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lundi 28 février 2011

INVESTISSEMENTS MINIERS Les institutions de développement loin derrière le privé


Dans le secteur minier, le rôle des investisseurs privés prime, et de très loin, sur celui des institutions financières de développement (IFD), en retrait.
Pourtant, celles-ci sont considérées comme précieuses par leur vocation à soutenir des projets risqués et à jouer un rôle d’entraînement dans toutes les réformes nécessaires au secteur, notamment une meilleure répartition des revenus ou l’atténuation des impacts sociaux et environnementaux.
C’est d’ailleurs très peu de temps après que le secteur minier a été réformé avec le soutien de la Banque mondiale en 2005 que QMM s’est engagé, en 2005 et 2006, à investir 5,5 milliards de dollars pour deux projets, le plus gros investissement minier signé jusque-là dans le pays.
Ce qu’elles pourraient apporter
Selon des experts de l’institution financière de développement française Proparco, Jérôme Bertrand-Hardy et Xavier Darrieutort, l’intervention des IFD permettrait de mieux s’assurer du respect par les projets de la législation environnementale et sociale, et d’aller encore plus loin. Les IFD se sont en effet engagées à respecter les normes internationales de référence qui concernent les projets miniers, en particulier les « Critères de performance en matière de durabilité sociale et environnementale » définis par la Société financière internationale (SFI), qui rendent par exemple la compensation monétaire des personnes déplacées obligatoire pour les avoirs immobiliers ou mobiliers perdus, et impliquent leur relogement dans une maison neuve ainsi qu’une restauration durable de leurs revenus.
En matière fiscale, les IFD sont particulièrement attentives à la contribution du secteur minier au développement économique de Madagascar. Elles veulent donc savoir si les projets dans lesquels elles investissent sont soumis à un régime fiscal qui assure une juste rémunération de l’État, les bailleurs devant se garder de financer des projets faisant appel à des techniques « d’optimisation fiscale », qui privent les États de revenus qu’ils sont en droit de percevoir.
Le privé suffisamment solide
Malgré toutes les assurances tant sociales qu’économiques et environnementales que l’entrée en jeu des IFD dans le secteur minier pourrait procurer, leur discrétion dans ce domaine n’est pas forcément négative. En effet, les IFD appliquent le principe de la subsidiarité financière, c’est-à-dire qu’elles n’interviennent dans le financement d’un projet ou d’une entreprise que si les investisseurs ou les prêteurs privés font défaut. Donc, si elles sont discrètes à Madagascar, c’est que leur intervention n’est pas nécessaire, les bailleurs privés et les banques spécialisées sont suffisamment solides et jugent les projets suffisamment rentables pour intervenir seuls, même si beaucoup attendent pour cela la fin de la transition, et se cantonnent pour l’instant à des activités de repérage et d’explorations superficielles. La subsidiarité financière des IFD est encore moins prégnante en période de hausse des cours. Portés en effet par un marché mondial des matières premières en forte croissance entre 2004 et 2009, les investissements miniers dans le monde ont crû de 39 % sur cette période. La crise financière, qui a coïncidé avec une déprime des marchés de matières premières, a elle-même épargné le secteur minier.
Bien que les IFD soient en retrait dans le domaine minier, il serait inexact de dire qu’elles y sont totalement étrangères. En effet, comme exceptions à ce principe, on trouve des sommes significatives investies par la Banque européenne d’investissement (BEI) dans les projets d’exploitation du nickel et la garantie de prêt offerte à QMM par la Banque mondiale pour la réhabilitation du port d’Ehoala.

PARCS NATIONAUX L’Isalo renaît de ses cendres

L’histoire retiendra que le 19 septembre 2010, le parc national de l’Isalo a été défiguré par un feu de brousse. Au total, 22 mille hectares, soit 8% de la superficie totale (85150 ha) ont été dévastés par l’incendie. Et le circuit de Namaza, le plus visité et qui abrite trois espèces de lémuriens, 86 espèces d’oiseaux endémiques, sans parler des sites prisés par les touristes comme les piscines noires et bleues et la cascade de nymphe, a été le plus touché. Le 26 septembre, grâce à l’initiative du Tour opérateur professionnel de Madagascar (Top Mada), toutes les entités du secteur comme le ministère du Tourisme et de l’artisanat, le ministère de l’Environnement, l’office national du tourisme de Madagascar et Madagascar national parks (MNP) se sont donné la main pour restaurer le parc par le biais de la reforestation.
315 jeunes plants du parc, notamment de Tamarin et de Vohindraka, qui constituent la base alimentaire des lémuriens, ont été sur le site de Namaza. Le ministre du Tourisme a incité les villageois qui vivent autour du parc à faire très attention, « si tout le monde est vigilant et si les feux de brousse sont maîtrisés, les fonds destinés à lutter contre les feux de brousse pourront être utilisés à financer d’autres projets ». En 2009, 16 cas de feux de brousse ont été recensés et 6 mille hectares sont partis en fumée puis 2010, 6 cas d’incendie ont été maîtrisés.
Outre la sensibilisation des gens, il y a aussi une étroite collaboration avec le Madagascar national parks en installant tout autour du parc des pare-feux. A ce sujet, le MNP a même fait signer aux villageois un cahier des charges dans le dessein de les responsabiliser.
Et la nouveauté de cette année sera l’action lancée par le ministère de l’environnement en partenariat avec le MNP. Prochainement, les touristes aussi bien nationaux qu’internationaux auront l’occasion de participer à la préservation et la protection du parc en replantant des arbres dans l’Isalo. Et une fois partis, ils pourront localiser sur GPS leurs plantes et suivront dans ce sens leur évolution. L’Isalo renaît de ses cendres.

Dix ans fastueux d’Ambondrona

Le groupe Ambondrona au complet lors de la conférence de presse au Le Bus à Antenimena.
Le groupe Ambondrona célèbre une décennie cette année. Les fans, la principale motivation de la bande, seront gâtés. 
Dix ans, ça passe vite. Cette expression pourrait, jusqu'ici, résumer le parcours du groupe Ambondrona. « Nous avons vécu les deux dernières crises de 2002 et 2009 en dix ans. Des situations pas toujours faciles quand on démarre et qu’il s'agit de gérer une carrière », reconnaît Beranto, lors de la conférence de presse, hier au Le Bus à Antanimena.
En 2001, Ambondrona a lancé, par une musique accessible, le souffle de la jeunesse sur la scène rock tananarivienne et malgache. À Vatomandry, parexemple, le groupe est presque une référence chez les musiciens en herbe. Aujourd'hui, ils sont cinq membres. Le dernier à avoir quitté le bateau a été le percussionniste attitré.
« Il a décidé de partir , mi-2010,sur une décision artistique », informe t-il. Le groupe Ambondrona a toujours su imposer l'élégance des grands de la scène, tout en gardant la même signature.
« Nos chansons se tourneront de plus en plus vers le social », ajoute celui qui joue le rôle de grand frère du groupe.
Des nouveautés 
Cette année, Ambondrona veut mettre le paquet. La célébration prendra fin par un concert dans la salle mythique de la Cigale à Paris en 2012. C'est encore loin, mais Beranto tient à souligner que les nouveautés seront au rendez-vous dès cette année. « Vers le deuxième semestre, nous allons entrer en studio pour préparer le prochain album », annonce-t-il.
Les fans, vers qui les premières reconnaissances du groupe se dirigent, n'en attendent sûrement pas moins. Et Ambondrona mettra la barre très haut. « Le groupe s'est assuré les services d'une sonorisation et de jeux de lumière de marque Admark pour les concerts à Antsahamanitra et dans les autres villes du pays. Nous allons aussi officialiser le label Ilay tanàna pour mettre en place nos projets,comme la création d'un studio ouvert à tous. C'est notre contribution pour la nouvelle génération ». Une tendance à la maturité que leur clip sur la nouvelle chanson « Fanamby » fait ressentir.

Le chocolat de Madagascar et ses vertus


Cacao de MadagascarOn dit toujours que le chocolat n’est pas bon pour le foie, les personnes qui font attention à leur poids et à leur forme en limitent la consommation car il est très riche, 100g de chocolat au lait contient 550 calories. Mais comment résister quand les chocolatiers produisent de si bonnes friandises à Madagascar, allant des coupe-faims aux chocolats de haute qualité. Un peu de culture et d’histoire avant de voir les bienfaits du chocolat sur notre corps.

La zone de culture du cacao à Madagascar se trouve principalement dans les Régions Diana et Sava : Ambilobe, Ambanja, Sambava, Antalaha. 4000 tonnes sont produites chaque année et la superficie totale de culture est de 15 000ha. Une grande quantité de la production en cacao de Madagascar est exportée car le cacao malgache est très demandé grâce à sa qualité. Ces régions produisent trois variétés de cacao : la criollo, la forastero, et la trinitario. Les chocolats produits avec le cacao de Madagascar ont déjà remporté des prix au niveau international, en 2004 par exemple, la gamme de chocolat « Cluizel » a été élue meilleur chocolat lors du salon international du chocolat à Paris. Quant à l’industrie malgache du chocolat, Chocolaterie Robert (fondée en 1937 par un Réunionnais), elle a remporté le Silver Cup de l’Académie du Chocolat à Paris avec le chocolat Moramora. Depuis sa création, la chocolaterie Robert ne cesse d’évoluer, elle produit de la poudre de cacao en sachet, des tablettes de chocolat, des coupe-faim, des bûches de noël… Elle entre petit à petit dans le marché américain en réservant la marque « Vaovao Chocolate » aux épiceries fines. La chocolaterie Robert sert déjà le marché de l’Océan Indien.
CHOCOLAT MOUSSEUX
pour 6 personnes
Ingrédients : ¼ de litre de lait, 300g de crème fraîche, 50g de sucre, 20g de farine, 30g de cacao, 2 jaunes d’œufs.
- Fouetter les jaunes d’œufs et le sucre jusqu’à ce que ce dernier soit fondu. Tamiser la farine et l’ajouter au mélange, continuer à fouetter pour qu’il n’y ait pas de grumeaux.
- Porter le lait à ébullition, le verser sur le mélange et continuer à battre. Porter le tout à ébullition en remuant avec une cuillère en bois.
- Ajouter le cacao en remuant. - Laisser refroidir la crème.
-En attendant, battre la crème fraîche en chantilly (utiliser une batteuse ou un fouet pour raffermir la crème).
- Mélanger la crème au chocolat à la crème chantilly, servir froid.
Jusqu’au 19ème siècle, le chocolat a été surtout reconnu pour ses vertus médicinales. A Madagascar, le chocolat n’est pas inclus dans les habitudes alimentaires de la majorité de la population. Sa consommation n’est pas un besoin pour les ménages car il coûté cher. Pourtant en période d’examens, élèves et étudiants se précipitent aux épiceries pour en acheter. En effet, son action psychologique n’est pas inconnue. Le potassium, le magnésium et les vitamines contenus dans le cacao dynamisent notre organisme et agissent sur notre état nerveux. La théobromine et la caféine qu’il contient calment les angoisses, c’est donc un antistress.
Dans la culture occidentale, on parle beaucoup de l’effet du chocolat sur la vie sexuelle. Des recherches ont en effet montré qu’il y a bien un lien entre satisfaction sexuelle et consommation du chocolat.
En ce qui concerne la relation entre prise de poids et chocolat, la prise de poids pourrait être évitée si l’on ne consomme que du chocolat riche en polyphénols c’est-à-dire du chocolat noir pauvre en graisse et en sucre. Il faut savoir aussi que le chocolat noir agit sur la pression artérielle, elle la diminue légèrement. C’est pour cela que l’on dit que consommer du chocolat noir réduit de façon significative (5 à 8%) le risque de mourir d’une attaque cérébrale ou cardiaque. Le chocolat noir diminuerait les risques de blocage des artères en éliminant la coagulation sanguine. Il arrête aussi la diarrhée.
Les chocolats fortement dosés en cacao sont des anti caries grâce aux tanins, au phosphate et au fluor contenus dans le cacao, trop de sucre dans le chocolat réduit cette action. Et puis si le chocolat fait mal au foie c’est qu’il est dû à une indigestion après une consommation excessive.
Pour ces multiples vertus, nombreux sont ceux qui font du chocolat un placebo. Un peu de glace au chocolat ou une tablette de chocolat pour soigner les petits maux et l’angoisse. Mais il faut le consommer avec modération.
■ V.M

Les tortues, les plus menacées de tous les vertébrés

Une tortue des Galapagos.


BIODIVERSITE - Un rapport de l'UICN rappelle que les tortues sont les animaux les plus menacés d'extinction...

Elles sont moins populaires que les pandas ou les tigres, mais les tortues ont aussi besoin d’aide. Parmi les 328 espèces de tortues, plus de la moitié sont en grand danger d’extinction, selon un rapport de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature). Si rien n’est fait pour endiguer leur disparition, ce sont au moins 25 espèces, les plus menacées, qui pourraient disparaître dans les prochaines décennies, avertit l’IUCN.

George, la dernière tortue Pinta

La tortue la plus menacée d’extinction est une sous-espèce de la tortue géante des Galápagos, la tortue de Pinta. Il ne reste plus qu’un seul représentant de cette espèce, baptisé «Lonesome George», vivant dans une station de recherche sur une île d’Equateur. Les scientifiques n’ayant pas réussi à le faire se reproduire, George sera la dernière tortue Pinta.
Deuxième dans la liste des espèces menacées, la tortue géante à carapace molle du Yangtze, qui vit en Chine et au Vietnam, a souffert de la pollution et de la destruction des zones humides dans lesquelles elle vivait. Elles ne sont plus aujourd’hui que quatre survivantes dans des zoos en Chine. Les essais de reproduction ont là aussi échoué.

100.000 tortues pour un jour de fête

Continent le plus dangereux pour les tortues, l’Asie consomme l’animal lors des fêtes religieuses: «Dans un seul marché de Dhaka, au Bangladesh, près de 100.000 tortues sauvages sont capturées et vendues pour être mangées à l’occasion d’une journée de fête religieuse, une fois par an», rapporte l’IUCN. Les tortues sont également chassées pour la médecine traditionnelle chinoise, ou pour être vendues comme animal domestique.
La destruction des habitats reste toutefois la plus grande menace qui pèse sur les tortues. La petite tortue «feuille d’Annam» du Vietnam a ainsi pâti de la disparitiondes basses terres converties en terrains agricoles ou occupées par les villes en expansion. La pollution des côtes et la pêche sont également montrées du doigt: près de huit millions de tortues auraient été attrapées dans les filets de pêche et tuées depuis 1990.

Les tortues peuvent valoir très cher

L’UICN appelle à la mise en place de plans de conservation des espèces menacées, comme celui mené par la Turtle Survival Alliance (TSA). Depuis 2001, elle rapproche les mâles et les femelles des espèces menacées pour assurer une descendance et sensibilise les populations des régions concernées avec des ateliers de reconversion pour les braconniers en Inde ou des programmes locaux de protection des tortues à Madagascar.
Mais la disparition des tortues ne fait pas que des mécontents. La «marchandise» se raréfiant, un marché noir de la tortue s’est développé, sur lequel les animaux peuvent atteindre des prix très élevés: des centaines de milliers de dollars pour les espèces les plus rares selon l’IUCN.

Conjoncture Didier Ratsiraka, interdit d’entrée au pays



Les autorités de Madagascar ont émis ce vendredi 25 février 2011 un NOTAM à l’endroit de Didier Ratsiraka et consorts. Ils sont interdits d’entrée au pays. La note recommande aux compagnies de navigation aérienne de leur refuser d’embarquer à bord de leurs appareils à destination de Madagascar.
Après Marc Ravalomanana et compagnie, voici donc que l’ancien chef d’État et ancien président de la République ainsi que ses proches en exil à Paris, ne peuvent pas eux non plus retourner dans leur terre natale.
Didier Ratsiraka avait annoncé depuis le mois de novembre dernier qu’il rentrera au pays aussitôt son fils rétabli de sa maladie, pour proposer personnellement aux Malgaches deux ou trois solutions pour résoudre la crise. Selon Mme Ramisandrazana, cadre de la mouvance Didier Ratsiraka, cela fait plus d’un mois que le comité en charge des préparatifs d’accueil de Didier Ratsiraka attend que les autorités de la HAT l’informe sur le site d’hébergement et les personnels qui auront à assurer sa sécurité, mais en vain. Pire, en réponse à leur demande donc, les autorités de la HAT estiment que Didier Ratsiraka et consorts sont indésirables au même titre que Marc Ravalomanana et ses proches. Le pays n’aurait donc pas besoin d’eux pour résoudre la crise. La rencontre politique convoquée par le président de la HAT pour ce mardi ou mercredi prochain devrait sans doute décider seule de l’avenir de la population malgache.

Radion’ny Gasy: Les députés Arinosy Jacques et Randriamandimbisoa Félix recherchés

La direction de la sécurité du territoire (DST), qui mène les opérations et les enquêtes sur le démantèlement de la radio pirate, recherche activement les anciens députés Arinosy Jacques (élu dans le 1er Arrondissements) et Félix Randriamandimbisoa (élu dans le 4ème Arrondissement), ainsi que le Dr. Harisoa, la femme de l’ex-député d’Ambositra.
On apprend aussi que la DST a procédé à l’arrestation d’un certain Jaona, propriétaire de la station d’essence Galana à Ampitatafika qui a voulu se cacher dans son grenier, d’une certaine Mme. Clarisse, chef Fokontany de Nanisana, et d’une certaine Mlle. Tantely, responsable de l’orphelinat FJKM Ambohimitsimbina.
Les personnes arrêtés dans le cadre de l’affaire « Radion’ ny Gasy » sont au nombre de sept. Ils seront déférés au parquet en fin de semaine, apprend-on.