censé engager le pays sur du long terme.
Reste que si le sol malgache est extrêmement riche et suscite l’intérêt grandissant des compagnies minières, en surface, la valeur de la faune et la de flore endémiques de la Grande Ile est tout aussi inestimable. Et le développement de l’industrie extractive inquiète forcément les environnementalistes

Air Madagascar rend l’un de ses Boeing B767-300



Un peu plus de deux mois après l’inscription sur la liste noire européenne de ses deux Boeing B767-300, la compagnie aérienne malgache a décidé de restituer l’un des deux avions incriminés à son propriétaire.
Depuis le début du mois, la flotte d’Air Madagascar ne compte plus qu’un seul Boeing B767-300. En effet, le transporteur malgache a restitué à son propriétaire, la compagnie Muzun Leasing One Lt, l’un de ses deux appareils dont elle ne peut plus se servir pour desservir l’Europe depuis le 21 avril dernier et son inscription sur la liste noire européenne. Pour autant, elle conserve l’autre B767-300, propriété d’Airplanes Limited, afin de continuer à opérer ses lignes à destinations de Guangzhou et Bangkok.

Suite à l’interdiction de vol de ses Boeing en Europe, de nombreux journaux et élus malgaches s’étaient élevés contre les conditions de location de ces appareils. La location a en effet été conclue de manière fort désavantageuse pour Air Madagascar. De plus, peu de responsabilités des propriétaires ne figurent dans les contrats en ce qui concerne l’entretien des aéronefs. Or l’interdiction européenne a été décidée justement suite à des problèmes récurrents d’entretien et de sécurité.

Afin de poursuivre ses dessertes de Paris et Marseille, Air Madagascar continue d’affréter des avions d’autres compagnies autorisées à voler en Europe, mais son objectif avoué reste  que ces vols « soient effectués par ses propres avions. » (Air Journal, photo : Air Madagascar)

jeudi 7 juillet 2011

Un trafic d’animaux exotiques de Madagascar découvert en Malaisie

Un trafic d’animaux exotiques de Madagascar découvert en Malaisie

L’information est révélée par l’express de Madagascar. Emilienne Justine Sarah, une ressortissante malgache de 21 ans, vient de passer près de huit mois en prison en Malaisie pour contrebande d’espèces exotiques ; En juillet 2010, la jeune femme avait tenté de faire passer des caméléons, des tortues et des serpents à l’aéroport de Kuala Lumpur. Certains de ces animaux pourraient être endémiques de la Grande île. 

De retour à Madagascar où la jeune femme doit purger la fin de sa peine, elle a fait des révélations accablantes sur l’organisation de ce trafic. Au cœur du système, on retrouvait Anson Wong, certainement l’un des plus célèbres contrebandiers malais. Même s’il a été plusieurs fois condamné, notamment aux Etats-Unis, et qu’il se trouve actuellement derrière les barreaux, l’homme serait encore à la tête d’un vaste réseau de trafics d’animaux. 

Emilienne Justine Sarah aurait également dénoncé son ancien complice et compatriote, un certain Vijay. Il semblerait que l’homme tienne un magasin d’animaux dans une rue de Penang, une île située au Nord-Ouest de la péninsule malaise. C’est d’ailleurs dans ce commerce qu’il vendrait directement des espèces importées illégalement de la Grande île. Selon l’Express de Madagascar, le rapport de police qui relate les aveux de la jeune femme mentionnerait Vijay comme le commanditaire du trafic, c’est lui qui aurait tout organisé. Recherché, l’homme n’aurait pas encore été interpellé.

Haja Razafinjatovo introuvable


Hajanirina Razafinjatovo, ancien ministre des Postes et Télécommunications, de l’Éducation Nationale puis des Finances et du Budget sous le régime du président Ravalomanana, reste introuvable ce jour. Les informations convergent sur le fait qu’il a été surpris le 24 juin 2011 à l’aéroport de Nosy Be en train de tenter d’embarquer pour quitterMadagascar. Il a alors été refoulé en vertu d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire (IST).
Les autorités de la police de l’air et des frontières affirment que, en l’absence de mandat d’arrêt, elles l’ont laissé partir libre et ce en dépit de la condamnation par contumace de l’intéressé à 4 ans d’emprisonnement ferme avec une amende de 70 millions de dollars pour l’affaire de l’achat de l’avion Force One 2.
Il semblerait que les tentatives d’arrestations de l’ancien ministre n’aient pas abouti. Sous couvert d’anonymat, les responsables laissent entendre qu’on leur a demandé de ne pas accorder la priorité au traitement de ce dossier, et il est possible que, dans un contexte politique marqué par la question des mesures d’apaisement, Hajanirina Razafinjatovo ait pu quitter Madagascar avec l’assentiment tacite des autorités.

mercredi 29 juin 2011

Madagascar/Etats-Unis: L’AGOA, toujours menacée de suspension


« Tier 3 ». A travers ce classement du plus bas niveau en matière de traite des personnes publié dans le rapport mondial sur le sujet, Madagascar est menacé par les Américains de la poursuite de la suspension des aides non humanitaires et non liées au commerce.
Dans le communiqué y afférent, l’on peut lire : « Madagascar a chuté jusqu’au plus bas niveau,  « Tier 3 », ce qui signifie qu'il peut être exposé à des restrictions légales pour l'année financière ultérieure en ce qui concerne l'aide étrangère non humanitaire et non liée au commerce et, dans certaines circonstances, la retenue de fonds pour la participation des représentants ou employés du gouvernement aux programmes d'échanges éducatifs et culturels. En outre, le président (celui des Etats-Unis) peut charger les directeurs exécutifs des États-Unis aux institutions financières internationales de refuser les prêts ou toute autre utilisation de fonds (autres que pour des raisons humanitaires, liées au commerce, ou certains types d'aide au développement) pour les pays au niveau « Tier 3 ». Il ressort de ces nouvelles menaces brandies par les Etats-Unis que le retour des exportations de Madagascar sous l’AGOA n’est pas encore pour demain.
Rappelons qu’environ la moitié des exportations du secteur textile des entreprises franches était destinée au marché américain avant la crise politique malgache. La suppression brusque des avantages procurés par cette loi américaine dont la franchise douanière et l’absence de quotas, a conduit à la fermeture de plusieurs unités de la zone franche et à la suppression de plusieurs milliers d’emplois. Résultat : le secteur informel se développe beaucoup et compte 65% des actifs selon les données de la Banque mondiale et cette situation est le reflet des licenciements massifs dans la zone franche, notamment dans la capitale. Et qui dit informel dit emplois précaires assortis de conditions également précaires et souvent mauvaises. Malgré tout, les Etats-Unis semblent ne pas prendre en compte cette donne qui a toutefois des facettes humanitaires. Au contraire, ils durcissent leur position par rapport à la crise à Madagascar et sont donc prêts à infliger de nouvelles sanctions au pays.
Certes, la Grande Ile a du mal à juguler les problèmes liés aux employés malgaches qui travaillent au Liban, mais cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Il faut aussi relever qu’à travers le rapport sur la traite des personnes, les Etats-Unis veulent « stimuler l’action et créer des partenariats à travers le monde dans la lutte contre l’esclavage moderne ». Il faut seulement remarquer que depuis 2009, les USA deviennent de plus en plus agressifs vis-à-vis de Madagascar. Il faut seulement rappeler que s’ils continuent de pointer du doigt « le putsch » du 17 mars 2009 et de refuser catégoriquement de changer de position par rapport à la crise malgache, il faut aussi souligner que les Etats-Unis sont loin de jouer la transparence et la démocratie : ils n’ont produit aucun rapport sur la clôture prématurée du projet MCA. Si ledit rapport existe, il n’a pas été publié. En ce qui concerne les aides, les Etats-Unis arrivent en 3ème position en ce qui concerne les fonds non remboursables.