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jeudi 29 novembre 2012

Madagascar: militaires accusés d'exactions, le gouvernement ouvre une enquête


Le gouvernement malgache a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur les éventuelles exactions commises par des militaires contre des civils dans le sud du pays, durant une vaste opération lancée en septembre contre les voleurs de bétail.
(c) AfpLe gouvernement malgache a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur les éventuelles exactions commises par des militaires contre des civils dans le sud du pays, durant une vaste opération lancée en septembre contre les voleurs de bétail. (c) Afp
ANTANANARIVO (AFP) - Le gouvernement malgache a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur les éventuelles exactions commises par des militaires contre des civils dans le sud du pays, durant une vaste opération lancée en septembre contre les voleurs de bétail.
"Des enquêtes mixtes vont être menées par le gouvernement et la communauté internationale pour qu'il n'y ait pas de doutes et d'interrogations sur ce qui s'est passé sur place", a déclaré le Premier ministre Omer Beriziky.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a accusé il y a une semaine en termes très vifs les militaires impliqués dans l'opération "Tandroka" (corne) de "mauvais traitements" et d'"actes de violence aveugle" envers les populations du sud qu'ils ont pour mission de protéger contre les "dahalos" (voleurs de zébus) qui sévissent depuis des mois dans la région et terrorisent la population.
"Au moins 250 personnes sont mortes cette année aux alentours de Fort-Dauphin, dans le cadre de ce que les autorités décrivent comme des affrontements entre villages déclenchés par des vols de bétail", a affirmé mardi Amnesty, appelant le gouvernement non élu d'Andry Raejolina à ouvrir une enquête indépendante.
L'organisation a rapporté des témoignages faisant état de villageois brûlés vifs dans l'incendie de leur maison, de récoltes anéanties, d'exécutions sommaires dont celle d'une enfant de six ans, d'un handicapé ou des parents et de l'épouse d'un suspect.
Ces accusations ont été confirmées à demi-mot en début de semaine par le Premier ministre, lors d'une séance de questions-réponses au Conseil supérieur de la Transition durant laquelle il a admis des "bavures".
Selon la gendarmerie, les accusations d'Amnesty International sont infondées.
L'auteur du rapport "Christian Mukosa ne s'est pas déplacé dans le sud, il a recueilli des témoignages tendancieux, à objectif politique. Son jugement est subjectif", a déclaré mercredi à l'AFP le Commandant de la gendarmerie nationale, Richard Ravalomanana.
Mais vendredi, la Communauté des Etats d'Afrique australe (SADC) avait renforcé les accusations d'Amnesty International, en rappelant à l'ordre les autorités malgaches: "La SADC a (...) noté avec préoccupation les événements qui se sont déroulés dans le Sud de Madagascar (...) Nous appelons les dirigeants de Madagascar et les forces de sécurité à faire preuve de retenue", indiquait son communiqué.
Quant à l'association CRISUD (cercle de réflexion et d'intervention pour le Sud) réunissant des Malgaches originaires du Sud et qui soutient l'opération militaire, elle rejette les accusations de la SADC.
"Votre communiqué (...) nous a blessés. Vous avez dit qu'il y a des tueries atroces dans le Sud. Les militaires (...) nous protègent.(...) Nous demandons à la SADC de bien se renseigner et de ne pas seulement se fier aux déclarations d'Amnesty International", a indiqué l'association dans un communiqué.
vol de zébus à grande échelle
La guerre des communiqués fait d'autant plus rage qu'il est difficile d'avoir des informations précises sur les événements dans cette région reculée montagneuse et aride de l'Anosy, coupée de tout réseaux téléphonique et de voies de communication. Aucun journaliste n'a pu se rendre sur place depuis le début de l'opération "Tandroka".
Selon les chiffres de la gendarmerie, la lutte contre les voleurs de zébus a provoqué la mort de 129 dahalos, 23 éléments des forces de l'ordre et 20 habitants entre janvier et mi-septembre.
Les chiffres de l'opération déclenchée le 13 septembre font état de 40 dahalos morts, un habitant et aucun militaire.
Les régions d'Atsimo-Atsinanana et d'Anosy (sud-est) vivent depuis le début de l'année au rythme de la difficile traque de ces bandits spécialisés dans le vol de zébus à grande échelle, dont le transport est aidé par des fraudes diverses.
Pratique ancestrale locale, considéré comme un signe de virilité dans certaines sociétés du sud de Madagascar, le vol de zébus a changé de nature, par sa violence, son ampleur et le trafic juteux qu'il alimente. Le prix du kilo de viande de zébu ne cesse d'augmenter et atteint l'équivalent de 3 euros à Antananarivo, pour un salaire de base mensuel d'environ 30 euros.

lundi 5 novembre 2012

Tension tendue chez les scouts

Antananarivo, Madagascar - La tension est plus que tendue chez les scouts de Madagascar, réunis au sein du “Kiadin’I Madagasikara”. En effet, divisé en deux, les membres de cette association fondée par Baden Powell, ne veulent rien entendre des négociations déjà entamées.




Vendredi 2 novembre dernier, l’actuel dirigeant « Voara », ainsi que le nouveau dirigeant, issu du schismes des Kiady, « Ankoay », se sont rencontrés pour faire avancer les négociation, dans le but de trouver un terrain d’entente. Mais rien n’y fit car si ces dirigeants veulent bien s’entendre, le reste de leur équipe le voient pas les choses du même œil. Cette réunion a été assisté par bon nombre de représentants des sections, éparpillées dans la Grande île, à savoir celles d’Atsinanana, d’Analanjirofo, d’Alaotra Mangoro, d’Analamanga, d’Amoron'i Mania, de la Sava, de Sofia, du Boeny de Diana, de Bongolava, d’Atsimo Andrefana, du Vakinankaratra et de la Haute Mahatsiatra.



Mais les équipes d’Atsinanana, dirigée par « Ravinala », d’Analanjirôfo, dirigée par « Aigle », d’Alaotra Mangoro, dirigée par « Lambo », ainsi que celle du Vakinankaratra, et même quelques membres de la section d’ Analamanga, ont catégoriquement réfuté le fait que ces deux dirigeants puissent régler les différends à leur niveau. Toutefois, ces sections étaient d’accord sur un point : « Seul, Bison, chef unique mais qui a pris sa retraite, du Kiadin’i Madagasikara, pourra régler les choses » ont-ils affirmé.



Faut-il rappeler qu’au départ, cette réunion devait être une assemblée générale des membres du « Kiadin’i Madagasikara » mais finalement, la réunion a vite tourné en à un règlement de compte entre les deux parties. D’ailleurs, apparemment, le problème ne se situe plus au niveau des deux dirigeants qui voudraient bien mettre un terme à ce conflit, mais c’est devenu un dilemme au niveau même des membres du Kiadin’i Madagasikara.

Laurent Fabius souhaite inviter autour de la table Ravalomanana et Rajoelina

La crise politique malgache qui couve depuis 2009 et l'éviction du pouvoir de l'ancien président Marc Ravalomanana, pèsent lourdement à quelques encablures de nouvelles élections, programmées pour l'instant à l'horizon de mai 2013. 

Laurent Fabius, ministre français des Affaires Étrangères et son homologue tanzanien, Bernard Kamillius Membe, auraient la ferme intention dans quelques semaines, selon des sources non officielles citées par matv.mg, de réunir les principaux acteurs politiques de Madagascar autour de la table pour aplanir le contentieux entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina qui pèse depuise le début de la crise malgache en 2009. Aucune date et lieu de rencontre n’ont encore été définis pour cette entrevue de la dernière chance. 

La dernière rencontre entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina date du mois d'août dernier aux Seychelles et s'est soldée par un cuisant échec. 
  
Pour le clan Rajoelina, Marc Ravalomanana s'est mis définitivement hors-jeu 
  
L'ex-homme fort de Madagascar, Marc Ravalomanana, réfugié en Afrique Sud et qui a dû laisser son fauteuil à la magistrature suprême à son adversaire Andry Rajoelina, n'en démord pas. Le président déchu veut toujours être candidat dans le cadre de la prochaine présidentielle malgache. 

Pour le clan Rajoelina, Marc Ravalomanana s'est mis définitivement hors-jeu de la course, puisque la justice sud-africaine lui demande des comptes sur sa responsabilité présumée concernant la tuerie du 7 février 2009, où sa garde prétorienne n’avait pas hésité à faire feu sur les partisans d'Andry Rajoelina. La justice sud-africaine l’empêche théoriquement de quitter son exil de Johannesburg depuis mi-septembre. 
  
Les règles organiques des élections de la Grande Ile requièrent également la présence physique de tous les candidats sur le sol malgache, six mois avant la tenue du vote. La date butoir est fixée au 18 octobre dernier. 
  
Le scrutin présidentiel de mai 2013 s’annonce crucial pour l'avenir politique de la Grande Ile, empêtrée par un climat malsain entretenu par les deux mouvances rivales qui ne cessent d'attiser les tensions populaires sur le terrain et de bloquer toute tentative de sortie de crise pacifiée. 

Les émissaires de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) prônent l'apaisement entre les deux camps, condition sine qua non à la tenue d'élections crédibles et démocratiques. 

mercredi 31 octobre 2012

Madagascar plus chère que Sydney pour les vacances de la Toussaint

Selon une étude conduite par Allovoyages.fr, un voyage à Madagascar coûtera au minimum 3203 euros à un couple contre 3088 euros pour un séjour à Sydney durant les vacances de la Toussaint.



L’île de L’océan Indien est bien la destination la plus chère pour les Français d’après cette étude qui a comparé le prix d'un voyage pour un couple vers les 20 destinations les plus prisées hors d’Europe. Le coût de 6 nuits en chambre double dans un hôtel bien situé et bien évalué ainsi que le prix du billet d’avion le moins cher disponible, ont été pris en compte pour cette comparaison.
L’étude d’Allovoyages.fr montre que c’est le coût du vol qui est particulièrement élevé pour se rendre à Madagascar . Avec 1432 euros par personne pour un aller-retour, il est plus cher qu’un billet pour Sydney alors même que ce dernier dure 8 heures de plus. L’Australie et Sydney ne sont donc que la deuxième destination la plus chère pour les prochaines vacances scolaires, avec un prix de 3088 euros pour un couple.

Madagascar : lutte contre le travail infantile




Aide et Action développe à Madagascar un projet, co-financé par l'Union Européenne, pour lutter contre le travail des enfants.
Aide et Action, qui se mobilise depuis 30 ans pour faire progresser la cause de l'éducation dans le monde, a lancé le projet Tackle à Madagascar, rapporte le quotidien Newsmada. Objectif : lutter contre le travail des enfants qui prédomine encore largement dans ce pays. Dans la région de Atsimo Andrefana, où intervient Aide et Action, on compte près de 111 000 enfants travailleurs, dont 97 000 qui effectuent des travaux dangereux.
L'association de solidarité internationale, en partenariat avec l'Union Européenne, développe jusqu'en avril 2013 un programme destiné à réduire le nombre d'enfants travailleurs et à prévenir la mise au travail forcé de nouveaux enfants. Ce programme prévoit notamment la scolarisation de plus de 500 enfants, une formation professionnelle pour près de 80 adolescents ainsi que le développement d'activités génératrices de revenus pour les parents. Au total, plus de 500 enfants, exploités ou menacés de l'être, bénéficieront de ce proj

Des forces de l'ordre qui font pire que les bandits



Rien ne va plus à Madagascar. L’armée est dans le collimateur de la population. En cause: les méthodes musclées de l’armée pour lutter contre le banditisme dans le sud du pays,
«Depuis le début de l’opération militaire au sud du pays, 15 villages ont été incendiés. Cinq ont été brûlés par les militaires lors des précédentes opérations. Mais 11 nouveaux villages viennent d’être anéantis par le feu»,s'alerte le quotidien malgache La Nation .
Des forces spéciales ont été envoyées il y a un mois et demi pour pacifier la région de Betroka, à l'extrême sud de l'île, victime ces derniers temps des «dahalos», des bandits et voleurs de zébus semant la terreur dans les régions du sud, rappelle RFI le 30 octobre. 
Antsirabe, la troisième plus grande ville de Madagascar, située sur les Hautes terres centrales, est aussi victime de ces voleurs, rapporte le 29 octobre le site malgache Newsmada . Les dahalos, armés de fusils de chasse, pillent et brûlent tous les villages se trouvant sur leur passage. Ce qui pousse les habitants à fuir, toujours selon la même source.
Cependant l’arrivée de l’armée n’a pas amélioré la situation. Au contraire.
Des affrontements meurtriers se sont multipliés ces derniers mois contre les voleurs de zébus ne laissant aucun répit à la population qui est prise entre deux feux. 
Mais le plus préoccupant est que certains militaires ou gendarmes malgaches se livreraient à des exactions. Des accusations portées par des citoyens originaires de la région, précise RFI.
Du côté des forces de sécurité, les discours se contredisent: certains démentent, d’autres affirment que des villages ont bien été brûlés parce qu’ils abritaient des bandits.
«Actuellement, on est en train d’envoyer des missionnaires, des officiers supérieurs de la gendarmerie et du ministère des Forces armées pour mener des enquêtes sur tous les renseignements à propos de ces actions des forces de l’ordre», a déclaré le général Rakotoarimasy, le ministre des Forces armées à RFI. 
Même D’Gary, un célèbre musicien malgache a confirmé ces informations à RFI, qu’il dit obtenir directement de sa famille, des paysans qui vivent dans les montagnes et qui craignent la présence de l’armée:
«C’est grave ce qui se passe là-bas (…) les gens se cachent dans la forêt. Ils ont peur (…). C’est très, très grave.»



KMF-CNOE Le cas Marc Ravalomanana n’est pas un facteur de blocage des élections


Solonirabenty, secrétaire général du KMF-CNOE, avoue que le refus ou l’acceptation du retour de l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana n’est pas un facteur de blocage pour la tenue des élections. Il déclare que c’est une affaire politique que les politiciens doivent régler entre eux. C’est à eux de réfléchir si ce retour nous apporte cette dite sérénité, précise toujours ce secrétaire général du KMF-CNOE. Interrogé à propos de la pré-campagne à laquelle se livrent certains partis, Solonirabenty a avancé qu’aucun article de la loi électorale ne parle de cette interdiction.
Ce sont les points de vue du SG du KMF-CNOE recueillis en marge de l’atelier national de formations des formateurs que cette organisation de la société civile a organisé en fin de semaine dernière et qui s’est poursuivi ce lundi 29 octobre à l’Espace Dera. De nombreuses formations politiques (TGV, TIM, Monima, UDRC…) ont participé et ont tiré profit de cet atelier qui a bénéficié également des interventions des responsables de la CENIT et du ministère de l’Intérieur.
Le secrétaire général du KMF-CNOE, Solonirabenty a précisé que l’objectif de cet atelier est d’arriver à réaliser des élections libres et transparentes mais aussi de les réaliser en toute sérénité. Outre les formations des formateurs nationaux auprès du KMF CNOE pour éduquer les membres de cette société civile au niveau de chaque district et les électeurs à bien observer les élections c’est-à-dire à observer la liste électorale, la loi électorale, les cartes électorales…, il est nécessaire de collecter les idées de toutes les parties prenantes aux élections, a souligné ce secrétaire général. Et lui de dire que malgré notre situation, on pourra effectuer les élections aux dates déjà annoncées par la CENIT. Il ajoute que si l’on se réfère aux moyens techniques et à l’enthousiasme de l’administration et ses collaborateurs, ces élections peuvent se réaliser.
Notons qu’au mois de décembre prochain, le KMF-CNOE projette d’organiser un autre atelier technique et financière avec les collaborateurs internationaux.