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mercredi 19 décembre 2012

Madagascar: « La pauvreté et l’impunité ont augmenté les formes contemporaines d’esclavage », selon l’experte des Nations Unies


GENEVE, Suisse, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ – La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Mme Gulnara Shahinian, a appelé aujourd’hui le Gouvernement de Madagascar à prendre d’urgence des mesures visant à lutter contre la pauvreté dans le pays. La lutte contre la pauvreté est au cœur de la lutte contre l’esclavage à Madagascar.

« Les droits de l’homme ne peuvent pas se développer dans un environnement d’extrême pauvreté », a déclaré Mme Shahinian à la fin de sa première mission d’enquête dans le pays, se déroulant du 10 au 19 décembre. « La situation à Madagascar montre à quel point des hommes, femmes et enfants victimes d’ extrême pauvreté sont amenés à vivre dans des conditions relevant des formes contemporaines de l’esclavage, comme la servitude domestique, l’esclavage des enfants dans les mines et carrières, le travail forcé et les mariages forcés », a averti l’experte indépendante des droits de l’homme.

La Rapporteuse spéciale a souligné que le manque d’action et d’engagement solides des autorités pour traiter de la pauvreté extrême a laissé une grande majorité de la société dans l’abandon et le désespoir total. Il y a eu très peu d’investissements dans des services comme les services de santé et l’éducation – beaucoup ont fermé leurs portes par manque de fonds. « Cela met en danger le potentiel humain futur du pays et constitue un revers majeur pour Madagascar dans son cheminement vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de l’inégalité entre les garçons et les filles qui fréquentent l’école », a-t-elle déclaré.

« J’ai rencontré des femmes, des garçons et des filles qui ont été victimes de violences physiques, verbales et sexuelles alors qu’ils travaillaient respectivement comme travailleurs domestiques migrants à l’étranger et enfants domestiques à Madagascar », a déclaré Mme Shahinian. « J’ai appris que des parents envoient leurs enfants pour être des travailleurs domestiques afin de rembourser une dette ou pour gagner de l’argent et nourrir leur famille. »

L’experte a constaté que les parents sont désespérément pauvres, ont très peu de choix en terme d’emploi et ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école. De plus, les enfants souffrent de faim chronique, ce qui affecte leur développement physique et mental, leur cerveau ne se développant pas. « Ces enfants qui transportent des charges lourdes dans le contexte de leur travail dans les mines, les carrières, lors de la fabrication de briques et de l’approvisionnement en eau pour usage privé et commercial souffrent aussi de retards de croissance à cause de la pression que subissent leur moelle épinière et ressentent de graves douleurs physiques dans le cou, les épaules et le dos », a-t-elle expliqué.

La Rapporteuse spéciale a souligné la nécessité, pour les autorités, de veiller à ce que la législation nationale existante soit appliquée avec un accent particulier sur la lutte contre l’impunité et de s’assurer que les responsables rendent compte de leurs actes. « Le pays dispose de législation suffisante pour lutter contre l’esclavage, mais les lois ne sont pas appliquées ou contrôlées, ce qui explique l’impunité et la corruption », a-t-elle souligné.

Des enfants travaillent illégalement dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et dans les carrières. Ces enfants vivent souvent dans des zones reculées dans des communautés caractérisées par la violence et l’anarchie et risquent d’être victimes de viol, de la prostitution, de maladies respiratoires et d’autres maladies entraînant des décès prématurés.

Concernant les mariages forcés, Mme Shahinian a constaté qu’en dépit de la législation nationale qui fixe l’âge minimum pour le mariage à 18 ans à Madagascar, beaucoup de garçons et de filles sont contraints de se marier contre leur volonté dès l’âge de 10 ans. La Rapporteuse spéciale a appris que, dans certains cas, des filles épousent des hommes beaucoup plus âgés qu’elles,parfois même des vieillards et subissent discrimination et exclusion sociale quand elles deviennent veuves.

« Les victimes de ces arrangements risquent aussi d’être victimes de servitude domestique et d’esclavage sexuel. Elles sont aussi privées de leurs droits à la santé, l’éducation, la non-discrimination et la liberté de toute violence physique, psychologique et sexuelle », a-t-elle averti. « En général, ces mariages forcés ne durent pas plus de dix ans. »

La Rapporteuse spéciale a par ailleurs été informée des discriminations basées sur le système de caste, qui sont fortement enracinées. Dans un pays où plus de 70 pour cent de la population est pauvre et plus de 50 pour cent est extrêmement pauvre, les descendants d’esclaves sont les plus vulnérables car ils souffrent de discrimination sociale, économique et politique.

« Le gouvernement, ainsi que la société civile et les organisations internationales ne peuvent pas continuer à ignorer cette question. Tous les acteurs doivent travailler avec les communautés locales afin d’éradiquer la stigmatisation que subissent les descendants d’esclaves », a-t-elle souligné. « Le pays ne peut pas se développer efficacement tant que ces vieilles blessures ne sont pas reconnues et traitées. Le gouvernement doit travailler à tous les niveaux, en particulier à travers les chefs de communautés tels que les fokontany et lonaka, pour résoudre ce type de discrimination. »

L’experte indépendante a également exhorté les autorités à donner priorité à la lutte contre ce phénomène et à y allouer suffisamment de ressources. « Au cours de mes visites sur le terrain, j’ai rencontré des autorités locales et des organisations de la société civile qui luttent contre l’esclavage avec des ressources limitées », a-t-elle indiqué. « Parmi mes autres recommandations, j’exhorte le gouvernement à élaborer des mesures urgentes et des programmes disposant de ressources suffisantes avec les autorités locales, et à travailler en étroite collaboration avec la société civile et les organisations internationales pour obtenir des financements et lutter contre les formes contemporaines d’esclavage. »

« L’éducation s’est aussi révélée être un moyen efficace de dissuasion contre les mariages précoces. « Donner la priorité à une éducation et à une alphabétisation gratuites pour les enfants et les adultes est essentiel pour garantir l’avenir économique du pays. Des formations professionnelles gratuites appuyées par des opportunités d’embauche sont également cruciales pour donner aux adolescents et aux adultes des alternatives économiques viables aux pratiques analogues à l’esclavage. »

Au cours de sa première mission à Madagascar, Mme Shahinian a visité les villes d’Antananarivo, Antsirabe, Ambositra, Fianarantsoa, Ihosy et Sakaraha, où elle a rencontré des représentants du gouvernement, les forces de l’ordre, des ONG, des victimes et des membres de la communauté.

Mme Shahinian présentera un rapport complet sur les résultats de la visite au Conseil des droits de l’homme en septembre 2013.

(*) Vous pouvez consulter ‘le rapport de 2011 sur l’esclavage des enfants dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et dans les carrières’ icihttp://www.ohchr.org/Documents/Issues/Slavery/SR/A-HRC-18-30_en.pdf

SOURCE

United Nations – Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR)

mardi 18 décembre 2012

Préparation des élections : le Président de la CENI-T et le Ministre de l'Intérieur à Antsiranana

le Président de la CENI-T et le Ministre de l'Intérieur à Antsiranana
le Président de la CENI-T et le Ministre de l'Intérieur à Antsiranana




Les membres des démembrements de la CENI-T, Commission Electorale Nationale Indépendante pour la Transition doivent être informés des appuis qu'apporteront les districts durant le processus électoral.

C'est dans cet objectif que se tenait au Palais du Faritany d'Antsiranana le regroupement des Chefs de Districts, des membres des Commissions Electorales des Régions SAVA et DIANA et des Commissions Electorales des Districts de la province du 13 et 14 décembre.
Deux fortes délégations menées d’un côté par le Président de la CENI-T, Béatrice Atallah et de l’autre côté par le Ministre de l’Intérieur, Florent Rakotoarisoa se sont rendues à Antsiranana pour ce regroupement au cours duquel les échanges et les discussions portaient sur quatre points : les attributions de la CENI-T et relations de travail entre la CENI-T et le Ministère de l’Intérieur, Administration électorale-Attributions et fonctionnement de la CENI-T, appui des Chefs de Districts dans le cadre du processus électoral et aspects financiers dans les interventions de la CENI-T.
Appui du ministère de l’Intérieur
Pendant 50 ans, c’est le Ministère de l’Intérieur qui a organisé les élections à Madagascar et malgré les critiques se rapportant sur certaines pratiques de ce département qui ont favorisé dans le passé les irrégularités durant le processus électoral, la CENI-T ne peut se passer de sa collaboration dans la préparation des élections surtout sur le plan technique. D’autant plus que de nombreuses attributions du Ministère de l’Intérieur ne peuvent être détachées de l’organisation des élections (délivrance de carte nationale d’identité par exemple) et que les services déconcentrés qui lui sont rattachés sont impliqués dans le processus électoral (les Districts et les Fokontany).
Ces appuis que va apporter le Ministère de l’Intérieur et ses démembrements concernent les domaines de transfert des compétences, l’appui technique, logistique et infrastructurel et la sécurisation des élections. D’après les explications du Directeur Général de l’Aménagement du Territoire au sein du Ministère de l’Intérieur, ces appuis se font pratiquement au niveau des CED (Commission Electorale de District) qui sont  les structures opérationnelles dans l’organisation des élections ; la CER étant la structure de coordination et la CENI-T la structure de décision. Les échanges entre les deux institutions se font donc au niveau local entre le Chef de Région et le président de CER, le Chef de District et le président de CED. Les premiers étant les représentants du Ministère de l’Intérieur et les seconds ceux de la CENI-T.
Le Ministère de l’Intérieur met les Chefs Fokontany à disposition de ces commissions, mais il a été précisé qu’il n’y a pas de rapport de subordination entre les agents électoraux et ces Chefs de quartier. Pour la révision systématique de la liste électorale, les Districts communiquent toutes les informations aux démembrements de la CENI-T, dans le cadre des activités de fiabilisation des listes électorales. Ceux-ci interviennent dans une circonscription électorale et les Districts dans une circonscription administrative territoriale.
Ce sont les Chefs de Districts avec les OMC (Organisme Mixte de Conception) qui mettent en place le plan de sécurisation. Pendant la campagne électorale, tout rassemblement est considéré « réunion publique ». Toute demande de candidat pour la tenue d’une réunion publique électorale est donc étudiée en OMC.
Préparations des élections à Antsiranana
A cinq mois des élections, 391 266 électeurs n’ont pas de carte d’identité nationale dans tout Madagascar. Le Président de la CENI-T a été particulièrement sévère face aux membres des commissions et des Chefs de District d’Antsiranana. Les résultats présentés le 13 décembre ne sont visiblement pas à la hauteur des attentes du Président qui une semaine plus tôt a félicité la province de Fianarantsoa pour sa maîtrise du recensement et qui présente « une nette avance des résultats d’opération de recensement et de saisie informatique des électeurs dans la liste électorale ». Après les cinq provinces, c’est à Antsiranana que le dernier regroupement des démembrements de la CENI-T a eu lieu et les commissions avec leurs centres informatiques ont présenté leurs mises au point de la situation des avancements du recensement. Pour toute la province d’Antsiranana, 539 300 électeurs sont recensés, soit 63,23% de l’objectif à atteindre. 350 017 sont enregistrés dans la base de données du CID et 23 932 ne possèdent pas de carte d’identité nationale. Pour les CIN rejetées par le logiciel, la liste sera transmise aux Districts pour régularisations. Dans le cas où elles ne sont pas effectuées avant l’arrêt définitif de la liste électorale au mois d’avril, seuls les chefs CID peuvent ajouter les noms de leurs titulaires à cette liste.
A l’heure actuelle, le manque de moyens financiers ralentit l’opération « Carte d’Identité Nationale » qu’il incombe aux districts de mettre en œuvre.




Alain Ravainosoa est jugé en appel à Chalon pour le meurtre de Géraldine Page

Alain Ravainosoa, un homme « droit, juste, réglo » pour certains, un « jaloux maladif » pour d’autres. Dessin Christophe Busti
Alain Ravainosoa, un homme « droit, juste, réglo » pour certains, un « jaloux maladif » pour d’autres. Dessin Christophe Busti



Premier jour du procès en appel d’Alain Ravainosoa, hier à Chalon-sur-Saône. Le chauffeur de Divia continue de nier le meurtre de sa maîtresse, Géraldine Page.




«Je ne suis pas responsable de la mort de Géraldine Page. »
La voix est fluette, mais ferme. Alain Ravainosoa reste fidèle à sa ligne de défense et M e Emmanuel Touraille plaidera un acquittement. La voix est ferme lorsqu’il s’agit d’évoquer les aspects les plus sympathiques de la personnalité de l’accusé. Et ils ne manquent pas. Alain Ravainosoa, l’homme à qui le partenaire de tennis « donne le bon Dieu sans confession » ; l’ami « qui a toutes les qualités que l’on cherche chez un ami : droit, juste, réglo, un homme sur qui on peut compter. » Même sa femme, d’une grande dignité, trace de lui le portrait quasi idyllique du « bon mari, bon père, bon frère et bon ami ».

Condamné à 25 ans de prison à Dijon

La voix est fluette mais mollit dès que l’accusé est bousculé. Les mots butent soudain, peinent à sortir, sans que ses origines malgaches n’en soient responsables. L’élocution de l’accusé connaît des fortunes diverses au gré du flux et reflux d’une audience consacrée à sa personnalité. Comme si elle était consciente du danger qui guette à trop se pencher au dedans. « Violent », « jaloux maladif ». Voilà aussi ce que d’autres témoins ont dit à la barre. Et Alain Ravainosoa emberlucoque la cour et les jurés.
Mais le plus grand ennemi de l’homme qui est dans le box est probablement lui-même. Condamné à 25 ans de prison à Dijon, il tente de faire bonne figure. Mais il en fait trop et se pare d’atours qui sont un peu trop clinquants pour lui. Se donne le beau rôle. Il ne reste pas grand chose pour Géraldine. Les larmes ne lui viennent pas à l’évocation de la jeune femme. Elles sortent lorsqu’il parle de sa mère, qui le « chouchoutait » à Madagascar.
Surtout, il y a la relation avec Géraldine, dont il dessine, en creux, les troubles reliefs. Alain Ravainosoa a cloisonné sa vie. Sa femme a expliqué qu’elle se doutait bien, et cela depuis son mariage, qu’elle avait épousé un trousse-chemise. « Mais il a toujours fait passer sa famille avant ses aventures », a-t-elle expliqué. Le couple fonctionnait ainsi. Carole, l’épouse, la mère des trois enfants dont tout le monde admire la bonne éducation. Et puis Géraldine, la maîtresse qu’il a eue pendant quinze ans, qu’il emmenait au McDo et traîner les magasins de sport, sa passion. A lui.
Dans son genre, c’est un homme fidèle. Fidèle et jaloux : c’est le sens de plusieurs témoignages livrés hier à la barre. Il ne fallait pas que d’autres yeux se portent sur la blonde Géraldine, de quinze ans plus jeune que lui. Ils s’étaient rencontrés dans le bus de nuit. Elle est amoureuse. Lui, a souvent varié dans ses déclarations. Dans une audition, il ne l’a considérait que comme une partenaire sexuelle. Mais hier, il a redit tout son amour pour elle. Une relation complexe, y compris pour elle.

Géraldine voulait rompre

Et la voix fluette se fait persifleuse. Géraldine, la jeune Géraldine, avait « bien des défauts ». C’était une libertine, à l’en croire, adepte des jeux sado-masos. Dont l’étranglement. Ce qui explique le drame du 28 janvier 2010.
Les derniers jours de sa vie, Géraldine semblait aux abois, traquée, selon ses collègues et amies. Elle voulait rompre. La veille de sa mort, elle dépose une main courante au commissariat contre Alain, qui, dit-elle, la harcèle. Elle a programmé son déménagement pour le week-end. Le jeudi matin, à 5 heures, on la retrouvait morte dans son appartement de la Toison-d’Or.
















Madagascar : 584.000 tonnes d'ilménite exportées depuis le début de l'année

A travers la compagnie Rio Tinto QIT Madagascar Minerals (QMM) qui exploite l'ilménite à Fort-Dauphin, dans l'extrême sud-est de la Grande Ile, Madagascar a exporté cette année près de 584.000 tonnes d'ilménite, jusqu'à fin novembre.



L'objectif fixé pour cette année est d'exporter plus de 660.000 tonnes, a déclaré Ny Fanja Rakoto­malala, président directeur général de Rio Tinto QMM.  
L'exploitation se déroule au site de Mandena, au nord du Fort- Dauphin sur une superficie de 2.000 ha mais les phases ultérieures se dérouleront à Sainte Luce et Petriky (également au nord de Fort- Dauphin) avec une possibilité d'augmenter la production à 2,2 millions de tonnes par an, a-t-on indiqué. L'ilménite extraite dans la partie sud-est de Madagascar a une teneur en bioxyde de titane de 60%, ce qui lui confère une qualité supérieure à celle de la plupart des autres gisements dans le monde, a-t-on précisé.

Madagascar : La peste inquiète à proximité de Tananarive

Madagascar : La peste inquiète à proximité de Tananarive
Alors que les chaleurs de l'été austral ont élevé les températures et que les pluies de saison ont refait leur apparition, de nombreux foyers d'infection de peste bubonique ont été recensés par les autorités sanitaires de Madagascar, à environ 80 kilomètres de la capitale Tananarive. 

Une situation préoccupante car la propagation des cas déclarés de peste ne cesse de se rapprocher de la plus grande ville du pays. Depuis le début de 2012, 250 personnes ont ainsi contracté la maladie, dont 90 à partir du mois d'octobre. 

Près d'un malade sur cinq infecté par le virus décède. Les spécialistes de la maladie s'inquiètent notamment de la virulence aujourd'hui du bacille de la peste à Madagascar et de l'augmentation du nombre de morts enregistrés. 

L'insalubrité et la promiscuité de certaines habitations au cœur de villages pauvres attirent les rongeurs en nombre (rats noirs)  ainsi que les puces des rats qui véhiculent la maladie. 




lundi 10 décembre 2012

Seulement 772 permis miniers contre 4 414


En 2008, le nombre de permis miniers délivrés était de 4 414. L’année 2012 n’affiche que 772 permis miniers réguliers délivrés. En effet, bon nombre d'entreprises juniors n'ont pas pu effectuer des levées de fonds sur le marché financier en raison du crash boursier en 2008. La plupart d'entre elles ont ainsi dû quitter le pays.
Entre temps, la délivrance de nouveaux permis reste encore suspendue. Ce qui constitue un désastre pour les compagnies minières qui sont encore en activité. C'est ce qu'on a appris lors d'une table ronde sur la gouvernance du secteur minier co-organisée par la Chambre des Mines de Madagascar et le ministère des Mines à l'hôtel Panorama vendredi dernier. Le ministre des Mines, Rajo Daniella Randriafeno, reconnaît que le secteur minier, qui est déjà mis à mal par un contexte économique mondial concurrentiel et difficile, est profondément affecté par cette transition politique qui perdure au détriment des initiatives de développement économique minier. « Il est ainsi de mon devoir d'interpeller toutes les parties prenantes que la situation est vraiment grave et qu'éventuellement notre inertie ou notre désengagement entraînera une débâcle irréversible de notre économie minière nationale », a-t-elle évoqué. Forcé également de remarquer les retombées économiques positives des activités minières encore insuffisantes. En effet, la plupart des compagnies peinent à articuler une stratégie pérenne sans une perspective d'avenir claire faute de stabilité et de régularité administrative.
A quel jeu l’Etat joue
En outre, le ministre des Mines a souligné qu'aucun développement durable ne peut être obtenu si un climat de confiance entre les investisseurs, les opérateurs, la population et l'Etat n'est pas instauré et que des suspicions en tout genre aussi bien en matière de non transparence que de mauvaise gouvernance continuent de dévaster et de ternir la réputation du secteur. C’est à présent le bon moment de trouver les solutions face à ces problématiques et il est préférable a évoqué Ny Fanja Rakotomalala, le président de la Chambre des Mines de Madagascar, que toutes les parties prenantes se mettent d'accord sur des grandes lignes de solutions. Où est-ce que l’Etat veut en venir ? Les perspectives de développement pour Madagascar restent le secteur minier affirme les économistes de la Grande île or le secteur est dans une situation grave avec les non-délivrances des permis miniers. 

SADC Misakana an-dRajoelina sy Ravalomanana





Nifarana ny sabotsy 8 desambra 2012 lasa teo ny fivoriana tsy ara-potoanan’ny SADC tany Dar es Salaam. Nandray fanapahan-kevitra ihany ny SADC efa-taona aty aoriana, rehefa nahatsapa fa ny filoha teo aloha Marc Ravalomanana sy ny filohan’ny HAT Andry Rajoelina no tena fototra tsy mampivaha ny krizy eto amintsika. Mazava ny fanambarana nataon’ny SADC izay milaza fa ny tsy filatsahan-kofidian’ny filoha teo aloha Marc Ravalomanana sy ny filohan’ny HAT Andry Rajoelina amin’ny fifidianana izay ho filohan’ny Repoblika faha-IV no vahaolana tsara indrindra hivoahan’i Madagasikara amin’izao krizy izao. Leo an-dRajoelina sy Ravalomanana ny SADC, izay no azo hamintinana ny fanambarana nivoaka taorian’ilay fivoriambe tsy ara-potoana tany Dar es Salaam.
Loza mitatao
Tandindomin-doza tanteraka ny firenena noho izao fanapahan-kevitra noraisin’ny SADC izao. Efa fantatra mantsy fa tsy hanaiky izany tsy fahafahany milatsaka hofidiana izany na Ravalomanana na Rajoelina izay efa manomboka ny fampielezan-keviny rahateo amin’ny alalan’ny famerenana ny Vary Mora, ny fitokanana ireo fotodrafitrasa ary indrindra ny lanonana hatao rahampitso Talata ho fankalazana ny tsingerin-taonan’ny Repoblika faha-IV. Tsy hanaiky izany rahateo koa ny Magro sy ny mpomba ny filoha teo aloha izay mino fa handresy amin’ny fifidianana raha afaka milatsaka hofidianana ny “dadan’izy ireo”.
Firaisankinan’ny kandidà
Olana goavana manoloana izao fanapahan-kevitry ny SADC izao koa anefa ny Foloalindahy. Hanaiky izany ve ireo manamboninahitra voarohirohy tamin’ireo zava-nitranga teto amin’ny firenena ? Loza mitatao ho azy ireo ny tsy fahalanian’ny floha Andry Rajoelina mainka hoe tsy mahazo milatsaka hofidiana mihitsy ny tenany. Any amin’ireo kandidà efa nilaza fa handray anjara amin’ity hazakazaka masina ity ny mason’ny mpanara-baovao. Hanamafy ny fanapahan-kevitry ny SADC ve izy ireo? Izay firaisankinan’ny kandidà izay mantsy no mety hampahomby na tsia io tsaokevitra tapaka nandritra ny fivoriana tany Dar es Salaam io satria tsy tokony ho olona roa kosa no hisakana ny fivoahan’i Madagasikara sy ny vahoaka 20 tapitrisa amin’izao lavaka lalina manjo ny firenena izao.