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lundi 22 novembre 2010
« Affaire de la BANI » Affaire de gros sous
Le colonel Richard Ravalomanana révèle que les perquisitions au domicile du général Noël Rakotonandrasana ont permis de découvrir des chèques d’un montant de plus d’un milliard de FMG qui se ventilent ainsi : un chèque de 200 millions Ar, un autre chèque de 16 millions Ar et un dernier de 3 millions Ar. Les perquisitions au domicile du lieutenant colonel Charles Andrianasoavina par contre ont mis à jour des dossiers divers ayant trait aux préparatifs du coup dont des noms de personnes parmi lesquels un nom de femme qui aurait été la future Premier ministre si le coup avait réussi. Le nom de cette femme n’a pas été dévoilé.
D’autres domiciles ont aussi été l’objet de cette fouille. Parmi eux, celui où habite le Pr Raymond Ranjeva. Le domicile en question abrite normalement la fille de cet éminent juriste de renom international et son époux qui est le directeur de publication du journal Madagascar Tribune format papier. Les époux ont été entendus un à un à la CIRGN Ankadilalana ce lundi 22 novembre. La fille de Raymond Ranjeva aurait pu être retenue en garde à vue pendant plusieurs heures. Il semble qu’on les soupçonne d’atteinte à la sûreté de l’Etat. En tout cas, on croit savoir que le Pr Raymond Ranjeva serait lui aussi entendu ce jour à Ankadilalana par les hommes du colonel Richard Ravalomanana.
Prix du riz/ Un renchérissement notoire
| Durant la semaine du 15 novembre, les niveaux des prix moyens au kilo enregistrés se sont situés à Ar.1111 pour le riz local, à Ar.1229 pour le riz importé et à Ar. 599 pour le paddy. Et en se référant à la semaine dernière, les données de l’Observatoire du Riz (OdR), il est mentionné qu’on a observé une stabilité relative des prix moyens au kilo du riz. En effet, les variations sont de l’ordre de +1% pour le « vary gasy », le « makalioka » et le riz importé, de -2% pour le paddy. Le déstockage des opérateurs et des greniers communautaires villageois (GCV) ainsi que le début de la récolte de « vary aloha » dans quelques Régions telles que Sud-est et Ihorombe ont contribué à cette stabilité. Par rapport à l’année dernière à la même période, les niveaux de prix du riz blanc dans cette semaine ont augmenté de 11% pour le « tsipala », de 10% pour le riz importé, de 8% pour le « vary gasy », de 7% pour le « makalioka » et de -5% pour le paddy. En tout cas, au regard de cette semaine considérée, on a constaté une élévation de prix moyen du sucre et de l’huile en vrac avec une variation respective de 2% et de 4% par rapport à la semaine dernière. La hausse de prix du sucre dans les Régions Itasy (6%) et Est (5%) ainsi que l’augmentation des prix de l’huile en vrac dans les Régions Est (12%) et Boeny (10%) par rapport à la semaine dernière ont tiré à la hausse les niveaux de prix de ces produits l. Quant à la farine et au pétrole, les prix restent fermes. Et au sujet du riz local, la même source indique, surtout, que les prix moyens au kilo enregistrés sont compris entre Ar.928 (à Alaotra Mangoro) et Ar.1362 (à Androy). En outre, 16 Régions sur les 21 observées ont affiché des prix moyens au kilo supérieurs à Ar 1050. Ce prix plancher à Alaotra Mangoro est dû à l’abondance du riz vendu sur le marché suite au déstockage des GCV et des paysans. De plus, le prix a chuté de 6% par rapport à la semaine dernière. Quant au prix plafond à Androy, le déséquilibre entre l’offre et la demande en est la raison. Pourtant, le prix moyen au kilo a renchéri de 3% par rapport à la semaine dernière en raison du retard d’approvisionnement. En outre, et en comparant à la semaine dernière, une augmentation de 6% de prix du riz blanc local a été enregistré dans la Région Itasy. Cette hausse est due principalement à l’arrivée de la période de soudure, amplifiée par des fortes pluies, rendant difficile l’approvisionnement en riz du marché. En général, les prix ont été stables avec des variations comprises entre -2% et +1% grâce au déstockage des GCV et l’approvisionnement régulier des marchés ainsi qu’au début de la récolte de « vary aloha » dans les Régions Sud-est et Ihorombe. Et davantage, il est décrit qu’au niveau District, les niveaux des prix au kilo sont situés entre Ar 840 (District de Bealanana, Région Sofia) et Ar 1400 (District de Sainte Marie, Région Analanjirofo ; District de Benenitra, Région Sud- Ouest ; Districts de Beloha et de Tsihombe, Région Androy). De tout ce qui précède, et au niveau Régional, il est mentionné que la vente du riz importé s’est effectuée dans 8 Régions sur les 21 observées. Elle a eu lieu principalement dans les littorales et la capitale. La fourchette des prix moyens au kilo a été d’Ar.1043 (Région Atsinanana) à Ar.1409 (Région Androy). Pour le riz importé, il est dit que par rapport à la semaine dernière, le prix moyens au kilo du riz importé a été stable suite à la régularité de l’approvisionnement dans les zones ayant une difficulté alimentaire.Il s’ensuit qu’au niveau des Districts, les prix ont varié d’Ar 980 (District d’Ambilobe, Région DIANA) à Ar 1575 (District de Tsihombe, Région Androy). La carte ci-après montre que des prix au kilo supérieurs ou égaux à Ar 1200 ont été enregistrés dans les Districts de : Antsiranana I, Antananarivo Avaradrano, Fenoarivo Atsinanana, Soanierana Ivongo, Sainte Marie, Mananara Nord, Farafangana, Vangaindrano, Toliara I, Ankazoabo, Ampanihy, Ambovombe, Bekily, Beloha et Tsihombe. Et au sujet de la transaction de paddy ; l’OdR mentionne qu’au niveau des décortiqueries, elle est au nombre de 17 sur les 21 observées. Dans la plupart de Régions, le paddy est vendu encore à plus d’Ar 500 le kilo. Seules les Sofia et Analanjirofo ont possédé respectivement les prix moyens au kilo à Ar 402 et Ar 300. De plus, les prix moyens au kilo ont été compris entre Ar 300 (Région Analanjirofo) et Ar 960(Région Amoron’i Mania). Et par rapport à la semaine dernière, on a remarqué une augmentation de 3% de prix moyens au kilo du paddy dans les Vakinankaratra et Itasy. Cette hausse est expliquée généralement par l’arrivée de la période de soudure et la rareté du paddy vendu suite à la baisse de stock. Cependant, les prix ont diminué dans les Régions Ihorombe (3%) et Boeny (8%) en raison : - de la poursuite de la récolte de « vary jeby » pour Boeny, - du début de la récolte de « vary aloha » dans le District d’Ihosy et le déstockage des vendeurs dans le District d’Ivohibe pour Ihorombe. En général, les prix ont été stables en grâce à la disponibilité des riz vendus sur les marchés dans presque les Régions. Dans ce contexte, il est dit que les prix moyens au kilo du paddy au niveau des Districts ont varié entre Ar 300 (District de Soanierana Ivongo, Région Analanjirofo) et Ar 945 (District d’Ambatofinandrahana, Région Amoron’i Mania). |
dimanche 21 novembre 2010
Atoa Fetison sy ireo namany Tazonina any amin’ny toerana tsy fantatra
Ny talata ho avy izao no voatondro hanatanterahana ny fotoam-pitsarana azy telo mirahalahy mianaka ireto etsy Anosy.
“ Tsy fantatray marina izay toerana tena itazonana an’ Atoa isany Fetison Rakoto Andrianirina, Zafilahy Stanislas ary ny pasitera Edouard hatramin’izao satria tsy nahazo taratasy mikasika ireto olona arovanay ireto izahay” izany no nambaran’ny Me Hanitra Razafimanantsoa mpisolovava ireto olona ireto, raha nitafa tamin’ny mpanao gazety ny sabotsy teo tetsy Bel’Air. Nolazainy tamin’izany, fa maro ny zavatra tsy manaraka lalàna mikasika ity raharaha ity. Isan’ny zavatra lehibe indrindra amin’izany ny fanitsakitsahana ny zo fiarovana. Araka ny fanazavany dia manana andraikitra lehibe amin’ny olona arovany ny mpiaro ary tokony ahafantratra ny antsipirihiny rehetra mikasika ny antota-taratasin’ady. Tsy nisy anefa izany hoy izy fa natao tompotrano mionona fotsiny izahay.
“ Tsy fantatray marina izay toerana tena itazonana an’ Atoa isany Fetison Rakoto Andrianirina, Zafilahy Stanislas ary ny pasitera Edouard hatramin’izao satria tsy nahazo taratasy mikasika ireto olona arovanay ireto izahay” izany no nambaran’ny Me Hanitra Razafimanantsoa mpisolovava ireto olona ireto, raha nitafa tamin’ny mpanao gazety ny sabotsy teo tetsy Bel’Air. Nolazainy tamin’izany, fa maro ny zavatra tsy manaraka lalàna mikasika ity raharaha ity. Isan’ny zavatra lehibe indrindra amin’izany ny fanitsakitsahana ny zo fiarovana. Araka ny fanazavany dia manana andraikitra lehibe amin’ny olona arovany ny mpiaro ary tokony ahafantratra ny antsipirihiny rehetra mikasika ny antota-taratasin’ady. Tsy nisy anefa izany hoy izy fa natao tompotrano mionona fotsiny izahay.
Hotsaraina rahampitso talata
Raha tsahivina dia ny alakamisy faha 11 novambra teo izy ireo no nampidirina teny Antanimora. Ny alin’io ihany anefa dia nafindra tany amin’ny fonjan’Ambatolompy indray izy telo mirahalahy. Tsy nijanona teo fa mbola nentina tany amin’ny fonja ny Fianarantsoa indray avy eo. Araka vaovao farany nambaran’ity mpisolovava ity, dia efa tsy any Fianarantsoa intsony ireto olona arovany ireto fa efa nalain’ny fiara tao ary tsy fantantra izay misy azy. Tsara ny manamarika fa ny talata izao no voatondro hitsarana ity rahahara ity eto Antananarivo. “ Aok’ izay ny filalaovana ain’olona tahaka izao ary ampiharo ny mangarahara ho an’ny rehetra” hoy Me Hanitra Razafimanantsoa namarana ny teniny.
Référendum Résultats provisoires dans les 22 régions
Analamanga
Bureaux de vote : 1 993/1993
Inscrits : 1 363 978
Votants : 563 059
Taux de participation : 41,28 %
Blancs et nuls : 48 556
Suffrages exprimés : 514 503
Oui : 347 983 (67,63 %)
Non : 166 520 (32,37 %)
Bongolava
Bureaux de vote : 319/319
Inscrits : 164 749
Votants : 87 852
Taux de participation : 53,32 %
Blancs et nuls : 5 739
Suffrages exprimés : 82 113
Oui : 34 788 (46,02 %)
Non : 44 325 (53,98 %)
Itasy
Bureaux de vote : 570/570
Inscrits : 275 174
Votants : 147 527
Taux de participation : 53,61 %
Blancs et nuls : 10 870
Suffrages exprimés : 136 657
Oui : 70 845 (51,84 %)
Non : 65 812 (48,16 %)
Vakinankaratra
Bureaux de vote : 1 019/1 019
Inscrits : 623 658
Votants : 339 525
Taux de participation : 54,44 %
Blancs et nuls : 25 337
Suffrages exprimés : 314 188
Oui : 193 312 (61,53 %)
Non : 120 876 (38,47 %)
Diana
Bureaux de vote : 606/608
Inscrits : 229 626
Votants : 122 753
Taux de participation : 53,46 %
Blancs et nuls : 3 889
Suffrages exprimés : 118 864
Oui : 90 110 (75,81 %)
Non : 28 754 (24,19 %)
Sava
Bureaux de vote : 772/869
Inscrits : 301 578
Votants : 142 083
Taux de participation : 47,11 %
Blancs et nuls : 4 615
Suffrages exprimés : 137 468
Oui : 100 350 (73,00 %)
Non : 37 118 (27,00 %)
Amoron'Imania
Bureaux de vote : 808/808
Inscrits : 209 971
Votants : 128 363
Taux de participation : 61,13 %
Blancs et nuls : 6 333
Suffrages exprimés : 122 030
Oui : 86 424 (70,82 %)
Non : 35 606 (29,18 %)
Atsimo Atsinanana
Bureaux de vote : 781/783
Inscrits : 207 293
Votants : 125 558
Taux de participation : 60,57 %
Blancs et nuls : 1 758
Suffrages exprimés : 123 800
Oui : 105 516 (85,23 %)
Non : 18 284 (14,77 %)
Haute Matsiatra
Bureaux de vote : 798/804
Inscrits : 395 389
Votants : 215 481
Taux de participation : 54,50 %
Blancs et nuls : 14 175
Suffrages exprimés : 201 306
Oui : 155 254 (77,12 %)
Non : 46 052 (22,88 %)
Ihorombe
Bureaux de vote : 291/291
Inscrits : 79 599
Votants : 47 615
Taux de participation : 59,82 %
Blancs et nuls : 1 139
Suffrages exprimés : 46 476
Oui : 38 986 (83,88 %)
Non : 7 490 (16,12 %)
Vatovavy Fitovinany
Bureaux de vote : 1 230/1 355
Inscrits : 351 246
Votants : 177 548
Taux de participation : 50,55 %
Blancs et nuls : 5 383
Suffrages exprimés : 172 165
Oui : 140 319 (81,50 %)
Non : 31 846 (18,50 %)
Betsiboka
Bureaux de vote : 279/362
Inscrits : 74 760
Votants : 46 259
Taux de participation : 61,88 %
Blancs et nuls : 1 805
Suffrages exprimés : 44 454
Oui : 29 027 (65,30 %)
Non : 15 427 (34,70 %)
Boeny
Bureaux de vote : 553/553
Inscrits : 261 231
Votants : 151 611
Taux de participation : 58,04 %
Blancs et nuls : 4 480
Suffrages exprimés : 146 131
Oui : 115 291 (78,90 %)
Non : 30 840 (21,10 %)
Melaky
Bureaux de vote : 377/380
Inscrits : 92 242
Votants : 48 936
Taux de participation : 53,05 %
Blancs et nuls : 889
Suffrages exprimés : 48 047
Oui : 39 974 (83,20 %)
Non : 8 073 (16,80 %)
Sofia
Bureaux de vote : 1 290/1 362
Inscrits : 343 964
Votants : 213 208
Taux de participation : 61,99 %
Blancs et nuls : 4 437
Suffrages exprimés : 208 771
Oui : 162 634 (77,90 %)
Non : 46 137 (22,10 %)
Alaotra-Mangoro
Bureaux de vote : 679/679
Inscrits : 352 772
Votants : 173 502
Taux de participation : 49,18 %
Blancs et nuls : 10 808
Suffrages exprimés : 162 694
Oui : 110 526 (67,93 %)
Non : 52 168 (32,07 %)
Analanjirofo
Bureaux de vote : 824/827
Inscrits : 322 098
Votants : 179 894
Taux de participation : 55,85 %
Blancs et nuls : 7 405
Suffrages exprimés : 172 489
Oui : 133 756 (77,54 %)
Non : 38 733 (22,46 %)
Atsinanana
Bureaux de vote : 1 123/1 138
Inscrits : 419 858
Votants : 225 979
Taux de participation : 53,82 %
Blancs et nuls : 11 562
Suffrages exprimés : 214 417
Oui : 170 959 (79,73 %)
Non : 43 458 (20,27 %)
Androy
Bureaux de vote : 695/758
Inscrits : 172 973
Votants : 120 996
Taux de participation : 69,95 %
Blancs et nuls : 1 033
Suffrages exprimés : 119 963
Oui : 108 342 (90,31 %)
Non : 11 621 (9,69 %)
Anosy
Bureaux de vote : 557/639
Inscrits : 168 353
Votants : 98 672
Taux de participation : 58,61 %
Blancs et nuls : 1 773
Suffrages exprimés : 96 899
Oui : 81 413 (84,02 %)
Non : 15 486 (15,486 %)
Atsimo Andrefana
Bureaux de vote : 1 344/1 449
Inscrits : 372 211
Votants : 220 939
Taux de participation : 59,36 %
Blancs et nuls : 2 755
Suffrages exprimés : 218 184
Oui : 194 874 (89,32 %)
Non : 23 310 (10,68 %)
Menabe
Bureaux de vote : 553/606
Inscrits : 162 774
Votants : 93 683
Taux de participation : 57,55 %
Blancs et nuls : 1 879
Suffrages exprimés : 91 804
Oui : 71 532 (77,92 %)
Non : 20 272 (22,08 %)
Récapitulation des résultats
Bureaux de vote : 17 461/ 18 173
Inscrits : 6 945 497
Votants : 3 671 043
Taux de participation : 52,86 %
Blancs et nuls : 177 620
Suffrages exprimés : 3 493 423
Oui : 2 585 215 (74,00 %)
Non : 908 208 (26,00 %)
SADC - Nouvelle mission à Madagascar
Les événements d’Ivato, samedi dernier, n’ont pas laissé indifférente la communauté internationale.
Après la France, les Etats-Unis et l’Union européenne (voir article par ailleurs, la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) vient également de se positionner face à l’évolution de la situation politique dans le pays. Ainsi, lors du sommet des Chefs d’Etat de l’organisation régionale qui s’est tenue à Gaborone au Botswana, la SADC a estimé que la situation du pays reste « fragile » en dépit de l’échec de la mutinerie fomentée par quelques officiers supérieurs. « La situation politique à Madagascar reste fragile, en suspens, malgré tous les efforts de médiation entrepris par la SADC », a notamment déclaré le secrétaire général de l’organisation, Tomaz Salomao. Celle-ci n’a pas manqué d’y voir les limites de ses actions entreprises voilà plus d’une année sans qu’une issue acceptable pour la communauté internationale soit trouvée. « Si l'on en juge les récents développements, nous échouons à faire des progrès », a-t-il reconnu. Bien sûr, dans cette déclaration, Tomaz Salomao tient compte des rapports effectués par le principal médiateur de la SADC dans la crise malgache, Joaquim Chissano, ainsi que son fidèle lieutenant, Leonardo Simao. Ce dernier était d’ailleurs de passage à Madagascar, il y a quelques semaines de cela, afin de relancer le processus de dialogue malgacho-malgache sous la houlette de la Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC) mais, finalement, celle-ci s’est engouffrée dans une impasse. Même le bureau de liaison de la SADC, lequel a pour mission de suivre de près l’évolution de la situation politique malgache et que l’ambassade mauricien à Antananarivo devrait abriter, n’est pas, jusque à présent, fonctionnel.
Quoi qu’il en soit, la SADC ne veut pas se dessaisir du dossier Madagascar. Encore une fois, elle estime qu’un dialogue entre les acteurs de la crise reste toujours possible. « Nous appelons tous les protagonistes à Madagascar à travailler ensemble avec les médiateurs de la SADC pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays », a notamment spécifié Tomaz Salomao en lisant le communiqué final du sommet de Gaborone. Et, afin de mieux redonner une autre chance à sa médiation, l’organisation régionale a décidé samedi d’envoyer une autre mission à Madagascar. « Nous envoyons une équipe pour évaluer la situation sur le terrain et attendons leur rapport pour le lundi 29 novembre », a précisé le secrétaire général.
Après la France, les Etats-Unis et l’Union européenne (voir article par ailleurs, la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) vient également de se positionner face à l’évolution de la situation politique dans le pays. Ainsi, lors du sommet des Chefs d’Etat de l’organisation régionale qui s’est tenue à Gaborone au Botswana, la SADC a estimé que la situation du pays reste « fragile » en dépit de l’échec de la mutinerie fomentée par quelques officiers supérieurs. « La situation politique à Madagascar reste fragile, en suspens, malgré tous les efforts de médiation entrepris par la SADC », a notamment déclaré le secrétaire général de l’organisation, Tomaz Salomao. Celle-ci n’a pas manqué d’y voir les limites de ses actions entreprises voilà plus d’une année sans qu’une issue acceptable pour la communauté internationale soit trouvée. « Si l'on en juge les récents développements, nous échouons à faire des progrès », a-t-il reconnu. Bien sûr, dans cette déclaration, Tomaz Salomao tient compte des rapports effectués par le principal médiateur de la SADC dans la crise malgache, Joaquim Chissano, ainsi que son fidèle lieutenant, Leonardo Simao. Ce dernier était d’ailleurs de passage à Madagascar, il y a quelques semaines de cela, afin de relancer le processus de dialogue malgacho-malgache sous la houlette de la Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC) mais, finalement, celle-ci s’est engouffrée dans une impasse. Même le bureau de liaison de la SADC, lequel a pour mission de suivre de près l’évolution de la situation politique malgache et que l’ambassade mauricien à Antananarivo devrait abriter, n’est pas, jusque à présent, fonctionnel.
Lundi
Quoi qu’il en soit, la SADC ne veut pas se dessaisir du dossier Madagascar. Encore une fois, elle estime qu’un dialogue entre les acteurs de la crise reste toujours possible. « Nous appelons tous les protagonistes à Madagascar à travailler ensemble avec les médiateurs de la SADC pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays », a notamment spécifié Tomaz Salomao en lisant le communiqué final du sommet de Gaborone. Et, afin de mieux redonner une autre chance à sa médiation, l’organisation régionale a décidé samedi d’envoyer une autre mission à Madagascar. « Nous envoyons une équipe pour évaluer la situation sur le terrain et attendons leur rapport pour le lundi 29 novembre », a précisé le secrétaire général.
Mutinerie à la BANI Mâtée par les armes
Contrairement à ce que les déclarations du Premier ministre et du Chef d’état-major général des armées (CEMGAM), selon lesquelles la mutinerie allait se régler de manière pacifique, avaient fait croire, il y eut des coups de feux. Certes, ce samedi 20 novembre, il n’y a pas eu effusion de sang, il n’y eut pas eu de morts ni de blessés, mais la peur a régné autour de ces assauts que des militaires ont lancé contre les mutins qui se sont réfugiés dans le camp de la Base aéronavale d’Ivato (BANI). Tout a commencé aux environs de 16 heures et apparemment des négociations entre les mutins et des médiateurs de l’armée « régulière » étaient encore en cours.
Si on se réfère aux « accords » conclus entre les deux parties tels que rapportés la veille par le général André Ndriarijaona , CEMGAM, les mutins semblent avoir tenu parole. Les apparences font penser que la partie adverse aurait eu la langue fourchue car les armes ont tonné et la force a été utilisée. Mais la version mise en avant par les militaires « loyalistes » est que seuls certains officiers subalternes mutins auraient refusé de faire des concessions, alors que les officiers supérieurs avaient déjà accepté de déposer les armes, ce qui aurait créé une situation confuse obligeant à effectuer des tirs de sommation.
Quoi qu’il en soit, les mutins apprend-on officiellement s’étaient rendus et les militaires ne se seraient pas tirés dessus entre eux. On présume donc que le lieutenant colonel Charles Andrianasoavina, si arrogant à Antanimena (Episcopat) ou au Carlton (lors de l’arrestation de Manandafy) a déposé les armes et levé les mains en signe de défaite sans avoir livré bataille. Il en serait de même du colonel Coutiti Assolant, réputé très fort et très brutal. Les généraux Raoelina et Noël Rakotonandrasana se seraient eux aussi rendus sans opposer aucune résistance.
D’après les mouvements des éléments armés observés sur les lieux et les propos échangés avec les connaisseurs et les riverains de ces camps militaires d’Ivato (BANI et RFI), en sus des éléments de motards qui ont ouvert la voie aux véhicules, il y eut au moins deux groupes : d’une part des éléments de la FIS renforcés sans doute par des éléments de la garde présidentielle et d’autre part, des éléments de l’armée ou bérets rouges qui auraient répondu d’un autre commandement (de l’État major général ?) dans l’opération d’exfiltration des mutins. C’est la conjugaison ou le concours de ces deux groupes qui a abouti à l’arrestation ou à la reddition des mutins.
Deux officiers déjà condamnés pour d’autres affaires et considérés comme dangereux, le colonel Coutiti Assolant et le général Raoelina, ont été conduits à la prison de Tsiafahy tandis que le général Noël Rakotonandrasana et les autres, dont le lieutenant colonel Charles Andrianasoavina, sont détenus à la Gendarmerie à Ankadilalana. Aucune information n’a été pour l’instant fournie par les autorités qui les détiennent en garde à vue. Pendant ce temps, le CEMGAM a été félicité par le Premier ministre pour avoir bien conduit la mission sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée bien que les armes aient été utilisées.
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