VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

samedi 12 juin 2010

Madagascar : un chercheur de médicament contre le Sida emprisonné

Un Malgache découvreur de médicaments contre le Sida a été incarcéré dans une prison centrale d’Antananarivo jeudi pour soupçon d’avoir volé les formules d’un autre chercheur.

Le phytothérapeute malgache Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny, qui a découvert les médicaments JMAR 1 et JMAR 2, censés guérir le VIH Sida, a été accusé d’avoir volé la formule du professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, le premier Malgache qui a osé déclarer sa découverte d’un médicament contre le Sida.

Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny a déjà effectué à l’île Maurice un essai clinique de son médicament JMAR 1 en 2009. Le résultat de cet essai sur les patients a satisfait le médecin clinicien Pyndiah Naidu, qui a supervisé la première phase s’essai. Le ministère malgache de la Santé a autorisé à Ramarovahiny d’effectuer un essai sur le territoire malgache depuis juin 2009.

Pourtant, le professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, propriétaire des trois médicaments contre le Sida, ZAR1, ZAR 2 et ZAR 3, a porté plainte contre Ramarovahiny d’avoir volé son brevet.

"Il a travaillé à la fondation Zaraniaina en tant que secrétaire technicien. Mais il a photocopié certains dossiers qui lui ont été confiés et l’a exploité abusivement, au détriment d’une société étrangère à qui j’ai cédé le brevet", a indiqué Zaraniaina.

"J’admets avoir fait une erreur en l’envoyant faire des photocopies de mon brevet lorsque j’étais resté à l’étranger. Ramarovahiny a profité l’occasion pour entrer en possession de ces documents secrets", a ajouté Zaraniaina.

Pour se défendre, Ramarovahiny a déclaré au juge que l’accusation est non fondée parce que ses produits ne sont pas identiques à ceux de Zaraniaina. "Mes médicaments ont obtenu depuis mai 2007 une attestation de non-toxicité délivrée par un institut de recherches malgache", a-t-il dit.

Ramarovahiny a critiqué que les produits du Zaraniaina ont été testés par un professeur à l’université de Louvain, en Belgique mais un document pouvant être consulté auprès du comité d’éthique prouve que le médicament ZAR 3 provoquent des conséquences néfastes pour l’organisme humain même s’il est actif contre le VIH. (Xinhua)

/Madagascar-Une-ancienne-ministre-denonce-le-double-langage-du-gouvernement-francais




Honte à vous (la France) de ne pas respecter vos propres valeurs"

L'ancienne ministre malgache Elyett Rasendratsirofo a convoqué la presse ce matin afin de dénoncer "le double langage du gouvernement français". "Une main brandie le renouveau à Nice. L'autre main fait le contraire à la Réunion", regrette la citoyenne malgache et néanmoins francophone. "Honte à vous (la France) de ne pas respecter vos propres valeurs", indique-t-elle.

Elle constate que le Sommet de Nice n'a pas convié la Grande Ile mais que la COI (Commission de l'Océan Indien) du 8 juin dernier à la pyramide inversée a reçu une délégation issue de la HAT (Haute autorité de transition), elle-même présidée par l'ancien maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, homme fort de l'île depuis "le putsch" du 17 mars 2009 qui a évincé l'ancien président Marc Ravalomanana. "La COI est perçue comme un instrument de domination française", affirme Elyett Rasendratsirofo, actuellement professeur d'Histoire au collège Saint-Michel à Saint-Denis.

Elle dénonce aussi le manque de solidarité de l'île Maurice, qui est comme Madagascar, à la fois membre de la COI et de la SADC (Southern African Developement Community). "Il était de ce fait logique d'attendre du gouvernement mauricien qu'à l'instar de l'Afrique du Sud à Nice, il se montre au sein de la COI solidaire de la position de la SADC, qui est donc officiellement la sienne".

Dans son discours, Elyett Rasendratsirofo parle aussi du groupe Tiko, appartenant à l'ancien président, Marc Ravalomanana, qui serait à l'origine de l'essor de l'économie malgache avant la crise. Une crise qui réjouirait "des îles qui n'auraient en réalité de 'sœurs' que le nom et dont les investisseurs seraient ravis de prendre la place du puissant groupe Tiko", n'hésite pas à déclarer la professeur, qui se dit apolitique.

Défendre la liberté d'expression en perdition dans son pays

Elle invite les journalistes de l'île à aller constater "le non-respect de la démocratie sur place" et invite à défendre la liberté d'expression en perdition dans son pays. Selon elle, aucune presse ne sera autorisée à couvrir les élections prévues au mois de novembre prochain. Elle craint également que le référendum constitutionnel prévu le 12 août 2010 ne soit pas fait de manière "démocratique".

"50% de la population malgache est non-alphabétisée"

Elyett Rasendratsirofo rappelle que "50% de la population malgache est non-alphabétisée" mais que "la HAT utilise tous les moyens de pression pour faire voter la masse populaire, en l'absence des médias jugés de l'opposition(...)". Elle rappelle l'arrestation des journalistes de la radio malgache Fahazavana, "certainement partisans de Ravalomanana", précise-t-elle, et dont six ont passé une semaine en garde à vue à la Brigade criminelle avant d'être transférés à la prison centrale d'Antananarivo.


Vendredi 11 Juin 2010 - 15:02

Madagascar compte revendiquer jusqu'au bout les îles éparses


Le ministre malgache des Affaires étrangères de la transition, Hippolyte Rarison Ramaroson, a fait savoir mercredi que son pays a encore ses mots à dire sur les îles éparses, y compris l'île de Tromelin.

Il a fait cette déclaration après la signature d'un accord de cogestion de l'île de Tromelin entre la France et l'île Maurice, le 7 juin.

''Ce sont les Français et les Mauriciens qui ont conclu un accord mais Madagascar n'a pas encore dit ses derniers mots'', a lancé le vice-amiral d'escadre Hippolyte Rarison Ramaroson.

"Effectivement que c'est un dossier très bizarre (...), mais ce n'est pas du tout un dossier classé même si on est encore préoccupé par la crise actuellement. En tout cas Madagascar revendique toujours à qui appartient vraiment ces îles", a-t-il continué.

Le chef de la diplomatie malgache a affirmé qu'une équipe de techniciens au niveau du ministère des Affaires étrangères se penche sur le sujet depuis plusieurs années.

''On va étudier correctement ce qu'on pourra faire'', a-t-il tenu à rassurer.

Ramaroson a souligné que ''le dossier des îles éparses est toujours prévu pour être étudié au sein de l'Organisation des Nations Unies''.

Saint-Jean. Concert humanitaire ce soir au profit de Madagascar


L'association humanitaire Ares organise un concert au profit de Madagascar. Il aura lieu ce soir avec l'ensemble vocal Troisième Système, composé de 16 choristes. Ce sera à 21 heures en l'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Jean. Le programme sera varié et éclectique avec notamment de la musique sacrée, du jazz, des variétés. Sur le parvis du lieu de culte, l'association Ares proposera, à la vente, de l'artisanat de Madagascar. En effet elle a déjà créé là-bas 4 dispensaires où sont soignés environ 30 000 malades par an. En outre Ares a permis le creusement de 40 puits, permis de relancer la culture du riz, ouvert 3 ateliers de couture où 80 femmes sont impliqués et créé 2 coopératives agricoles. L'association humanitaire a aussi fait les jumelages d'école, grâce à internet, 3 000 écoliers malgaches sont jumelés avec ceux des villes de Saint-Jean, Colomiers et du clae Jean-Mancé de Toulouse.

jeudi 10 juin 2010

Madagascar: l'économie à bout de souffle, l'Etat privé d'aide internationale

ANTANANARIVO — Chantiers en panne, consommation en berne et multiplication des petits boulots: l'économie de Madagascar tourne au ralenti en raison de la crise politique, qui a entraîné la suspension des aides internationales, dont récemment celle de l'Union européenne.

"C'est la déconfiture totale, la machine se grippe. Tout tourne au ralenti!", s'alarme sous couvert d'anonymat un fonctionnaire international, expert en économie.

L'interminable crise politique malgache, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, a de graves répercussions économiques sur la Grande île, dont le budget est normalement financé pour moitié par l'aide internationale.

En suspendant cette semaine son aide au développement, l'UE prive Madagascar du 10e Fonds européen de développement (FED) qui devait injecter 588 millions d'euros sur cinq ans.

Avant l'UE, ce sont la Banque Mondiale, le FMI, le PNUD et la Banque africaine de développement qui avaient suspendu leur aide.

Le maintien des projets en cours a tout de même permis de décaisser 300 millions d'euros l'an passé, mais ce chiffre n'équivalait déjà pas à la moitié de l'aide apportée en 2008.

"Et ce sera beaucoup plus bas cette année", commente le fonctionnaire international déjà cité.

La loi de Finance 2010, adoptée par ordonnance, avait tablé sur l'apport de l'argent international. L'Etat doit désormais se contenter de ses propres ressources, à peine 40 millions d'euros par mois, soit deux fois moins qu'en 2008.

Cet argent permet de payer les fonctionnaires, mais ne suffit pas à faire fonctionner les services publics. "Dans les ministères, il n'y a plus de papier, plus d'encre. Et dans les hôpitaux, il n'y aura bientôt plus de matériel médical", constate l'expert international.

Le secteur du BTP est particulièrement affecté, alors qu'environ 40% du 10e FED, soit 240 millions d'euros, étaient consacrés aux infrastructures.

"En 2009, les entreprises qui travaillaient avec les grands projets miniers (de Sherritt et Rio Tinto) avaient au moins pu maintenir une bonne activité. Cette année, c'est l'effondrement général", constate Jérôme Bellemin, secrétaire général du syndicat du BTP.

Selon ses estimations, la chute d'activité du secteur a été de 70% l'an dernier, avec "au moins 20.000 personnes mises au chômage".

La suspension de l'AGOA, marché préférentiel américain dont profitaient des dizaines d'entreprises textiles en zone franche, et l'arrêt des activités du groupe Tiko (propriété de M. Ravalomanana), ont aussi provoqué la perte de dizaines de milliers d'emplois.

Certains chômeurs se sont reconvertis en vendeurs à la sauvette de produits chinois bon marché, envahissant les rues d'Antananarivo. A tel point que la mairie a décidé de fermer une artère à la circulation pour leur permettre de s'installer.

Le président du Groupement des entrepreneurs nationaux malgaches (FIVMPAMA), Herintsalama Rajaonarivelo, constate lui aussi "un impact négatif qui va crescendo" même s'il veut croire à la "faculté d'adaptation des Malgaches".

En 2008 déjà, les bailleurs avaient gelé leur aide budgétaire à Madagascar pour des soupçons de mauvaise gouvernance du régime de M. Ravalomanana. Les négociations pour régler le problème ont été de facto gelées par l'arrivée au pouvoir de M. Rajoelina.

Les dirigeants malgaches recherchent aujourd'hui de nouvelles sources de financements. Fin mai, le gouvernement a annoncé accorder un permis de recherche sur la mine de fer de Soalala au consortium chinois WISCO, qui pourrait faire entrer jusqu'à 100 millions de dollars dans les caisses de l'Etat.

Madagascar/violence: l'opposition demande à l'ONU des enquêtes indépendantes

L'opposition malgache soutenant l'ex-président Marc Ravalomanana, a alerté jeudi l'ONU sur des violations de droits de l'homme à Madagascar et demandé des enquêtes "indépendantes" pour "tous les crimes commis depuis le début de la crise" politique en 2008.
"Depuis le 26 janvier 2009, plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort, sont portées disparues et sont victimes d'arrestations arbitraires sans qu'aucune enquête indépendante ne soit menée", a déploré Naika Eliane, une ancienne sénatrice malgache pro-Ravalomanana, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui a validé l'Examen périodique universel de Madagascar. "Nous demandons la libération des détenus politiques sans conditions et des enquêtes indépendantes pour tous les crimes commis depuis le début de la crise et notamment ceux du 26 janvier et du 7 février 2009", a-t-elle ajouté. "Nous voulons avoir la vérité", a-t-elle également expliqué lors d'une rencontre avec la presse, ajoutant qu'il n'appartenait pas au gouvernement en place de faire les enquêtes, "parce qu'eux-mêmes ont leur part de responsabilité", Selon l'ancienne sénatrice qui tient ses informations d'ONG locales, "la situation se dégrade de plus en plus" dans le pays. "Le non-respect des droits de l'homme est devenu le quotidien de la population malgache et on ne peut rien faire parce qu'en fait, à partir du moment où on commence à manifester, on se fait tirer dessus ou on se retrouve en prison", a encore raconté la responsable, s'inquiétant notamment du sort des journalistes et religieux. (GFR)

mercredi 9 juin 2010

Madagascar : le référendum constitutionnel pourrait être reporté aussi

Le Premier ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Camille Vital, a déclaré lors d’une conférence de presse, mardi, que le référendum constitutionnel prévu se tenir le 12 août prochain, suivant la feuille de route présentée par le président de la HAT, Andry Rajoelina, pourrait à son tour, connaître un report.

"L’éventualité d’un report de la conférence nationale entraînerait un léger changement à tous les programmes initialement présentés, mais il faut souligner que Andry Rajoelina tient vraiment à ce que la transition se termine le plus vite possible. D’ailleurs, jusqu’ici la date du 12 août pour le référendum est encore dans le domaine du possible’’, a-t-il affirmé.

Le Premier ministre, de préciser que « l’association Raiamandreny mijoro » ainsi que la coalition de la société civile à qui on a confié la préparation de la conférence nationale et de ses réunions préparatoires ne reçoivent aucune pression de la part de l’exécutif’’. ’’Ils ont toute latitude en la matière et moi même je suis d’accord avec leur décision de reporter les réunions préparatoires. Il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation’’, a continué le général Camille Vital.

Il est à noter que le 12 mai dernier, Rajoelina a déclaré que pour atteindra l’objectif de la mise en place de la quatrième république, « différentes étapes doivent être suivies dont le maintien du référendum constitutionnel le 12 août prochain, les élections législatives le 30 septembre, et l’élection présidentielle le 26 novembre. Avant ces étapes se fera le dialogue national en vue de discuter des tenants et aboutissants de la nouvelle constitution, les 27, 28, 29 mai prochain ».

Toutefois, on a constaté que le dialogue national n’a pas encore eu lieu et a été reporté pour une date non encore fixée et cette fois-ci, c’est le Premier ministre Camille Vital lui-même qui déclare la possibilité de report du référendum constitutionnel. Les simples citoyens malgaches se demandent quand est-ce que la feuille de route de la HAT va enfin se réaliser.