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mardi 19 juillet 2011

Réforme foncière: 30 millions d’euros investis depuis 2005


30 millions d’euros ou 84 milliards Ar ont été investis dans la réforme foncière enclenchée depuis 2005 si l’on se réfère aux données du rapport d’activités du Programme national foncier (PNF) pour 2010. Notons que le projet MCA financé par le gouvernement américain était le principal bailleur de fonds de cette réforme. Il faut seulement rappeler qu’à la suite de la crise politique à Madagascar, il a clôturé ce projet plutôt que prévu. Seulement, cette clôture n’a fait l’objet d’aucun rapport ou d’un document officiel de clôture. Il faut aussi remarquer que le projet MCA s’est empressé à inciter des communes à mettre en place un guichet foncier sans qu’une étude préalable et approfondie ne soit menée. Résultat : il n’était pas rare de voir des guichets vivoter ou rester portes closes. Dans son rapport, le PNF précise : « Les modes opérationnels des dispositifs de gestion foncière décentralisée ont été trop souvent imposés de façon homogène, dans une logique de projet, devant répondre à des objectifs quantitatifs et de respect de calendrier peu compatibles avec la prise en compte des contextes locaux ». C’est pour cette raison que le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation a voulu cadrer le problème en mettant récemment en place des procédures pour créer un guichet foncier.

En effet, des communes ne ressentaient pas le besoin d’en avoir un pour plusieurs raisons. Parmi celles-ci, l’on peut noter l’incapacité financière des usagers à payer le prix juste pour que le guichet foncier fonctionne comme un service normal de la commune. Car il faut souligner que le guichet foncier est un service à part entière de la commune. Si le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation apporte sa contribution, c’est seulement via la subvention versée annuellement aux communes. Etant donné les difficultés traversées par certaines communes, le ministère a autorisé d’y prélever les frais de fonctionnement des guichets fonciers. Ces structures ont comme mission de rendre effective la décentralisation de la gestion foncière en délivrant des certificats fonciers sur les terrains privés non titrés mais valorisés. Il arrive pourtant que pressées par des bailleurs de fonds et les organismes qui ont travaillé avec eux, des communes ont créé un guichet sans pour autant disposer de suffisamment de terrains privés non titrés. Ce problème s’est rencontré chez des communes périphériques de grandes localités. Il n’autorise pas la pérennisation de leur guichet, alors que la commune doit y investir.

Le coût de la mise en place d’un guichet foncier varie entre 10 000 à 35 000 dollars, soit entre 20 millions et 70 millions Ar. Il faut aussi noter que seule une poignée d’Institutions de microfinance (IMF) acceptent le certificat foncier comme garantie. Ce document devrait toutefois offrir aux IMF de nouvelles opportunités en matière de prêts. En effet, seuls 5% des certificats fonciers sont contestés au niveau du tribunal selon les données du système judiciaire. Parmi les défis à relever pour la réorientation de la suite de la réforme donc, il y a ce plaidoyer à mener auprès des IMF pour que la réforme foncière réponde effectivement à des questions économiques et de développement.



Ankatso : Nouvelle grogne des étudiants

La liste des boursiers et le calendrier de paiement des bourses d'études sont affichés depuis hier pour la faculté « DEGS », mais les informations lues sur les tableaux d'affichage n'ont pas été celles attendues par les étudiants.
Et c'est reparti. La grogne monte déjà à Ambohitsaina. Moins de deux mois après le début officiel de l'année universitaire, voilà que les étudiants montent de nouveau au créneau. Motif : les bourses d'études jugées incomplètes, la mise à l'écart des étudiants en quatrième année préparant leur mémoire, et le non remboursement de Ar 10.000 sur les droits d'inscription, promis par le ministère de l'Enseignement Supérieur.
La liste des boursiers de la faculté de droit, d'économie, de gestion et de sociologie (DEGS) ainsi que le calendrier de paiement des bourses d'études, ont été publiés, hier. Seulement, les étudiants qui ont insisté sur le paiement de trois mois de bourses ne semblent pas avoir été entendus puisque les montants prévus d'être payés à partir de demain, d'après le calendrier, ne concernent que les équipements et les bourses pour un seul mois. D'où le mécontentement des étudiants qui ont commencé à exprimer leur colère dès hier après-midi. Les responsables de l'université ont, pourtant déjà annoncé dès le départ que telle sera la situation. Mais les étudiants ne l'entendent pas de cette oreille, puisque d'après leurs affirmations, leurs cours ont déjà débuté dès le mois de mai 2011.« De plus, les étudiants en quatrième année de la faculté DEGS qui préparent leur mémoire ne figurent pas sur la liste des boursiers », déclare le président de l'association pédagogique des étudiants de la Faculté DEGS, Sébastien Andriamanohisoa. Et d'ajouter que « par ailleurs, il n'est fait mention nulle part du remboursement de Ar 10.000 sur les droits d'inscription, promesse faite par le ministère ». Les questions de bourses ne sont pas les uniques objets du courroux de ces étudiants qui ont fermé le portail du campus, hier après-midi. S'y ajoutent le problème de coupure d'électricité qui prive les étudiants des cours tenus dans les amphithéâtres et les salles de cours. Seule la « cathédrale » est alimentée en électricité actuellement.
Dans les autres facultés, aucune liste ni calendrier de paiement des bourses n'est encore publiée, du moins, jusqu'à hier après-midi. Les étudiants prévoient cependant de se joindre aux étudiants de la faculté DEGS qui comptent se retrouver ce matin à Ambohitsaina.

Football - Tournoi inter-ONG

Les gosses des bas-quartiers comme cibles
Le week-end dernier, la 4ème édition du tournoi de football inter-ONG s’est tenue au Stade de Mahamasina. La compétition a vu la participation des équipes des associations Manaode, Graines de bitume, Enda Océan Indien, Domino, Hardi, Centre Eveil, Centre NRJ et Manda. Il s’agit d’ONG œuvrant dans l’éducation des enfants défavorisés issus des bas-quartiers. Les finales dans les différentes catégories à savoir poussin, benjamin, minime, cadet et junior ont été disputées au stade de Mahamasina samedi dernier. Selon les explications de Hery Randrianarisoa, Coordinateur du tournoi, « cette manifestation est financée par le Consulat du Monaco depuis trois ans. L’objectif du tournoi est de transmettre un message aux différentes autorités. Par ailleurs, les cibles de cette manifestation sont les enfants et les jeunes dans les bas-quartiers, afin d’exploiter les talents cachés de ces enfants au sein des ONG ». 
Avant le coup d’envoi de la première finale, les enfants et les jeunes membres de l’association Enda Océan Indien et du Centre NRJ ont proposé un spectacle de cirque en collaboration avec la troupe « Les aléas des possibles », sur le green de Mahamasina. Cela fait déjà huit ans que ces jeunes font des démonstrations de leurs talents mais seulement au sein de leurs centres. « Pour cette année, le nombre des participant est limité à 12 associations seulement parce que notre budget est très limité. Notre prochain objectif est d’élargir le tournoi au niveau régional parce que jusqu’ici, les participants sont des associations siégeant dans la ville d’Antananarivo », a-t-il indiqué. Il est à signaler que le contrat de financement de ces ONG par le Consulat de Monaco et Auteuils Internationale prestataires des ONG prend fin cette année.

Statu quo ou point mort : que dalle


L’Union africaine s’appuie sur les résolutions énoncées par la SADC, cela veut dire ce que cela veut dire ! A moins que cela dise ce que l’on veut qu’on en dise ? Allez savoir, mais telle que dénommée « crise » se présente après les déclarations de l’UA, on peut se demander si les décisions adoptées par la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) donc de l'Union africaine (UA) mettent la Grande île dos au mur, la poussant à ses derniers retranchements ou plutôt l’amènent vers un statu quo.
Pour le pouvoir de transition, la reconnaissance internationale n’est plus une priorité dans l’immédiat. L’organisation des élections, au forceps s’il le faut, devient primordiale afin de mener vers une sortie de crise. La stratégie du militaire qu’est le chef de l’exécutif de la transition est claire : avancer coûte que coûte, à marche forcée qu’importe, poursuivre la feuille de route initiale et au final, mettre la « communauté internationale » devant le fait accompli. Musclée comme démarche mais au moins ça a le mérite de se dépatouiller de ce « point mort » fatidique.
La démarche du militaire a tout pour plaire, car à choisir entre la peste et le choléra, autant s’y engouffrer plutôt que poursuivre les démarches dilatoires de certains qui s’accommodent d’une bisbille stérile entre l’exécutif et les « nommés » de la CT, voire de la CST, à propos d’immunité et autres futilités. Ce sera toujours le petit peuple qui en pâtira en cas d’échec de toute manière.
A défaut de dates avancées, la SEFAFI - Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena - s’est « sublimée » en proposant d’organiser les élections législatives avant la fin de cette année, les élections présidentielles dès la fin de la saison des pluies et les communales à renvoyer aux calendes grecques. Du réchauffé à ne pas s’y tromper mais c’est dans le ton du jour actuellement, tout le monde y va de sa petite déclaration du jour… Pour Camille Vital il est clair que  le choix des dates et des scrutins ne pourront être arrêtés qu’après le 31 juillet, date butée supposée du bouclage des listes électorales. Autant se la couler douce jusque-là ! On peut se demander si avec la célérité de traitement de l’examen de CEPE, par analogie, le traitement de la CENI en serait-t-il de même ? Qui oserait  parier là-dessus ?
 

jeudi 14 juillet 2011

Madagascar : Seulement 9 millions d'hectares sont couverts de forêts


Madagascar : Seulement 9 millions d'hectares sont couverts de forêts
En outre, 524.700 hectares de forêts ont été enregistrés disparus à Madagascar en 11 ans, dû aux trafics illicites de bois précieux de la grande île et la pratique des cultures sur brûlis, selon le président de l'Association des ingénieurs forestiers de Madagascar, Ndranto Razakamanarina.
"Les paysans riverains ont profité de l'anarchie causée par les trafiquants qui ont pénétré même dans les parcs protégés, pour effectuer des cultures sur brûlis, premiers facteurs de déperdition forestière. La faune est aussi concernée par ces actions de destruction", a dit Ndranto Razakamanarina.
Seulement pour le mois de juin, 732 rondins de bois de rose ont été saisis dans la région de Sava, située au nord-est de Madagascar, six conteneurs à Maurice, et 180 rondins à Taolagnaro, environ 1.200km au sud-est d'Antananarivo, la capitale du pays. Ce chiffre concerne seulement les bois de rose saisis, mais on ne compte plus ceux qui sortent de Madagascar sans incident.
Le ministère de l'Environnement et des Forêt a déjà sorti, l'année dernière, un décret portant sur l'interdiction de l'exploitation illicite des bois de rose et a mis en place récemment un service de contrôle composé des ingénieurs forestiers, des militaires, des polices et des gendarmes, pour assainir et sécuriser ces bois précieux, mais les trafics continuent clandestinement.
Les experts forestiers disent que si des mesures concrètes ne sont pas prises pour empêcher totalement la déforestation, la couverture forestière de Madagascar disparaîtra totalement dans 50 ans.

Programme Alimentaire Mondial: Un concours français de 1 million



le gouvernement français verse une contribution financière de 1 million d’euros (2,8 milliards d’ariary) aux opérations du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) à Madagascar pour la deuxième tranche 2011, ce qui permettra l’achat de plus de 1 500 tonnes de vivres, dont au moins la moitié sera achetée sur le marché intérieur.
Cette contribution s’ajoute à une première tranche de 1,3 million d’euros (environ 3,64 milliards d’ariary) versée au premier semestre de cette année. Ainsi, le montant total de l’aide française de 2,3 Millions d’euros (environ 6,44 milliards d’ariary) reflète un effort exceptionnel en 2011, supérieur aux années précédentes puisque la moyenne annuelle enregistrée depuis 2004 avoisine les 1,35 Million d’euros (environ 3,8 milliards d’ariary).
Grâce à ce financement, le PAM sera en mesure de venir en aide à 52.000 femmes et enfants (femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de deux ans) dans les communes du sud de Madagascar, à travers un programme de complément nutritionnel destiné à prévenir la malnutrition aiguë.
Le PAM pourra également fournir une assistance à 200.000 personnes dans le Sud via des activités de type « Vivres Contre Travail » consistant à construire ou réhabiliter des structures communautaires telles que des pistes, des systèmes de captage d’eau ou des aménagements agricoles. Ces programmes seront menés durant la prochaine période de soudure qui devrait débuter vers le mois d’octobre 2011 et se terminer au premier trimestre 2012.
Malgré les pluies de ces derniers mois, les populations du Sud restent parmi les plus vulnérables du pays, notamment du fait d’importantes difficultés structurelles et de décapitalisations successives récentes. Selon l’Analyse Globale de la Sécurité Alimentaire et de la Nutrition réalisée en 2010 et financée par le PAM, l’UNICEF, le FIDA, le PNUD et la Fondation Bill Gates, plus des deux tiers de la population du Sud souffrent d’insécurité alimentaire contre un peu plus d‘un tiers au niveau national. Dans ce contexte, il est crucial de poursuivre l’appui à ces populations et de renforcer leurs capacités de résilience notamment via des activités à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) permettant l’aménagement de biens communautaires les aidant à mieux faire face aux sécheresses à venir.
« Les populations du Sud ont beaucoup souffert ces dernières années et leur situation reste très fragile, c’est pourquoi le PAM reste très attentif à la sécurité alimentaire de ces familles particulièrement vulnérables. La France, qui a toujours généreusement contribué ces dernières années aux activités du PAM, apporte aujourd’hui encore un soutien crucial pour que ces populations démunies puissent récupérer des crises passées mais aussi et surtout pour qu’elles puissent mieux faire face aux éventuelles sécheresses à venir.» a indiqué Krystyna Bednarska, Représentante du PAM à Madagascar.
En 2011, le PAM Madagascar prévoit de venir en aide à 851 000 personnes dans le sud, le sud est et dans les quartiers défavorisés des centres urbains.

mercredi 13 juillet 2011

Douanes : Fin de la grève des douaniers

En principe, et au grand bonheur des usagers tous les services vont reprendre à partir d'aujourd'hui.
Le plus gros de leurs revendications était sans conteste la publication des noms des gros bonnets du trafic de bois de rose. Sur ce point-là, les douaniers n'ont pas obtenu satisfaction, puisque, à part le CT Ezekiela, le grand déballage n'a pas encore eu lieu et les gros trafiquants courent toujours. Qu'importe, ils ont décidé hier de mettre fin à leur grève, ou du moins de les suspendre.
Déclaration. Hier matin, les douaniers ont tenu une réunion à Antanimena. Entre temps, la presse était convoquée pour une déclaration à 10 heures 30.  « Fotoan-gasy » oblige, les journalistes sur place étaient obligés de poireauter pendant quelques dizaines de minutes encore avant que, vers un peu plus de 11 heures, les meneurs du mouvement ont annoncé officiellement la cessation de la grève. Mais l'on ne peut pas aussi dire que les douaniers n'ont rien obtenu, puisqu'ils  ont même eu droit à  l'engagement du ministre de tutelle à réaliser certains points de leurs revendications.
Commission spéciale. A commencer par la mise en place d'une commission spéciale qui se chargera du suivi des enquêtes sur l'affaire des bois de rose saisis à Maurice. Une autre  commission sera également créée pour la mise en oeuvre du statut des douaniers et la mise en oeuvre du transfert de compétences avec Gasynet, dans le domaine de modernisation du système de dédouanement des marchandises. Ces commissions verront évidemment la participation du ministère de tutelle. En somme, comme les militaires, les douaniers vont d'ici peu devenir les grands privilégiés du régime de transition, lequel va donc s'atteler dorénavant à leur octroyer des avantages.
Suspendu. A l'exception cependant du receveur des douanes d'Antanimena qui reste pour le moment suspendu. En effet, le ministère de tutelle n'a pas accepté  sa réintégration. Quand bien même et selon les affirmations des douaniers, techniquement son implication dans ce trafic de bois de rose ne serait pas prouvée. Fin de la grève des douaniers donc, pour le moment. Mais ces derniers n'ont pas manqué hier de déclarer qu'ils vont suivre de près la réalisation des engagements du gouvernement de facto. Une manière de faire entendre qu'au cas où le régime tenterait de les mener en bateau, ils vont réagir  et pourraient même reprendre la grève.
R. Edmond