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mercredi 7 septembre 2011

Amnesty International va enquêter à Madagascar



Amnesty International ne lâche pas Madagascar. L’organisation va retourner sur la Grande Île y poursuivre son enquête à propos des violations des droits de l’Homme, nous apprend Le Mauricien.

La mission d’Amnesty International (AI) se tiendra du 9 au 22 septembre 2011. Lindley Couronne, directeur de la section mauricienne de l’organisation, en sera le responsable. Christian Mukosa, un chercheur d'AI, l'épaulera dans cette tâche.


«Notre mission consistera à faire un constat sur le terrain de l’évolution de la situation quant au respect des droits humains à Madagascar depuis la soumission du dernier rapport d’AI sur ce sujetl’année dernière», détaille Lindley Couronne.

La crise politique débutée en décembre 2008 a généré nombre de dérives qui ont poussées AI à conduire une première enquête en juin 2009. Celle-ci avait révélé de graves violations des lois malgaches et des règles internationales relatives aux droits de l’Homme.

L’ONG, qui avait recommandé que des mesures soient prises pour améliorer ces points défaillants, a eu vent de nouvelles exactions sur la Grande Île. D’où ce retour sur le terrain.


«Notre mission cette fois va aller voir sur le terrain les progrès accomplis et/ou si les violations continuent. Nous avons effectivement des rapports de différentes sources qui nous déclarent que les violations continuent», précise Lindley Couronne.

Parmi ces sources, ce communiqué rédigé par plusieurs ambassadeurs occidentaux à Madagascar. Le 5 septembre, ces derniers faisaient part de leur préoccupation vis-à-vis des«rapports qui ont indiqué […] qu’un citoyen Malagasy a succombé à ses blessures pendant sa détention par la police» et du «climat de peur, d’intimidation et de violence qui continue à s’intensifier suite à l’actuelle crise». Les forces de l’ordre ont, pour leur part, nié la première accusation.

Dans le cadre de leur nouvelle enquête, les délégués d’Amnesty International vont rencontrer de nombreux intervenants de la vie malgache, à commencer par Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition (HAT), au pouvoir depuis mars 2009. Seront également entendus d’autres membres de la HAT, des membres de l’opposition, des ONG et des journalistes locaux, ainsi que des victimes présumées de violences.

Madagascar: Quand la Loi sur la Cour Électorale Spéciale surprend par sa rigueur



carte-madagascar.gifLa Loi sur la CENI est beaucoup plus « souple », floue et expressément muette sur certains points. Après lecture de cette loi n°2011-009[1], on comprend facilement les critères d’éligibilité des juges, par qui ils sont choisis, comment et quand la Cour Spéciale est saisie, et sur quoi et dans combien de temps elle pourra délibérer. Il est écrit au moins 3 fois dans la Loi que la Cour Électorale Spéciale n’est créée qu’à titre exceptionnel et provisoire.[2]

Elle est créée pour proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle et celle des députés de la nouvelle République (art. 31). Elle peut être saisie pour toute requête dans les dix jours suivant la date des élections, et pour toutes demandes de confrontation des procès-verbaux dans les 3 jours francs de la proclamation des résultats provisoires par la CENI. (art. 33). Elle proclame les résultats définitifs dans les 45 jours de la proclamation des résultats provisoires. Ces résultats sont proclamés par arrêt. Mais si elle assiste à la cérémonie, elle cède la place à la Haute Cour Constitutionnelle pour l’investiture du nouveau président. (art 44).

La Cour Spéciale est composée de sept magistrats, trois administrateurs civils et un professeur de droit d’université publique, pour un total de onze « juges électoraux » et presque exclusivement tous des juristes. (art 2.) Ils sont tous élus par leurs pairs. Une « short list » de candidats éligibles est établie par les chefs des trois Cours composant la Cour Suprême et les pairs votent à partir de ces listes. Les exactes modalités de ces élections sont encore à établir par décret.

Les juges électoraux sont élus en raison de leur compétence juridique, doivent être de bonne moralité, honnêtes, intègres et n’avoir JAMAIS été affiliés à aucun parti politique, ni jamais condamnés (art 2). Ils doivent prêter serment, faire une déclaration de patrimoine (art 10), sont alloués les mêmes indemnités et avantages que les membres de la Haute cour constitutionnelle (art 17). Tout matériel roulant mis à leur disposition pendant leur mission doit être remis à l’État dès la fin de leur mandat (wow !!). (art 17) Étant fonctionnaires, ils sont considérés comme en mission de leur poste habituel pendant leur service au sein de la Cour Spéciale. ( art. 7). Les arrêts et décisions de la Cour Spéciale doivent être publiés dans les 7 jours de la date de l’acte. (Art. 28) Les décisions sont prises à majorité simple avec un quorum minimum de neuf et s’il y a égalité, la voix du Président de la Cour tranche. Les arrêts et décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. (art. 40) Sont incompatibles avec le mandat de juge électoral, tout mandat avec la CENI ou de toute Institution. les fonctions de Secrétaire général, Directeur général ou Directeur dans l’administration publique (assez étonnant) ; celui de membre du Conseil Suprême de la Magistrature, les fonctions de chef de Cour ou de Juridiction, tout mandat public électif et toute activité au sein d’un parti politique, organisation politique ou au sein d’un syndicat. Je suis étonnée de ne pas voir dans la liste les membres de la Haute cour constitutionnelle (je dirai de tous les temps) que l’esprit de cette Loi implique clairement est disqualifiée de cette fonction pour cette série d’élections! Soyons sûrs que cet esprit est respecté à la longue.

Comme pour le cas de la CENI, le budget de la Cour Spéciale doit être inscrit dans la loi de finances de l’année en cours (à défaut d’être octroyé par les bailleurs de fonds). (art 20) Espérons que la Loi des Finances 2012 prévoit déjà tout cela 

lundi 5 septembre 2011

Fandinaka 2011


Des aides venant du Comité olympique international
Tous les élèves-athlètes participant aux jeux nationaux de sport scolaire défendent chèrement l’honneur de leur région respective dans toutes les épreuves concourues au « Fandinaka 2011 », qui se déroule à Ambatondrazaka, ville chef-lieu de la Région Alaotra-Mangoro. Le sport scolaire est indispensable à notre pays : tel est l’un des constats dressés par le comité de communication du Comité olympique malgache. Par ailleurs, le comité olympique international a apporté des aides à tous les athlètes qui participent aux championnats nationaux de sport scolaire. C’est une lourde délégation dirigée par le Secrétaire général de la COI qui est venue sur place pour offrir les dons aux athlètes. Parmi ces dons, des nourritures énergétiques qui ont été distribuées à chacun de ces athlètes. Et à la fin de cette édition, des certificats de participation seront également distribués aux athlètes. Il est à noter que cette édition 2011 est marquée par la première collaboration du Comité olympique malgache avec le ministère de l’Education nationale, les fédérations sportives concernées dans les appuis alimentaires aux athlètes.
Un nouveau record en saut en longueur

Pour en revenir à la compétition, Fitiavana Rabekijana a pulvérisé l’ancien record en saut en longueur du championnat national de sport scolaire enregistré en 2010 dans la catégorie minime fille. Si l’ancien record était de 4,98 m, elle a effectué, samedi dernier, un saut de 5,02m. Il est à signaler que la demi-finale de la discipline athlétisme débutera demain mardi et après une courte pause, la finale se tiendra jeudi 7 septembre. Notons que l’athlétisme est la discipline qui a vu la participation de plus de 500 athlètes sur les 1674 présents à Ambatondrazaka. Pour les autres résultats, dans la discipline basketball, toujours dans la catégorie minime fille, la Région Haute-Matsiatra a laminé la Diana sur un score fleuve de 32 à 06. Ce qui a surpris tout le monde, la Région hôte, Alaotra-Mangoro, a été battue par la Sofia sur un score de 27 à 34. Dans la discipline handball, catégorie cadette fille, la Région Sofia a remporté sa première victoire sans difficulté devant celle d’Itasy sur le score de 22 à 04. Ce qui marqué la semaine dans la discipline football dans la catégorie benjamin, la Région Sofia a laminé celle de Bongolava sur le score sans appel de 6 buts à zéro.

Sortie de crise: La communauté internationale frileuse ?

Dans la conjoncture difficile actuelle, il est fait état que même si les aides financières reprennent, le processus sera inévitablement très progressif. La situation économique restera donc fragile, mais au lieu de chercher des financements non officiels, les autorités feraient mieux de maintenir leur politique d'austérité budgétaire et de collaborer avec les institutions financières internationales.
Plus, et d'après les analyses de Charlotte Larbuisson, et qui ont été rendues publiques dans l'International Crisis Group, il apparaît, entre autres, que si la période de transition est porteuse de risques, elle présente également des opportunités qu'il s'agit pour tous les acteurs de saisir. Si la SADC choisit d'accepter la feuille de route, avec peut-être certains amendements ou engagements du régime en place, la communauté internationale ne devrait pas se montrer trop frileuse dans son soutien au processus, sous peine de le voir échouer. Il est néanmoins évident qu'elle devra se montrer particulièrement attentive à son évolution et pourra ajuster son soutien si des abus sont observés.
Et toujours d'après la même source, il est indiqué que cette période représente une réelle opportunité de commencer à développer le système électoral du pays et les bailleurs de fonds devraient se montrer disposés à apporter tout leur soutien aux différentes étapes du processus.

Norbert Razafimbelo : mampitahotra ny fitondrana !


Ho feno tapa-bolana amin'ity herinandro ity ny nitànana " garde à vue" ny filohan'ny antoko Favoria, Norbert Razafimbelo etsy amin'ny "brigade criminelle " Anosy. Tsy sanatria fanaovana tsinontsinona fa tsy olona tahaka azy mihitsy no hahavita hanongam-panjakana; raha tsy hoe angaha fitondrana efa mitsingevana fotsiny sisa ity tetezamita ity. Taiza no nisy olona hanongam-panjakana hiantso vondrona sy antoko politika hiady hevitra ary hanao valan-dresaka an-gazety mialohan'ny fotoana hanaovany izany ? Ny jeneraly Fidy no nanao izany teto ; iny mbola nohamafisiny tao amin'ny "Invité du Zoma " iny anefa hoe "tsongo sofina ho an-dRavalomanana Marc fotsiny ihany no nataony ".
Noho ny fisian'izany lisitra lavabe misy anaran'olona mihoatra 20.000 izany mantsy no mahatonga izao fitaintainan'ny mpitondra izao. Raha ny vaovao azo anefa dia vahoaka eny ambany tanàna nokarakaraina karapanondro ny ankamaroan'izy ireo. Mazava ho azy fa hanaraka izay toromariky ny Favoria amin'izay antoko homeny ny vatony mandritra ny fifidianana ho avy ireo olona 20.000 ireo. Ndrao dia izay kosa àry no mampihoron-koditra ny mpitondra ! Hanao fifampiraharahana amin'ny antokon'ny fitondrana àry ve izany ny filohan'ny Favoria, amin'ireto olona mpanara-dia azy ireto? Tsy misy afatsy izay raha ny fahitàna azy no lalana hivoahany amin'izao raharaha izao.
 

Madagascar, pays à risque élevé !




Selon la Notation StrategiCo de ce mois de septembre 2011 qui vient à peine de commencer, Madagascar se trouve parmi les pays à risque très élevé avec une note de 10,6 à 11. Font partie de la liste avec la Grande île, les pays comme le Zimbabwe, la RDC, Cameroun, Burkina Faso, Le Tchad, Egypte et Tunisie ainsi que le Soudan et le Sud -Soudan.


Si Madagascar fait partie des pays à risque élevé, selon StrategiCo c'est à cause du « blocage politique de toutes les médiations, son isolement de la scène internationale et son économie en déroute, ouvrant ainsi la porte à des tentatives de putsch ». C'est dire que Madagascar est sous étroite surveillance.



Cette notation consiste à classer les pays à risque selon des notes de 7 à 9 pour un « risque faible ou modéré ». Dans cet intervalle l'on a relevé : le Bénin, Ghana, Zambie, Sierra Leone, Liberia et Mozambique.



De 9 à 10,5 pour un « risque encore gérable », notons le Mali, l'Angola, la Côte d'Ivoire le Sénégal et le Gabon ainsi que la Guinée et le Kenya.

Les nouvelles révélations de WikiLeaks sur Madagascar


Par RFI    

Marc Ravalomanana, le 17 février 2011.

Le site internet WikiLeaks a publié la semaine dernière 250 000 nouveaux câbles diplomatiques américains. Environ 500 d'entre eux concernent Madagascar. Ecrits entre 2006 et début 2010, ils retracent le deuxième mandat, inachevé, du président Marc Ravalomanana, sa chute en 2009, puis les échecs successifs de la diplomatie dans la recherche d’une sortie de crise.

L’ambassadeur américain Niels Marquardt, en poste à Madagascar de 2007 à 2010, exprime souvent son exaspération, notamment à l’égard des différentes parties malgaches sans exception : dans un télégramme daté du 24 mars 2009, il qualifie Andry Rajoelina de « naïf et inexpérimenté », alors que l’opposition est divisée et « minée par des intérêts personnels ». Marc Ravalomanana est lui décrit comme « dédaigneux envers le bien de Madagascar. »
Et même si les Etats-Unis condamnent jusqu’à aujourd’hui la prise de pouvoir de 2009, l’ambassadeur reproche alors à Marc Ravalomanana d’avoir cédé le pouvoir à un directoire militaire, contrairement à ce que préconise la Constitution malgache. Il voulait, selon le diplomate, « laisser derrière lui une situation anticonstitutionnelle et ingouvernable. »
Il est aussi beaucoup question de la position de la France, qui, même si elle ne reconnaît pas officiellement la Transition d’Andry Rajoelina, adopte une position plus timorée que les Etats-Unis. Avec 20 000 citoyens sur la Grande île et de nombreux intérêts économiques, la France est plus « pragmatique », explique un diplomate français, pour qui le changement de pouvoir s’apparente à la fois à un « coup d’Etat » et à une  « révolution sociale ».