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mercredi 17 novembre 2010

négociations avec les mutins, risque de solution de force

 Des négociations étaient en cours jeudi matin à Madagascar entre des militaires entrés en mutinerie et le régime au pouvoir qui pourrait recourir à la force en cas d'échec de ces discussions, a indiqué à l'AFP une source militaire malgache.
La capitale Antananarivo vivait quant à elle à son rythme habituel, avec des magasins ouverts et des embouteillages dans les principales artères, sans présence militaire visible particulière, au lendemain de l'annonce par un général mutin, Noël Rakotonandrasana, qu'il avait "suspendu toutes les institutions existantes" dans la grande île de l'Océan Indien.
Les mutins étaient toujours retranchés jeudi matin dans une caserne à proximité de l'aéroport de la capitale, d'où le général Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées, avait lancé la veille son appel à la mutinerie, entouré d'une vingtaine d'officiers.
Le nombre total des mutins ne dépasse pas la vingtaine, avait indiqué mercredi à l'AFP le Premier ministre Camille Vital.
"La position (des mutins dans leur caserne) est maintenue. Si les négociations échouent, le régime entrera certainement dans une phase plus dure. Il n'y aura pas de +grand pardon+, des consignes ont été données", a indiqué jeudi matin à l'AFP une source au sein des forces militaires malgaches régulières, sous couvert d'anonymat.
L'appel à la mutinerie a été lancé alors que quelque 8 millions d'électeurs malgaches étaient appelés mercredi à se prononcer par referendum sur un projet de Constitution à l'initiative de l'homme fort du pays, Andry Rajoelina.
"Il y a des velléités de troubles de la part de certains qui veulent mettre des bâtons dans les roues de la transition" vers une sortie de crise politique à Madagascar mais "l'Etat prendra ses responsabilités" face aux mutins, a mis en garde M. Rajoelina mercredi soir.
Madagascar est plongée dans une grave crise politique et économique depuis fin 2008 puis après l'éviction du président élu Marc Ravalomanana en mars 2009 par M. Rajoelina, soutenu par la rue et l'essentiel de l'armée.

Hyacinthe Befeno Todimanana (journal "Le Démocrate"), invité FRANCE 24 développe ce qu'il s'est passé ce jour de tentative de "putsch militaire"


JT LIVE - 17/11/10 - Edition du soir
envoyé par AFRICA24. - L'info video en direct.

Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum

Une vingtaine d'officiers ont annoncé mercredi qu'ils prenaient le pouvoir à Madagascar, le jour même d'un référendum constitutionnel, mais l'état-major de l'armée a promis d'écraser cette mutinerie.


Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum
Le colonel rebelle Charles Andrianasoavina, qui a annoncé mercredi la formation d'un "Conseil militaire pour le salut du peuple" chargé de diriger Madagascar. Une vingtaine d'officiers ont annoncé mercredi prendre le pouvoir à Madagascar, le jour même d'un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir de Andry Rajoelina 




mardi 16 novembre 2010

Madagascar: un projet de Constitution controversé

VOTATION | Les Malgaches devront se prononcer mercredi sur un projet de nouvelle constitution qui permettrait à Andry Rajoelina, au pouvoir depuis plus d'une année, de prolonger indéfiniment son mandat. 



Plus d’un an après avoir pris le pouvoir à Madagascar, Andry Rajoelina appelle les électeurs à se prononcer mercredi par référendum sur une nouvelle Constitution qui pourrait lui permettre de se maintenir au pouvoir aussi longtemps qu’il le voudra.
Plus de sept millions d’électeurs sont invités à répondre par «oui» ou «non» mercredi à ce référendum proposé par la Haute autorité de la transition (HAT).  va à l’encontre des efforts visant à trouver une solution négociée qui impliquerait Marc Ravalomanana, le président évincé en 2009, et d’autres dirigeants actuellement dans l’opposition.
Le principal point de controverse dans le projet de Constitution concerne la direction de l’Etat jusqu’à la mise en place des futures institutions prévues par la nouvelle Constitution. Les dispositions transitoires du projet prévoient, entre autres, que «jusqu’à l’investiture du nouveau président de la République, l’actuel président de la Haute autorité de la transition continue d’exercer les fonctions de chef d’Etat».
Un chèque en blanc
Pour Johary Ravaloson, juriste et écrivain, certains articles du projet de constitution représentent un chèque en blanc pour Andry Rajoelina, «car ils ne fixent aucune date butoir, ni les conditions pour les prochaines élections, ni leurs reports éventuels».
Contestant la tenue du référendum, les mouvances des trois anciens présidents (NDLR: Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy) appellent au boycott du scrutin. «Cette consultation populaire n’est pas une priorité pour le pays, et elle ne permet pas de sortir Madagascar de la crise politique, ni à ce régime d’acquérir la reconnaissance internationale», estime Lalatiana Ravolomanana, l’une des leaders de la mouvance d’Albert Zafy.
Pendant les 45 jours qu’a duré la campagne électorale, les partisans du «oui» ont pratiquement fait cavalier seul sur le terrain. Faute de moyens, les partisans du «non» ont été discrets, concentrant leur campagne dans la capitale et dans les cercles intellectuels. Toutes autres manifestations politiques n’entrant pas dans le cadre de la campagne électorale, à l’instar de celles organisées par les partisans du boycott, ont été interdites.
Haut taux d'abstention probable
Les membres du gouvernement et le président de la HAT, Andry Rajoelina, de leur côté, ont multiplié les tournées en province pour inviter les électeurs à venir voter. Le taux de participation est un enjeu important du scrutin. «L’élection va permettre de déterminer les rapports de forces», estime le sociologue Paul Rabary. «Un faible taux de participation fragiliserait le régime», poursuit-il.
Faisant le bilan de la campagne, Raharinaivo Andrianatoandro, président du Congrès de la Transition, récemment désigné, dirigeant de l’aile dissidente du parti fondé par Marc Ravalomanana, estime que «la campagne a été plutôt calme». Il craint que l’abstention ne soit importante. «Cela signifierait que les gens n’ont pas compris l’importance du processus», conclut-il.
Sympathisante de l’ancien président Ravalomanana, Doris Rasoarinoro, sage-femme, souhaite quand même voter le 17 novembre. «Je voterai ’non’ parce que l’abstention ne compte pas, et même avec un faible taux de participation, le ’oui’ peut toujours l’emporter», déclare-t-elle. Egalement partisan de l’ancien président, Michel Andrianirina, éleveur, affirme lui ne pas vouloir aller aux urnes. «Je suis contre ce scrutin organisé par des putschistes», déclare-t-il. «Ce pays ne sortira de la crise que si les anciens présidents sont associés au processus. De toute façon, la communauté internationale ne cautionnera jamais cette démarche», avance-t-il.
Aides internationales interrompues
En proie à une crise politique depuis décembre 2008, Madagascar a été suspendue de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la francophonie. Les aides internationales, à l’exception des aides humanitaires et des aides d’urgence, provenant de l’Union européenne, ont également été interrompues depuis l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina en mars 2009.
De nombreuses entreprises ont dû fermer leurs portes, causant la perte de nombreux emplois. L’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), s’inquiètent, pour leur part, de la détérioration des services de santé publique.

Ratsiraka arrive jeudi ou vendredi


Cette fois, sera- ce la bonne ? Didier Ratsiraka fait sa valise actuellement à Paris pour rentrer au pays jeudi. « Ou vendredi », précisent nos sources. En tout cas, cette annonce correspond à ce qui a été dit par les mêmes disant que la presse sera avisée cinq jours avant l’arrivée de l’ancien président.
Ce qui laisse supposer que Xavier Ratsiraka, son garçon unique, a recouvré la santé et que son épouse Céline Ratsiraka se porte bien. Et que lui- même irait comme un charme ! Ce qui attend en effet l’ancien chef d’Etat au pays n’a rien d’une promenade de santé. Jeudi ou vendredi, c’est après- référendum. Un scrutin fortement contesté par l’opinion en général et la classe politique en particulier.

Sous la pression

Didier Ratsiraka aura vécu près de huit d’exil volontaire en France de juillet 2002 à novembre 2010. Défait par Marc Ravalomanana à la présidentielle de 2001, il a du abandonner le pouvoir sous la pression conjuguée des urnes, de la rue, des militaires et aussi de la communauté internationale. Depuis, il s’est terré dans son bel appartement parisien d’où il est sorti de sa réservé en décembre 2008 pour dénoncer la dérive de Marc Ravalomanana. Dans ce coup d’Etat, il n’a jamais affirmé son implication personnelle tout en laissant entendre clairement que des « hommes à lui sont tombés le 7 février 2009 » lors des assauts du palais d’Ambohitsorohitra par les putschistes. Actuellement, sa mouvance s’affiche avec celles de Zafy Albert et de Marc Ravalomanana. Leurs proches respectifs disent que les trois présidents ont fait la paix.

Coup d’envoi

Lors du coup d’envoi de la campagne référendaire il y a quarante jours, Didier Ratsiraka a annoncé son retour prochain au pays sans en préciser de date. Cette sortie médiatique a eu le mérite d’occulter le début de la propagande. Ce retour, disait l’ancien président, est conditionné par la santé de son fils. Entre temps, Tantely Andrianarivo, son bras droit, est aussi rentré. Il a eu pour mission de lui préparer le terrain et les esprits. Et aussi, celle de raccommoder  les Arema. Ratsiraka rentre jeudi ou vendredi signifierait que le fruit est mûr. En tout cas, il est attendu de pied ferme par ses partisans dans un pays où ne réside plus celui qui l’a battu en 2002. Ceci explique cela, dirait l’autre.

jeudi 11 novembre 2010

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Madagascar: 21 opposants arrêtés après les manifestations de mercredi

ANTANANARIVO — Vingt-et-une personnes, dont trois leaders d'opposition, ont été placées sous mandat de dépôt jeudi à Antananarivo, au lendemain d'échauffourées dans la capitale malgache, a annoncé un avocat de la défense.
"Fetison Andrianirina, Stanislas Zafilahy, le pasteur Edouard Tsarahame ainsi que 18 autres personnes ont été placés sous mandat de dépôt, ils sont en route pour la prison d'Antanimora (à Antananarivo)", a déclaré par téléphone à l'AFP Me Hanitra Razafimanantsoa, qui défend ces inculpés.
Mercredi, les "trois mouvances" des anciens présidents avaient voulu organiser un meeting dans un stade du centre ville, mais après avoir obtenu l'autorisation de la mairie, le préfet avait finalement annoncé à la radio que ce rassemblement était interdit.
Les forces de l'ordre avaient alors dispersé les partisans de l'opposition à coup de grenades lacrymogènes, et deux voitures avaient notamment été brûlées.
Après quelques arrestations mercredi, cinq leaders des trois mouvances avaient été convoqués à la gendarmerie jeudi matin.
Ils sont accusés de "participation à une réunion sans autorisation, de refus d'ordre de dispersion et de destruction de biens privés", a précisé Me Razafimanantsoa.
Parmi les trois leaders mis sous mandat de dépôt, Fetison Andrianirina est le chef de file de la mouvance du président évincé Marc Ravalomanana et a participé, à ce titre, à toutes les négociations pour tenter de sortir de la crise.
L'audience doit se tenir le 23 novembre, soit après le référendum constitutionnel du 17 novembre prochain, que dénoncent justement les opposants.
"Depuis hier, les seules opinions possibles sont le "oui" et le "non", mais pour nous ce référendum n'existe pas !", s'est indigné Joseph Randriamiarisoa, de la mouvance Albert Zafy.
Ce référendum est la première étape électorale d'un processus de sortie de crise élaboré dans le cadre d'un accord politique signé en août par une centaine de partis.
Ce schéma, qui prévoit ensuite plusieurs élections dont une présidentielle en mai 2011, est contesté par l'opposition radicale qui maintient sa volonté d'appliquer les accords de Maputo et d'Addis Abeba signés en 2009.
La communauté internationale n'a pas donné son assentiment à ce processus au motif qu'il ne serait "pas assez consensuel et inclusif".
Madagascar est plongée dans une grave crise politique et économique depuis fin 2008 et l'éviction en mars 2009 de l'ancien président Marc Ravalomanana au profit d'Andry Rajoelina alors maire de la capitale Antananarivo.
"Il paraît que c'est de notre faute s'il y a eu une manifestation de mécontentement, mais si on avait été à l'intérieur du stade, il ne se serait rien passé", a déclaré à l'AFP Emmanuel Rakotovahiny, le chef de file de la mouvance Albert Zafy, qui n'a finalement pas été mis sous mandat de dépôt après sa convocation à la gendarmerie.