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mardi 7 décembre 2010

Marc Ravalomanana Ratsiraka Didier course au retour à Madagascar

Apès Ratsiraka Didier, maintenant Marc  Ravalomanana, les deux présidents déchus de la Grande île parlent de leurs retours 

 Marc Ravalomanana  promis d'être de retour avant la fin de l'année dans son pays. Actuellement en exil en Afrique du Sud, l'ancien homme fort de Madagascar s'est adressé par téléphone à ses partisans réunis à Tanjombato, lors d'une réunion réunissant les trois mouvances des trois anciens présidents malgaches


Même si officiellement les trois mouvances étaient réunies hier dans l’enceinte du Magro Tanjombato, ce sont bien les partisans de Marc Ravalomanana qui ont constitué l'essentiel des militants présents. Malgré son éloignement, l’ancien président de la République "élu" a encouragé ses partisans "à continuer la lutte, malgré le contexte actuel". S'adressant par téléphone à la foule, il a surtout annoncé son retour chez lui avant la fin de l'année. 

"Je serai de retour avant Noël", a-t-il déclaré, avant de rappeler que son combat était "aux antipodes des agissements des tenants du pouvoir actuel". 

Rajoelina ne peut participer aux élections présidentielles selon la charte de l’Union Africaine 

Marc Ravalomanana s’est aussi adressé indirectement à Andry Rajoelina en exigeant la libération sans condition des détenus politiques parmi lesquels son ancien porte-parole Fetison Rakoto Andrianirina. 

Répondant à la possible présentation du président de la transition aux élections présidentielles de 2011, l’ancien président a mis en avant l’article 25 de la charte de l’Union Africaine qui précise que "les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur État". 

Il a également pointé du doigt l'inaction de la communauté internationale qui "patauge dans ce maquis de négociations et autres conciliabules depuis deux ans" sans succès. 

Le Premier ministre Camille Vital à Mahajanga Rien que des sottises !


Samedi 4 décembre dernier, le Premier ministre Camille Vital a saisi l’occasion de l’inauguration de la nouvelle gare routière de Mahajanga pour fustiger les empêcheurs de tourner en rond et en particulier la communauté internationale dont les pays qui ne reconnaissent pas le régime en place.
Il a adressé en français, un message à tous les non Malgaches, disant que « le référendum s’est bel et bien déroulé malgré quelques lacunes et, je vous prie Mr le PCA (ndlr : le PCA de Jovenna, une des sociétés de distribution de produits pétroliers qui évoluent dans le pays), de faire savoir à ceux qui ne savent pas et à ceux qui feignent de ne pas savoir que nous avons réussi le référendum du 17 novembre avec les plus de 52% de participation des malgaches , un taux jamais connu au cours des autres référendums qui ont eu lieu dans ce pays et dont le taux de participation n’a aucun dépassé les 42% ». (fin de citation)
Le lundi 11 octobre dernier, Sahondra Rabenarivo a diffusé sur internet (voir Madagascar Tribune.com du lundi 11 octobre) en indiquant les sources qu’elle a utilisées comme étant le Journal Officiel, les scrutins référendaires auxquels les citoyens malgaches étaient appelés depuis 1972.
Nous lisons que le taux de participation lors du dernier référendum pour la révision constitutionnelle de 2007 (sous le régime du président Marc Ravalomanana) était de 43,70%. C’est le taux de participation le moins élevé. Le OUI avait gagné à 75,33% des suffrages exprimés contre 24,67% pour le Non.
Le référendum constitutionnel du 15 mars 1998 avait enregistré un taux de participation de 70,28% Celui de 1995 organisé pour changer le mode désignation du Premier ministre, était de 71,45%. Les Hery Velona lors de l’adoption de la constitution de la IIIe République avaient réalisé lors du scrutin référendaire du 19 août 1992, un taux de participation de 65,02%. Le référendum qui a conduit à l’avènement de la IIe République avec l’adoption de la Charte de la Révolution socialiste avait réussi le 21 décembre 1975 un score de 92,64% de taux de participation.
Tels sont les faits et écrits relevés dans le Journal Officiel des périodes successives. On ne sait pas d’où le Premier ministre sort-il ces 52% ou 42% de taux de participation. Une révision des leçons d’histoire s’impose ! Les faits sont têtus, les paroles s’envolent mais les écrits restent.
Par ailleurs, on ne peut non plus rester de marbre quand le chef du gouvernement demande au PCA de la société Jovenna de faire la publicité du sucés du référendum. Cet étranger est-il l’ambassadeur de Madagascarauprès de la communauté internationale ou est-il le chef de la diplomatie malgache ou son envoyé spécial ou son émissaire ? Le chef de la diplomatie du gouvernement de la HAT conduit par le général Camille Vital n’est-il pas à la hauteur de cette tâche ?

http://www.madagascar-tribune.com

la HCC a confirmé les résultats du référendum sortis par la CENI


La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) malgache vient de confirmer officiellement lundi dans son siège à Antananarivo, la capitale malgache, les résultats du référendum sortis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du 30 novembre dernier.
Le nombre d’électeurs a été de 7.151.223 tandis que le nombre de votants a été 3.761.977, et dont le taux de participation est de 52,61% ; le " oui " a remporté 74,19% tandis que le " non " à 25,81%. Les votes blancs et nuls ont été de 176.423, a indiqué le président de la HCC, Michel Rajaonarivony, lors de la cérémonie de déclaration des résultats officiels.
Michel Rajaonarivony a affirmé par la suite que la Constitution de la 4ème République est officiellement votée et il faudrait attendre 10 jours après cette proclamation pour que le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, promulgue cette constitution et la rendre effective.
Le Premier ministre de la HAT, le général Camille Vital ainsi que tous les membres de son gouvernement ont honoré de leur présence cette cérémonie de proclamation des résultats du Référendum du 17 novembre dernier.
Notons que ce référendum était le huitième tenu à Madagascar depuis le 28 septembre 1958, quand les malgaches ont voté pour l’autodétermination de Madagascar.
Selon la HAT, ce référendum est la solution pour sortir Madagascar de la crise politique qui a débuté en décembre 2008. L’ancien président Marc Ravalomanana a fermé la chaîne de télévision Viva TV, appartenant à Andry Rajoelina, qui était maire de la ville d’Antananarivo à l’époque, pour avoir diffusé un discours de l’ancien président Didier Ratsiraka reprochant Ravalomanana.
L’opposition entre Ravalomanana et Rajoelina s’est élargie avec les autres anciens présidents Zafy Albert et Didier Ratsiraka où Rajoelina est arrivé au pouvoir le 17 mars 2009 par un coup d’Etat.
Ainsi, ces trois présidents ont contesté l’organisation de ce référendum mais sont pour la mise en place d’une transition dirigée ensemble par les quatre protagonistes avant de décider la date des élections.
Rajoelina a nié ce point de vue des opposants et a décidé unilatéralement, encore une fois, la tenue de ce référendum que la communauté internationale et les autres oppositions démentent complètement et recherchent la négociation entre les quatre protagonistes avant de tenir les élections

lundi 6 décembre 2010

Insuffisance alimentaire : une autre crise qui couve dans le pays

Evènement à dessein humanitaire hier au siège du Programme alimentaire mondial (PAM) à Andohan’i Mandroseza. Hier en milieu de la journée y a été en effet annoncée la poursuite par le gouvernement français des actions en faveur de la lutte contre l’insécurité alimentaire à Madagascar. C’était en fait lors d’une conférence de presse qui a vu la présence de l’ambassadeur de France Jean-Marc Châtaigner, de la représentante du PAM à Madagascar Krystyna Bednarska, mais aussi celle des représentants des autres partenaires dans cette lourde tâche, le SAF/FJKM et les Croix Rouges (malgache et française).      
A vrai dire, des années durant, la situation alimentaire a toujours été plus que préoccupante à Madagascar. Et elle risque de s’aggraver encore plus dans les années à venir si des mesures appropriées ne sont pas prises. Encore faut-il mentionner qu’il n’y a pas que la crise qui est à l’origine de cette « catastrophe silencieuse », pour reprendre l’expression de Jean-Marc Châtaigner. Car d’une part, les conditions climatiques défavorables comme la sécheresse et les cataclysmes naturels ne peuvent que provoquer la famine dans le pays. Et de l’autre, les besoins qui sont au-delà des possibilités actuelles des parties prenantes dans la lutte contre ce menaçant fléau, comme l’a fait savoir la représentante du PAM à Madagascar.
Toujours selon Krystyna Bednarska, le nombre de communes de la partie sud de l’île à difficultés alimentaires avancées n’a cessé d’augmenter depuis ces dernières années. De 2008 à 2010, ce nombre est passé de 31 à 53, a-t-elle précisé tout en informant que dans certaines zones les plus frappées, les gens ne trouvent d’autres solutions à part la consommation de leurs semences pour la prochaine saison agricole. Tandis que dans d’autres zones, en l’occurrence la partie sud-est du pays, les séquelles du passage du cyclone Hubert au mois de mars dernier se font toujours sentir. D’où la décision de la Croix Rouge malgache de renforcer les structures de soutien aux populations desdites régions pour l’année 2011.

Alea jacta est !

Et voilà ! On entre de plain-pied dans la quatrième République ! Le sort en est jeté, Le TGV a pris tout le monde de vitesse. La proclamation des résultats du scrutin référendaire du 17 novembre vient de se faire hier 6 décembre 2010.
La Présidence de la Haute autorité de transition appelle à la liesse populaire pour la promulgation de la naissance de la 4e République le samedi 11 décembre prochain. Assurément, cela va être un jour faste pour les habitants de la ville d’Antananarivo en particulier qui verront en même temps l’inauguration de leur nouvel Hôtel de ville.
La cérémonie de mise en place officielle de la quatrième République de Madagascar, le samedi 11 décembre prochain, sera à n’en pas douter, au vu des précédentes journées festives organisées durant la transition, baignée d’une ambiance folle. Des feux d’artifice et des shows assurés par de grands artistes seront au programme et ce, dans  chaque chef-lieu des 6 anciennes provinces. La Grande île se retrouve donc une fois de plus à la croisée des chemins, un baroud d’honneur à la troisième et un grand… viva pour la quatrième !
Au niveau national donc, tout est au beau fixe, car proclamation aidant, la légalisation du régime en place tendrait à une légitimation… de fait comme à l’accoutumée. Les leaders des autres mouvances n’auront que leurs yeux pour pleurer face à cette situation. D’autant qu’une ancienne figure politique de la Grande île vient de décéder loin de l’île, au large des côtes du côté du Mozambique, laissant comme un arrière gout d’amertume sur les bords.  La famille d’Ampy Augustin Portos a en effet annoncé que ce dernier  vient de décéder  à 70 ans, samedi au Mozambique. Les vieux loups de la politique à Madagascar en auront pas mal de ressentiments à coups sûr ! Cela pourrait sûrement hypothéquer toute velléité de retour au pays pour bon nombre d’exilés, à moins que cela ne fasse l’effet contraire… allez savoir. En tout cas, les vieux briscards restés au pays risquent fort de ne pas s’en remettre avec pareille disparition de peur que cela ne fasse un effet d’entraînement, un début de la fin en somme avec le plébiscite annoncé d’un jeunot au sommet du pouvoir.

Et la fête commence…

Ce mois de décembre ne sera pas morose. Certes, la crise est encore présente, du moins ses effets pervers et notamment les difficultés socioéconomiques. 
Mais cela n’empêchera pas les Malgaches de fêter comme il se doit cette fin d’année 2010. D’ailleurs, comme lors des « Famadihana », il faut s’accorder le temps d’oublier les tracas quotidiens et les difficultés de tous les jours. Place donc aux libations, aux fêtes, aux jeux et aux excès des plaisirs charnels. Heureusement que le pays a une autre brasserie. Les inconditionnels de la THB peuvent s’en donner à cœur joie, les autres dégusteront, comme des curieux insatiables, à la blonde « made in Ambatolampy ». Quoi qu’il en soit, ce mois de décembre sera festif et il le sera encore, tard, après que le coup de minuit de la Saint-Sylvestre aura sonné. Comme à Rome, jadis, la plèbe aura doit à du pain et du cirque. C’est dommage que les jeux des gladiateurs ne puissent pas s’accommoder avec les temps modernes. On se contentera des feux d’artifices, des spectacles gratuits des artistes de renom, nationaux ou internationaux, des matches de football en direct dans un bar… L’Avenue de l’Indépendance ayant subi un lifting, les fêtes gagneront en intensité dans une grande arène comme le grand stade de Mahamasina. C’est certain, décembre ne sera pas novembre avec ses querelles politiques du référendum. La question du « Oui » ou du « Non » à la fête ne se posera pas. Voilà quelque chose sur laquelle l’unanimité sera acquise d’avance. Ce mois de décembre est donc exceptionnel. Les Malgaches n’attendront pas le 25 ou encore le 31 pour débuter les festivités. Pour une fois, ils auront de quoi se réjouir. L’Hôtel de Ville, incendié un jour du 13 mai, renaît de ses cendres ; après une existence de plus d’une dizaine d’années, une nouvelle République est érigée ; une crise de vingt mois perdure jusqu’à maintenant mais le pays n’est pas encore à genoux… autant de raisons pour festoyer. Le mot d’ordre est donc simple : oublions janvier et viva la fiesta

CÔTE D'IVOIRE Un pays, deux présidents ? du déjà vu a madagascar

La confusion la plus totale règne dans le pays. Alors que la commission électorale ivoirienne a donné Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle, cette annonce surprise a aussitôt été rejetée par le Conseil constitutionnel qui a proclamé Laurent Gbagbo gagnant.


Des membres de la Commission Électorale Indépendante dépouillent les bulletins, Bouaké, 28 novembre 2010.
membres de la Commission Électorale Indépendante dépouillent les bulletins, Bouaké, 28 novembre 2010.




Un fauteuil présidentiel, deux prétendants, et peut être finalement deux vainqueurs. La Côte d'Ivoire court en effet tout droit vers la situation d'un pays avec deux présidents. D'un côté, Laurent Gbagbo, président sortant, candidat de La Majorité Présidentielle (Lmp), qui s'était déclaré candidat à 100%, président à 100%, et qui reste encore assis au palais présidentiel. De l'autre côté, Alassane Ouattara, ancien Premier ministre de feu le président Houphouët, candidat du Rassemblement des Républicains (Rdr). Il a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne avec 54,1% des voix, Le 2 décembre 2010, au cours d'une déclaration lue par le président de la Commission électorale indépendante (Cei), Youssouf Bakayoko, dans une salle de l'hôtel Golf, devenu depuis quelques jours le QG de la coalition de l'opposition en Côte d'Ivoire. 

Un bicéphalisme naissant donc au sommet de l'Etat après cette élection, et qui était déjà perceptible vu les querelles au sein de la Commission électorale indépendante (Cei). Les commissaires de l'institution chargée d'organiser le scrutin présidentiel, notamment les commissaires proches du Rhdp et ceux proches de Lmp, avaient clairement affiché leurs divergences, là où les Ivoiriens attendaient d'eux qu'ils proclament les résultats provisoires de l`élection présidentielle. Chaque camp, ayant sous le manteau des résultats qui donnent son candidat vainqueur, et affichant sa détermination à les faire passer. Une atmosphère électrique qui a même donné lieu à des échanges musclés entre ces commissaires devant des cameras de télévision, avec à la clé des procès verbaux déchirés par le représentant de Lmp. 

Une situation d'impasse totale, qui a donné naissance à l'imbroglio d'hier et qui plonge par conséquent le pays dans l'Incertitude totale. La Côte d'Ivoire qui sortait donc d`une situation de crise militaro-politique, et qui espérait entrer dans une nouvelle ère de paix à l'issue de ces élections, semble davantage s'enfoncer dans la crise. L'annonce de la victoire d'Alassane Ouattara par Youssouf Bakayoko, qui a été cassée quelques instants plus tard par le président du Conseil constitutionnel. Paul Yao N'Dré, plante en effet le décor d`un prochain bras de fer entre les deux candidats Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le professeur Yao N'Dré, a fait une déclaration hier à la télévision nationale, indiquant que la Cei est désormais incompétente à proclamer les résultats des élections, pour avoir épuisé son délai de trois jours en la matière. Il a précisé qu'il revient désormais à l'institution qu`il dirige de proclamer les résultats définitifs de cette élection, remettant ainsi en cause ceux annoncés par le président de la Cei. Ce qui maintient encore Gbagbo au pouvoir jusqu'à la proclamation des résultats définitifs. De leur côté, les dirigeants et les militants du Rhdp croient détenir le bon bout. Ainsi que l'a déclaré Albert Mabri Toikeusse, le porte-parole du candidat Alassane Ouattara, "cette victoire ne nous échappera pas". 

Les mêmes sources informent que le Rhdp se prépare à fêter cette victoire provisoire aujourd'hui même. Une façon de dire à l'adversaire que c'est acquis. Côté Lmp, d'autres sources notent que l`actuel président de la République, Laurent Gbagbo, affiche une grande sérénité face à tout ce qui se passe, confiant qu'il est à la barre, et compte bien y rester. "Il faut que les Ivoiriens restent sereins. Ce qui s'est passé n'a rien à voir avec la réglementation en vigueur en Côte d'Ivoire. Nous, nous suivons la loi, et elle dit que c'est le Conseil constitutionnel qui donne les résultats définitifs des élections. Nous attendons donc et nous sommes sereins", nous a déclaré un proche du chef de l`Etat. La situation paraît explosive et le moins que l'on puisse dire, c`est que la Côte d'Ivoire pourrait présenter l'image d'un pays avec deux présidents, l'un encore au pouvoir et l'autre déclaré vainqueur des élections par les résultats provisoires.