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lundi 30 mai 2011

Histoire de Madagascar : la citadelle Merina d’Ambohimarina



La forteresse d'Ambohimarina

Peu de gens connaissent encore le fort d’Ambohimarina, construit par les troupes de Radama 1er dans la première partie du XIXème siècle, et qui se trouve pourtant à peu de distance de la ville..

Un peu d’histoire…
En 1823, le roi Radama 1er envahit le Nord de Madagascar. Le plus puissant souverain de la région, le roi Antankarana Tsialana, pris dans des conflits de souveraineté, est obligé de se soumettre.
Pour assurer leur mainmise sur la région, les Merina créent un poste près de Vohemar, puis, en 1828 ils construisent le fort d’Ambohimarina, au sommet de la Montagne des Français, sur le promontoire qui fait face au Mont Reynaud. Ce fort deviendra le siège du gouvernement d’Antomboko
L’accès au trône de Tsimiaro, qui succède à Tsialana, va ouvrir une période d’affrontements incessants entre les forces merina d’Antomboko et les Antankarana. Ces conflits conduiront Tsimiaro à chercher des alliances étrangères, notamment auprès des Français.
Description d’Ambohimarina
La forteresse d'AmbohimarinaLaissons parler le Dr Guinet qui y fit plusieurs séjours en entre 1853 et 1860 :
«Le fort hova est établi sur une montagne parallèle au morne carré qui sert de point de repère aux navires qui suivent la côte ; il est très élevé, et repose dans une espèce de marne blanche qui fatigue les yeux.
Il est composé d'une triple enceinte comme tous les forts hovas; mais le réduit et placé sous le sommet de la montagne dont on a rendu l'escalade très difficile pour les assiégeants.
Ce fort, défendu naturellement, est néanmoins le plus difficile à gravir de tous ceux que j'ai vus. Il est protégé presque tout autour par des murailles naturelles à pic, et, sauf la crête de la montagne qui présente un chemin plat, on ne peut y arriver que par des rampes très difficiles à franchir.
Du fort, on distingue le port Rigny au nord ; il n'est séparé de la baie d’Ambodivahibe que par une langue de terre d'un demi-mille à sa base. L'échancrure qu'il fait dans les terres forme avec la baie d’Ambodivahibe une presqu'île dans la façade qui regarde la mer au large, à environ 4 milles sur cinq de profondeur.
Du plateau du Fort on voit les montagnes qui forment le côté nord de la baie de Diego-Suarez. Il faut encore 4 heures à un courrier pour se rendre du Fort à la baie des Français à Diego –Suarez.»

(Rapport Guinet du 15 juillet 1853)
La forteresse d'Ambohimarina« Le fort d’Antomboukou, appelé par les hovas Vohimare, est situé sur une montagne de la chaîne d’Antsingy (montagne des français). Il est placé à environ 6 milles du rivage, et à 1500 m environ à l'ouest du morne carré dont il est séparé par une seule vallée ; son attitude, que j'ai mesuré à l'aide d'un baromètre ... m'a donné 450 m au-dessus du niveau de la mer.
Le mot Antsingy veut dire escarpé ; c'est positivement à cause des difficultés et des escarpements dont cette chaîne de montagnes était hérissée que les hovas l'ont choisi pour y bâtir leur fort. Il est établi sur un piton morneux élevé lui-même sur le sommet de la montagne qui sert de base ; sur la façade ouest du mamelon, au-dessous du fort, se trouve une espèce d'esplanade qui a valu à la montagne le nom de Vohimare (montagne plate). C'est sur cette esplanade qu’est établi le village sakalava.
On n’arrive au sommet de la montagne qu'avec des difficultés et beaucoup de fatigue ; il faut, pour y parvenir, suivre la crête des contreforts de la montagne qui servent de route à l'est nord-ouest ; et si on veut se diriger par le Nord , il faut se résigner à passer dans des défilés très dangereux.»

(Rapport Guinet du 23 mars 1864)
«Ce poste d’Ambohimarina […]est un camp hova, perché comme un nid d’aigle au sommet d’une falaise, où l’on ne peut avoir accès que par des échelles, faciles à retirer à l’occasion.» (C.Vray – Mes campagnes, par une femme ).
En fait, le fort est beaucoup moins inaccessible qu’il n’y paraît si l’on en croit le témoignage d’un habitant de Diego Suarez, paru dans l’Illustration de 1890 : «On y accède par une route assez facile qui serpente au milieu du massif de la montagne des Français,[…]mais les Hovas admettent que nous ne connaissons pas d’autre route qu’un sentier suspendu au flanc des précipices et aboutissant à un escarpement où il faut se servir d’une échelle. […]C’est par la route de l’échelle que se font les visites officielles. »
La vie à Ambohimarina
- La population : 
Elle se compose des gouverneurs (qui sont généralement des officiers de haut rang, appartenant parfois à la famille royale de Tananarive) et de leur famille, des fonctionnaires royaux, des officiers et des militaires . Au-dessous se trouvent les andevo (esclaves) ; Près du fort, comme nous l’a dit le Dr Guinet se trouve le village « sakalava ». Le chiffre des habitants d’Ambohimarina a varié selon les époques mais, à certains moments, il a atteint le chiffre de 2000.
- De quoi vivent-ils ?
La forteresse d'AmbohimarinaDans une première période, les militaires merina d’Ambohimarina sont plus ou moins délaissés : en effet cette province lointaine n’a ni intérêt économique ni intérêt stratégique. Le Premier Ministre Rainilaiarivony parle d’une « région pierreuse et inculte». Ils disposent de canons et de fusils mais manquent souvent de munitions.
La majeure partie des ressources d’Antomboka provient des douanes : or, les quelques boutres qui font escale dans la baie d’Ambodivahibe ne rapportent pratiquement rien. Les maigres ressources sont confisquées par les officiers de sorte que les fonctionnaires ne sont pas payés. Ils doivent donc tirer leurs revenus de trafics divers et d’exactions vis-à-vis de la population. Quant aux soldats ils n’ont «même pas de quoi se vêtir» (rapport de 1857).
Pour son approvisionnement, le fort dépend de la région avoisinante : or, les attaques des troupes de Tsimiaro qui mettent le feu aux récoltes acculent la garnison à la famine. Guinet raconte qu’en 1854 la garnison d’Amtomboka fut attaquée par les Antankarana et que, de 700 hommes, il n’en est pas resté 80, plus de 600 ayant été tués ou étant morts de faim.
En temps normal, l’essentiel de leurs ressources en vivres est fourni par les cultures avoisinantes et par des centaines de bœufs …quand ceux-ci ne sont pas capturés par leurs assaillants !
Cependant, l’affrontement avec les français à partir de 1883, puis leur installation à Diego Suarez en 1885 font prendre conscience de l’importance de cette région au gouvernement de la Reine.
Commence alors une seconde période où, sur ordre de Tananarive, les officiers sont appelés à apaiser les tensions avec la population locale.
Des officiers de haut rang sont nommés pour diriger le Nord, on demande la suppression des abus de l’administration : exploitation, escroqueries, taxes excessives, charges , usure…
- La vie quotidienne à Ambohimarina
Elle ressemble, en fait, à la vie dans une petite ville des hauts-plateaux. On y trouve un temple, une école, le palais du gouverneur,des maisons en bois à varangue…
Les officiers et leurs femmes s’habillent comme à la cour de Ranavalona : redingote et canne pour les messieurs, robe blanche pour les dames. « L'intérieur du Fort est assez vaste, et de grandes cases y sont bâties. Sous leur varangue, assises par terre, se tenaient les femmes des officiers, toutes proprement et uniformément habillées de robes blanches.» (Gunst)
On parle de sa province lointaine, on se rend visite, on donne des fêtes, des bals, on enterre ses morts de façon traditionnelle. Dans la demeure du commandant, le «lapa» (palais) les invités sont accueillis dans «une salle énorme où 500 personnes pourraient trouver place» (Rapport du Dr Gunst).
Des bals y sont parfois donnés : «Le commandant donna le signal, et, aussitôt, au son des tambours et des violons, plus de 200 couples se mirent à tourner en tous sens mais d’une façon régulière et avec mesure».(Gunst)
On respecte scrupuleusement les fêtes nationales, notamment la Fête du Bain de la Reine qui donnera lieu à un des plus sérieux différends entre merina et français.
La vie est, bien sûr, moins facile pour les militaires, non payés, qui doivent trouver à se nourrir. Elle l’est encore moins pour les «sakalava» du village, soumis à la corvée, aux réquisitions, et qui – en gros – doivent faire vivre la garnison.
Les relations entre Ambohimarina et Diego Suarez
Tout va changer avec l’installation officielle des français à Diego Suarez.
Les relations avec la population locale :
Pour obtenir la fidélité des populations locales , le gouvernement d’Antomboko va changer sa politique en améliorant la vie de ses sujets et en supprimant les abus comme les réquisitions, l’usure, et d’une façon générale les pratiques dont sont victimes les côtiers. Le Premier Minsitre donne ordre «de bien administrer les sakalava et de ne pas les pressurer».
Mais cette politique va s’avérer inopérante en raison de l’attirance de la ville naissante de Diego Suarez.
En effet, les français, à la recherche de main d’œuvre vont tout faire pour attirer les populations.
Payant des salaires aux ouvriers alors que les merina pratiquent la réquisition, accueillant les esclaves évadés, séduisant les populations par les nouveautés que l’on y trouve (maisons, chemin de fer, richesse en comparaison du dénuement d’Ambohimarina), Antsirane n’a pas de mal à attirer les sujets d’Antomboko.
Le face à face Ambohimarina-Diego Suarez
Il est très tôt matérialisé par la construction du fort de Mahatsinjo (que l’on peut voir encore au-dessus de l’actuel aéroport) : construit par les tirailleurs, faisant face au fort d’Ambohimarina, il est une provocation permanente pour la garnison merina.
En effet, le Gouverneur de Diégo, Froger, ne cesse de grignoter des territoires au-delà de la zone qui a été accordée à la France par le traité de 1885. Mahatsinjo, domine ainsi le poste de douane merina d’Antanamitarana qui formait la limite du territoire concédé. Mais l’insuffisance des moyens de la garnison merina la contraint à accepter ce qu’elle ne peut empêcher.
Les incidents sont donc fréquents. Un des plus célèbres se produit lorsque le Gouverneur Froger, invité à la fête de la Reine en 1891 se voit obligé de grimper aux échelles de la falaise alors qu’il sait qu’un bon chemin lui permettrait de se rendre à cheval à Ambohimarina . Considérant qu’il s’agit d’une «insulte à la France» il porte plainte auprès du Résident Général.
Cependant, il semble que les relations entre les merina et les français ne soient pas toujours aussi mauvaises et que des relations sociales se soient établies entre eux : «Ce matin, nous avons donc vu arriver à Diégo, portées en fitacon, les femmes de ces officiers (merina).
Le gouverneur les a pilotées toute la journée, reçues à déjeuner, logées au gouvernement, puis, finalement, conduites au bateau et recommandées chaudement au commandant»
 (C.Vray )
Cependant, le fort d’Ambohimarina reste pour les français un lieu mystérieux : «Des légendes assez bizarres courent sur cet endroit qu’on prétend en communication avec l’intérieur de l’île par de longs couloirs souterrains qui conduiraient directement à Tananarive…» (C.Vray) ;
La détérioration des relations et la marche à la guerre
A partir de 1886 les relations vont prendre un tour plus agressif.
D’abord en raison de l’attitude expansionniste et de la mauvaise volonté du gouverneur de Diego Suarez, Froger , qui entraîne des incidents diplomatiques et militaires.
En réponse, les merina tentent de multiplier leurs postes de douane, puis, à partir de 1892, leurs postes militaires.
La situation devient alors de plus en plus tendue : le fort d’Ambohimarina est sur le qui-vive et les français renforcent la surveillance dans leurs postes militaires. En 1893 les Merina forment un blocus destiné à intercepter l’approvisionnement de Diego Suarez.
En 1894, la garnison d’Ambohimarina est renforcée. Les Merina installent un camp à Mahagaga et une batterie près du Point 6.
Antsirana se met alors sur pied de guerre, l’usine d’Antongombato est dotée de canons et les colons sont armés ou évacués sur Diego Suarez.
Le 20 décembre 1894 la Colonie de Diego Suarez est déclarée en état de siège.
Dans la nuit du 23 au 24 décembre les merina attaquent le poste de Mahatsinjoarivo mais ils sont repoussés.
Dans la nuit du 11 au 12 avril 1895, 3 compagnies d’infanterie de marine, une section d’artillerie et un bataillon de volontaires de La réunion attaquent le fort d’Ambohimarina qu’ils enlèvent à l’aube.
Les français s’emparent de ce que les merina ont laissé derrière eux : «un butin considérable» selon certains, «peu de choses» selon d’autres…
Deux des drapeaux merina saisis à Ambohimarina furent envoyés au maire de Saint-Denis par les Réunionnais ayant participé à l’attaque.
■S.Reutt - Ass. Ambre

Les deux visages de l'Afrique Cenamor cadres pour photos Madagascar et le Malawi en collaboration avec Isabel Caamaño


Luis P. Ferreiro | A CoruñaA l'intérieur du cercle de cache Grela Une boutique Smiles Gallery, située dans un entrepôt dans les années 40, où les meubles vintage matches de l'art et la photographie. Les hôtes locaux de l'exposition, vendredi dernier, la beauté africaine, un autre regard, un autre monde, dans lequel le photographe Mark Cenamor décrit son expérience au Malawi et à Madagascar, avec quelques images prises par Isabel Caamaño."Les photos sont à partir de 2008 et 2009. Nous étions au Malawi pour faire un documentaire avec le Live ONG Afrique, la vie d'un volontaire Corogne qui y travaillent », explique Cenamor. A Madagascar, nous étions sur un voyage d'agrément, mais avec l'intention de prendre des photos pour une exposition. Les premières images sont beaucoup plus sévères que celles de Madagascar, qui sont principalement des paysages. "Le Malawi a été la première expérience en Afrique sub-saharienne pour les deux artistes, et la situation ils se trouvaient a été très différente de la vue que nous avons en Europe dans ces pays: «Il ya ces images de l'Ethiopie il ya vingt ans avec des enfants au ventre gonflé par la faim. Il est plus difficile maintenant, parce que vous rencontrez des gens comme vous et moi, mais tout le monde a le paludisme ou le sida. Et il est difficile de croire qu'il est probable que la moitié des personnes que nous avons rencontrés là-bas, est maintenant mort. "Des images enregistrées y Cenamor Caamaño, choisissez l'une de son contenu symbolique. «Nous avons été coopérant avec un hangar où il y avait un immense tableau d'un Christ sur la croix, et nous voilà apprendre aux gens à utiliser des préservatifs», se souvient le photographe. Et à l'extérieur a été un groupe d'une vingtaine d'enfants qui jouent, inconscients du problème de ses parents et sa propre maladie. "La deuxième partie de la beauté de l'Afrique, centrée sur l'île de Madagascar, a un ton amical: «C'est une autre chose. Reste le tiers monde, mais ils ont un autre niveau. Par exemple, au Malawi seulement deux routes, tandis qu'à Madagascar, presque tout est ouvert. "Ce bloc se compose essentiellement d'aménagement paysager et des motifs de la tradition locale. Cenamor a été particulièrement impressionné par l'appel de la jungle train, qui se déroule intérieur des terres vers la côte, et dans laquelle les indigènes transporter tous types de biens, vivant ou mort, et un cimetière d'une grande importance pour le folklore local. "Nous sommes allés à une île qui est censé être enterré le pirate William Kidd. Selon la légende, qui était si sanguinaire qu'il fut enterré debout, il ne pouvait pas se reposer après la mort, et dit aussi son trésor encore enfoui à Madagascar. La plus grande exposition de photo est l'entrée du cimetière, qui montre un bateau amarré. "

Andry Rajoelina durcit sa position


MADAGASCAR. Le festival de Santabary a été une occasion pour Andry Rajoelina de s'exprimer sur la situation politique actuelle, notamment sur la mise en oeuvre de la feuille de route, objet de la tenue du sommet de Gaborone. Pour lui, que ce sommet aboutisse ou non à la signature, le processus se poursuivra.

Le président de la Transition prévient les éventuelles modifications du déroulement du sommet de Gaborone. Selon lui, le sommet de Gaborone ne devrait pas être un obstacle à la mise en oeuvre de la feuille de route. «Le sommet de Gaborone devrait être la suite logique du paraphe de la feuille de route et devrait aboutir à sa signature définitive. Que cela ne soit pas changé. Nous estimons que ce sommet ne doit plus servir à des négociations. L'article 23 de la feuille de route qui stipule qu' «Aucun acteur politique malgache, partie prenante ou non à la feuille de route ne peut ni ne doit s'arroger un droit de véto à l'exécution de cette feuille de route durant la période de la transition» confirme l'impossibilité de cette éventualité», a-t-il précisé, samedi dernier, dans son discours. 

«Personne ne peut nous forcer» 

Dans ce sens, Andry Rajoelina a martelé qu'aucun pays ne pourra obliger Madagascar dans tel ou tel sens, notamment sur les conditions à pour qu'un chef de l'Etat puisse se porter candidat. «Plusieurs Etats en Afrique ont organisé des élections. Leurs constitutions respectives ne stipulent pas que le chef de l'Etat devrait démissionner de son poste soixante jours avant la date du scrutin. Alors pourquoi obligent-ils Madagascar à le respecter ?», a-t-il fait savoir. 

Lui d'ajouter qu'aucune négociation ne devrait plus se faire au cours de ce sommet du 5 au 8 juin. «Nous avons fait beaucoup de concessions. Nous avons accepté de mettre en oeuvre la feuille de route qui a été proposée par les médiateurs de la Sadc pour que nous puissions sortir de la crise par l'organisation d'élections crédibles. Si certains ne veulent pas participer au processus, qu'ils restent en dehors de la Transition , la nation n'a pas besoin d'eux. Si Gaborone n'aboutit pas, nous poursuivrons notre chemin. Plusieurs Etats nous soutiennent et constatent l'évolution de la situation qui prévaut dans notre pays en dépit du fait que nous soyons sanctionnés», a-t-il insisté avec un ton ferme. 

La position actuelle des dirigeants de la Transition semblent avoir changé. Si, au retour des différents voyages en Afrique, Andry Rajoelina et ses partisans ont déclaré le succès du lobbying qu'ils ont mené dans plusieurs Etats d'Afrique, actuellement, le président de la Transition semble émettre un doute à ce sujet. En effet, les chefs d'Etat des pays d'Afrique auxquels la délégation du président de la Transition a rendu visite ont pris acte de ce travail de lobbying sans pour autant promettre quoi que ce soit. Par ailleurs, le camp adverse pourrait mener la même action pour soutenir sa position. 

Dans l'hypothèse où les recommandations de Gaborone vont à l'encontre de la position de Haute autorité de la Transition et si le régime actuel persiste à poursuivre le processus, la situation de la Grande île pourrait encore stagner. 

dimanche 29 mai 2011

Mirary fety sambatra ho an'ireo reny rehetra

Ho an'i Neny



Ho an'i Neny
Ho an'i Neny nahitako masoandro
Ianao nahatonga ahy ho olona
Na ny alina, na ny antoandro
Tsy nijanona ianao, fa nitolona.
Ho an'i Neny tsy nitandro hasasarana
Izay niankin-drindrina irery
Niandry ahy foana teo am-baravavarana
Tsy mba namela ahy ho very.
Ho an'i Neny fola-damosina
Nampinono, nitrotro, nibaby
Tsy namela ny fiainako hitrosina
Nampianatra ahy mba hitady.
Ho an'i Neny tsy lany fitiavana
Dia ilay fitiavana tsisy takalo
Fon-dReny tsy hita avanavana
Ilay fitiavana tsy mba nimalo.
Ho soa sy ho tian-Janahary
Ianao Reny Tiana, Mamy sy Lalaina
Hifanantitra aminay, tsy harary
Ho salama, tsy ho farofy aina.

Lanto



mercredi 25 mai 2011

la HAT envoie des éclaireurs à Gaborone


La Haute autorité de la transition (HAT) tente d''anticiper la réunion de Gaborone afin de prendre quelques longueurs en envoyant une délégation au siège de la SADC.
Le régime de Transition s'apprête à occuper le terrain aussi bien international que national avant la rencontre au Botswana, entre les parties prenantes (malgaches). Rencontre décidée par  le Sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), vendredi dernier, en Namibie.
La Haute autorité de la transition s'apprête à dépêcher une délégation à Gaborone, siège du bloc économique régional, d’ici la fin de la semaine (probablement jeudi). Cette délégation comprendra entre autres de Norbert Ratsirahonana, conseiller spécial d’Andry Rajoelina, président de la Transition, le ministre des Affaires étrangères, Yvette Sylla, et le  ministre d'État chargé de l'Économie et de l'industrie, Pierrot Rajaonarivelo. Le déplacement a  été confirmé par Harry Laurent Rahajason, ministre de la Communication.
Selon le ministre Rahajason, la délégation aura pour mission de demander des précisions sur les résolutions du récent Sommet de la SADC, et sur  la réunion de Gaborone dont la date n’a pas encore été fixée. Elle effectuera également une action de lobbying au siège même de la SADC (PHOTO).
L'offensive de la HAT ne s'arrête pas aux déplacements à l'étranger. Les membres du gouvernement seront déployés sur l'ensemble du territoire pour « mener des missions d'explications (...) dans le dessein d'informer le peuple », souligne un communiqué du bureau du Premier ministre.
Les ministres qui ont pour mission de préparer les élections (présidentielles et législatives), devront être sur le terrain dès jeudi ou vendredi, après le conseil des ministres qui se tiendra en principe ce mercredi. Pour leur part, les mouvances des trois anciens Présidents (opposition) envisagent elles aussi  l'envoi de délégations à Gaborone avant le rendez-vous décidé par le sommet de la SADC. Sur le terrain, elles poursuivent les rassemblements et ont envoyé à la préfecture de police une demande d'autorisation de manifester dans la capitale.
A noter qu’une dizaine de partis politiques malgaches ont paraphé la feuille de route élaborée par l’émissaire de la SADC. Ce document est toutefois rejeté par l’opposition. Toutes ces formations se seront conviées donc à Gaborone pour trouver une solution malgacho-malgache définitive à la crise politique qui secoue la Grande Ile depuis 2 ans.

la HAT envoie des éclaireurs à Gaborone


La Haute autorité de la transition (HAT) tente d''anticiper la réunion de Gaborone afin de prendre quelques longueurs en envoyant une délégation au siège de la SADC.
Le régime de Transition s'apprête à occuper le terrain aussi bien international que national avant la rencontre au Botswana, entre les parties prenantes (malgaches). Rencontre décidée par  le Sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), vendredi dernier, en Namibie.
La Haute autorité de la transition s'apprête à dépêcher une délégation à Gaborone, siège du bloc économique régional, d’ici la fin de la semaine (probablement jeudi). Cette délégation comprendra entre autres de Norbert Ratsirahonana, conseiller spécial d’Andry Rajoelina, président de la Transition, le ministre des Affaires étrangères, Yvette Sylla, et le  ministre d'État chargé de l'Économie et de l'industrie, Pierrot Rajaonarivelo. Le déplacement a  été confirmé par Harry Laurent Rahajason, ministre de la Communication.
Selon le ministre Rahajason, la délégation aura pour mission de demander des précisions sur les résolutions du récent Sommet de la SADC, et sur  la réunion de Gaborone dont la date n’a pas encore été fixée. Elle effectuera également une action de lobbying au siège même de la SADC (PHOTO).
L'offensive de la HAT ne s'arrête pas aux déplacements à l'étranger. Les membres du gouvernement seront déployés sur l'ensemble du territoire pour « mener des missions d'explications (...) dans le dessein d'informer le peuple », souligne un communiqué du bureau du Premier ministre.
Les ministres qui ont pour mission de préparer les élections (présidentielles et législatives), devront être sur le terrain dès jeudi ou vendredi, après le conseil des ministres qui se tiendra en principe ce mercredi. Pour leur part, les mouvances des trois anciens Présidents (opposition) envisagent elles aussi  l'envoi de délégations à Gaborone avant le rendez-vous décidé par le sommet de la SADC. Sur le terrain, elles poursuivent les rassemblements et ont envoyé à la préfecture de police une demande d'autorisation de manifester dans la capitale.
A noter qu’une dizaine de partis politiques malgaches ont paraphé la feuille de route élaborée par l’émissaire de la SADC. Ce document est toutefois rejeté par l’opposition. Toutes ces formations se seront conviées donc à Gaborone pour trouver une solution malgacho-malgache définitive à la crise politique qui secoue la Grande Ile depuis 2 ans.

Scandale à la brigade criminelle: Dépôt d’une plainte au BIANCO…


Une affaire de corruption pourrait éclater à la brigade criminelle Anosy à cause d’une affaire compliquée autour d’un différend sur un véhicule tout-terrain Santa-Fe.
Le propriétaire qui a obtenu tout les documents judiciaires l’autorisant à garder le véhicule Santa-Fe a été surpris par la décision de la brigade criminelle. Une forte suspicion de corruption pèse sur la brigade criminelle affirme les proches de Benoît Herard. Tout a commencé à la fin du mois dernier, un véhicule tout-terrain appartenant à un réunionnais, non résidant à Madagascar, du nom Benoît Herard (dont le facture d’achat est enregistré par Socimex en son nom) a été saisi par la brigade criminelle sur ordre du directeur de la police judiciaire, à la suite d’une plainte déposée par Patrick Emmanuël (ami du réunionnais). Le véhicule a été saisi malgré les documents judiciaires présentés par le réunionnais et son avocat faisant foi que le client de ce dernier est autorisé à garder le véhicule, mais la brigade criminelle est passé outre des documents judicaires et une enquête a tout de même été ouverte. D’autant plus que pour justifier son geste, la brigade criminelle a voulu poursuivre le réunionnais pour trafic d’armes, et une interdiction de sortie à son encontre a été émise. L’homme a toutefois retrouvé sa liberté. Actuellement, le dossier a eu un autre rebondissement.
Transmis devant le parquet d’Antananarivo, le dossier concernant le différend entre Benoît Herard et Patrick Emmanuël sur le véhicule tout-terrain Santa-Fe (Hyundai) a été classé sans suite par le premier substitut parce que la justice s’est déjà prononcée sur ce dossier. Ce même magistrat, selon l’article 236 de la procédure pénale,  a aussi donné un ordre de restitution du véhicule à son propriétaire Benoît Herard. Mais, grande fut la surprise de ce dernier lorsqu’il a voulu prendre possession du véhicule lundi dernier en apprenant que la voiture a été restituée par la police à Patrick Emmanuël pendant le week-end dernier. On apprend que le dénommé Patrick Emmanuel aurait présenté un autre document judiciaire l’autorisant à prendre possession du véhicule, ce qui est absurde puisqu’un dossier transmis au parquet ne peut pas être traité par deux magistrats différents. Ne sachant plus où se donner de la tête, le réunionnais compte déposer une plainte auprès du BIANCO (Bureau indépendant anti-corruption) en soupçonnant une affaire de corruption derrière cette affaire.
Le DPJ ainsi que d’autres personnes liées à cette affaire, qui pourrait être qualifiée de détournement de bien saisie, pourrait être convoqué au BIANCO pour être entendue dans cette affaire dans les prochains jours. D’autant plus que les responsables de l’enquête policière n’ont pas respecté les décisions de justice alors que la police est censée être la main exécutive de la justice.