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lundi 14 mars 2011

Les pétroliers montent au créneau



Le groupement pétrolier de Madagascar hausse le ton suite aux décisions du gouvernementales concernant son secteur d'activité. Dans un communiqué de presse, le groupement dénonce ainsi « le caractère unilatéral » de ces décisions qui pousserait l'ensemble de la profession à une situation financière délicate.


En effet, selon l'arrêté n° 4497/2011 du 03 mars 2011, les prix de vente de certains produits pétroliers destinés au marché intérieur doivent être inférieurs à des prix minima fixés par les autorités, et le tarif de stockage de ces produits pétroliers pratiqué par un membre du groupement est baissé de Ar 50/litre. 

Le groupement des pétroliers de Madagascar affirme dans le même communiqué que la profession a énormément contribué à la limitation de la hausse des prix des carburants, pour que les consommateurs ne soient pas handicapés quant à la flambée incessante des produits pétroliers. Depuis un an pourtant; les cours mondiaux ont augmenté de 30%. 

Cette contribution exceptionnelle que le groupement a accepté dans un espace de dialogue avec les autorités a fait l'engagement de compensation au travers des mécanismes que les autorités n'ont toujours pas mis en place, selon toujours le communiqué de presse. Et c'est ce que déplore le groupement pétrolier de Madagascar, qui demande à l'Etat la mise en place immédiate de mesures d'accompagnements pour ne pas déstabiliser les activités des compagnies pétrolières. 

Mis à part les risques financiers, des risques de problèmes dans la chaîne d'approvisionnement sont également à craindre. « Nous ne pouvons plus supporter seuls les derniers mouvements à la hausse des cours mondiaux liés aux évènement internationaux. » réitère le communiqué. 

Le groupement des pétroliers de Madagascar appelle ainsi à agir dans une démarche responsable et invite l'Etat à chercher ensemble des solutions pérennes pour ne pas fragiliser son domaine d'activités. 

Boeny Ar 990 millions pour l'agriculture

Le ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana Juscelyno (debout), lors du lancement du FRDA pour la région Boeny à Mahajanga

Le ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana Juscelyno (debout), lors du lancement du FRDA pour la région Boeny à Mahajanga





Il s'agit d'un fonds destiné au développement agricole régionaux. Les bénéficiaires doivent participer par des apports dont le taux varie selon la nature de leurs projets.
La cérémonie de lancement officiel du Fonds régional pour le développement agricole (FRDA) pour la région Boeny a eu lieu
au Zahamotel Amborovy, vendredi 4 mars, en présence du ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana Juscelyno.
Boeny est la 8è région à avoir bénéficié du FRDA. Il s’élève à Ar 990 millions et provient des ressources propres de l’État.
Les différents responsables, concernés de près ou de loin par ce fonds, ont rehaussé de leur présence cette cérémonie, à la fois la séance d’information sur le FRDA. À l’instar des chefs de district de Mahajanga I et II, Mitsinjo et Ambato Boeny, les responsables des centres de service agricole, les organisations paysannes de Marovoay et d'Ambato Boeny, les représentants des institutions financières et des services techniques déconcentrés.
Le directeur général d'Entreprendre à Madagascar, l’organisme d’appui dans la mise en place de ce fonds, a expliqué que le FRDA est prévu financer les projets de développement agricole tels que l’appui à l’amélioration de la production, au système d’informations, ainsi que les conseils et les formations.
Le FRDA est également destiné à l’appui à la structuration et au renforcement des organisations paysannes ainsi qu’à la recherche appliquée.
Renforcement
Les projets d’achat ou de location de matériels agricoles peuvent également être financés par ce fonds.
« Vu le contexte de financement insuffisant du développement agricole, des budgets publics et l’accès plus ou moins difficile à la micro-finance à Madagascar, l’État a créé le Fonds pour le développement agricole », a souligné le ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana Juscelyno.
Elias Randrianarisoa, coordonnateur national du FDA, rattaché au ministère de l’Agriculture, a tenu à préciser quelques critères d’octroi des subventions. « Les taux de subvention ne sont pas les mêmes pour les organisations paysannes des zones enclavées et non enclavées, de même que pour les zones où il y a la présence ou non des coopératives de micro-finance », a-t-il souligné.

Les conditions d’octroi
Les projets présentant les aspects de développement cités doivent avoir l’approbation des membres du Comité régional d’orientation et d’appui (CROA). C’est un comité composé de 14 membres dont un représentant de la région, un de la DRDR, un de la direction du Trésor, un du Tranoben’ny Tantsaha, six des organisations paysannes, deux du secteur de l’agro-industriel et privé, deux des institutions de micro-finance. C’est l’organe délibérant de ce fonds.
Le PDSR et le FRDA se complètent de par le fait que des dossiers présentés au PSDR peuvent être financés par le FRDA. C’est en fonction de la nature du dossier et du montant demandé.
L’apport des bénéficiaires et des organisations paysannes, dont le taux varie selon la nature du projet, est une des conditions majeures d’obtention de ce fonds.

vendredi 11 mars 2011

Circuit du riz Un problème structurel difficile

circuit1L’Etat a avancé la semaine dernière de faire des efforts d’assainissement dans le circuit de distribution suivant les objectifs de recettes définis dans la loi de finances. En effet, nombreux détaillants exercent les activités de grossistes aujourd’hui, on les connaît sous l’appellation de grossiste informel. Les autorités vont continuer selon, leur dire, de procéder au contrôle strict des ventes sans factures ainsi que beaucoup d’autres mesures nécessaires. Mais les grossistes, de leur côté, ont voulu réagir à cette initiative des autorités en affirmant que celles-ci devront commencer leur contrôle depuis le plus haut niveau du circuit, à savoir les importateurs et industriels et non au milieu (grossiste). Le premier responsable du CGPM a annoncé que cette décision de l’Etat risque d’affecter la vie de la nation puisque cela fait déjà 20 ans que le circuit de distribution national a fonctionné de cette façon. D’ajouter, qu’ils payent déjà des impôts et l’Etat devrait cibler plutôt ces importateurs ainsi que les informels. Comme le riz est toujours sujet d’actualité, une étude approfondie menée par le PAM (Programme alimentaire mondial)  parue en juin 2009 a montré que le circuit de commercialisation du riz dans la Grande île débute depuis les producteurs, passant ensuite vers les collecteurs et grossistes, vers le détaillant urbain, enfin micro-détaillant urbain et consommateur urbain. Le même rapport précise très bien que les importateurs ne sont que ces grossistes et collecteurs, ces derniers font ces différentes manœuvres juste pour contrôler les prix producteurs et au niveau national pour une fin de profit. Ces deux acteurs collaborent très étroitement dans le circuit et font un monopole puisqu’ils dominent ce circuit. De-là découle l’explication à ce que pourquoi la population malgache ne consomme que des riz importés de mauvaises qualité alors que même en 2009, (et peut-être aussi en 2010 puisque le ministère de l’Agriculture parle d’une production de 5 millions de tonnes de paddy) la production nationale en riz a encore couvert la capacité (116 pour cent) de consommation nationale. Le fait que le premier responsable du CGPM a affirmé que la vie de la nation en dépend confirme leur monopole. Ce n’est pas juste que la population malgache consomme des riz importés de mauvaise qualité alors que la production nationale n’est pas si insuffisante, selon les statistiques. Avec la mauvaise récolte prévue pour l’année en cours, qu’en est-il de la situation de la population malgache à la prochaine période soudure ? La structure mérite sérieusement d’être corrigée.

jeudi 10 mars 2011

CGM Ricky pense à la relève

Ricky en train d’apprécier le son de sa musique


Ricky a été fortement apprécié par son public. Mais lui, veut laisser la place aux jeunes artistes qui pourront lui succéder dans la poursuite de son art et de sa musique.
Ricky a emmené le public à travers la « Musique conscience universelle », samedi, au Centre germano-malgache. Ce thème a été démontré à travers les paroles de ses chansons. Il a mené ce thème car l'instabilité sociale règne ces derniers temps dans le monde entier. « Il est temps que le monde se tourne vers l'art et la musique » explique- t- il. On entend davantage les titres dans l'album « Zarahasina » et « Ody aina » mais le public a été aussi gâté par de nouveaux morceaux jamais entendus, un avant-goût du prochain album de Vazimba Vocal.
Dans le premier titre chanté, il a évoqué que l'homme doit préserver d'abord l'environnement pour vivre en harmonie avec la nature. Puis, vient la musique qui berce le coeur du public avec son rythme pour le conduire à aimer l'art et la musique dont « Tsy mety milaza », « Odiaina », etc.
La musique de Ricky qui s'améliore à mesure a ébahi le public. Ses percussionnistes jeunes et talentueux ont concouru à transmettre la musique dans le coeur du public. Tanjona et Teddy ont marqué la soirée. Mais les yeux du public ne se sont pas focalisés seulement sur ces deux garçons, car les belles voix de Dina, Felana, Iony et Safidy ont aussi attiré son regard. Ces jeunes filles ont bien accompli leur mission.
Ricky fait toujours battre le coeur de son public. Ce dernier est composé en général des spectateurs de « Manal'azy ». Il a fait de ses jeunes admirateurs des accros à sa musique aussi riche en mélodie qu'en paroles. « On ne rate jamais le spectacle de Ricky depuis Manal'azy » affirme Jimmy Randrianiana, un fan de l'artiste.
Mais à part ce public de Manal'azy, des personnalités du monde culturel sont venues apprécier ce concert. C'est le cas de l'écrivaine Michèle Rakotoson. Il y avait aussi Temandrota et Tahina Rakotoarivony, des peintres contemporains.

Madagascar : un nouveau gouvernement pour lundi

Madagascar : un nouveau gouvernement pour lundi

Hier soir, le Premier Ministre malgache, Albert Camille Vital, a déposé la lettre de démission de son gouvernement entre les mains du Président de la Haute Autorité de la Transition, Andry Rajoelina. Ceci a été fait dans le respect des engagements dans la feuille de route paraphée mercredi dernier. Un nouveau gouvernement sera mis en place lundi prochain. 


 
 
 
Comme convenu dans la feuille de route paraphée au Centre de Conférence International d’Ivato, à Tananarive, un gouvernement d’union nationale sera en place lundi 14 mars à Madagascar. Afin d’avoir une formation de gouvernement dans la pure transparence, le gouvernement Vital a déposé sa démission hier soir. Cette décision a été acceptée par le Président de la HAT par le décret n° 2011-133. Les anciens membres du gouvernement resteront quand même à leur poste pour s’occuper des affaires courantes afin d’éviter le vide institutionnel pendant le week-end.
 
 
La constitution du gouvernement d’union nationale annoncée pour lundi ne sera pas de tout repos. Depuis plusieurs mois, des noms ont été suggérés pour ce poste et le choix ne va pas être facile. L’ancien premier ministre Mangalaza Eugène, par exemple, fait partie des candidats en tête de liste. Tout comme Zazah Ramandimbiarison qui a été ministre durant l’ancien régime. Le retour d’Albert Camille Vital aussi n’est pas à exclure. Les parties politiques disposent donc du week-end pour faire leur proposition.
 
 
Une question se pose actuellement dans l’esprit des Malgaches, est-ce que la mouvance de l’ancien président Ravalomanana va proposer un premier ministre ? Pour le moment, on sait juste qu’elle attend encore l’aval de ce dernier pour procéder à la signature de la feuille de route qui est l’option essentielle pour qu’elle puisse présenter le document de réserve qu’elle compte donner à Simao. Son chef de délégation Mamy Rakotoarivelo a cependant déclaré que la mouvance était contre cette formation de nouveau gouvernement, elle la juge trop précipitée.

réactions mitigées au paraphe de la feuille de route

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Andry Rajoelina, Président de la HAT (DR)
La feuille de route pour sortir Madagascar de la crise politique paraphée mercredi après-midi à Antananarivo, la capitale malgache, a suscité des réactions de la part des personnalités politiques et des représentants diplomatiques travaillant à Madagascar.
L’ émissaire de la Communauté de développement de l’ Afrique Australe (SADC), Léonardo Simao a déclaré mercredi soir "avoir franchi une étape importante par le paraphe de cette feuille de route à l’ issue de négociations parfois difficiles".
"Ce document constitue maintenant une base commune sur laquelle il appartient à la classe politique malgache de constituer un gouvernement transitionnel inclusif. Lequel aura surtout la principale tâche de préparer le pays à des élections crédibles, libres et transparentes. Ce n’ est qu’ à l’ issue de ces élections que nous pouvons considérer le retour de Madagascar à l’ordre constitutionnel", a-t-il iniduqé.
Huit grandes entités politiques et plus d’ une cinquantaine de petits partis politiques, ont apposé leur paraphe en bas de ce document en affirmant que seule cette feuille de route est la solution à la sortie de crise malgache qui a tant durée.
Le président du Congrès de la transition, Raharinaivo Andrianatoandro a affirmé que "le principe de l’inclusivité est bien décrite dans cette feuille de route" qui "respecte l’ intérêt supérieur de la Nation", et d’ajouer : "Je pense que nous sortirons bientôt de cette crise politique".
"La feuille de route couronne les actions de persuasion auprès des autres mouvances et sa signature est une bonne chose pour la Nation", a affirmé un conseiller spécial à la primature de la transition.
Concernant les trois mouvances des anciens présidents malgaches dont Didier Ratsiraka, Zafy Albert et Ravalomanana, ils affirment que "nous demeurons fermement convaincus que cette feuille de route n’ apportera pas la solution à la crise".
Par la suite, les trois mouvances interpellent la communauté internationale à l’ organisation d’ une rencontre au sommet entre les quatre chefs de file et les autres tendances politiques dans la capitale.
Le chef de la délégation de la mouvance Ratsiraka, Ange Andrianarisoa a précisé que "cette réunion n’ est pas en vue d’ instaurer un gouvernement bis ou insurrectionnel mais nous estimons simplement que toutes les parties prenantes à la résolution de la crise doivent se mettre autour d’ une table".
Le secrétaire général du parti de l’ ancien président malgache Marc Ravalomanana et chef de sa mouvance, Mamy Rakotoarivelo, a considéré que les paraphes ne signifiaient pas que cette feuille de route soit la définitive, et que d’ autres propositions d’ amendement devraient encore être adressées à M. Simao avant qu’ ils signeriont définitivement la feuille de route.
L’ ambassadeur de France à Madagascar est déjà catégorique en affirmant que "aucune révision ne sera plus possible à cette feuille de route" et qu’ il faut maintenant "s’ atteler à la réalisation de tout ce qui y est mentionné".
Madagascar tente de sortir d’ une crise déclenchée il y a deux ans. Plusieurs négociations ont déjà été effectuées et des accords établis, sans avoir aboutit à une transition consensuelle.
De nos jours, la feuille de routes proposée par l’ émissaire de la Communauté de Développement de l’ Afrique Australe (SADC), Léonardo Simao, en fin janvier dernier et corrigée par Joaquim Chissano en mi-février, est considérée par certains analystes comme le meilleur moyen pour résoudre la crise politique malgache.

mardi 8 mars 2011

La dualité Ariary-Fmg, un piège à… gogos




Les vazaha autant que les Malagasy résidant à l’étranger déclinent avec aisance la monnaie en ariary. De son côté, le Malagasy du coin jongle avec les deux monnaies, l’ariary et le fmg, en manifestant une inclination en faveur du fmg, qu’il s’agisse du citoyen lambda ou des « aristos » modernes. Il ne s’agit pas d’une question de snobisme ; ce n’est parfois qu’un raccourci pragmatique, surtout quand on utilise la langue malgache. 17.835 fmg, par exemple, comment les convertir en ariary ? Outre le fait de devoir transformer cette somme en ariary en la divisant par cinq, l’exprimer en langue malgache exige une deuxième gymnastique intellectuelle, celle de lire le nombre de droite à gauche, une singularité particulière à Madagascar que cet ordre d’épeler les chiffres à partir des unités pour remonter aux dixièmes, puis centaines et ainsi de suite. Pour revenir à l’exemple de 17.835 fmg, la somme en ariary s’élève donc à 8907, plus facile à écrire qu’à dire dans la langue du pays : 7 ariary 9 centaines et 8 milliers. Ce n’est pas toujours un plaisir de fouiller ainsi et on ne peut que comprendre la marchande de brèdes qui, même sans connaître la langue de Molière, annonce le prix de façon claire « 1350 » (sic) au lieu de 70 et 200 ariary. 
Là, on ne parle que des difficultés d’utilisation au quotidien ; lorsque l’on constate des difficultés, certains esprits imaginent de suite des opportunités pour exploiter ces difficultés à leur profit. Le double étiquetage y remédie en partie ; mais tout le monde ne pratique pas ce procédé. Les petits commerçants restent en majorité aux indications en fmg que les petites gens des agglomérations urbaines perçoivent mieux, alors que la grande distribution utilise de préférence l’ariary qui n’est pas toujours pratique pour les autochtones ; parfois, quand ceux-ci ne font pas très attention, ce qu’ils avaient cru être la bonne affaire devient la mauvaise surprise lors du passage aux caisses.
Les organisateurs de jeux publics le savent très bien, sur les documents officiels ils chiffrent les lots en ariary, alors que pour donner plus d’impact à leur communication, ils affichent cagnottes ou autre tirelires en fmg, millions et milliards résonnent mieux une fois multipliés par 5.