VAOVAO TVM MIVANTANA

TVM EN DIRECTE.

VAOVAO

.

.

VAOVAO

dimanche 31 juillet 2011

Madagascar : Au moins dix personnes tuées dans un naufrage

Au moins dix personnes ont été tuées depuis mercredi soir dans un naufrage d'une embarcation dans la baie de Saint Augustin, située au sud-ouest de Madagascar, ont rapporté vendredi les médias locaux.
Un bilan provisoire du Centre des Opérations Maritimes, du ministère des Transports, fait état de dix corps retrouvés, dont un ressortissant français, et six portés disparus dans la mer et sept rescapés, dont six hommes et une femme.
Le drame a eu lieu mercredi soir quand une embarcation, avec 23 passagers à bord, transportait des marchandises, dont des sacs de riz et des matériaux de construction, a coulé dans une embouchure liant la fleuve d'Onilahy et le canal de Mozambique.
La vedette a quitté le port de Toliara mercredi vers 16 h 00 heure locale pour joindre Soalary, une commune rurale dans la baie Saint Augustin, au sud-ouest de Madagascar, lorsqu'elle a eu le naufrage.
La raison de l'accident aurait été une surcharge car la fiche technique de la vedette indique qu'elle ne peut transporter plus de huit personnes avec sa taille environ 4,5 mètres et son moteur hors bord de 25 chevaux, alors qu'elle a transporté plus.
Aucune autre information n'est disponible et le ministère des Transport continue l'opération de sauvetage avec les autorités locales.

Trafic illégal: saisie de près de 200 tortues menacées à Madagascar

La police malgache a arrêté lundi deux hommes qui essayaient de faire sortir clandestinement du pays 196 tortues appartenant à des espèces menacées parmi les plus rares au monde, a rapporté jeudi l'ONG Traffic, qui surveille le trafic des animaux sauvages.

Selon un communiqué de l'ONG reçu à Paris, les 26 tortues à soc (Astrochelys yniphora) figurant dans cette saisie représentent un vingtième environ de l'ensemble de la population estimée de cette espèce considérée comme proche de l'extinction.

Les autres tortues saisies par la police malgache sont 169 tortues radiées et une tortue araignée, a précisé Traffic dans ce communiqué.

La police a découvert les animaux dans une boîte et trois grands sacs sur le tarmac de l'aéroport d'Antananarivo, quelques instants avant que cette cargaison ne soit embarquée clandestinement pour rejoindre, après plusieurs escales, Jakarta, en Indonésie, a-t-elle rapporté.

Dans le cas d'espèces rares et de valeur comme celles-ci, elles auraient certainement été destinées aux animaleries en Asie, a indiqué Richard Thomas, en charge de la communication pour Traffic.

Les trois espèces de tortues concernées sont classées comme en danger critique d'extinction, le dernier stade avant l'extinction à l'état sauvage, dans la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), l'inventaire de référence des espèces menacées.

La population des tortues à soc, d'une taille d'environ 40 cm et d'un poids de 10 kg en moyenne, est estimée entre 440 et 770 dans le monde, selon l'UICN, qui indique que le trafic illégal à destination des animaleries est l'une des causes majeures contribuant à son déclin.

Centre Akamasoa-Andralanitra 6500 élèves coupés de vivres

Le père Pedro s’occupe de toute une population d’enfants (Photo Sergio Maryl)

Personne n'est épargnée par les conséquences de la crise politique que traverse Madagascar actuellement. Même les enfants dans des centres d'aide les subissent.
Le père Pedro Opeka, fondateur du centre Akamasoa d'Andralanitra, fait appel au sens de la responsabilité des bailleurs de fonds, notamment l'Union européenne (UE) suite au gel de financement de cantine scolaire pour les élèves d'école primaire du centre. « Les enfants défavorisés ne doivent pas être bafoués à cause d'une question politique », a t-il lancé, hier.
Ainsi, 6 500 élèves dépendant de l'aide de l'UE sont actuellement touchés de plein fouet par cette décision. « Les élèves des écoles primaires du centre Akamasoa sont parmi les meilleurs. Notre résultat dans le centre d'Andralanitra a atteint les 100 % cette année. Mais le gel de l'appui alimentaire va mettre en difficulté l'éducation de ces enfants », se plaint le père Pedro Opeka. Ces élèves bénéficient ainsi à midi d'un déjeuner quotidien grâce à cette aide de l'UE. « Cet appui nutritionnel de l'UE pour la cantine scolaire des 6500 élèves a été suspendu depuis avril 2010. Nous avons renouvelé notre demande mais aucune réponse n'a été donnée jusqu'à aujourd'hui », explique Marie Odette Ravaoarivo, une responsable au sein du centre. Le casse-tête demeure, ainsi, quotidien pour le centre depuis le gel de cette aide. « Le père Pedro effectue plusieurs demandes auprès de divers donateurs depuis l'année dernière afin de motiver les enfants à aller à l'école », raconte toujours Marie Odette Ravaoarivo. Au niveau du gouvernement, c'était le ministère de l'Éducation nationale qui a octroyé récemment deux tonnes de riz le 9 juillet, « une quantité nécessaire pour subvenir aux besions de tous les gens du centre durant deux jours », confiait le père Pedro.
Aide suspendue
Depuis « aucun ministère ne s'est manifesté » enchaîne un responsable au sein du centre Akamasoa. Joint par téléphone, aucune réponse officielle n'a été donnée par le responsable au sein de l'UE. Mais la cause pourrait être la suite du gel de toutes coopérations avec l'État malgache et l'UE. « L'appui financier de Akamasoa apporté par l'UE entre dans le cadre du Fonds européen de développement, partenariat entre l'État et l'UE, qui a été suspendu suite au rapport de la commission de l'UE après la crise politique survenue dans la Grande Île », conclut un responsable du centre Akamasoa qui veut rester anonyme.

Madagascar : 65% des tananariviennes ont subi au moins un type de violence

65% des femmes de la ville d'Antananarivo, la capitale malgache, ont subi au moins un type de violence, selon les résultats de l'enquête et entretien individuel effectués par l'Institut de recherche pour le développement (IRD) reçus samedi.
L'enquête a été réalisée sur 400 femmes âgées entre 15 et 62 ans vivant dans la capitale malgache, et 35 % seulement ont déclaré n'avoir jamais enduré une quelconque violence. Parmi ces femmes qui l'ont subi, 45% sont victimes de la violence psychologique dont les menaces d'abandon, les scènes de jalousie ainsi que les chantages.
Divers types de violences ont été recueillis dans l'enquête dont les violences conjugale, psychologique, physique, économique et atteinte à la liberté ainsi que la violence sexuelle.
D'après l'enquête, les facteurs favorisant la violence conjugale dans la capitale se situent surtout dans la différence de revenu au foyer, la différence de religion ainsi que l'adultère et l'alcoolisme du conjoint.
Le niveau d'éducation très faible, l'incapacité de prendre des décisions, les coutumes malgaches du mariage dans le devoir de respecter les maris ainsi que le manque de revenus économiques des femmes en sont également les causes.
En général, la violence physique touchent 5 fois plus les jeunes femmes de 15 à 19 ans et épargne moins celles ayant plus de 50 ans.

dimanche 24 juillet 2011

A Madagascar, 72% de la population vivraient dans des bidonvilles

Vue d'un bidonville à Antananarivo

A Madagascar, un chiffre attribué à l’agence Habitat des Nations unies a fait beaucoup parler ces derniers jours. Selon une étude, 72% des malgaches vivraient actuellement dans des bidonvilles. Un chiffre en hausse par rapport à ces dernières années, et qui traduit les difficultés actuelles de la population, alors que Madagascar ferait partie, selon les Nations unies, des trois pays les plus pauvres du monde au côté d’Haïti et de l’Afghanistan.
 
Les politiciens de tous bords l’assurent la larme à l’œil : il faut sortir de cette crise au plus vite car c’est la population qui souffre. Dans les actes, on peut disserter sur la volonté de ces décideurs de tout mettre en œuvre pour régulariser la situation mais il est indéniable que la majorité des malgaches est victime de la situation. Si une infime minorité profite de la crise pour s’enrichir, les autres ont la vie de plus en plus difficile. Les produits de première nécessité coûtent cher, le sentiment d’insécurité augmente, le lendemain est incertain.
Trois Malgaches sur quatre vivraient actuellement dans un bidonville. A Antananarivo même, beaucoup d’habitants n’ont pas l’électricité ou l’eau courante. Et alors que l’exode rural se poursuit, la topographie de la ville, avec ses collines et ses rizières inondables, rend hasardeuses les perspectives de développement. Le ministère de l’Aménagement du territoire rappelle que l’habitat est une priorité nationale de la transition, que 50 villes ont bénéficié de chantiers l’an passé, mais globalement les moyens manquent aujourd’hui.
Pour preuve, il y a quelques jours, Madagascar a été désignée comme pire économie du monde par le magazine américain Forbes.

mardi 19 juillet 2011

Banque centrale de Madagascar: La succursale de Toamasina en première ligne parmi les 10 agences

« La banque centrale de Toamasina a répondu aux besoins des opérateurs économiques dans son rayon d’action.
Ceci malgré que tous les opérateurs concernés ne maîtrisent pas à fond et à fonds les arcanes de cette banque des banques » a lancé le directeur général de la banque centrale Ratovondrahona Guy Richard au grand port. C’était lors de la célébration du 35ème anniversaire de la banque centrale de Madagascar à Toamasina. En tout cas, « Toute banque centrale est là pour jouer un grand rôle dans la parité des devises » a rajouté le directeur générale de la banque centrale dans son allocution. Particulièrement, la banque centrale à Toamasina peut faire des paiements en masse, des bons de trésors par adjudication a-t-on appris des soixantaines d’employé. Ce qui prouve que les fonctions de la banque centrale sont passées d’un cran par rapport à ses fonctions régaliennes. « L’emplacement de la première succursale de la banque centrale à Toamasina est à l’actuel BFV-SG et notre première émission n’est concrétisé que vers minuit et demi » se rappelle le premier directeur de la banque centrale à Toamasina Ramagalahy Théodore de 1976 à 1979. La septième directeur d’agence actuel n’est autre que dame Dewa Ramjee soutenu par la soixantaine d’employés. Ainsi «  la banque centrale à Toamasina est plus importante en opérations et en émissions monétaires par rapport aux dix autres agences de la banque centrale » a certifié Ratovondrahona Guy Richard directeur de l’agence de 1980 à 1986. Au cour du premier semestre de cette année, le volume d’émissions a atteint le total de l’année 2006 avec 69 milliard d’Ariary. En tout, fort de ces expériences pendant ces 35 années de gestion monétaire dans la province de Toamasina, la banque centrale de Madagascar à Toamasina est loin de mettre les clés sous le paillasson. D’ailleurs, elle reste le premier transitaire des nouveaux billets de banque au quai du grand port.

Madagascar : 100.000 emplois à créer d'ici cinq ans dans le secteur textile

 Madagascar projette de créer 100.000 emplois dans le secteur textile d'ici cinq ans en partenariat avec le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), a-t-on appris mardi auprès du ministère de l'Economie et de l'Industrie.

Selon le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Pierrot Rajaonarivelo, un protocole d'accord a été signé lundi entre lui et le président du GEFP, Charles Giblain, pour créer 200 000 emplois en 2016 contre 100 000 recensés actuellement.


En effet, les entreprises franches sont en difficulté pendant la crise politique qui a débuté en décembre 2008 à Madagascar.
A cause du changement brusque du pouvoir dans le pays en mars 2009, les Etats-Unis ont suspendu en décembre 2009 l'adhésion de Madagascar à son programme African Growth and Opportunity Act (Agoa), grâce auquel la grande île a exporté ses produits textiles vers les Etats-Unis avec franchises. La condition d'éligibilité à l'Agoa est la bonne gouvernance et la stabilité politique du pays.
Par conséquent, l'exportation malgache en matière de produit textile, qui comptait 211 millions de dollars en 2009, a chuté à 54 millions seulement en 2010. La Banque mondiale a montré dans ses statistiques que 42% des recettes d'exportations de tous les pays exportateurs textiles de l'océan Indien sont engendrées par les industries malgaches avant l'Agoa, mais l'apport de Madagascar a diminué jusqu'à moins de 10% après l'Agoa.
En outre, la suspension de l'Agoa a forcé une centaine d'entreprises franches et industries textiles malgaches à fermer leur porte et a fait perdre près de 25 000 emplois directs.
"Nous avons une capacité de production de 750 000 pièces par mois. Mais nous avons dû réduit de 2 500 à 2 200 le nombre de nos personnels à cause da la crise. Nous ne produisons plus qu'environ 400 000 pièces actuellement", a dit Don Distor, chef de marchandise auprès d'une entreprise de fabrication de vêtements, Kam Hing Madagascar S.A.R.L.
"Nous continuons d'exporter nos produits aux Etats-Unis, mais nous payons 20% de taxes depuis la suspension de l'Agoa", a-t-il ajouté.
La présidente du Textile Mada Group, Sandrine Duglat, a indiqué que 85% des exportations malgaches en matière de produits textiles sont envoyés vers l'Europe,  15% vers l'Afrique du sud, et le pays est en train de concrétiser son exportation vers l'Europe de l'Est pour résoudre l'impact de la suspension de l'Agoa.