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mardi 9 novembre 2010

Piratage: La chaîne youtube de la transition attaquée !

« Je ne crois pas au hasard ». Tel est le constat amer de notre confrère Jeannot Ramambazafy, responsable de la Web Communication de la Présidence de la Transition malgache.
En effet, dans la nuit du samedi 6 novembre, juste après le meeting du Président Rajoelina au Palais des Sports de Mahamasina, une centaine de vidéos, soit trois mois de travail, ont disparu de la chaîne http://www.youtube.com/Tetezamita2010.
Ce, malgré toutes les précautions maximales de sécurité. « Le plus malheureux », poursuit Jeannot Ramambazafy, « c’est qu’il s’agit d’un patrimoine historique et culturel que l’on a tenté d’effacer de la mémoire collective. L’important est, certes, le temps réel avec des scènes jamais truquées, mais surtout, il s’agit de laisser des archives à la postérité ». Ainsi, les actions du président de la transition de juillet à octobre 2010 ont été effacées. Selon une enquête de recherche technique menée, cet effacement est dû à l’utilisateur. « Il faudrait que je sois complètement devenu cinglé pour me saboter moi-même ! Et pourquoi justement ce 6 novembre ? Pour « fêter les 15 ans de l’incendie du Rova de Manjakamiadana ?», rétorque Jeannot Ramambazafy. En fait, il y a, quelque part, quelqu’un qui possède les mêmes configurations, une sorte de clone informatique très mobile donc pratiquement intraçable. Voyez les scènes de films où les acteurs utilisent le même numéro mais changent de puce à chaque appel… « A mon avis, je suis certain aussi que les mails de la présidence de la transition ne sont pas à l’abri d’indiscrétions… ». 
Heureusement, il a gardé tous les rushes de ces vidéos. Cela va prendre du temps mais il fera tout pour que tout soit remis sur cette chaîne dans les délais les plus brefs. En tout cas, il appelle à la prudence : « En cette période trouble où tout est possible, même l’impossible, il faut constamment rester vigilant. Personne n’est à l’abri des mauvaises surprises de ce genre et qui se nomment  « hacking ». Pour les utilisateurs du web, je leur préconise de changer leur mot de passe au moins une fois tous les quinze jours et d’effectuer une maintenance permanente de leur matériel. Personnellement, j’ai retenu la leçon et je  change désormais mes mots de passe tous les trois jours ».
Après les virus donc, bonjour l’invasion virtuelle mortelle. Qui donc à intérêt à tout faire pour empêcher les informations réelles par l’audiovisuel de parvenir à l’opinion publique internationale ? Surtout à l’approche du referendum du 17 novembre 2010 ? Prudence est mère de sécurité…

Ministère de l’Economie : Grève sous surveillance des forces de l’ordre

Les employés au sein du ministère de l’Economie et de l’Industrie n’ont pas obtenu le reliquat des reliquats jusqu’à maintenant malgré le fait que leurs dirigeants aient fait la promesse de les régler. « Huit mois se sont écoulés mais rien n’a été fait. C’est pourquoi, nous avons entamé la grève depuis la semaine dernière », expriment les grévistes. Et eux de rajouter qu’ils font unemanifestation pacifique alors que leur grève est sous surveillance des forces de l’ordre armées. « On nous interdit d’ériger notre banderole ou de sortir les chaises de la salle de conférence pour pouvoir manifester devant les locaux et dans l’enceinte du ministère », grognent-ils.  « L’objectif d’une telle répression est de montrer aux yeux de tout le monde que les revendications des employés de ce ministère ont été déjà satisfaites et qu’ils reprennent à la normale leur boulot », d’après leurs explications. Mais ces fonctionnaires grévistes ont bien précisé qu’ils n’envisagent pas de reprendre le travail tant que le reliquat des reliquats qu’ils perçoivent chaque année n’est pas réglé comme convenu.

Trois mouvances au Malacam : Meetings autorisés par le Préfet de Police

Contrairement à ce qu'on a véhiculé hier, le Préfet de police a autorisé le meeting que les trois mouvances envisagent d'organiser demain et vendredi prochain. « En fait, il y a eu confusion. Le Préfet de police n'a pas accordé un avis favorable à notre demande de tenir un meeting politique à Antsahamanitra. Par contre, il a autorisé le rassemblement populaire que nous avons débuté mercredi dernier au Stade de Malacam. », précise Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Ravalomanana. Avant de souligner que le Préfet de police a déjà donné les précisions qui s'imposent pour ne pas induire en erreur les partisans des trois mouvances et l'opinion publique.
13 novembre. Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana fait savoir qu'un grand meeting sera organisé par les trois mouvances au stade de Malacam vendredi prochain. « Les gens des provinces commencent à monter à Tana pour assister à ce méga meeting. », indique Fetison Rakoto Andrianirina. Au Magro hier, des orateurs ont laissé entendre que Monja Roindefo rejoindra les trois mouvances dans leur mouvement dans la Capitale. « Il est difficile de penser queMonja Roindefo viendra au Magro. », répond Fetison Rakoto Andrianirina lorsqu'on l'a interrogé sur cette éventualité de rapprochement. Quoi qu'il en soit, des indiscrétions ont permis de savoir depuis hier que l'ancien premierministre de la HAT tiendra samedi prochain un meeting dans la capitale après avoir sillonné la partie sud de l'île. Monja Roindefo aurait déjà formulé une demande y afférente auprès des autorités compétentes. L'endroit du rassemblement reste cependant inconnu.

lundi 8 novembre 2010

L’aveu

Les politiciens en connaissent quelque chose :
arracher des aveux de la part du pire bandit de grand chemin n’est pas une simple partie de plaisir. Même quand toutes les preuves sont contre lui, celui-ci tente toujours d’utiliser toutes les subterfuges pour préserver une certaine innocence quitte à justifier l’injustifiable. C’est la raison pour laquelle il sera plus ou moins utopique d’attendre qu’un Didier Ratsiraka ou qu’un Marc Ravalomanana plaidera coupable devant le tribunal de l’histoire sur certaines pratiques peu avouables de leur gestion de l’Etat. A croire que l’aveu ne fait pas partie de la culture de nos hommes politiques surtout quand il touche leur crédibilité en tant qu’« homme d’Etat ». C’est cet état d’esprit qui fait de l’amnistie un sujet à la fois sensible et difficile dans ce pays. En effet, pour qu’il y ait amnistie, il faut que toutes les personnalités concernées acceptent leur statut de victime ou de bourreau. Or, dans le contexte actuel, aucun ne veut endosser ce dernier statut surtout ceux qui ont quelque chose à se reprocher dans leur conduite. Seules les victimes - ou supposées comme telles - crient pour que leurs cas soient examinés. Or, l’existence des victimes supposent qu’il y a des bourreaux. Dans d’autres pays comme l’Afrique du Sud, l’identification du couple bourreau-victime n’a pas posé trop de problèmes. Pour cause, l’apartheid l’a auparavant défini. Il a donc suffi que les bourreaux acceptent leur statut pour que le processus de réconciliation nationale soit enclenché et cela, sans que des réparations aient été exigées. Du côté des victimes, la reconnaissance des torts a suffi à réparer les souffrances. Désormais, les ennemis d’hier tentent de construire un avenir commun. Cela n’est pas toujours facile ; mais dans une nation, le plus important est sans doute cette volonté de vivre ensemble et de poursuivre, ensemble, un bout de chemin en dépit des différences. C’est cela qui manque sans doute quand on évoque la sortie de crise dans ce pays. Certains s’estiment qu’ils ont le monopole de la vérité.
 

Inty sy nday: Tsara, tohizo !

Betsaka ny talanjona sy vaky vava taorian'ny resaka nataon'ny filohan'ny tetezamita tamin'ny vahoakan'Antananarivo, ny sabotsy lasa teo, ka velom-panontaniana hoe misy fahagagana ve eto amin'ity Nosy ity?...
Mahagaga tokoa fa tsy mitrosa, tsy mangataka amin'ny any ivelany, tahaka ny niainana hatramin'izay ity tetezamita ity kanefa afaka manao tetik'asa fampandrosoana sy hanatsarana ny fiainan'ny vahoaka amina fotoana fohy ezaka. Koa na hokianina ho mpanohana be fahatany aza, rey olona, dia ambara fa tsy maintsy lazaina kosa ny zavatra tsara miseho eto amin'ny firenena, ary amporisihina ny nahavita an'izany ê. Tsara, tohizo, hoy ny fanamarihana fanaon'ny mpampianatra rehefa misy ny vokatra mahafa-po any an-dakilasy any.
Na izany kosa aza anefa dia maha lasa ny eritreritra ihany ny hoe iza no "hanara-maso" an'ireo hatao ireo, rehefa aoriana ao? Hisy amin'izy ireo no ho efa hijoro, amin'ny fiandohan'ny repoblika fahaefatra, ary hisy ny ho mbola eo an-dalam-pananganana azy. Araka izany dia mampametra-panontaniana ny hoe hitohy ve ny asa, ary hanao ahoana ny ho fitantanana azy raha toa ka efa tafajoro ireo fotodrafitrasa ireo? Ny ahiahy mantsy tsy ihavanana ka ampahatsiahivina ihany ny tantara: efa nisy, tany amin'ny repoblika voalohany tany, ny hoe kaoperativa sy "ferme d'Etat", sy ny sisa, kanefa… nanao ahoana ny niafarany? Efa mba nanao an'izany "tsena" noheverina hanala fahasahiranana izany koa ny tamin'ny repoblika faharoa, tamin'ny alalan'ny "Kaoparema" sy ny "35 000 logements" ohatra, kanefa… hatraiza no nahavelomany, ary trano firy no voatsangana?... "Amboary ny lalantsika…" no tabataban'ny mpitondra farany teo, kanefa… firy kilaometatra no vita tao anatin'ny fotoana naha teo amin'ny toerana, ary naharitra fotoana tahaka ny ahoana ny fahatezan'izany lalana vita izany?... Ny teo anelanelan'ireo moa dia tsy ahitana hambara afa-tsy ny hoe nifampizara tombontsoa fotsiny ny mpifampy akama tao amin'ny fitondrana ka izay tsy nahafa-po tamin'izany dia naongana.
Ny resaka teo aloha àry dia ny hoe "tohizo!", kanefa inona no hotohizana?... Ny asa izay mety hotavanin'ny hitondra manaraka ve sa… ny hijanonana eo amin'ny fitondrana mba hahafahana mametraka zavatra mivaingana ho an'ny vahoaka?... Eritreritra miposaka ny hoe nahoana moa raha ity tetezamita ity no tohizana, satria ity izao no hita fa tsy mampidi-trosa ho an'ny taranaka, tsy voateriterin'ny any ivelany, tsy mety ho voafingan'ny ato anatiny, kanefa mahavita manampy ny vahoaka. Inona tokoa moa no olana, raha heverina ny hoe ny an-dry zareo tany Côte d'Ivoire aza naharitra enintaona mahery?...
Lalou

Entre pauvres et riches: Le fossé ne cesse de se creuser

Aujourd’hui, tout se paie. Presque rien n’est gratuit, et si un quelconque service est offert, il est rarement satisfaisant.Ce sont parfois les cas des établissements publics qui offrent des soins, ou de l’éducation. Non que leur travail laisse à désirer, mais n’est pas toujours concluant. Puisque ceux qui y ont recours sont généralement ceux qui vivent sous un certain seuil de pauvreté et qui ont du mal à joindre les deux bouts. Il arrive que tous les soins et attention qu’ils requièrent dans les services publics (non lucratifs) ne leurs soient pas prodigués.
Les enfants pauvres peuvent être négligé aux profit d’enfants plus aisés s’il existe un service payant. Les soins médicaux  dont il bénéficient sont parfois moindres. L’égalité entre Malgaches, tant prônée par les régimes qui se sont succédé depuis 50 ans d’indépendance, n’est en réalité qu’un leurre.
En effet, le fossé qui existe entre les « castes » se creuse de plus en plus. Les enfants pauvres reçoivent le minimum, et ne peuvent être du même niveau que leurs semblables (de catégorie supérieure) du fait de leur statut social. Cet état de fait pourrait être changé, surtout grâce aux diverses associations déjà existantes à Madagascar. Les enfants pauvres peuvent recevoir des livres, des vêtements, et autres. Il existe même sur des sites connus comme Facebook, des groupes associations sérieuses créées dans le but d’aider les enfants de Madagascar depuis l’extérieur.
Soulignons, une fois de plus, que les centres « Akamasoa » ne peuvent accueillir tous les pauvres de l’île…

tvm


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