Le processus initié par les membres de la société civile n'a pas enregistré de contestation de la part du médiateur international. Mais la levée des sanctions relève de la décision des organisations régionales et internationales.
Les consultations effectuées par Joaquim Chissano se sont achevées hier. Avant de quitter la Grande île, cet ancien président mozambicain a annoncé qu'il part avec une image plus claire de la situation à Madagascar et du processus que les parties malgaches ont initié. «La société civile a donné la garantie de la neutralité en promettant la participation d'un grand nombre de sensibilités et nous encourageons cette ouverture pour qu'il y ait une grande participation possible», a-t-il annoncé hier à l'aéroport d'Ivato.
Mais pour ce qui est de la reconnaissance internationale ainsi que de la levée des sanctions, Joaquim Chissano estime qu'il est trop tôt pour parler de ces deux questions. «Les sanctions ne seront levées que si les résultats sont satisfaisants pour la communauté internationale. L'Union africaine est actuellement en réunion et le mois prochain (le 18 août), la Sadc tiendra une réunion et je ferai un rapport sur mon séjour à Madagascar et ce sera aux membres de prendre la décision. Il faudra encore attendre», a-t-il lancé.
En d'autres termes, aux parties malgaches de faire preuve et de persuader la communauté internationale que les résultats des consultations et de la conférence ont été pris d'une manière consensuelle et inclusive. C'est d'ailleurs ce qu'a précisé Joaquim Chissano dans ses propos : «S'il y a un consensus et une inclusivité, je crois que la communauté internationale va reconnaître les résultats».
Une autre forme de médiation
En attendant, le médiateur a fait savoir que la communauté internationale apportera ses appuis aux initiatives malgaches. Seulement, «Il ne m'appartient pas de déterminer la forme de ces appuis mais aux organisations. L'Union africaine et la Sadc peuvent donner un éclaircissement sur ce point», a précisé Joaquim Chissano.
Sur le plan de la médiation, il appartient maintenant aux membres de la société civile de définir la forme d'intervention de la communauté internationale. «Ils doivent définir ce qu'ils attendent de nous car, auparavant, nous faisions des médiations entre des groupes alors que ce n'est plus le cas actuellement», a précisé cet ancien président mozambicain.
Joaquim Chissano est parti avec une nouvelle vision de la situation à Madagascar notamment sur le processus que les parties malgaches ont choisi pour trouver une issue pérenne de la crise. Aux Malgaches maintenant de soutenir leur processus pour convaincre les organisations régionales et internationales de lever les sanctions et d'accorder après leur reconnaissance.
En tout cas, du moment que la majorité roule pour l'adoption d'une solution malgacho-malgache, laquelle semble maintenant bénéficier de l'adhésion de la communauté internationale, on pense que la tenue du «Dinika santatra» et du dialogue national sera une occasion de tester le réel patriotisme des uns et des autres… au-delà des guéguerres de sièges pour un partage du pouvoir. Car, il s'agit de l'avenir de la nation où les ambitions politiques devraient être reléguées au second plan de tous les participants à ces rencontres.
Manohisoa
28/07/2010
Les Raiamandreny mijoro, rassurés
A la sortie de leur rencontre avec le président mozambicain, hier au Carlton, les membres des Raiamandreny mijoro sont rassurés. Selon les rapports du pasteur Paul Ramino, «le médiateur de la Sadc nous a encouragés de poursuivre notre initiative de consulter les acteurs locaux. Il nous a même dit que quand il était président de la République , il a toujours essayé de descendre dans les collectivités pour connaître les attentes de la population locale».
Seulement, pour que les membres de la société civile puissent bénéficier de l'appui de la communauté internationale, il faut qu'un maximum de participants se mobilisent pour le Dinika santatra. «Si cet objectif est atteint nous assurerons notre appui dans la mise en oeuvre du processus, nous a rassuré Joaquim Chissano», a poursuivi ce numéro un des notables. Néanmoins, il faut attendre jusqu'au 18 août pour connaître la décision finale des organisations régionales et internationales sur leur appui aux initiatives malgaches.
VAOVAO TVM MIVANTANA
TVM EN DIRECTE.
VAOVAO
.
.
VAOVAO
jeudi 29 juillet 2010
Droit d’asile: quatre pays retirés des «pays sûrs»
Petite bonne nouvelle pour les demandeurs d'asile provenant d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali: leurs demandes ne seront plus jugées avec un a priori négatif, car ces pays ne sont plus jugés sans risques.
Les homosexuels en provenance d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali ont désormais (un peu) plus de chances d’obtenir l'asile. Le 23 juillet, le Conseil d'État a en effet rayé ces pays de la liste des «pays sûrs» – pays que la France considère comme assurant le «respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales».
Un soulagement pour les ressortissants de ces quatre pays, car «l'inscription d'un pays sur la liste accélère l’examen des demandes d’asile des personnes concernées (15 jours au lieu de 118 en moyenne) et autorise les préfets à les renvoyer dans leur pays, avant même une éventuelle décision en appel de la Cour nationale du droit d'asile sur leur demande», dénoncent dans un communiqué Amnesty International France, le Gisti, la Cimade, Acat-France et Association des avocats ELENA France, qui, avec d’autres associations, sont à l’origine de la décision du Conseil d’État.
Les pays «sûrs» ne le sont pas pour les LGBT
Mais c'est toute la notion de pays «sûr» que les associations souhaitent remettre en question. «Pour nous, chaque demande doit être vue au cas par cas, souligne Mathilde Chevalier, membre de la Commission LGBT d'Amnesty International France. La notion de "pays sûr" est totalement contraire aux conventions internationales qui régissent le droit d'asile.» D'autant que la liste est jugée discriminatoire, opaque et politiquement motivée.
En outre, les pays qui figurent toujours sur la liste… ne sont pas réellement «sûrs», notamment pour les LGBT. Le Bénin, le Ghana, le Sénégal et la Tanzanie pénalisent l'homosexualité, tandis qu'à Maurice la sodomie est interdite mais pas les relations amoureuses gays et lesbiennes (lire notre article). Dans les autres pays de la liste (la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, la Croatie, l'Inde, la Macédoine, la Mongolie, la Serbie, l'Ukraine), la prudence demeure la règle malgré l'absence de loi répressive…
Peut-on espérer que les États disposant d'une loi homophobe soient retirés de la liste? À l'Ofpra, l'office qui examine la situation des demandeurs d'asile, on nous explique qu'un tel projet n'est pas à l'ordre du jour.
Les homosexuels en provenance d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali ont désormais (un peu) plus de chances d’obtenir l'asile. Le 23 juillet, le Conseil d'État a en effet rayé ces pays de la liste des «pays sûrs» – pays que la France considère comme assurant le «respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales».
Un soulagement pour les ressortissants de ces quatre pays, car «l'inscription d'un pays sur la liste accélère l’examen des demandes d’asile des personnes concernées (15 jours au lieu de 118 en moyenne) et autorise les préfets à les renvoyer dans leur pays, avant même une éventuelle décision en appel de la Cour nationale du droit d'asile sur leur demande», dénoncent dans un communiqué Amnesty International France, le Gisti, la Cimade, Acat-France et Association des avocats ELENA France, qui, avec d’autres associations, sont à l’origine de la décision du Conseil d’État.
Les pays «sûrs» ne le sont pas pour les LGBT
Mais c'est toute la notion de pays «sûr» que les associations souhaitent remettre en question. «Pour nous, chaque demande doit être vue au cas par cas, souligne Mathilde Chevalier, membre de la Commission LGBT d'Amnesty International France. La notion de "pays sûr" est totalement contraire aux conventions internationales qui régissent le droit d'asile.» D'autant que la liste est jugée discriminatoire, opaque et politiquement motivée.
En outre, les pays qui figurent toujours sur la liste… ne sont pas réellement «sûrs», notamment pour les LGBT. Le Bénin, le Ghana, le Sénégal et la Tanzanie pénalisent l'homosexualité, tandis qu'à Maurice la sodomie est interdite mais pas les relations amoureuses gays et lesbiennes (lire notre article). Dans les autres pays de la liste (la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, la Croatie, l'Inde, la Macédoine, la Mongolie, la Serbie, l'Ukraine), la prudence demeure la règle malgré l'absence de loi répressive…
Peut-on espérer que les États disposant d'une loi homophobe soient retirés de la liste? À l'Ofpra, l'office qui examine la situation des demandeurs d'asile, on nous explique qu'un tel projet n'est pas à l'ordre du jour.
mardi 27 juillet 2010
vendredi 23 juillet 2010
L’Union africaine préoccupée de la crise politique à Madagascar
a Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a exprimé sa profonde préoccupation devant l’impasse à Madagascar dans le processus de mise en oeuvre de l’accord de Maputo et de l’acte additionnel d’Addis Abeba, a-t- on appris jeudi d’un communiqué de l’UA.
Le mediateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a informé mercredi le conseil de l’UA de la situation à Madagascar.
Le conseil a réaffirmé toutes ses décisions prises sur la situation à Madagascar, en particulier celles sur les sanctions contre les individus et les entités malgaches, et les efforts déployés par l’UA et la SADC, indique le communiqué.
Il a souligné la nécessité de redoubler les efforts pour assurer une application scrupuleuse de telles sanctions et de renforcer son efficacité.
Le conseil a appelé toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le médiateur pour faciliter le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et trouver une solution durable à la crise à Madagascar, conclut le communiqué. (Xinhua)
Le mediateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a informé mercredi le conseil de l’UA de la situation à Madagascar.
Le conseil a réaffirmé toutes ses décisions prises sur la situation à Madagascar, en particulier celles sur les sanctions contre les individus et les entités malgaches, et les efforts déployés par l’UA et la SADC, indique le communiqué.
Il a souligné la nécessité de redoubler les efforts pour assurer une application scrupuleuse de telles sanctions et de renforcer son efficacité.
Le conseil a appelé toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le médiateur pour faciliter le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et trouver une solution durable à la crise à Madagascar, conclut le communiqué. (Xinhua)
mardi 20 juillet 2010
La destruction des emplois continue à Madagascar

Le dernier rapport économique de la Banque mondiale fait état de près 25 000 nouveaux emplois détruits durant le premier trimestre de cette année 2010. Les effets de la crise politique se font plus que jamais sentir dans la Grande Ile.
Le secteur le plus touché par cette destruction d’emplois reste l’industrie textile à cause notamment de la suspension de Madagascar de l’AGOA, African Growth and Opportunity Act. Par ce traité approuvé par le congrès américain en mai 2000 des pays africains dont Madagascar avait un accès privilégié au marché américain. L’absence de commandes en provenance des Etats-Unis a sonné le glas de plusieurs entreprises franches basées à Madagascar. Ainsi, les fermetures des usines se suivent et se ressemblent avec parfois des centaines d’ouvriers mis en chômage technique en l’espace d’une journée.
En plus des effets dévastateurs que cette suspension a sur l’économie de Madagascar, elle représente donc un véritable mal social pour le pays symbolisé particulièrement par le boom du secteur informel. Faute de travail, et surtout avec un marché de travail considérablement atrophié, les ex-employés de ces usines ont pour la plupart recours aux activités informelles pour pouvoir assurer leur survie. Il suffit de faire quelques pas dans le centre ville d’Antananarivo pour constater que rien ne va plus dans le pays. Les marchands ambulants ont élu domicile sur les trottoirs et l’administration de la Capitale est visiblement dépassée par les évènements. La Banque mondiale n’a pas manqué de marquer ce point dans son rapport.
La suspension de Madagascar à l’AGOA fait partie des sanctions internationales infligées à la Grande Ile. Toutefois, avant son départ, l’ancien ambassadeur américain Niels Marquartd a clairement indiqué que les sanctions seront levées dès qu’un consensus de sortie de crise serait trouvé entre les principaux acteurs politiques.
mardi 13 juillet 2010
WC cherche Médiateur !
Avertissement : Par respect à votre endroit, SVP ne lisez pas ce billet à table ou en grignotant! Pince-sans-rire
Bien que cela soit dans l’air du temps avec cette victoire espagnole dans le foot, ce n’est pas de la World Cup dont il est sujet ici, mais bien le sigle communément utilisé pour désigner les toilettes, ce lieu où habituellement chacun fait face à lui-même, où on entre et où on ressort en solo ! Normalement! (J’arrête mon descriptif mais chacun peut le continuer à volonté)
Je broie peut-être du noir à tel point que je philosophe sur le WC mais ô combien un fait a priori anodin m’amène à conclure que la Société Malagasy n’est pas en bonne forme. Un « petit » corps malade. C’est le moins qu’on puisse dire.
J’étais loin de penser que les toilettes puissent faire l’objet d’une complexité de gestion quand les gens ne vivent plus dans la … normalité et que leur dignité et leur conscience en prennent un véritable coup.
Au risque de me faire virer en évoquant cette anecdote digne d’un véritable…secret industriel, au sein d’une organisation que je côtoie, des nouvelles toilettes ont été récemment installées. Comme l’adduction d’eau est problématique et que l’alimentation en eau est irrégulière dans la zone (eh oui !), il arrive souvent que la chasse d’eau n’a rien pour…chasser…. Aussi, celui qui vient de se soulager se trouve dans l’obligation d’utiliser un seau. Encore faut-il bien sûr qu’il y ait de l’eau. Bien entendu. Et quand l’alimentation d’eau est inexistante, il faut utiliser l’eau du puit ! Et c’est loin d’être une invention ni un procédé miracle
Comme le point d’eau est assez éloigné, il y a un préposé non attitré qui remplit le seau (il fait autre chose que cette tâche, bien sûr). Or statistiquement, ces toilettes connaissent une fréquentation assez élevée de surcroît en cette période d’hiver. Aussi, un seau de 12L ne suffit pas pour une…alternance disons euh… soutenue.
Et c’est là que la problématique devenue un véritable « cas de gestion » est née. Des gens se soulagent au WC sans…nettoyer les lieux. Bien sûr, il y a de forte chance ou malchance pour que celui ou celle qui vient après, s’énerve. Bien que ce n’est pas le cas de tous ! Surprenant ! Et bingo, le précédent rétorque que comme il n’y a pas d’eau, il ne peut faire autrement. Celui qui est prévu succéder indique qu’il fallait appeler le préposé pour qu’il ramène de l’eau, et nettoyer avant de quitter les lieux. Et d’empoignades verbales en empoignades tout court, les gens décident de faire une Assemblée Générale pour régler la gestion des WC. Qu’on demande à la Direction de trancher, il n’y aura qu’un pas. Car bien entendu, dans les WC de la Direction, les gens notent que le seau est « toujours » rempli. Faites vos jeux, rien ne va plus !
La solution est tellement simple mais cela prend une proportion comme si ce cas devrait être soumis à une école de gestion. Sans caricature aucune !
Là où je veux en venir, ce n’est pas de décrire la solution ou une solution. Là où mon attention est attirée c’est que ce fait de société, ce fait humain, d’apparence simple, hilarant ou désolant, est à l’image d’une Société (un Pays ?) où personne n’est en accord avec personne et que tout écart de vision nécessite une médiation, une entité qui joue l’intermédiaire, voire une assise quasi nationale.
Loin de moi de vouloir comparer mon Pays à un tel lieu, mais comment ne pas avoir la bouche bée (une formule non adaptée à ce billet celle-là !) quand celle qui se qualifie de Société Civile en arrive à un point où elle-même a besoin d’un Médiateur pour pouvoir organiser solidairement les débats nationaux de sortie de crise ? Sommes-nous au point d’être en désaccord même sur la Crise à résoudre ?
La définition de ce qu’est une Société Civile est déjà assez compliquée (pour moi en tout cas, à vous d’essayer) qu’on a pas besoin encore aussi d’une médiation pour rassembler des coalitions de je ne sais quelles alliances de je ne sais plus quels groupements de société(s) civile(s) pour engager une démarche de résolution de la crise Malagasy !
L’Eglise a besoin d’une médiation pour comprendre qu’elle n’est pas faite actuellement pour le costume qu’elle veut se tailler.
Les politiciens ont besoin de médiation pour échanger, pour débattre et même pour se parler.
Les groupements éparpillés de la Société Civile ont besoin de médiation pour engager une recherche de solution à la crise.
L’Armée a besoin d’une médiation pour panser les plaies du passé.
La Justice a besoin d’une médiation pour trancher sur le cas des détenus,
La Population est divisée et a besoin d’une médiation réussie pour fêter solidairement une Fête Nationale et un Jubilé du Cinquantenaire du retour de l’Indépendance.
Et là…W…cherche Médiateur !
Où allons-nous ?
Bien que cela soit dans l’air du temps avec cette victoire espagnole dans le foot, ce n’est pas de la World Cup dont il est sujet ici, mais bien le sigle communément utilisé pour désigner les toilettes, ce lieu où habituellement chacun fait face à lui-même, où on entre et où on ressort en solo ! Normalement! (J’arrête mon descriptif mais chacun peut le continuer à volonté)
Je broie peut-être du noir à tel point que je philosophe sur le WC mais ô combien un fait a priori anodin m’amène à conclure que la Société Malagasy n’est pas en bonne forme. Un « petit » corps malade. C’est le moins qu’on puisse dire.
J’étais loin de penser que les toilettes puissent faire l’objet d’une complexité de gestion quand les gens ne vivent plus dans la … normalité et que leur dignité et leur conscience en prennent un véritable coup.
Au risque de me faire virer en évoquant cette anecdote digne d’un véritable…secret industriel, au sein d’une organisation que je côtoie, des nouvelles toilettes ont été récemment installées. Comme l’adduction d’eau est problématique et que l’alimentation en eau est irrégulière dans la zone (eh oui !), il arrive souvent que la chasse d’eau n’a rien pour…chasser…. Aussi, celui qui vient de se soulager se trouve dans l’obligation d’utiliser un seau. Encore faut-il bien sûr qu’il y ait de l’eau. Bien entendu. Et quand l’alimentation d’eau est inexistante, il faut utiliser l’eau du puit ! Et c’est loin d’être une invention ni un procédé miracle
Comme le point d’eau est assez éloigné, il y a un préposé non attitré qui remplit le seau (il fait autre chose que cette tâche, bien sûr). Or statistiquement, ces toilettes connaissent une fréquentation assez élevée de surcroît en cette période d’hiver. Aussi, un seau de 12L ne suffit pas pour une…alternance disons euh… soutenue.
Et c’est là que la problématique devenue un véritable « cas de gestion » est née. Des gens se soulagent au WC sans…nettoyer les lieux. Bien sûr, il y a de forte chance ou malchance pour que celui ou celle qui vient après, s’énerve. Bien que ce n’est pas le cas de tous ! Surprenant ! Et bingo, le précédent rétorque que comme il n’y a pas d’eau, il ne peut faire autrement. Celui qui est prévu succéder indique qu’il fallait appeler le préposé pour qu’il ramène de l’eau, et nettoyer avant de quitter les lieux. Et d’empoignades verbales en empoignades tout court, les gens décident de faire une Assemblée Générale pour régler la gestion des WC. Qu’on demande à la Direction de trancher, il n’y aura qu’un pas. Car bien entendu, dans les WC de la Direction, les gens notent que le seau est « toujours » rempli. Faites vos jeux, rien ne va plus !
La solution est tellement simple mais cela prend une proportion comme si ce cas devrait être soumis à une école de gestion. Sans caricature aucune !
Là où je veux en venir, ce n’est pas de décrire la solution ou une solution. Là où mon attention est attirée c’est que ce fait de société, ce fait humain, d’apparence simple, hilarant ou désolant, est à l’image d’une Société (un Pays ?) où personne n’est en accord avec personne et que tout écart de vision nécessite une médiation, une entité qui joue l’intermédiaire, voire une assise quasi nationale.
Loin de moi de vouloir comparer mon Pays à un tel lieu, mais comment ne pas avoir la bouche bée (une formule non adaptée à ce billet celle-là !) quand celle qui se qualifie de Société Civile en arrive à un point où elle-même a besoin d’un Médiateur pour pouvoir organiser solidairement les débats nationaux de sortie de crise ? Sommes-nous au point d’être en désaccord même sur la Crise à résoudre ?
La définition de ce qu’est une Société Civile est déjà assez compliquée (pour moi en tout cas, à vous d’essayer) qu’on a pas besoin encore aussi d’une médiation pour rassembler des coalitions de je ne sais quelles alliances de je ne sais plus quels groupements de société(s) civile(s) pour engager une démarche de résolution de la crise Malagasy !
L’Eglise a besoin d’une médiation pour comprendre qu’elle n’est pas faite actuellement pour le costume qu’elle veut se tailler.
Les politiciens ont besoin de médiation pour échanger, pour débattre et même pour se parler.
Les groupements éparpillés de la Société Civile ont besoin de médiation pour engager une recherche de solution à la crise.
L’Armée a besoin d’une médiation pour panser les plaies du passé.
La Justice a besoin d’une médiation pour trancher sur le cas des détenus,
La Population est divisée et a besoin d’une médiation réussie pour fêter solidairement une Fête Nationale et un Jubilé du Cinquantenaire du retour de l’Indépendance.
Et là…W…cherche Médiateur !
Où allons-nous ?
CULTURE - 400 Ans d’Antananarivo : L’Histoire à travers les jeux
L’ORTANA organise des activités autour de l’histoire et la mémoire de la capitale. Leur caractère ludique sera privilégié.
Depuis samedi, l’Office régional du tourisme d’Analamanga (ORTANA) organise des activités culturelles en vue de célébrer les 400 ans de la ville d’Antananarivo. Au total, neuf manifestations seront réparties du 10 au 30 juillet dont la majeure partie se déroulera à Andohalo.
La capitale de Madagascar a déjà connu ses premiers habitants il y a quatre siècles. Les recherches archéologiques et scientifiques le prouvent. D’autant plus que la commémoration coïncide avec le cinquantenaire de l’Indépendance du pays.
Le programme semble surtout réservé aux jeunes, car des initiations gratuites à des jeux de société, comme le fanorona, les échecs et le jeu de go seront dispensées. Un tournoi clôturera les séances les 17 et 23 juillet.
Dès hier, malgré la période d’examen, l’engouement des jeunes a été palpable. Les tables de jeux n’ont jamais désempli. « Je reviendrai ici la semaine prochaine après mes examens. C’est une bonne initiative et j’espère qu’elle va continuer », annonce Dynah, une lycéenne amatrice d’échecs.
Pour tous les goûts
Dans le jargon du commerce ou de l’évènementiel, ces jeux servent de produits d’appel. L’ORTANA utilise cette stratégie pour attirer ces jeunes vers ses locaux où se déroule une exposition thématique.
Lalaina Rajoelimanana, agent d’accueil au kiosque ORTANA Andohalo s’explique. « Peu de Tananariviens savent que des gens ont déjà vécu ici il y a plusieurs siècles. Cependant, la région possède plusieurs richesses historiques et culturelles exploitables ».
« Comme nous n’avons pas de plage, nous devons valoriser ce que nous avons », précise-t-il : question identitaire et financière oblige !
Dans le domaine du politiquement correct, les amateurs d’art plastique auront aussi l’occasion de s’initier à cette discipline sous la direction de l’artiste plasticienne Rafaral.
Des animations de conte, de cirque seront proposées aux tout-petits. Pour la famille, une visite de la Haute-Ville sera organisée.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4662 du 13-07-2010
Depuis samedi, l’Office régional du tourisme d’Analamanga (ORTANA) organise des activités culturelles en vue de célébrer les 400 ans de la ville d’Antananarivo. Au total, neuf manifestations seront réparties du 10 au 30 juillet dont la majeure partie se déroulera à Andohalo.
La capitale de Madagascar a déjà connu ses premiers habitants il y a quatre siècles. Les recherches archéologiques et scientifiques le prouvent. D’autant plus que la commémoration coïncide avec le cinquantenaire de l’Indépendance du pays.
Le programme semble surtout réservé aux jeunes, car des initiations gratuites à des jeux de société, comme le fanorona, les échecs et le jeu de go seront dispensées. Un tournoi clôturera les séances les 17 et 23 juillet.
Dès hier, malgré la période d’examen, l’engouement des jeunes a été palpable. Les tables de jeux n’ont jamais désempli. « Je reviendrai ici la semaine prochaine après mes examens. C’est une bonne initiative et j’espère qu’elle va continuer », annonce Dynah, une lycéenne amatrice d’échecs.
Pour tous les goûts
Dans le jargon du commerce ou de l’évènementiel, ces jeux servent de produits d’appel. L’ORTANA utilise cette stratégie pour attirer ces jeunes vers ses locaux où se déroule une exposition thématique.
Lalaina Rajoelimanana, agent d’accueil au kiosque ORTANA Andohalo s’explique. « Peu de Tananariviens savent que des gens ont déjà vécu ici il y a plusieurs siècles. Cependant, la région possède plusieurs richesses historiques et culturelles exploitables ».
« Comme nous n’avons pas de plage, nous devons valoriser ce que nous avons », précise-t-il : question identitaire et financière oblige !
Dans le domaine du politiquement correct, les amateurs d’art plastique auront aussi l’occasion de s’initier à cette discipline sous la direction de l’artiste plasticienne Rafaral.
Des animations de conte, de cirque seront proposées aux tout-petits. Pour la famille, une visite de la Haute-Ville sera organisée.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4662 du 13-07-2010
Inscription à :
Articles (Atom)