VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

dimanche 28 août 2011

RN 4 Une sortie de route près de Sohisika

L’accident a causé des dégâts importants (Photo Vero Andrianarisoa)


La route nationale 4 est de nouveau le théâtre d’accidents de voitures depuis le début des vacances. L’imprudence et l’excès de vitesse sont toujours les causes majeures de ces incidents.
Depuis mercredi, plusieurs accidents s’étaient produits sur la route reliant la capitale à Mahajanga.
Comme c’était le cas de celui qui a eu lieu sur un virage en épingle, près de la réserve Sohisika, à une cinquantaine de km d’Ankazobe. Un taxi-brousse de marque Mercedes, appartenant à une coopérative nationale, a mal négocié le virage et a fait une sortie de route, après avoir fait un tonneau. Puis, il a fini sa course contre un tronc d’eucalyptus.
Imprudence
Le toit de la voiture était totalement endommagé et tous les bagages s’étaient éparpillés un peu partout. Fort heureusement, aucune victime n’ait été déplorée ni de blessure mortelle. La plupart des passagers, des femmes et des enfants, étaient sous le choc. Ils faisaient partie d’un groupe de la mission protestante FJKM Ambohipo, qui devait rejoindre Antsiranana pour le fameux « rodorodom-pitoriana» prévu se dérouler à partir de ce samedi. Pour cela, une centaine de cars et minibus étaient déjà en route, depuis mercredi, pour rejoindre la capitale Antsiranana.
Les chauffeurs devront faire preuve de prudence et de précaution pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise. L’on constate surtout que les véhicules tout terrain, au retour vers la capitale, s’amusent à faire la course. De même, les camions et semi-remorques vides roulent à une vitesse incontrôlée.
Par ailleurs, l’utilisation du téléphone portable au volant est également source d’accidents. La majorité des conducteurs d’une coopérative passe 80% du trajet à recevoir et à répondre à un appel.
Les autorités et police de la route devront appréhender ce genre de chauffards, mais ils n’arrivent jamais à les attraper car les récalcitrants sont très malins. Ils interrompent leur communication lorsqu’ils passent devant les postes de gendarmerie. Les passagers s’inquiètent beaucoup jusqu’à leur arrivée à destination.

Le « miracle » économique malgache

Il faut rendre à César ce qui est à César et reconnaître que le Ministre des Finances de la HAT est un excellent gestionnaire. Au regard des indicateurs économiques pour 2011 (prévisions de la Banque mondiale et du FMI), la situation semble au beau fixe. Croissance du PNB de 1,7%, comptes courants stables, dettes extérieures régulièrement honorées avec comme résultat immédiat une baisse du stock de la dette ne représentant plus que 12,2% du PNB alors qu’il était de 12,7% au début de la crise en 2008. Côté échanges extérieurs, c’est le calme plat avec une baisse des importations à US$ 2,9 milliards et une stabilité des exportations à US$ 1,3 milliards en dépit de la sortie de l’AGOA d’où un déficit de la balance commerciale en baisse à US$-1,6 contre US$ -1,9 en 2008. Que c’est encourageant.
Pourtant Madagascar a perdu US$ 860 millions d’aides depuis 2009. A ce jour, les sanctions économiques restent maintenues et ce n’est pas demain la veille que le FMI et la Banque mondiale vont revenir à la charge pour soutenir un programme économique à Madagascar. Rien non plus côté Union Européenne. La relance des aides budgétaires du FED semble s’éloigner au fur et à mesure que le retour à la normalité constitutionnelle s’évapore.
Une autre information m’interpelle pourtant. Le conseil du Gouvernement Vital du 11 août 2011 a adopté une série d’engagements « pour faire face aux problèmes socio-économiques », sans précision de la période concernée. Et quels bels engagements. Secteur par secteur, le gouvernement s’engage à accorder 80 milliards Ar. de subventions aux compagnies pétrolières en attendant l’importation directe par l’État de pétrole iranien, irakien, vénézuélien, l’achat de riz et de sucre pour combler le GAP, des sommes astronomiques pour assurer la gratuité des soins, à payer les kit scolaires, paiement des arriérés de la JIRAMA et cerise sur le gâteau, une élection avant la fin de l’année. La question qui nous intrigue : Mais comment font-ils? Où le Ministre des Finances trouve t-il l’argent pour financer tous ces engagements sans toucher aux comptes de l’État, sans aides extérieures, sans faire tourner la planche à billets et sans toucher, selon les médias, aux 100 millions de dollars de WISCO ? Quel modèle nous permet de réaliser un tel miracle ?
J’en tire une conclusion naïve. Imaginez ce qu’un gouvernement reconnu, capable, visionnaire et bon gestionnaire et un peuple docile, travailleur et discipliné peuvent faire ensemble. Pour l’heure, l’attente d’une hypothétique signature d’un bout de papier nous tient en haleine et freine nos élans et ceux des investisseurs étrangers. Alors même que les moteurs de l’économie mondiale, États-Unis et Europe, sont en panne et que les intérêts des économies émergentes à Madagascar restent minimes en dépit des ambitions affichées de la Chine, l’économie malgache elle, est plutôt en bonne santé, du moins sur le papier. Certes, on survit à Madagascar. La sécurité alimentaire est désastreuse et la pauvreté s’est accentuée au cours de cette transition. Mais les Finances publiques sont plutôt bien gérées. Et il n’est pas interdit de rêver. Il est temps que les malgaches s’éveillent pour réaliser son « miracle » économique et assumer son destin.

Fianarantsoa La filière vitivinicole en difficulté


La deuxième édition du festival du vin s'est tenue dans la ville de Fianarantsoa. Cela a permis aux opérateurs de se concerter face au déclin de la filière.
Un grand carnaval où les participants ont défilé à travers la ville dans une ambiance de fête avec musique a marqué l'ouverture de la deuxième édition du festival du vin à Fianarantsoa. Diverses organisations socio-culturelles issues de la région Haute Matsiatra ont pris part à cet évènement.
Tous ceux qui ont pris la parole durant cette cérémonie d'ouverture sont unanimes pour affirmer que la filière vitivinicole et celle du tourisme, dans la région de Haute Matsiatra, traversent actuellement une période difficile.
« C'est, justement, la raison principale de la réalisation de cet événement pour développer les ressources et potentialités de la région », a précisé le Chef de Région, Benjamin Raharison. Ainsi, la conférence débat sur la filière vitivinicole à Madagascar, qui s'est tenue pendant l'après-midi de la journée d'ouverture du festival, a permis aux participants d'identifier les facteurs qui nuisent au développement de cette filière.
Mal exploité
Parmi ces problèmes figure le fait que les vins obtenus des cépages hybrides cultivés à Madagascar ne sont pas compétitifs sur le marché international, vu que « ce type de plan de vigne est classé non recommandé et interdit depuis 1979 », a rapporté Isabelle Rakotozafy, agronome œnologue, lors de son intervention en parlant de la place de Madagascar sur le plan international.
D'autres problèmes viennent de l'absence d'une loi régissant la filière vigne à Madagascar et des impôts conséquents qui frappent les vins. L'existence des producteurs de vin sans vignobles (piquettes synthétiques), et l'absence d’ associations professionnelles pour défendre la filière constituent aussi une barrière pour le développement de cette filière.
Suite aux demandes des opérateurs vinicoles de Fianarantsoa, la société Guanomad, partenaire officiel de l'évènement, a profité de l'occasion pour présenter le nouvel engrais bio destiné à améliorer la qualité de production de vignobles.
Le vin est un véritable atout, non seulement dans le domaine économique régional, mais aussi dans le domaine du développement touristique. Car la visite des caves et des vignobles pourrait devenir un circuit touristique non négligeable.

promotion du tourisme malgache avec une équipe italienne

L'Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) s'est fait partenaire de l'équipe de télévision italienne Donnavventura pour le tournage de la célèbre émission du même nom afin de renforcer la visibilité de la destination touristique Madagascar en Italie, apprend-on du communiqué de cette entité publié jeudi.



Cette équipe italienne composée de sept jeunes femmes, est en mission dans la grande île du 23 août au 2 octobre prochain pour le tournage de la célèbre émission du même nom qui aura lieu dans plusieurs villes de Madagascar entre autres à l'île Sainte Marie, dans l'est du pays ; à Morondava, au Tsingy de Bemaraha (forêts de récifs coralliens) dans l'ouest ; à Ambalavao, Ranohira (Isalo) et Tuléar, au sud ainsi que l'axe nord de la grande île à Diego et l' île Nosy Be, sans oublier évidemment la capitale Antananarivo.
Cette action entre dans le cadre de la suite logique d'une promotion globale de la destination Madagascar sur le marché italien, notamment la participation au salon du tourisme BIT Milan le mois de février dernier, l'organisation de roadshow à Milan et Rome en avril 2011 ainsi que la venue à Madagascar de 6 journalistes de la presse italienne en juin et juillet 2011, indique encore le communiqué.
Notons que selon les statistiques de l'ONTM, 9% des 196.058 touristes qui sont venus visiter la grande île l'année dernière sont des Italiens et ils occupent la deuxième place après les français à aimer la destination Madagascar.

lundi 15 août 2011

Emeraude : Deux nouveaux gisements identifiés


Très prisé sur le marché international, le cours s’élève à 20 000 USD le gramme.
Toutes les pierres précieuses de qualité se trouvent à Madagascar. Et ce n’est pas dans une seule région ! Pour ne parler que de l’émeraude, deux nouveaux gisements ont été identifiés depuis ces dernières années, après le gisement de Mananjary qui est exploité depuis des années et qui n’est pas encore épuisé. C’est ce qu’a déclaré Bruno Ralison, le chef du département Science de la Terre au sein de la Faculté des Sciences à l’Université d’Ankatso.
Qualité au top. Le premier gisement se trouve à Ianapera près de la région d’Ampanihy et de Betroka. « Mais la prospection de cette pierre précieuse s’avère très coûteuse. En effet, on n’y trouve pour le moment que des gemmes de petite taille ne pouvant être exploitable que pour la confection des bijoux, notamment les bagues », a expliqué Bruno Ralison. « Cependant, la qualité est au top comparée à l’émeraude issu du gisement de Mananjary », a-t-il souligné. A première vue, c’est d’une pure cristallisation si les gemmes de Mananjary sont encore couvertes de Mica, une minérale de couleur noire. Cet enseignant chercheur tient à préciser que l’émeraude se définit comme une pierre précieuse de couleur verte comme le Béryl vert mais composée de chrome et de vanadium. « Sans ces deux minéralogies, c’est tout simplement du Béryl vert dont la valeur est également importante sur le marché international. En effet, le gramme s’achète aux environs de 200 000 Ar», a-t-il évoqué. En fait, la couleur et la cristallisation de l’émeraude de Ianapera sont de très bonne qualité.
20 000 USD le gramme. Quant au second gisement, c’est localisé à Befotaka dans le Midongy du Sud. « On y trouve des pièces écorcées, soit d’une très bonne cristallisation avec de couleur vive et de plus grande taille. C’est très intéressant sur le marché international », a raconté le chef de département de Science de la Terre. Notons que cette pierre précieuse commence à se raréfier sur le marché mondial. « Son prix ne cesse d’augmenter atteignant en ce moment à peu près 20 000 USD, soit l’équivalent de 40 millions en Ariary, si l’on se réfère à 2 000 Ariary le 1 USD, le gramme », a-t-il poursuivi.
Invasion chinoise. Etant donné que le pays regorge ces différentes pierres précieuses, comme l’émeraude, le saphir, le rubis et le diamant , ce chercheur a recommandé de bien structurer le secteur minier tout en favorisant le développement des petites mines. En effet, ce sont toujours les étrangers les plus riches qui dominent la filière sans apporter des retombées économiques positives pour les communautés locales. Une filière qui est en plus minée par l’informel. « Il s’agit notamment les Sri-lankais, les Thaïlandais et les Africains qui disposent chacun de leurs territoires dans la Grande île. Mais l’invasion tout récemment des exploitants chinois constituent actuellement un grand danger », craint-il. « Ces derniers exploitent des pierres industrielles en grande quantité par tonne comme le cristal de roche mais cette minéralogie est souvent accompagné de Béryl vert », a-t-il précisé.
Viabilité de la réserve. Il faut que l’Etat assure le rôle de régulation de ce secteur, selon toujours cet enseignant chercheur. Avant toute forme d’exploitation, il serait préférable d’entamer des études de production de la réserve minière afin de déterminer sa viabilité. La mise en place d’une banque de développement permettant d’appuyer les petits exploitants miniers est aussi indispensable. « Tout cela permet de mieux contrôler les pierres précieuses commercialisés tout en évitant l’exploitation sauvage », a-t-il conclu.

Ceni : le site web piraté !





Surprise hier en fin de matinée aux environs de 10 h 30. Le site web de la Commission électorale nationale indépendant (Ceni) mis en ligne tout récemment a été victime d’un acte de piratage, par des malfaiteurs, dans des circonstances non élucidées encore à l’heure actuelle. Les membres de cette commission, en pleine assemblée générale auraient dû même interrompre leur discussion.


Le communiqué sorti le même jour par ladite Commission électorale nationale et signé par la vice-présidente de cette entité, Ramampy Marie Gisèle (voir page 13, en langue malgache) précise : « Suite à cet acte malveillant, la base de données contenant la liste électorale en ligne a été complètement effacée » Des commissaires électoraux nationaux interrogés de ce cas se disaient étonnés d’une telle attitude en insistant qu’il s’agirait d’une manière « de nuire à la crédibilité des efforts menés par la Ceni durant la révision systématique des listes électorales ».


En tout cas, depuis hier dans la soirée, le service informatique de la Ceni s’est mobilisé pour réparer la situation. L’ingénieur Alberto, principal responsable assure d’ailleurs que les erreurs seront redressées au plus tard, en début de semaine prochaine.


Après une petite enquête, on sait que l’hébergeur du site de la Ceni est Telma. On pense donc que cette société de téléphonie mobile puisse donner à la Ceni, les éventuels « pirateurs » des bases de données d’hier. Il importe de rappeler que cette consultation en ligne des listes électorales fait partie d’une des rares innovations de la Ceni présidée par l’ancien bâtonnier Hery Rakotomanana.


D’autres observateurs indépendants de la vie politique trouvent derrière cet acte de « piratage », une manière de contester la tenue des élections dans le pays, avant la fin de l’année. Sont-ils appuyés par la SADC ?


Emplois en zone franche: Un salaire au-dessus du seuil de la pauvreté





Le salaire moyen mensuel dans l’industrie de confection est de 67,5 dollars avec un très faible écart en faveur des femmes par rapport aux hommes. Le rapport sur les résultats majeurs des enquêtes sur les entreprises franches de confection montre ainsi que les employés en zone franche perçoivent un salaire supérieur au revenu correspondant au seuil de la pauvreté (près de 17 dollars par mois). Ils bénéficient aussi d’un salaire moyen supérieur à ce que les entreprises hors zone franche proposent à leurs employés, soit 40 dollars par mois pour les petites mains. Cela signifie que les emplois en zone franche contribuent à la lutte contre la pauvreté. De plus, la promotion est une réalité dans la zone franche puisque pour les petites mains par exemple, 62% des sociétés leur accordent une promotion au bout de 1 à 2 ans. Cette promotion se traduit par un important accroissement du revenu. En effet, le salaire d’un opérateur est 44,7% plus élevé que celui des petites mains. Par contre, un superviseur perçoit presque le double du salaire d’un ouvrier des petites mains. Seulement, un ouvrir non instruit ne peut pas prétendre décrocher un jour le poste d’un superviseur. Pour devenir superviseur, il faut au moins avoir un niveau post-secondaire.


Quoi qu’il en soit, la zone franche favorise l’accès à l’emploi des pauvres inexpérimentés, contrairement aux autres secteurs qui exigent des diplômes et des années d’expériences. Les entreprises franches exigent seulement le niveau primaire et sur ce plan, le pays dispose d’abondantes ressources humaines avec un taux brut de scolarisation de 120% pour le primaire. Il faut toutefois souligner qu’au-delà de 5 ans, les augmentations salariales sont moins évidentes pour les travailleurs non qualifiés. Le rapport relève également selon un sondage effectué par la fondation Friedrich Ebert en 2009, que les heures supplémentaires constituent un élément essentiel du niveau des salaires élevés des travailleurs en zone franche. 68% des salariés font des heures supplémentaires. La durée moyenne de travail est de 10 heures par jour au lieu de 8 heures prévues par la loi. Mais en 2009, les entreprises franches ont fait faire moins d’heures supplémentaires que d’habitude à cause de la crise financière mondiale et des troubles politiques à Madagascar. Les conditions de travail dans ces entreprises font parfois l’objet de critiques virulentes. Mais au Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), l’on avance qu’il ne faut pas confondre les entreprises, souvent asiatiques, qui ne respectent pas les droits des travailleurs, et les membres de ce groupement.