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lundi 21 janvier 2013

Ni-Ni : ni Mandela, ni de Gaulle.


Mea culpa. Sur la base de l’expérience de son comportement politique depuis janvier 2009, j’étais convaincu jusqu’à la dernière minute qu’Andry Rajoelina allait faire le forcing pour se présenter. Je n’ai pas hésité à vous faire part de cette opinion, et à ouvrir le pari. J’ai perdu le pari, car au final (et pour le moment), Rajoelina n’est pas candidat. Par conséquent,mea culpa.
Mais mea culpa à moitié seulement. Sur la base de la conviction qu’il allait se présenter envers et contre tout, il s’agissait donc de faire acte de résistance et de contribuer à inverser la tendance. Ayant peu de confiance dans la capacité du Grand hâtif à comprendre la portée d’un éditorial, fusse-t-il bien argumenté, la stratégie était donc de s’adresser à ceux qui avaient plus de moyens de faire pression sur lui. Deux axes ont donc été choisis. D’une part, annoncer comme une évidence certaine l’annonce de sa candidature, et en décrire les aspects les plus négatifs, afin que son entourage très proche ait un autre son de cloche que celui des griots habituels qui ne pouvait que le pousser à se présenter, pour leurs propres intérêts. À force de dire : « regardez bien, il va le faire, et il sera responsable de la catastrophe énorme », quelqu’un finira par ne plus avoir envie d’entendre cela, et même à y croire. Mais, plus important encore, il s’agissait de titiller continuellement la communauté internationale pour la mettre face à ses responsabilités. À force de dire : « regardez bien, la communauté internationale est une bande d’incapables à empêcher cela », cela a permis de renforcer les motivations à mettre plus de pression, et à enfin faire preuve d’un peu d’efficacité. Il était temps.
Pour aider le françafricain de forum à comprendre mon raisonnement tortueux, imaginons un instant que nous soyons dans un taxi-be conduit par un chauffard, et dont le comportement à chaque instant fait qu’il est probable qu’il va finir par nous précipiter contre un mur. Si un passager commence à dire de plus en plus fort aux autres que nous allons tous mourir, puis à houspiller le policier qui était parmi les passagers en lui disant qu’il est ridicule et impuissant à empêcher l’accident, que va-t-il se passer ? Il y a de fortes chances qu’une coalition va finir par se mettre en place pour forcer le chauffeur à s’arrêter ou à changer de comportement. Dans ce cas, quelle serait donc la plus grande satisfaction : que le chauffeur ne s’arrête pas et nous amène droit dans le mur, pour pouvoir dire après qu’on a eu raison ; ou avoir contribué par des manières détournées à empêcher que ce que l’on redoute n’arrive ?
Le résultat est là. Un éditorialiste n’est pas un journaliste, car il a pour fonction d’animer le débat d’idées à partir de ses propres opinions. Ceux qui s’apprêtent à dégainer l’accusation de honteux esprit manipulateur peuvent donc se rhabiller : la fin justifie les moyens. Sans aucun doute, des paramètres plus importants et des gens plus puissants ont eu plus d’influence que nos éditos, mais nous avons la conviction au sein de la rédaction de Madagascar-Tribune d’avoir fait une oeuvre de salubrité publique, et apporté notre part de contribution (et bénévolement en plus !) à ce qui nous semblait depuis toujours comme la meilleure solution : le ni-ni, dont l’Oncle Georges avait été le premier à décrire le concept sous l’expression TSZ3R. Par la suite, beaucoup de zanak’i Dada ont été outrés de mon éditorial qui soutenait le ni-ni, non pas comme une solution idéale, mais comme la moins pire possible. Quant à Patrick A., de par nos discussions en interne, je savais qu’il était un ni-ni-iste de la première heure.
Relisons donc une dernière fois ces quelques lignes de l’éditorial du 20 septembre 2010 : « Quand le moment sera venu, il démontrera la valeur de sa parole, comme il a démontré la valeur de sa signature après Maputo. J’ouvre le pari, et peu m’importe si je le perds : le pays sera gagnant ». En d’autres termes, face, je gagne, pile tu perds. Alors, quand je lis certains commentaires de baudets qui se sont hier ébaubis de prétendre qu’avoir perdu ce pari devait être pour moi un sujet de honte, je rigole dur. Il est vrai qu’on ne peut pas attendre d’un Vuze d’avoir la perspicacité d’unRasoulou : « Ils sont où Tonton, Ndimby, Patrick, et l’équipe de MT.....merci les gars, vos efforts ont porté des fruits. VIVE LE TSZRRR ou le « Ni....Ni.... » ! ».
De manière générale, je trouve que le discours de non-candidature de Rajoelina était d’assez bonne tenue, et qu’il était digne dans le fond et dans la forme. Bien sûr, on pourra toujours s’étonner de sa déclaration qui dit « J’ai tenu toujours parole et je respecterai toujours mes engagements », quand on compare ses promesses de démocratie et de bonne gouvernance [1]. On pourra toujours s’étonner de cette tentative de vouloir organiser des législatives avant les présidentielles, et se poser des questions sur les motivations derrière, dans la mesure où ce sujet a déjà été amplement discuté avant que le calendrier électoral n’ait été définitivement établi. On pourra rigoler de ses accents vaguement christiques de la fin : « Soyez rassurés que je ne vous abandonnerai jamais, je serai toujours là. Ne soyez pas tristes ». Il ne manquait plus que « prenez, ceci est mon corps, faites ceci en mémoire de moi ». Mais aujourd’hui, je m’efforcerai de ne pas faire un éditorial à charge contre le Président de la transition, dont je salue par ailleurs le courage, car j’imagine que sa décision n’a pas été facile, non seulement pour son égo hypertrophié, mais également par rapport à la pression de son entourage qu’il place devant un avenir inconnu, et pas nécessairement aussi rentable que maintenant.
Il y a également une phrase que j’ai quand même trouvée assez classe :« Je remercie également tous ceux qui m’ont harcelé et qui n’ont cessé de m’attaquer personnellement. Au contraire, leurs démarches m’ont poussé à faire mieux et davantage ». Je ne sais s’il place votre serviteur dans cette catégorie, mais s’il considère qu’avoir « fait mieux » signifie se retirer de la course à la présidentielle, nous ne pouvons que l’en féliciter. Et nous promettons également de faire plus dans le domaine des critiques jusqu’aux élections. Ceci étant dit, il y a quand même un point que nous aimerions clarifier. Depuis des années, des rumeurs fleurissent sur les intimidations et autres répressions dont auraient été victimes les membres de la rédaction de Madagascar-Tribune.com. Mon choix personnel de fermer le blog Fijery a également contribué à ces rumeurs, que j’ai laissé courir, dans la mesure où ça ne me dérangeait pas vraiment que l’opinion publique (et les lecteurs au sein de la communauté internationale) imagine à tort une violation de plus contre la liberté de la presse.
Mais aujourd’hui, je tiens à dire que depuis 2009, il n’y a jamais eu de la part du pouvoir hâtif une quelconque intimidation, pression ou autres actes contre la rédaction de Madagascar-Tribune.com, et cela même quand nous étions les seuls à nous dresser contre le coup d’État en mars, avril et mai 2009, alors que tous les autres médias (sauf Topmada.com) fermaient prudemment leur gueule en tenant leur queue entre les jambes. Patrick A. me rappelait d’ailleurs avec humour que le seul procès qui nous a été intenté depuis 2009 était l’œuvre d’un … pro-Ravalomanana (procès qu’il a d’ailleurs perdu, bien fait pour sa pomme dont il pourra faire un crumblesur ses fourneaux). Cela ne signifie pas que Rajoelina et sa clique ont été démocrates ailleurs, mais on reconnait qu’il l’ont été avec nous.
Ceci étant dit, ce qu’on peut éventuellement trouver comme mérite ou qualité à son discours ou à son acte de non-candidature ne l’absout aucunement de son coup d’État, et n’efface en rien ce qu’il a causé dans le pays. D’ailleurs, la qualité de son discours bien écrit a heureusement été vite effacée par l’aspect brouillon de ses réponses au micro de RFI, qui est plus conforme à ce à quoi l’homme nous avait habitués. Pour cause de volonté de non-agression aujourd’hui, je remettrai à plus tard l’édito sur son bilan. Je ne commenterai donc pas cette interview tragi-comique sur RFI, sauf sur un seul point. Andry Rajoelina prétend souvent avoir comme références des Grands hommes de l’histoire de l’humanité, et a déjà déclaré par le passé être inspiré par Gandhi ou Nelson Mandela. Il a donc encore récidivé la semaine dernière sur RFI. Alors là, nous lui disons encore une fois : « ni-ni ». Vous n’êtes ni Mandela, ni de Gaulle.

http://www.madagascar-tribune.com/Ni-Ni-ni-Mandela-ni-de-Gaulle,18368.html

Madagascar : Rajoelina candidat... pour 2018

L'ex-président malgache Marc Ravalomanana (g) et le président par intérim Andry Rajoelina


Tant bien que mal, la sortie de crise semble se profiler sur la Grande Île. Le double retrait du président par intérim Andry Rajoelina et de son prédécesseur, Marc Ravalomanana, du scrutin présidentiel prévu pour mai prochain, est en effet perçu comme une grande avancée. Mais de nombreuses questions demeurent en suspens.

L'annonce était attendue. En déplacement à Tamatave, Andry Rajoelina a déclaré ce week-end qu’il entendait bien se présenter, mais en 2018. Pour la prochaine présidentielle prévue à partir du mois de mai, il s’est mis hors jeu, tout comme son rival Marc Ravalomanana. Un double retrait qui rapproche sans doute Madagascar de la sortie de crise. Mais tout n’est pas réglé. Catherine Ashton, la haute représentante de l’Union européenne, appelle d’ailleurs les autorités de transition à poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route acceptée par les deux camps, et à accélérer les préparatifs des élections. A moins de quatre mois du premier tour, l’organisation du scrutin est néanmoins toujours entourée d’incertitudes.

Il y a d’abord le retour pas encore programmé de l’ancien président Marc Ravalomanana. Il est pourtant prévu dans l’article 20 de la feuille de route. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), médiatrice dans la crise politique malgache, doit étudier la question cette semaine. La question est épineuse puisque Andry Rajoelina, le président de la transition, est opposé à ce retour, en tout cas avant les élections.
Autre disposition de la feuille de route qui reste à appliquer - et non des moindres - la loi sur l’amnistie pour les événements politiques survenus entre 2002 et 2009. Plusieurs candidats à la présidentielle sont concernés. Sans cette loi, aucune élection ne devra être organisée, précise le document qui régit la transition à Madagascar.
Et puis, il y a l’organisation du scrutin. Le recensement n’est pas encore terminé et jusqu’à un million de Malgaches, soit près de 10% du corps électoral, pourraient ne pas disposer de carte d’identité le jour du vote.




vendredi 18 janvier 2013

Fléau Les criquets envahissent l'Itasy

Les rizières sont les cibles privilégiées des criquets dans l'Itasy


Les rizières sont les cibles privilégiées des criquets dans l'Itasy
Un tiers de la région de l'Itasy risque, actuellement, d'être ravagé par les criquets. Beaucoup de dégâts sont déjà constatés. 
Inquiétude des agriculteurs. Itasy est actuellement infestée par les criquets. Une source fiable rapporte que près d'un tiers de la région est couvert par ces insectes destructeurs. Il s'agit surtout des parties ouest et nord-ouest. En fait, les zones affectées sont agricoles et productrices. Les cultures sur tanety ou les cultures pluviales constituent les premières cibles des criquets. Or, 80% du maïs produit dans la région proviennent, par exemple, de ces parties-là. Ce céréale risque de se faire rare, cette année.
« Maïs, riz, manioc... Rien n'échappe aux criquets. Les agriculteurs se trouvent dans une situation inquiétante. Les insectes ont, par exemple, saccagé
15 ha de rizière. Le propriétaire était en larmes en constatant les dégâts », confie une autorité locale qui a demandé à garder l'anonymat.
Les jeunes pousses constituent l'une des proies favorites des criquets. Les paysans appréhendent des récoltes quasiment nulles.
Aides
La situation a ainsi échappé au contrôle des locaux. Le Centre national antiacridien (CNA) a décidé d'envoyer une équipe sur place pour renforcer la lutte. Les renforts sont venus avec le matériel et les insecticides adéquats dans ce genre de situation. L'équipe est opérationnelle, depuis lundi. Des sources fiables rapportent qu'elle a réussi tant bien que mal à maitriser la situation.
« Le CNA rencontre un problème de moyens. C'est surtout au niveau de la mobilité. Toutefois, les criquets ne devraient plus faire beaucoup de dégâts. Par contre les survivants vont encore pondre des œufs. C'est d'ici vingt jours que nous serons fixés », rapporte un technicien sur place.
Le problème de moyens grève de plus en plus la lutte antiacridienne. Le stock d'insecticides ne devrait plus durer que quelques semaines. Si l'invasion perdure et s'intensifie, il sera épuisé avant que tout soit maîtrisé.
Madagascar devrait toutefois recevoir des aides financières et matérielles dans ce sens prochainement. Mais le dossier doit être en béton pour convaincre les bailleurs de fonds.
Judicaëlle Saraléa






Madagascar: le SG de la Francophonie appelle au respect de la feuille de route


Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, salue, aux termes de ce communiqué de presse, la décision prise par Andry Rajoelina, Président de la Transition, de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle à Madagascar.

Le Secrétaire général a indiqué que cette décision sage et responsable, prise dans l’esprit de la Feuille de route de sortie de crise adoptée en septembre 2011, illustre la détermination des principaux acteurs politiques malgaches à lever tous les obstacles qui pourraient compromettre la mise en œuvre du processus électoral.
«L’organisation des élections est essentielle à la restauration de la stabilité politique à Madagascar. Il est donc primordial que toutes les conditions soient réunies pour permettre la tenue d’élections apaisées, crédibles et fiables», a déclaré Abdou Diouf. « J’appelle l’ensemble des partenaires internationaux et régionaux impliqués dans ce processus à renforcer leur soutien pour mener le processus électoral à son terme».
 
Le Secrétaire général de la Francophonie tient par ailleurs à saluer les efforts déployés par la Communauté de développement d’Afrique australe afin que soit pleinement et résolument mise en œuvre la Feuille de route. Abdou Diouf rappelle que, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako et aux décisions des instances de l’Organisation, la Francophonie s’est engagée à accompagner Madagascar, qui a été suspendu des instances de l’OIF en 2009, dans le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère à cet effet la volonté de l’Organisation internationale de la Francophonie d’approfondir les actions qu’elle a déjà engagées, en particulier en soutien au processus électoral et à la réconciliation nationale.»

Une nouvelle espèce de Lézard à Madagascar

Une nouvelle espèce de Lézard à Madagascar
Une équipe internationale de chercheurs a découvert une nouvelle espèce de lézard à Madagascar. Baptisé "Moby Dick", l’animal ressemble étrangement à un cétacé. 

 
Sirenoscincus mobydick, c’est le nom scientifique attribué à une nouvelle espèce de lézard, découverte récemment par des chercheurs français, allemands américains et malgaches dans les forêts sèches du Nord-Ouest de la Grande île.
 
 
L’animal présente un "plan d’organisation morphologique" qui rappelle celui des cétacés, note le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Montpellier qui a officialisé l’information. D’où l’appellation "Moby Dick", en référence au grand cachalot blanc du célèbre roman de Herman Melville, un immense classique de la littérature mondiale.
 
 
Ce lézard à l’allure intrigante est dépourvu de ses pattes postérieures et sa peau est dépigmentée. Il vit sous terre, ce qui explique probablement la forme de ses yeux, à peine visibles.
 
 
Cette nouvelle espèce de lézard fouisseur « présente une combinaison unique de caractéristiques anatomiques au sein des vertébrés terrestres que sont les amphibiens, les reptiles, les mammifères et les oiseaux », a décrit un représentant du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, un laboratoire regroupant des chercheurs du CNRS, de l’université de Montpellier, de SupAgro, et du CIRAD.
 



mardi 15 janvier 2013

Andry Rajoelina: traduction de son discours de non-candidature





Le Président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina,
lors de son intervention télévisée, ce 15 janvier 2013

TRADUCTION LIBRE
Malgaches, mes Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
Comme je vous l’avais déjà promis, c’est à vous, mes Amis Malagasy que je donnerai la primeur de ma décision [quant à la candidature ou non à la prochaine élection présidentielle].
Aussi, c’est avec le cœur empli d’amour que je salue chacun de vos foyers à travers toute la Grande île.
Vous m’avez remis votre confiance et vos espoirs, depuis l’année 2009. Et c’est grâce à cela que j’ai pu diriger la Nation Malagasy, en tant que Président de la Transition.
Je suis conscient de l’amour que vous me portez, Amis Malagasy. Et c’est ce qui ma permis d’avoir la volonté et le courage de faire face et de me redresser jusqu’à présent.
Vous m’avez aidé dans la mesure de vos moyens. Vous m’avez supporté sans rien demander en retour et cela est plus précieux que tout pour moi. C’est pour tout cela que je tiens à vous remercier particulièrement, aujourd’hui, Amis Malagasy.
Je tiens à vous révéler que j’ai mis le meilleur de moi-même, travaillant jour et nuit, pour concentrer mes efforts vers le développement du pays. Il a ainsi été prouvé qu’il était tout à fait possible de construire, bâtir et concrétiser les grands défis relevés, même dans une période de transition.
Cela n’a, cependant, pas été une tâche facile, surtout lorsque la feuille de route que nous avons acceptée nous a imposé de diriger le pays avec plusieurs forces politiques, et même avec les opposants. Ce qui rend difficile la bonne marche et la gestion des affaires de l’Etat. Toutefois, il fallait bien suivre cette route tracée, afin que nous puissions avancer vers l’organisation d’élections acceptées et reconnues par tous.
Nous avons été confrontés à plusieurs problèmes. Malgré cela, notre volonté d’aller de l’avant s’est renforcée.
Mesdames et Messieurs,
C’est la mentalité qu’il faut changer car elle constitue la base même du développement.
La mauvaise foi et l’esprit malin sont les pierres angulaires de la régression. La jalousie amène à l’hypocrisie; l’hypocrisie entraine la haine et la haine débouche jusqu’à la trahison.
C’est durant cest presque 4 années déjà que j’ai pu avoir une idée approfondie de la mentalité et des actes de certains politiciens.
Certains passent leur temps à critiquer quoi que vous fassiez alors qu’ils n’ont même pas la moindre solution à un problème donné; d’autres ne pensent qu’à semer des troubles au sein de la Nation, à la recherche de la désunion voire la guerre civile à Madagascar.
Mais toutes ces menées dans lesquelles certains sont même passées à l’acte, n’ont jamais abouti. Et nous remercions le Seigneur de ne pas nous être engager dans tous ces pièges. Nous avons pu éviter la guerre civile et nous resterons toujours vigilants pour que cela ne se produise jamais à Madagascar.
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à vous révéler aussi, aujourd’hui, que j’ai sauvegardé et sauvegarderai toujours notre souveraineté nationale et notre liberté qui sont nos biens les plus précieux : la liberté de prendre des décisions ; la liberté de choisir et la liberté de convenir de l’avenir de notre Nation sans aucune contrainte de quelque nature qu’elle soit.
Malagasy, mes Amis de toute la Grande île,
Notre pays a besoin d’hommes ayant le patriotisme dans les veines; d’hommes bons et sages et qui craignent Dieu; d'hommes prêts à tout pour développer notre Madagascar Bien-Aimé.
En effet, c’est à travers ces actes qu’un peuple juge un Président de la république et l’essence de tout ce qu’il doit accomplir doit émaner de son patriotisme.
Je serai toujours en homme de solution pour la Nation et non un problème pour notre pays.
Et c’est pourquoi, devant la Nation toute entière et le monde entier, je réitère ce que j’avais déjà déclaré le 12 mai 2010: je ne me présenterai pas comme candidat à l’élection présidentielle à venir.
Je choisis de me sacrifier plutôt que de sacrifier la Nation entière.
Je préfère me sacrifier plutôt que sacrifier 22 millions de Malagasy.
Cette décision pour régler les problèmes, je l’avais déjà avancée depuis 2009, de Maputo jusqu’aux Seychelles.
Je n’ai jamais trahi ma parole et je respecterai toujours mes décisions pour apporter des solutions aux problèmes. Nous devons penser à Madagascar, nous devons nous focaliser sur les véritables intérêts du peuple Malagasy.
Aujourd’hui, je me présente comme une solution pour la Nation et une solution pour la Nation de demain. C’est de cette manière que je vous démontre mon patriotisme, chers Amis Malagasy.
Je suis pleinement conscient que vous êtes nombreux à me faire confiance et à tout espérer de moi. Mais rappelez-vous toujours que je ne vous abandonnerai jamais. Ne soyez pas tristes, ayez une vision tournée vers l’avenir.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes à la recherche de la paix, de la sérénité.
Aussi, à mon sens, je pense que l’organisation des élections législatives avant l’élection présidentielle, pourra apporter cette sérénité et cette paix tant recherchées.
Organiser des élections jumelées pourrait être source de nombreux problèmes pour le pays, comme je l’ai souvent expliqué.
Il est de mon devoir de faire en sorte que les élections à venir se passent dans les normes et, surtout dans le calme. Nous pouvons y parvenir en respectant scrupuleusement le calendrier établi, qui court du mois de mai au mois de juillet 2013.
Mesdames et Messieurs,
Ma rencontre avec les trois Chefs d’état de la Troïka de la SADC n’avait pour but que la recherche de solutions durables et pérennes.
Nous avons convenu la mise en place de toutes les balises permettant d’éviter tout trouble dans notre pays, jusqu’à la mise en place du Président de la IVè République.
Il est de mon devoir de mener la Transition jusqu’à son terme. Et je suis prêt à effectuer la passation de pouvoirs de manière démocratique, ce qui sera une grande première à Madagascar.
Ry Malagasy Namako,
Dans quelques mois, je redeviendrai un simple citoyen comme vous. Mais cela n’empêchera pas que je reste toujours à vos côtés et ayez confiance: je ne vous abandonnerai pas.
Ici, j’aimerais, Amis Malagasy, vous remercier particulièrement et j’aimerais vous remercier particulièrement, vous tous qui avez travaillé avec moi, qui avez été et êtes encore mes compagnons, depuis le debut de la lutte jusqu’en cette veille de la fin de la transition.
Je vous remercie particulièrement aussi, vous, éléments de l’armée et des forces de l’ordre qui avez, sans relâche, fait montre de volonté et de courage dans l’accomplissement de vos devoirs et votre prise de responsabilité.
Je ne saurai terminer sans me tourner vers mon épouse et mes enfants qui m’ont toujours soutenu dans les moments les plus difficiles. Merci.
Et je vous remercie également vous qui n’avez eu de cesse de m’attaquer, car vos démarches, au contraire, m’ont poussé à concrétiser des actions encore meilleures que les précédentes.
Merci infiniment de tout coeur, à vous tous.
Malagasy, mes Concitoyens,
Les dirigeants passent et la vie continue. Mais toutes nos actions resteront à jamais inscrites dans l’Histoire. Aussi, vaut-il mieux laisser quelque chose de bien à nos descendants !
Je lance donc un appel à tous pour un changement de comportement: que cesse la culture de la haine et du dénigrement.
Enfin, pour conclure, je ne saurai remercier tous ceux qui n’ont eu cesse de prier pour notre Nation.
Que la Volonté de Dieu soit faite,
Mamiko loatra Madagasikara,
MASINA NY TANINDRAZANA !
Misaotra Tompokolahy, Mankasitraka Tompokovavy.

Traduction de Jeannot Ramambazafy - 15 janvier 2013

Madagascar: Rajoelina renonce à se présenter à la présidentielle




Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, a annoncé mardi qu'il renonçait à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en mai, dans l'espoir de contribuer au règlement pacifique de la crise politique qui mine la Grande Ile depuis 2009.
"Je ne me présente pas à l'élection. Je me sacrifie pour les 20 millions de Malgaches. (...) C'est comme ça que j'exprime mon patriotisme", a déclaré M. Rajoelina dans une allocution télévisée.
Il suit en cela son rival Marc Ravalomanana qu'il avait chassé du pouvoir en mars 2009, et qui a annoncé le 12 décembre qu'il renonçait à se porter candidat.
"C'est mon devoir d'organiser des élections dans la sérénité", a ajouté M. Rajoelina. "Je dirigerai la Transition jusqu'à la fin et je suis prêt à faire une passation de pouvoir démocratiquement, je souhaite beaucoup de choses à celui qui va me remplacer."
L'élection présidentielle est prévue en mai et juillet, et la question des candidatures restait la principale pomme de discorde entre les différents protagonistes de la crise malgache.
La Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui tente depuis des mois de faire parvenir les deux hommes à un accord, a avancé la solution dite du "ni... ni", également prônée par l'Union européenne dès 2010: ni Andry Rajoelina ni Marc Ravalomanana candidats.
Malgré sa détermination à reprendre le pouvoir depuis son éviction, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, s'était finalement plié à cette injonction.
Andry Rajoelina s'opposait mordicus au retour de celui qu'il avait renversé, invoquant des risques de troubles et rappelant à l'envi que son rival a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, sa garde ayant abattu plusieurs dizaines de manifestants lors des émeutes qui l'ont emporté en 2009.
M. Rajoelina, qui avait annoncé en 2010 qu'il ne serait pas candidat, était resté plus vague sur ses intentions ces derniers mois.
"Une poignée de personnes ou des pays étrangers ne peuvent décider sur la manière de diriger notre pays et l'identité de celui qui le dirigera", avait encore déclaré il y a une semaine l'actuel homme fort de Madagascar, devant des représentants de la communauté internationale lors d'une cérémonie de voeux.
"Un élément de l'apaisement"
"Andry Rajoelina a suivi les recommandations de la SADC. Ce n'est qu'un élément de l'apaisement", a commenté un responsable de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, rappelant que l'organisation régionale entend aussi régler la question du retour de M. Ravalomanana à Madagascar.
"Tout ce qui peut promouvoir et encourager le calme est extrêmement positif", a de son côté noté Léonidas Tezapsidis, l'ambassadeur de l'Union européenne à Madagascar, refusant de commenter directement l'annonce de M. Rajoelina.
Les élections présidentielle et législatives, attendues depuis plus de trois ans, doivent en théorie permettre à la Grande Ile de rétablir un ordre constitutionnel mis à mal par le renversement de Marc Ravalomanana, qui a conduit à la suspension des aides financières internationales.
Le pays s'est encore appauvri, enlisé dans une crise socio-économique, et l'insécurité a gagné du terrain.
Le premier tour de la présidentielle est prévu le 8 mai, avant un éventuel second tour le 3 juillet.

M. Rajoelina a par ailleurs souhaité mardi que les élections législatives, prévues à l'origine en juillet, soient organisées avant la présidentielle. Mais la date du scrutin avait été fixée en août de concert par les autorités et la communauté internationale.