VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

mercredi 28 septembre 2011

Aquaculture Madagascar: Les crevettes menacées par un virus




Les crevettes menacées par un virus - Des aquacultures mozambicaines sont infectées par le virus du syndrome de point blanc. Les experts malgaches craignent sa propagation à Madagascar. La vigilance est de mise. Les crevettes élevées dans les aquacultures courent actuellement un grand danger. En effet, le virus du syndrome de point blanc (white's point) est en train de faire des ravages au Mozambique. Le virus n'est pas fatal pour l'être humain mais peut être nuisible à l'exportation de l'or rose.

« Comme son nom l'indique, le virus se manifeste à travers des points blancs sur les carapaces des crevettes. Il ne présente pas de danger pour l'homme mais peut engendrer la méfiance de la part des consommateurs. Le virus pourrait être nuisible pour l'économie », explique Simon Rabearintsoa, directeur général de la Pêche.

Un expert indique que le risque de propagation à Madagascar est très important. « Nous avons des liaisons en permanence avec des pays en communication avec le Mozambique. Même les boutres en provenance des Comores peuvent représenter du danger. Il est possible qu'elles soient en contact avec des crustacés venant de ce pays », explique l'expert. Il recommande l'extrême prudence afin d'éviter le pire.

Anticipation

« À mon avis, des mesures doivent, par exemple, être prises pour que les grandes surfaces arrêtent toute importation de crustacés en provenance de pays, tels que l'Afrique du Sud », recommande-t-il.

Conscient de ces dangers, le directeur général de la Pêche a révélé l'existence d'une réunion entre les experts de la filière, hier. Celle-ci a eu comme objet d'étudier les mesures préventives pour prévenir la propagation du virus auprès des aquacultures dans la Grande île.

La rencontre a réuni, entre autres, des représentants du ministère de la Pêche, ceux de l'autorité sanitaire halieutique et ceux du ministère de l'Élevage. « Nous devons anticiper pour que ce virus n'entre pas à Madagascar. Les experts ont suggéré la promulgation d'un arrêté qui stipule l'interdiction des importations des crustacés et produits alimentaires qui contiennent du crustacé en provenance des zones à risque. Il devrait aussi mentionner le renforcement de la sécurité des moyens de transport, tel que les boutres, venant de ces zones », confie Simon Rabearintsoa.

Il a toutefois précisé qu'il revient au Conseil de gouvernement de ratifier l'application de cet arrêté. Une autre réunion est également prévue se tenir ce jour, avec les aquaculteurs. L'objectif de la rencontre est de les informer du danger qui plane sur leur activité et leur rapporter les mesures préventives à prendre.

mardi 27 septembre 2011

Secteur textile Lobbying pour réintégrer l'AGOA

Réintégrer l’AGOA signifierait une relance économique non négligeable pour Madagascar (Photo Hery Rakotondrazaka)

Le Congrès américain se penche en ce mois de septembre sur l'AGOA. La partie malgache se mobilise avant la décision finale en décembre.
Les acteurs économiques attendent fermement des retombées de la signature de la Feuille de route. La rééligibilité de Madagascar au sein de l'Agoa (Africa growth and Opportunity Act ou la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) figure parmi ces résultats attendus. Dans cet objectif, le gouvernement avec des membres du secteur privé, entendent relancer des actions de lobbying. Selon une source auprès du ministère de l'Économie et de l'industrie, des actions seront entreprises , en préparatif aux futures négociations, par exemple confier des missions aux représentations diplomatiques à Washington. Ces dernières procèderont à une veille informationnelle relative à l'évolution des négociations entreprises par les autres États bénéficiaires, afin que Madagascar dispose des informations de base nécessaires et ne soit déphasé.
Ce département ministériel propose par ailleurs de mener des actions communes avec les associations, les groupements patronaux à l'instar des missions de lobbying auprès des organes américains responsables de l'AGOA. Conscients des enjeux de l'Agoa sur l'économie nationale, des acteurs du secteur textile affirment leur volonté de redonner une nouvelle chance pour la réintégration de Madagascar. « En 2009, en collaboration avec l'association des travailleurs des entreprises franches, un lobbying a été entrepris pour maintenir Madagascar dans la liste des bénéficiaires, mais est resté infructueux. Avec la récente signature de la Feuille de route qui marque le retour vers la constitutionnalité, nous espérons que des opportunités s'offrent de nouveau à Madagascar », avance un responsable auprès d'une industrie textile qui a tenu à garder l'anonymat.
Reprise
Depuis quelques mois, une légère reprise a été constatée dans le milieu textile. Des commandes affluent des donneurs d'ordre européens, suite à la hausse de prix des produits finis en Chine. Actuellement, des employés d'entreprises travaillent même le week-end pour pouvoir honorer les commandes à temps. Mais, les 20 000 emplois perdus avec la suspension de l'Agoa en 2009 ne sont pas retrouvés. Le recrutement est limité majoritairement aux employés temporaires. La réintégration de Madagascar s'avère toujours nécessaire, d'autant plus que de nouveaux avantages sont prévus dont la prolongation et la considération de l'AGOA comme une structure de partenariat, afin de créer un climat plus favorable à l'investissement, un projet de création d'une subvention substantielle en guise d'assistance et de renforcement de capacités en faveur des pays africains éligibles.


125 policiers traduits en justice

125 policiers au niveau du ministère malgache de l’intérieur ont été traduits en justice depuis mars 2011. Ils sont accusés d’abandon de poste, de corruption et d’extorsion de fonds, selon le ministre concerné Dieudonné Ranaivoson. 

 
 
A l’ouverture officielle du 50è anniversaire de la police nationale, le ministre de la sécurité intérieure a communiqué que la Police procède actuellement à un assainissement. 125 policiers ont ainsi été traduis en justice. Dieudonné Ranaivoson a ainsi expliqué que ces agents sont jugés pour abandon de poste, pour corruption et extorsion de fonds. Son discours a été prononcé devant ses collègues et partenaires dont le ministre malgache de la Santé Publique, le ministre du commerce et de la commune urbaine d’Antananarivo. Cet assainissement entre donc dans le cadre de la collaboration entre la police nationale et la Mairie en matière de sécurité et de circulation.
 
 
Selon le haut responsable de la police, son ministère ne prendrait pas la défense des policiers impliqués dans les affaires portées en justice. "Je viens d’expliquer clairement aux membres d’Amnesty international que toutes les plaintes portées contre les policiers quels que soient les motifs, sont envoyées auprès du tribunal", a-t-il soutenu. Il a toutefois tenté de calmer le public concernant certaines interventions policières qui ont souillé les agents : "Le tapage sur l’exécution extrajudiciaire n’est pas trop fondé. Il est difficile de cataloguer par ce terme, l’affaire récente d’Ankorondrano, où 38 coups de pistolets ont été échangés entre les éléments de la Police nationale et les bandits durant ce fait", a expliqué le ministre.
 
 
Par ailleurs, "les agents de la Police Nationale sont considérés comme des champions de la corruption dans la capitale et dans les périphéries, par les chauffeurs de taxi be (moyen de transport commun urbain). Leurs chefs seraient même au courant de leurs agissements mais ne réagissent pas", déplore un chauffeur de taxi be dans le journal l’Express de Madagascar.

lundi 26 septembre 2011

Gisement pétrolier de Tsimiroro Estimé à 1,7 milliards de barils


Le projet pilote d’injection de vapeur à Tsimiroro devrait permettre une production test dont les données pourraient éliminer l’élément principal de contingence. Une production pilote réussie sur les deux à trois années à venir devrait ouvrir la voie à la commercialisation. Un projet commercial est estimé requérir 4 à 5 années de construction et permettrait d’exporter plus de 100.000 barils de pétrole par jour, ce qui élèverait Madagascar au rang des premiers fournisseurs mondiaux en pétrole.
Laurie Hunter, Président Directeur Général, a déclaré dans la dernière livraison d’informations de Mad Oil : « Nous sommes ravis d’annoncer ces nouvelles estimations de ressources qui démontrent plus clairement l’énorme potentiel de Tsimiroro. Nous voyons un nouveau scénario de Meilleure Estimation qui dépasse même le scénario précédent d’Estimation Elevée, tandis que le scénario d’Estimation Elevée mis à jour nous fournit une indication de la magnitude de la taille que la perspective de Tsimiroro pourrait atteindre ».
Le PDG, Laurie Hunter, note que, « en appliquant le facteur de récupération de 70% estimé par NSAI en 2010, le volume des ressources contingentes récupérables dépasserait 1,1 milliard de barils dans un scénario de Meilleure Estimation. Par conséquent, non seulement cette nouvelle démontre une amélioration significative, mais les chiffres mis à jour prouvent également l’ampleur potentielle de ce projet si un développement commercial pourrait être justifié ».
Ayant surmonté les difficultés rencontrées dans le cadre du contrat de partage de production de Tsimiroro, et étant donné que le projet pilote d’injection de vapeur devrait permettre d’atteindre une production initiale l’année prochaine, Mad Oil ne cache pas son optimisme de pouvoir accompagner Madagascar à atteindre sa première production commerciale de pétrole.

Transition Opération de charme de Rajoelina

Chaude poignée de main entre Rajoelina et Ban-Ki-Moon à New York, samedi (Photo Présidence HAT)

Chaude poignée de main entre Rajoelina et Ban-Ki-Moon à New York, samedi (Photo Présidence HAT)
L’homme fort de la transition lave l’affront de 2009 aux Nations unies et se réjouit des portes qui lui ont été ouvertes. Mais du chemin reste à parcourir pour la transition.
Andry Rajoelina, président de la Transition, tient sa revanche. Il a eu les honneurs d’un chef d’État reconnu au cours de son déplace- ment à New-York au cours de l’assemblée générale des Nations unies, et lance une offensive de charme pour appuyer la transition.
« Après trois ans de crise politique et après trois ans d’absence, Madagascar est aujourd’hui fier de retrouver sa place, ici parmi vous, dans le concert des Nations », a déclaré l’homme fort de la transition au cours de son allocution à la tribune onusienne le vendredi 23 septembre.
Andry Rajoelina a eu ce qu’il voulait, du moins en partie, au cours de son séjour new-yorkais. Il a pu prononcer son discours à la tribune de l’assemblée générale, contrairement à sa précédente participation en 2009. Il a également obtenu des rencontres officielles, comme c’est le cas avec Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), samedi, et a eu une interview à la Radio des Nations unies à la sortie de l’assemblée générale.
Appel solennel
Le président de la Transition a abordé essentiellement deux points au cours de son voyage à New-York. Il défend le mouvement de rue qui a chassé l’ancien président Marc Ravalomanana et qui l’a conduit au pouvoir. Il réclame également l’appui de la communauté internationale pour la transition comme il
l’avait indiqué avant son départ. « Il est vraiment important pour nous de renouer avec les Organisations et les Instances internationales pour reprendre les aides nécessaires afin qu’on puisse développer notre grand pays qu’est Madagascar », avance-t-il lors de son interview.
Andry Rajoelina « lance un appel solennel à la Communauté internationale, à apporter sa contribution individuelle ou regroupée, nécessaire à leur mise en œuvre », à l’assemblée générale des Nations unies. Puis il s’engage au respect et à la mise en œuvre de la feuille de route signée le 17 septembre. « Je ne ménagerai aucun effort et ferai tout mon possible pour que les actions aboutissent pleinement aux résultats attendus et qu’elles soient rapidement couronnées de succès », soutient-il.
Avec ces déplacements à l’extérieur, Andry Rajoelina efface l’affront de 2009. Ceux-ci devraient également lui permettre de jeter une nouvelle base de ses relations avec les dirigeants des partenaires techniques et financiers et de faire valoir des portes qui lui ont été ouvertes au cours de ses déplacements aux Nations unies, puis en Europe, au niveau national après la signature de la feuille de route.
Mais du chemin reste encore à faire. Ban Ki-Moon a rappelé au président de la transition l’un des points qu’il a évoqués lors de son communiqué après la feuille de route lors de la rencontre entre les deux personnalités. Il a « exhorté le président Rajoelina à prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour que la mise en œuvre de cette Feuille de route connaisse le succès escompté », selon le communiqué de la Présidence.
Interrogé sur le programme présidentiel, Emmanuel Rakotovahiny, bras droit de l’ancien président Albert Zafy, met un bémol à l’enthousiasme des partisans de Andry Rajoelina. « Il n’y a pas de quoi pavoiser et il faut encore rester prudent tant qu’on n’est pas sorti de l’auberge », commente l’ancien Premier ministre. « Ces rencontres pourraient servir à ses interlocuteurs de lui rappeler que tout reste encore à faire », ajoute-t-il, faisant référence à la disposition de la feuille de route concernant la reconnaissance internationale « après la mise en place des institutions de transition consensuelles et inclusives ».

Rencontre avec Barroso
La délégation présidentielle est arrivée à Paris dimanche. Selon l’agenda de Andry Rajoelina, il devrait rallier Bruxelles pour rencontrer José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, l’organe exécutif de l’Union européenne, dans la journée.
Selon certaines indiscrétions, l’idée de demander une audience auprès du président français Nicolas Sarkozy existait. Mais aucune information officielle ne confirme la concrétisation du projet. Il n’est pas exclu que Andry Rajoelina rencontre d’autres responsables français au cours de son séjour à Paris avant de regagner la Grande île, probablement en milieu de semaine.

mardi 20 septembre 2011

Feuille de route : Lalatiana Ravololomanana reste sceptique

La fondatrice de « Manda ho an’ny Firaisam-pirenena », Lalatiana Ravololomanana, a apporté ses points de vue, sur la signature de la feuille de route, lors d’un goûter de presse qui s’est tenu, avant-hier, en son domicile à Ambodivoanjo. Elle a tenu tout d’abord à saluer la Sadc et la Troïka mais elle reste toutefois sceptique. « J’estime que nous sommes dans le flou. Qu’est-ce qui va nous régir la feuille de route ou la Constitution ? », s’interroge-t-elle ? En tout cas, a-t-elle indiqué, ce n’est qu’un début de processus. De ce fait, elle pense à la rencontre au sommet des 4 chefs de file qui vont procéder à la signature de la feuille de route. Par ailleurs, l’association dirigée par Lalatiana Ravololomanana a procédé durant cette journée à la remise de dons aux familles nécessiteuses du Fokontany d’Ambodivoanjo Ambohijatovo. Du riz blanc, des vêtements et des fournitures scolaires ont été distribués à cette occasion.

CARREFOUR DES ENTREPRENEURS Les jeunes s’impliquent dans le monde des affaires


Le « Carrefour des entrepreneurs » a servi de cadre pour réunir en un seul endroit les jeunes entrepreneurs malgaches pour diffuser la culture entrepreneuriale et le développement des entreprises incluant le monde des affaires durant deux jours au Carlton. Parmi les spécificités de ce carrefour a figuré également la tenue du Business networking event (BNE), un des concepts de la Jeune chambre internationale d’Antananarivo calqué sur le speed dating. L’idée fut d’organiser un face-to-face entre les chefs d’entreprise afin de développer un partenariat ou une collaboration future, et surtout de créer une opportunité aux entreprises pour se connaître ainsi que s’approcher de leurs futures clients ou fournisseurs.
Lors de l’ouverture officielle de l’évènement, samedi dernier, les co-parrains, les ministres Vyvato Rakotovao et Eléonore Raharisoa, ont unanimement félicité l’initiative de la JCI d’avoir organisé le carrefour montrant la volonté des jeunes à rechercher tous les moyens pour apporter un développement dans le monde des affaires, les meilleurs d’eux-mêmes et les partager avec les autres. Et la vision qu’ils ont sur l’avenir devrait être adoptée comme une base de développement rapide…