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lundi 28 juin 2010

Ambodiatafana Incendie à la résidence de Ratsiraka


La résidence de l'ancien président Didier Ratsiraka sise à Ambodiatafana a été dévorée par le feu, hier. Il déplore un incendie criminel.

Alerte à Toamasina. La résidence privée de l'ancien président Didier Ratsiraka sise à Ambodiatafana sur la RN 5 a été dévorée par le feu, hier. Selon les sapeurs-pompiers locaux, un cour-circuit survenu au niveau d'un climatiseur serait à l'origine des flammes. Outre les dégats matériels, aucune victime n'est recensée. Joint au téléphone en début de soirée, l'amiral déplore un incendie criminel.
« C'est un acte de sabotage pur et simple. Ce doit être un acte fait pour empêcher mon retour à Madagascar », s'indigne Didier Ratsiraka. L'ancien chef d'État réfute le résultat du constat des responsables locaux. « Il ne faut pas duper le public et encore moins le propriétaire. La thèse d’un court-circuit est impossible vu que la propriété est privée d'électricité depuis des années. Le régime Ravalomanana a refusé de payer les factures à Ambodiatafana et a pris de force la résidence qui m'est réservée à Faravohitra », a-t-il martelé. Didier Ratsiraka se garde pourtant d'indiquer les éventuels responsables de l'accident.
Refus de réhabiliter
« Selon les rapports qui me sont transmis, ce bâtiment n'est pas habité, d'autant plus que les personnes chargées de sécuriser la propriété vivent dans un autre édifice autrefois occupé par les éléments de la garde présidentielle », poursuit l'amiral. « Non seulement les autorités malgaches ont refusé de réhabiliter ma résidence, mais elles ont également refusé de la céder à mes proches qui ont voulu s'y installer », dit-il.
Hier en début d'après-midi, les éléments des forces de l'ordre chargés de la garde de la résidence de Didier Ratsiraka ont alerté les sapeurs-pompiers de Toamasina stationnés à 22 kilomètres du lieu de l'incendie. Vers 15 heures, c'est-à-dire aussitôt après l'appel téléphonique,
quelques camion-citernes et des soldats du feu y ont été déployés afin de maîtriser l'incendie.
« Il n'y a pas beaucoup de dégâts. Les flammes ont dévoré le plafond de la salle de réception de la résidence », déclare le chef de corps des sapeurs-pompiers de Toamasina.
Il évite de livrer plus de détails et encore moins de faire des commentaires sur l'incident.
Le 5 juillet 2002, l'ancien président Didier Ratsiraka a quitté sa résidence privée d'Ambodiatafana construite en 2001 pour partir en exil en France avec une brève escale aux Seychelles. Après le retrait de ses partisans qui ont érigé un barrage à Brickaville, les « zanadambo » ont envahi le lieu. Livré aux pilleurs pendant des mois, le périmètre est mis sous la garde des forces de l'ordre qui continuent à assurer la sécurité de la fameuse résidence.

Stephane Solofonandrasana
Date : 29-06-2010

TVM sy RNM, anjakan’ny FAT !

Vaovao tokan-jotra !

Maro amin’ny Malagasy no tsy té hijery sy hihaino intsony ity haino aman-jerim-panjakana ity. Mitongilana tanteraka any amin’ny FAT ny zavatra atao ao.Tsy misy « balance » izany ny vaovao ao hoy ny mpanao gazety miasa ao izay niangavy tsy tononina anarana, « ny vaovao politikan’ny FAT ihany no azo am-bara ao » hoy izy.
Izay ilay demokrasia nokatsahina teto ! ny hevitr’olon-tokana no hampanjakaina tokana, eny na dia hita maso izao aza fa maro an’isa ny Malagasy tsy manaraka sy manaiky ny FAT. »Volam-bahoaka anefa no ampiasaina ao, ny hetra alohanao sy ny ahy ».
Tsiahivina fa tamin’ny taon-dasa dia nilokaloka ery Ingahy Johary Ravaojanahary fa ho matihanina tanteraka amin’izay ity haino aman-jerim-panjakana ity.Tsy hisy baiko avy atsy sy avy aroa intsony hoy izy fa samy halefa daholo ny vaovao rehetra. Indrisy Johary !

Tsy matihanina !

Tsy sanatria akory té hanakiana be fahatany fa raha sendra mba nijery TVM ianao omaly dia tena menatra, tsy mendrika ny ho chaine « nasionale » ireny nitranga omaly ireny !
Henon’ny mpijery any an-tokantrano ny fibaikoana hataon’ny « mpanatontosa » ao anaty kabina tekinika.Izao no henonao : « iray, roa ,telo,…efatra en entenne…deux en ligne…sns ! » ankoatra izay ny fitabatabana tsy ifandrenesana.Naharitra teo amin’ny 30 minitra teo izany.Tsy gaga ianao , « tena mpiasam-panjakana marina ireto ! » telopolo andro fanjava raika.
Ankoatra izany ny tsy fifehezana ara-tekinika, ny feo ratsy ny sary mipelipelika be izany, manginy fotsiny ny soratra diso mandeha eo ambany « Lalonam-be hono e ! »

Hajao ny mpijery !

Fa ankoatra ireo dia sorena tanteraka ny mpanaraka ny baolina kitra, raha iny nankafy nijery baolina iny no navadika tampoka teny amin’ny fampitana mivantana ny « podium » teny Anosy ny sary, ny feo anefa dia ny fitantarana baolina ihany.

Fanontaniana tokana no hapetraka ho anareo mpiasan’ny TVM sy RNM :
« miasa hoan’iza marina ianareo?

Ny vahoaka sa ny FAT sa karama isam-bolana ? Mila 19 amin ‘ ingahy Rajoelina ny TVM satria tonga nanatrika izany lanonana izany izy , naleo nampandeferina ny vahoaka Malagasy mpankafy baolina kitra toy izay tsy handefa ny sarin’ny FAT. Io ilay tonga amin’ny fitenenana hoe : izay tiako ihany io e! Rehefa baolina dia baolina, rehefa « podium dia podium » e !

mercredi 23 juin 2010

Madagascar : le PM Albert Camille Vital aux Comores pour les problèmes de bois de rose

Le Premier ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Albert Camille Vital est à la tête d’une délégation envoyée spécialement aux Comores pour voir de près les quelques 300 tonnes de bois de rose saisies par les autorités comoriennes le week-end dernier.

"On va discuter avec les autorités comoriennes sur les moyens d’arrêter ce genre de trafic. Il faut dire que les Comores sont devenues une plaque tournante de ce trafic de bois précieux en provenance de Madagascar’’, a expliqué le Premier Ministre avant son départ ce mardi.

Le ministre de l’Environnement et celui des Finances accompagnent le chef du gouvernement dans ce voyage. Une autre délégation composée de techniciens du ministère de l’Environnement est déjà sur place depuis quelques jours.

’’Ce trafic de bois de rose fait l’objet d’une grosse polémique et même mon nom est cité comme étant à l’origine des autorisations illicites. C’est ce que nous allons tout aplanir en identifiant ceux qui sont vraiment derrière ce trafic", a déclaré le général Albert Camille Vital. (Xinhua)

Madagascar : hausse de 9,1% des prix à la consommation en mai

Les prix à la consommation au niveau national de Madagascar ont enregistré une hausse de 9,1% en mai, par rapport au même mois de l’année précédente, selon les résultats de l’enquête de l’institut National de la Statistique malgache (INSTAT).

La ville d’Antsiranana, au nord de la grande île affiche la plus forte hausse avec un taux de croissance de 15,7%. L’Indice des prix à la consommation (IPC) dans la ville de Toamasina, de l’ est de Madagascar a augmenté de 5,2% alors qu’à Mahajanga, dans l’ ouest de la grande île, une augmentation de 5% a été reconnue.

Selon l’INSTAT, cette hausse provient des produits alimentaires, des boissons et tabac ainsi que l’augmentation des loyers, des prix de l’eau, de l’électricité ainsi que ceux du gaz et des produits combustibles.

D’après l’enquête effectuée par cet institut, les ménages malgaches souffrent aussi de l’augmentation des prix des produits manufacturés, des services privés ainsi que des produits vivriers non transformés. L’IPC a enregistrée une hausse, respectivement, de 17,4% , de 14,3% et de 11,6% pour chacun des trois secteurs. (Xinhua

Plongée dans les eaux mystérieuses de Madagascar


Madagascar est connue comme l’un des plus grands mystères non résolus de l’histoire naturelle. Sa très grande biodiversité est une énigme. Après le Mozambique le mois dernier, le programme La Planète Revisitée se consacre à Madagascar.


Tenter d’expliquer les niveaux extraordinaires d’endémismevégétal et animal de la grande île, voilà le pari de nombreux chercheurs. Proche du Mozambique, séparée par le canal du même nom et le puissant Courant des Aiguilles, Madagascar renferme une énigme. L’île est à la marge de la province biogéographique de l’Océan Indien. Résultat : elle est pauvre en espèces marines. Pourtant les collectionneurs de coquillages vont de découverte en découverte. C’est le mystère de Madagascar.

"Au cours des dix dernières années les collectionneurs de coquillages qui sont plus nombreux que les scientifiques et qui couvrent plus de terrains que nous, ont découvert des nouvelles espèces de cônes, des nouvelles espèces de porcelaines, de volutes, et donc nous devons aller voir là bas, le potentiel de découverte", déclare Philippe Bouchet, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.

Ce premier volet de plusieurs expéditions orchestrées par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’ONG Pro Natura International a pour objectif de cibler les hotspots de la biodiversité les plus menacés et les laissés-pour-compte.

Ce mystère du Sud Malgache, et les découvertes successives de nouveaux coquillages ont mis la puce à l’oreille de Philippe Bouchet, du Muséum d’Histoire naturelle. Selon lui, ces découvertes ne sont que la partie émergée de l’iceberg : qui sait ce que les chercheurs vont découvrir parmi les familles comme les oursins, les algues ou les crustacés, qui n’attisent pas la convoitise des collectionneurs ? Il se pourrait que, parmi les espèces collectées par les membres de l’expédition La Planète Revisitée, près de la moitié soient endémiques du sud malgache. "J’ai choisi ce secteur car sur le plan hydro climatique, sur le plan des masses d’eau, de la température de l’eau, l’extrême sud de Madagascar n’est pas tropical. Ca n’a rien à voir avec le reste de Madagascar, c’est une région avec des eaux relativement froides une partie de l’année, un peu comme en Bretagne", poursuit Philippe Bouchet.

Il y aura une équipe basée à terre à Fort dauphin pour récolter dans un rayon de une heure de bateau, et qui ramèneront des échantillons qui seront triés et photographiés à terre et l’Antéa permettra de couvrir l’ensemble du littoral. Une deuxième équipe travaillera dans le canal du Mozambique lui-même dans des fonds compris entre 100 et 1000 mètres de profondeur. "Il y a 240 000 espèces connues dans les océans au jour d’aujourd’hui, dont 13 000 espèces de poissons marins, on veut revenir avec des échantillons les plus complets possibles", annonce Philippe Bouchet.

Dans ce Canal du Mozambique, les chercheurs s’intéresseront à une zone plus profonde, la zone bathyale. Un partenariat avec l’Institut Espagnol d’Océanographie a déjà permis de réaliser une campagne préliminaire. En avril 2009, pendant une petite dizaine de jours de mer, 18 participants de diverses nationalités (espagnols, mozambicaines, américains, taïwanais, français) ont effectué 45 opérations de dragage et de chalutage, entre 100 et 1800 m de profondeur, sur des fonds crevettiers du sud du Canal du Mozambique.

Il s’agira désormais d’approfondir les recherches, afin d’obtenir une vision plus claire de la biodiversité présente dans cette partie du Canal du Mozambique. Une région qui n’est pas épargnée par l’épuisement des ressources marines, lié à la surpêche. Après être passé de 5 millions de tonnes par an à la fin du XIXe siècle à 86 millions de tonnes par an à la fin des années 1980, les proportions de prises mondiales déclinent. L’amenuisement des stocks à proximité des côtes amène les exploitants à chaluter à des profondeurs de plus en plus grandes, parfois jusqu’à 2000 ou 3000m.

Ces chalutages profonds raseraient au fond des océans une surface cent cinquante fois plus importante que celle détruite par la déforestation. Ces pratiques ravagent pour longtemps des écosystèmes ayant fait l’objet de très peu d’études scientifiques, comme le Canal du Mozambique.

La Planète Revisitée s’inscrit dans le retour des grandes expéditions naturalistes débutées au milieu du XVIIIème siècle, mais cette fois-ci dans une course contre la montre des extinctions.

Peu de données existent sur la situation de Madagascar, seules les régions de Tuléar et de Nosy Bé ont déjà fait l’objet d’inventaires. L’évaluation et l’étude de l’endémisme périphérique de la grande île constitueront donc les thèmes principaux de l’exploration du grand sud malgache.

Amer cinquantenaire à Madagascar

La Grande Île de l’océan Indien célébrera le 26 juin le cinquantenaire de son indépendance, avec à sa tête un régime sans légitimité démocratique et une économie au point mort

La fête nationale s’annonce morose samedi à Madagascar. Le 26 juin, qui commémore l’indépendance de l’ancienne colonie française en 1960, est habituellement un temps de communion nationale assorti de rites bien ancrés. Les enfants défilent dans les rues à la nuit tombée en brandissant des lampions, héritage paradoxal du 14-Juillet colonial, et chaque maison arbore le drapeau national.

En cette année du cinquantenaire de l’indépendance, la crise politique qui sévit depuis le début de 2009 affecte jusqu’à ces traditions consensuelles. Certains opposants au pouvoir de transition mené par l’ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ont appelé à ne pas hisser les drapeaux pour protester contre le caractère antidémocratique du régime. De leur côté, les autorités ont martelé que l’accrochage du drapeau était un « devoir » pour tout Malgache.

À Manarintsoa, un quartier populaire d’Antananarivo, ces querelles laissent les habitants indifférents. « On travaille et on ne pense pas trop à ce cinquantenaire », affirme Lalao, qui assure de quoi manger à ses quatre enfants en tressant du raphia. Son mari glane quelques centimes en fabriquant des cintres à l’aide de tiges de fer. Encore ont-ils un toit de tôle sur leur minuscule maison.
L'heure n'est pas à la communion nationale

Mais de nombreux habitants de ce « bas quartier » insalubre, noyé sous les eaux d’égout à la saison des pluies, sont encore bien plus fragiles. On les croise sur le « marché des pauvres », où se vendent des matériaux de récupération tels que le fer ou le plastique.

Effet probable de la crise, les usines de retraitement du plastique ne viennent plus s’y fournir en bouteilles usagées, forçant de nombreuses femmes à se rabattre sur d’autres gagne-pain, comme le lavage du linge (50 ariary, soit 2 centimes d’euro, par vêtement) ou même le pari sur les jeux de cartes.

Pour autant, la pauvreté « habituelle » est si massive qu’il est difficile de quantifier l’impact de la crise politique, qui a entraîné la fermeture de la plupart des usines en zone franche employant des milliers d’ouvriers. « Les gens disent : “On est toujours pauvres, ça ne change rien” », note Monja Rajaonarison, de l’ONG Hardi, très active dans le quartier, qui a remarqué une recrudescence des défauts de remboursement des microcrédits.
Protester contre le caractère antidémocratique du régime

« Quatre-vingt-dix pour cent du pays vit, en temps normal, d’une économie informelle et autosuffisante, confirme le P. Sylvain Urfer, un des animateurs de l’Observatoire de la société civile (Sefafi). La période actuelle est un passage nécessaire, qui met le pays face à lui-même, ce que les crises précédentes, plus courtes, avaient épargné de faire. »

Revenu à Madagascar après en avoir été expulsé par le président déchu Marc Ravalomanana, le jésuite français met en avant la promulgation d’un nouveau code électoral demandé de longue date par les organisations de défense de la démocratie. Et parle au passé des négociations menées depuis un an sous l’égide de l’Union africaine.

De fait, depuis l’échec des dernières tractations à Pretoria (Afrique du Sud), fin avril, les espoirs se reportent sur des discussions intermalgaches initiées par les raiamandreny (littéralement « père-et-mère », celui qui tire autorité de sa sagesse). Elles achoppent sur deux blocages de fond : la détermination de Marc Ravalomanana qui, depuis son exil sud-africain, n’a renoncé ni à son fauteuil, ni à son empire économique ; et l’installation dans la durée d’un régime de transition gangrené par la corruption.
« Le pays s'enfonce lentement »

« Les hommes au pouvoir sont affamés, remarque le P. Alain Thierry Raharison, secrétaire général de la Commission épiscopale Justice et Paix. Ils profitent de la situation pour s’agripper, alors qu’ils ne devraient être là que pour expédier les affaires courantes et organiser des élections. »

Dernier exemple en date : la délivrance d’un permis d’exploration du gisement de fer géant de Soalala au consortium chinois Wisco, qui prévoit d’investir 6,5 milliards d’euros et a promis à la Haute Autorité de la transition (HAT) une commission de 81 millions d’euros.

La HAT justifie la conclusion de tels contrats par la suspension des aides budgétaires internationales, qui représentaient 40 % du budget de l’État (2 milliards d’euros au total). Résultat : sur les neuf premiers mois de l’année, les dépenses publiques ont diminué de 325 millions d’euros par rapport à la même période de l’année précédente, et diverses catégories de fonctionnaires se sont mises en grève.

« Le pays s’enfonce lentement », résume un représentant de la communauté internationale, qui espère toutefois en la capacité des Malgaches de parvenir, in fine, à un consensus.
Laurent d'ERSU

mardi 22 juin 2010

Les bois de rose de Madagascar, encore épiés



Un décret concernant l’interdiction toute coupe et exportation des bois de rose a été pris en conseil des ministres de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, le 24 mars dernier, mais on constate de plus en plus que ces bois précieux sont encore épiés de partout.

En début du mois de juin, 79 containers de bois de rose étaient partis du port de Toamasina, dans l’est de la capitale par le biais du navire Terra Bona de la compagnie maritime française SEAL pour être exportés de Madagascar.

Le propriétaire de ces bois de roses, selon les sources, en possédait encore 1.500 containers dans l’enceinte de son lieu de stockage et pourtant, l’Etat malgache estime qu’un arrêt de son exploitation est nécessaire en se référant à l’application de la gouvernance forestière.

De plus, 300 tonnes de bois de rose dans 15 containers ont été saisies aux Comores sur un bateau immatriculé Soavina III, le week-end dernier. La HAT malgache par l’intermédiaire de son Premier ministre Camille Vital et une délégation dirigée par lui-même et le ministre de l’Environnement et des forêts, vont effectuer une descente aux Comores afin de constater de visu le trafic et de rapatrier ces bois de rose à Madagascar.

A travers ce décret numéro 2010-141, interdisant l’exportation des bois de roses, l’Etat malgache espère stopper le trafic alors qu’il a surtout incité les exploitants irréguliers à trouver des voies illégales à faire liquider leurs marchandises. Les exploitants réguliers, quant à eux, ont récemment réclamé la régularisation des autorisations nécessaires pour les exportations et les évacuations de leur stock afin que les bois de rose ne pourrissent pas sur place et que l’investissement déjà entamé ne se perde pas. (Xinhua)