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dimanche 19 septembre 2010

Conférence nationale : pas d’amnistie pour Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana ne bénéficiera pas d’une amnistie au vu de la décision de la conférence nationale financée par la Haute Autorité de Transition (HAT) qui se tient depuis le 3 septembre à Antananarivo, la capitale de la grande île.
Une amnistie générale couvrant la période allant de janvier 2002 à décembre 2008 a été, en effet, adoptée par la majorité des participants à ladite conférence nationale ce vendredi.
Des limites ont tout de même été adoptées pour cette amnistie. Il a été décidé que ceux qui ont commis de meurtre, de détournement de deniers publics, de corruption ; ceux condamnés pour le crime de faux-monnayages ou encore les condamnés pour association de malfaiteurs ne pourront pas jouir de cette amnistie.
La majorité des participants ont par ailleurs adopté que ladite amnistie devrait être adoptée avant la tenue des différentes élections.
Il reviendrait donc au Président de la HAT, Andry Rajoelina, qui assure actuellement le rôle de Chef d’Etat de prendre par voie d’ordonnance la loi afférente à cette mesure de clémence.
Une responsable du ministère de la justice a toutefois expliqué devant toute l’assistance que le président de la HAT "peut prendre cette ordonnance mais n’est pas obligé de le faire".
Plutôt, dans la matinée, lors du vote d’un nouveau code électoral, les conférenciers ont limité entre 35 et 60 ans l’âge de ceux qui veulent briguer la magistrature suprême.
Ce vote laisse planer le doute sur la candidature d’Andry Rajoelina aux prochaines présidentielles, bien qu’il ait déjà déclaré solennellement le 12 mai 2010 sa non-participation à cette échéance.
La validation de cette conférence nationale qui n’a pas eu l’adhésion de la SADC et d’une partie de la Communauté internationale reste en suspens. La Coalition des organisations de la société civile malgache avec l’appui des bailleurs de fonds internationaux projette d’organiser une autre conférence nationale dite "souveraine". (Xinhua)

mardi 14 septembre 2010

DINIHO KELY ITY: Nahamenatra ny tsy nahavita !...

Na ho inona na ho inona no holazaina dia tokony hiaraha-manaiky ihany ny hoe nahamenatra ny fihetsika nasehon'ny filoha avon'ny tetezamita tany Antsiranana, ny faran'ny herinandro teo iny. Nahamenatra, satria toy ny hoe tsy nahay na inona na inona fa dia "nianatra" ny nataon'ny prezida teo alohany. Nitafy lambahoany, nisatroka "Kieffefh",… ary indrindra aza, mbola nindrana ny voambolan'ilay zokibe hoe "romboy" ihany koa. Tany amin'ny "faritra" maha mafy an-dry zalahy ireo no nisehoan'izany rehetra izany,ary tany amin'io faritra io ihany koa no nanaovan'ilay boaikely ny hetsika.
Nahamenatra ny nisy… Nahamenatra mihitsy, satria ny nanana ny fahana no tsy nahavita ny vitan'ilay "boaikely": ny miaramila be galoana, no sady ambony indrindra, niasa tany an-toerana; ny tompon-tany, ny voafidy avy any sy ny nampanantena… tsy nisy nahavita. Ny "mpahalala" indrindra amin'ny fahasalamana, nanana ny fahefana rehetra no tsy nahatsangana na dia tobim-pahasalamana "kely" aza, afa tsy ny faran'izay kely, raha nisy, kanefa samy nanana ny fankatoavan'ny iraisam-pirenena sy ny fanampiana ara-bola niaraka tamin'izany izy rehetra ireo. Fa nankaiza daholo ny vola rehetra azo tamin'izany ê?...
Mbola hisy ny fotoana hanontaniana sy hangatahana ny valin'izany fa mialoha izany no ametrahana ny hoe "henatra" be ity nisy ity. Henatra ho an'izay nampanantena; henatra ho an'ny tompon-tanàna; henatra ho an'ny nitondra kanefa tsy nahavita; henatra ho an'ny nanana sy manana antoko pôlitika kanefa "tsy nanao"; henatra ho an'izay nitady ka nahazo toerana kanefa… henatra ho an'izay nanome "seza", kanefa tsy nahita valiny ihany koa.
Betsaka no menatra. Menatra aby isika… Fa menatra noho ny rehetra ny nampanantena kanefa tsy nanao. Raha ny marina dia fomba iray nampisehoan'ny "tetezamita" ny nahafahany nanao ny tsy vitan'ny teo aloha iny tany Antsiranana iny. Takatry ny teo aloha anefa ve izany? Fantatry ny mpomba azy ireo koa ve?..
Be ny vola fa… nankaiza?
Tsy ny fihetsiketsehan-dRajoelina no inona ê. Izy aza efa tsy hilatsaka, koa diniho kely izany ê!
Alain N.

Arts et culture: Pauline Rabehasy, elle aussi, a tiré sa révérence

Une autre étoile, parmi celles qui ont le plus brillé dans le monde de l’art malagasy s’est donc éteinte. Nous venons d’apprendre la disparition de cette grande dame de la chanson et du théâtre malgache, Pauline Rabehasy, Rasoarinera de son vrai nom…  Pauline a été cette auteure compositeur qui a bercé les jeunes et de nombreux mélomanes de ce pays. « Lolona sy Fanja … » Des noms de jeunes filles bien malagasy que cette artiste a si bien chantés.
Pauline est partie… elle va rejoindre Romule, cette autre étoile qui a si bien su voguer avec elle dans le monde du « kalo », cette variété typiquement et spécifiquement malgache qui nous fait honneur.
Elle nous manque, seulement, nous avons ses « lova », ses œuvres qui resteront à jamais parmi nous.
Pauline Rabehasy, DaRoul, Gabhy, à part les Ramilison, Rakoto Frah,  Rado et les autres… Ils sont tous partis. C’est la désolation.
Nos pensées vont avec eux et à leurs familles.

Secteur pêche: Hausse des prix des poissons

Madagascar possède 4 500km de côtes, une zone économique de 1 million km2 et treize pour cent des communes à Madagascar logent les bords de la mer.
D’après la Banque Mondiale en 2003, la pêche fournit près de 62 000 emplois directs et 218 000 emplois indirects dans toute l’île. L’ex-province Mahajanga et Toliara sont les plus concernés par la pêche. Pour Mahajanga, 16% des communes existantes ont accès direct à la mer. La pêche y est activité primordiale. Cependant, les pêcheurs et revendeurs n’échappent pas à la crise qui guette le pays en ce moment.

« Depuis le mois de Juin, à cause du vent,  la production  a fortement baissé. Et du coup, on gagne de moins en moins. On doit payer les divers frais de transport depuis les dockers jusqu’à Antananarivo » explique Geneviève, une vendeuse de poissons à Mahajanga. On envoie 25 à 100 kilos poissons par semaine à Antananarivo selon les commandes et la quantité des poissons obtenus.  Pour 100 kilos de poissons, les frais de transport peuvent atteindre les 40 000 Ariary. Pour de taxi-brousse, les frais s’élèvent à 100 Ariary par kilo. Pour Geneviève avec son mari qui est pêcheur, elle ravitaille certaines grandes surfaces et certains revendeurs de la capitale. «On ne peut pas augmenter les prix de nos poissons compte tenu du pouvoir d’achat des Malgaches très faible, soit on gagne peu soit nos produits pourrissent. La marge bénéficiaire est de plus en plus minime. A l’instar des crevettes, où on les vend à 10 000 Ariary ici à Mahajanga et à 12 000 Ariary le kilo à Tana, on ne gagne que 500 à 1000 Ariary par kilo»
poursuit-elle. Par ailleurs, pour pouvoir transporter ces marchandises, les fournisseurs doivent avoir un statut légal. « La production est en baisse alors qu’on doit payer les taxes qui varient entre 160 000 à 1 200 000 Ariary respectivement pour les poissons et les crevettes tous les ans » a-t-elle souligné. «Ce qui est évident c’est que plus on investit, plus nos bénéfices augmentent mais malheureusement pour nous, on n’a pas encore les moyens d’aller au –delà de nos possibilités » s’est-elle plaint.

lundi 13 septembre 2010

Banque Mondiale : Tout risque d'être perdu pour Madagascar

La mauvaise gouvernance qui caractérise la période actuelle de transition aura des impacts sur le futur de nos relations avec les bailleurs de fonds. La Banque Mondiale, notamment, dans sa dernière mise à jour du programme à Madagascarindique que: « Par ailleurs la détérioration des indicateurs de performance deMadagascar, et notamment ceux portant sur la gouvernance, risque de réduire la part des fonds futurs l’IDA 16 est en cours de négociation) auxquels le pays pourrait aspirer ».
Dons et prêts. L'IDA (Association Internationale de Développement), précisons-le, est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Créée en 1960, l’IDA vise à réduire la pauvreté en accordant des dons et des prêts sans intérêt destinés à financer des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’action de l’IDA complète celle de l’autre guichet de prêt de la Banque mondiale—la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)—qui fournit aux pays à revenu intermédiaire des services de conseil et des capitaux pour financer leurs dépenses d’équipement. La BIRD et l’IDA partagent le même personnel et le même siège et évaluent les projets suivant les mêmes normes rigoureuses. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 79 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. C’est la principale source de financement par les donateurs des services sociaux de base dans les pays les plus pauvres.
Concessionnelles. L’Association prête des fonds (appelés crédits) à des conditions concessionnelles. Autrement dit, les crédits de l’IDA ne portent pas intérêt, et les remboursements sont étalés sur une période de 35 à 40 ans, y compris un différé d’amortissement de 10 ans. Depuis sa création, l’IDA a accordé au total 222 milliards de dollars de crédits et de dons, au rythme de 13 milliards de dollars par an en moyenne ces dernières années, dont la majeurepartie, soit environ 50 %, va à l’Afrique.
En tout cas, la Banque Mondiale, via l'IDA a accordé ces derniers temps, à ces pays membres, notamment en Afrique, d'importants crédits pour ledéveloppement.
Reconnaissance internationaleMalheureusement Madagascar a perdu des opportunités en raison de la crise politique qui persiste. En effet, faute de reconnaissance internationale, le pays ne peut pas encore bénéficier des crédits de la Banque. Pire, tout risque d'être perdu puisque l’année fiscale de la Banque Mondiale qui a commencé en juillet 2010 pour se terminer en juin 2011 est la dernière du cycle tri-annuel des fonds fortement concessionnels que la Banque mondiale alloue aux pays les plus pauvres. Dans ce cadre, Madagascars’était vu allouer à titre indicatif un financement d’environ 600 millions de dollars sur la période allant de juillet 2008 à juin 2011, pour financer des projets inscrits dans un cadre de partenariat stratégique. Jusqu’à présent, Madagascarn’a pu obtenir qu’une partie de ces fonds, soit 85 millions de dollars, pour desprojets approuvés avant la crise. Mais tout risque d'être perdu puisque, les règles générales définies par les pays contributeurs de l’IDA stipulent que les financements disponibles qui ne pourront pas être utilisés avant la fin du cycle devront être progressivement réalloués à d’autres pays. Cette règle évite que ces financements très concessionnels soient perdus.
Recueillis par R.Edmond

Procès du 7 Février : son vrai but…

Beaucoup de commentaires, encore et toujours, sur le procès de la tuerie du 7 février 2009. En condamnant Marc Ravalomanana aux travaux forcés à perpétuité, pense-t-on, on éloigne ainsi durablement l’ex-chef d’Etat dont le retour au pays est indésirable. En fait, le véritable objectif du procès est tourné vers l’avenir : on déclare l’affaire close et on prévient une réouverture ultérieure du dossier. La hantise de l’actuel régime, c’est de voir plus tard ses dirigeants traduits en justice pour avoir conduit les manifestants
devant le palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. Effectivement, le 7 février 2009 sur la Place du 13-Mai, les chefs du mouvement populaire ont exhorté la foule à prendre le palais présidentiel d’Ambohitsorohitra. Et ceci, afin d’en faire le lieu de travail du Premier ministre, nommé le jour même. Beaucoup ont conservé un enregistrement des propos tenus ce jour-là au micro de la Place du 13-Mai… En poussant la foule à se rendre à Ambohitsorohitra, zone classée rouge, les dirigeants de la Place du 13-Mai ont probablement commis un « homicide involontaire », c’est-à-dire une action qui a causé involontairement la mort d’autrui. Mais si le procès est ouvert, le tribunal pourrait conclure à un acte destiné à créer des martyrs et à discréditer le régime en place, c’est-à-dire « volontaire »…
En organisant le procès récent qui a condamné Marc Ravalomanana, on place l’affaire du 7 février sous l’ « autorité de la chose jugée ». Le jugement ayant été prononcé et les responsabilités ayant été établies, on ne peut plus revenir sur l’affaire du 7 février. Voilà tout ce qu’"il" voulait.

Invasions de criquets: Plus de 460 000 ménages ruraux touchés

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti d’une « menace grave et imminente due à la présence d’un nombre croissant d’essaims de criquets pèlerins » à Madagascar ; selon l’organisme, une « aide d’urgence doit être immédiatement apportée pour prévenir une catastrophe humanitaire ».
L’avertissement a été lancé lors d’une réunion sur l’Aide d’urgence à la lutte antiacridienne qui s’est tenue à Antananarivo, la capitale, le 8 septembre, quelques jours après la publication, par l’USAID, de l’édition d’août de son rapport de situation d’urgence sur les Invasions transfrontalières de ravageurs (ETOP) ; rapport qui présentait des prévisions s’étendant jusqu’à la mi-octobre et dont les auteurs exprimaient des préoccupations semblables, rapporte entre autres IRINNEWS.
De la sorte, il est indiqué dans l’ETOP que : « Une reproduction massive risque d’être observée … Dans cette éventualité, Madagascar connaîtra une des invasions de criquets les plus graves observées ces dernières années, et devra mener des interventions de contrôle à grande échelle jusqu’à la mi-2011 ».
Faire face à la menace d’une invasion de criquets coûtera environ 14,5 millions de dollars ; à ce jour, 4,7 millions de dollars ont été accordés par le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) des Nations Unies et 490 000 par le Programme d’urgence pour la coopération technique de la FAO.
Annie Monard, responsable des invasions de criquets aux bureaux de la FAO, à Rome, se rendra à Madagascar ces prochains jours ; Mme Monard a déclaré à IRIN que les indicateurs étaient « particulièrement inquiétants », les criquets étant
« si nombreux » qu’ils avaient pu
« s’échapper de leur zone habituelle » [dans le sud-ouest de Madagascar] et que des essaims avaient été observés le long du littoral est et dans l’ensemble de la région centre-ouest.
Madagascar a subi des invasions de criquets pendant quatre ans, jusqu’en 2000 ; cette année-là, seul l’extrême nord de la quatrième île du monde avait été épargné par le criquet pèlerin malgache (Locusta migratoria capito), et même la côte est, habituellement jugée trop humide, avait été touchée.
Cet insecte peut se reproduire presque tous les deux mois, et consomme environ l’équivalent de son propre poids en végétation (environ deux grammes) chaque jour. Mme Monard a raconté qu’en 1998, alors qu’elle se déplaçait en hélicoptère, elle avait aperçu un essaim recouvrant une zone d’environ 30 kilomètres sur 70. « C’était comme un énorme nuage qui se déplaçait sur toute la plaine ».

Inaperçue
La prolifération des criquets est passée inaperçue pendant les précédentes saisons des pluies (d’octobre à avril), les capacités du Centre national antiacridien (CNA), organisme public, étant affaiblies par la situation sociopolitique du pays, selon un document publié par la FAO, et intitulé Aide d'urgence à la lutte antiacridienne à Madagascar.
Madagascar est en effet embourbé dans une crise politique depuis le 17 mars 2009 ; l’aide internationale a été réduite à l’aide humanitaire d’urgence (et ce uniquement si celle-ci est justifiable) depuis le transfert de pouvoir « illégal » à l’issue duquel le président Marc Ravalomanana a cédé la place au chef de l’opposition Andry Rajoelina.
« Les essaims dont la présence a été signalée récemment hors de leur zone d’infestation indiquent une prolifération importante. Les expériences passées ont montré qu’une invasion pouvait évoluer  »
Le climat actuel, sec et frais, n’est pas propice à la reproduction, mais avec les premières pluies et dès que la température commence à grimper, les insectes se reproduisent rapidement. A mesure que la densité de population augmente, les insectes connaissent des changements comportementaux et physiques : de solitaires, ils deviennent grégaires, et forment des essaims qui dévastent les cultures (chaque million de criquets consomment une tonne de vivres).
« Les essaims dont la présence a été signalée récemment hors de leur zone d’infestation indiquent une prolifération importante. Les expériences passées ont montré qu’une invasion pouvait évoluer si la population acridienne n’était pas contrôlée à ce stade. L’invasion qui s’ensuivrait se poursuivrait pendant de nombreuses années, en ayant des conséquences dévastatrices sur la sécurité alimentaire », peut-on lire dans le document publié par la FAO sur l’aide d’urgence.
« Les essaims de criquets qui ne se sont pas encore développés vont se développer et commencer à se reproduire au début de la prochaine saison des pluies, et des concentrations de jeunes criquets aptères (bandes larvaires) se développeront entre octobre et décembre 2010. Ces bandes attaqueront principalement les régions est de la zone d’infestation, qui recevront les premières précipitations. Toutefois, elles frapperont également le centre-ouest, déjà envahi par les essaims ».
Cette année, selon Mme Monard, des enquêtes et des préparations ont été effectuées depuis le mois de juillet en vue de lancer, à l’approche des premières pluies, une campagne de pulvérisation de « trois familles de pesticides », pour contrôler la prolifération des insectes.

 Trois familles de pesticides
Les pesticides conventionnels protègeront les cultures menacées, les régulateurs de croissance des insectes contrôleront les bandes larvaires (criquets aptères), et des pesticides biologiques seront appliqués dans les zones écologiquement sensibles, notamment les « réserves naturelles, les parcs nationaux et les régions peuplées », selon le document publié par la FAO.
Environ 500 000 hectares seront pulvérisés au moment où les populations acridiennes seront les plus vulnérables, c’est-à-dire « lorsque les criquets, pas encore ailés et moins mobiles, marcheront et seront particulièrement sensibles aux pesticides », a commenté Mme Monard.
Toutefois, l’équipement doit être pré acheminé à l’approche des pluies : les routes menant à bon nombre de zones menacées par les criquets pourraient devenir impraticables pendant la saison des pluies, selon la FAO.
« Les criquets font planer une menace immédiate sur les moyens de subsistance des communautés rurales, déjà précaires en particulier dans le Grand Sud [de Madagascar] », notait la FAO dans son rapport d’août sur la lutte antiacridienne. Environ 70 pour cent des quelque 20 millions d’habitants que compte Madagascar vivent en deçà du seuil de pauvreté, et 50 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition dans le pays.
Selon les prévisions, pas moins de 52 communes de la région devraient être touchées par l’insécurité alimentaire d’ici à la fin de l’année 2010, et 10 d’entre elles (qui comptent environ 100 000 habitants) seraient touchées par une insécurité alimentaire grave, d’après une évaluation réalisée par le Programme alimentaire mondial en juillet 2010. Toutes les communes touchées par l’insécurité alimentaire sont menacées par les essaims de criquets.
Selon le CNA, plus de 460 000 ménages ruraux, soit 2,3 millions de personnes, seraient touchés par les invasions de criquets, et les pertes de récoltes potentielles pourraient représenter un manque à gagner d’au moins 135 millions de dollars.