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mardi 28 juin 2011

Une illustre patriote: Gisèle Rabesahala est décédée


Un des derniers monuments des événements de 1947, Gisèle Rabesahala est décédée hier, à l’âge de 82 ans.
Née le 7 mai 1929 à Antananarivo, au moment où le VVS revendiquait l’ « indépendance » de Madagascar. Tout un symbole !  Secrétaire générale du parti l’AKFM-KDRSM, fondé au départ par le pasteur Richard Andriamanjato, elle était, à la fois journaliste (fondatrice du journal Imongo Vaovao), et membre fondatrice du Comité de Solidarité de Madagascar.
   Gisèle Rabesahala a été ministre des Arts et de la Culture révolutionnaires de 1976 à 1991, une période durant laquelle cette grande dame cultivée était condamnée, à son corps défendant, à suivre la politique du régime socialiste. En clair, s’aligner sur les arts et culture des pays communistes de l’Europe l’Est, du Cuba et de la Corée du Nord…
   Dans tous les cas, Madagascar vient de perdre une illustre militante qui aura joué un rôle prépondérant dans son Histoire. 

Madagascar-Médecine: Haro sur les charlatans

Santé-Madagascar - Les alternatives pour pallier les difficultés sur le traitement de maladies connaissent une prolifération. Mais elles présentent parfois des risques. La lutte contre l'escroquerie relative au traitement d'une maladie reste superficielle. « Cinq plaintes relatives au mauvais traitement de maladie par une personne soi-disant exerçant la médecine traditionnelle atterrissent en moyenne chaque mois au bureau du service de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle », déclare Tolotra Andriamparany, chef de service de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle, à Tsaralalàna. Mais ces plaintes pourraient fausser la réalité faute d'inspecteurs. « Le service au niveau central fonctionne avec 13 personnes et une personne de la direction régionale de santé dans les autres régions », enchaîne le chef de service de pharmacopée et de la médecine traditionnelle.

Pour remédier à cette lacune face à l'ampleur de la menace présentée par la prolifération de traitement de maladies par des personnes non formées, le ministère de la Santé publique a sorti un deuxième rappel aux médias sur la diffusion de publicité illicite à la médecine traditionnelle et aux produits à visée thérapeutique issus de la pharmacopée traditionnelle.

Note circulaire

« Aucune annonce publicitaire pour un médicament traditionnel ne peut être publiée, diffusée ou affichée, sauf accord préalable sur décision prise par le ministère de la Santé publique », rappelle la note circulaire diffusée par le ministère de la Santé.

Mais, cette note arriverait-elle à réduire le risque pesant sur la santé publique face à la prolifération de cette pratique illégale, en usurpant les termes et outils médicaux dans l'ensemble de la Grande île, à la fermeture de centaine de centres de santé et à la cherté des médicaments ?

« Nous sommes très sollicités par les gens actuellement, car nos remèdes sont à la portée de tous. Et le coût de consultation demeure symbolique », argumente Marcellin Ramorasata, tradi-praticien et vendeur de produits à visée thérapeutique.

Mais Tolotra Andriamparany refuse de baisser les bras même si la tâche est immense. « Nous préférons agir même si nos moyens sont limités pour sauver quelques vies. De plus, la révision d'amende sur l'exercice illégale, entre autres, sur le travail de médecin est entre deux millions et cinquante millions d'ariary pourrait avoir des impacts », conclut-il.

P. Pedro : «Les Malgaches n’ont pas à payer pour les erreurs des gouvernants»


Connu dans le monde entier pour son combat contre la pauvreté auprès des habitants de la décharge d’Antananarivo, le P. Pedro lance un appel en faveur de la levée du gel de l’aide financière dû à la crise politique.
P. Pedro, missionnaire lazariste à Madagascar,                    le 5 mars 2008. 
P.RAZZO/CIRIC / P.RAZZO/CIRIC

P. Pedro, missionnaire lazariste à Madagascar, le 5 mars 2008. 

Il se prononce contre le retour de l’ancien président Marc Ravalomanana.
Avec la Fondation Akamasoa, ce religieux lazariste a aidé plus de 300 000 personnes, bâti 17 villages, plus de 3 000 maisons, une centaine d’écoles et des hôpitaux.

Entretien
P. Pedro
Religieux à Antananarivo  
 Depuis plus de deux ans, Madagascar est bloquée par l’épreuve de force qui oppose l’ancien président Marc Ravalomanana et le président de la Haute Autorité de transition, Andry Rajoelina. Quelles en sont les conséquences pour la population ?  
 P. Pedro :  Cette crise aggrave considérablement les problèmes de pauvreté qui minent la société malgache. Le gouvernement provisoire n’étant pas reconnu par la communauté internationale, cette dernière a gelé les aides qui lui sont destinées. Cela se traduit par la perte de 60 % des revenus de l’État. 
Des dizaines de milliers de Malgaches ont perdu leur emploi. L’État n’est pas en mesure de régler l’urgente question des jeunes qui arrivent sur le marché du travail (250 000 par an).
Autre point noir, la malnutrition. L’activité agricole est insuffisante pour nourrir la population, les paysans restent toujours sans moyens. Madagascar est obligée d’importer chaque année plus de 200 000 tonnes de riz pour enrayer les famines. 
Enfin, le prix des médicaments a fortement augmenté. La plupart des gens n’ont pas les moyens de se soigner et, pour eux, construire un logement décent relève du rêve.
 Une partie de la communauté internationale pense que la sortie de crise passe par un retour de Marc Ravalomanana sur l’île afin qu’il puisse participer à une nouvelle élection présidentielle…  
Aujourd’hui, il me semble que les conditions de stabilité ne sont pas réunies pour prendre ce risque. Les Malgaches ont hâte de participer à l’élection de leur futur président. 
Il y a quelques jours, plus de 200 partis politiques de tout bord ont voté en faveur de ces élections. Marc Ravalomanana n’est pas condamné à vivre en exil toute sa vie, mais il doit accepter, je crois, de se mettre en retrait de la vie politique malgache pour éviter de nouveaux affrontements.
Je lance un cri : la communauté internationale, les bailleurs de fonds, l’Union européenne doivent lever leur gel de l’aide financière pour aider Madagascar à sortir du marasme dans lequel elle s’enfonce depuis des années. Le peuple malgache, accueillant et pacifique, n’a pas à payer pour les erreurs des hommes qui les gouvernent.
 Il y a deux semaines, les partisans d’Andry Rajoelina ont refusé la proposition de sortie de crise concoctée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) au motif qu’elle prévoyait le retour de Marc Ravalomanana sur l’île…  
La majorité des Malgaches est contre ce retour. Vous ne savez pas ce qu’a été la présidence de Marc Ravalomanana : elle a été marquée par l’exercice autoritaire et sans partage du pouvoir, par l’appropriation des richesses du pays par un petit clan, par l’aggravation de la pauvreté et l’augmentation de l’insécurité. Aujourd’hui, plus de 80 % de la population malgache vit avec moins d’un dollar par jour !
 Et pourtant, en 2002, vous vous étiez prononcé pour lui.  
En 2002, à mes yeux, tout candidat était forcément meilleur que le président sortant d’alors, Didier Ratsiraka, mais Marc Ravalomanana nous a déçus, car la pauvreté a continué d’augmenter.
Faut-il laisser la Haute Autorité de transition organiser l’élection présidentielle ? Évidemment. Madagascar est un pays souverain, personne ne peut lui dicter ce qu’il doit faire ou ne pas faire afin de faire avancer la démocratie et faire respecter la volonté populaire qui souhaite le changement. La majorité de la classe politique à Madagascar est décidée à organiser des élections d’ici à la fin de l’année. 
En revanche, j’espère que la communauté internationale enverra des observateurs pour les garantir. Je suis aussi convaincu que la réconciliation entre les Malgaches ne se fera qu’à Madagascar. La sagesse ancestrale est toujours aussi forte pour trouver une solution et une entente indispensable pour la paix sociale.
 N’êtes-vous pas devenu, au fil des ans, pro-Rajoelina ?  
Je suis prêtre missionnaire et je n’ai pas à entrer dans le jeu politique. Mais je constate qu’Andry Rajoelina est caricaturé à l’étranger. Il n’est pas « l’homme fort », comme on peut le lire sur Internet, il n’est pas le dictateur que ses adversaires caricaturent. Je l’ai plusieurs fois rencontré et il a toujours tenu ses engagements et sa parole vis-à-vis de moi. 
Il me semble avoir le sens du peuple, de l’urgence absolue de lutter contre la pauvreté. On espère qu’à son tour il ne sera pas pris par la folie des grandeurs et le culte de la personnalité de ses prédécesseurs. Il m’a dit que son but était de donner une chance à tous les enfants, jeunes et adultes malgaches pour avoir une vie plus digne dans le plus grand respect de la justice pour tous.

RETOUR DE MARC RAVALOMANANA Simao renvoie la décision au gouvernement


Le retour de Marc Ravalomanana à Madagascar n’implique pas forcément l’annulation de sa condamnation et ne signifie pas non plus que l’armée de la Sadc interviendra pour son retour en toute sécurité.
Pour déterminer les conditions et les limites de ce retour, Leonardo Simao renvoie la décision au gouvernement.
Leonardo Simao a expliqué hier les tenants et aboutissants de l’amendement du paragraphe 20 de la feuille de route. Si le cas du retour de Ratsiraka à Madagascar est résolu, le chef de la délégation de la médiation a précisé que Marc Ravalomanana pourra, en principe, rentrer à Madagascar. Mais les questions pratiques sur ce retour devront être déterminées par le régime malgache.
A l’issue de sa rencontre avec le premier ministre, hier au palais d’Etat de Mahazoarivo, Leonardo Simao a mis les points sur les « i » concernant le retour et la sécurité du retour de Marc Ravalomanana à Madagascar, lequel a été stipulé dans l’amendement du point 20 de la feuille de route. Ainsi, a-t-il précisé que « Tous les citoyens ont le droit de rentrer sans conditions dans leur pays. C’est un principe. Le gouvernement peut prendre des mesures pour empêcher la sortie de ses citoyens mais l’inverse n’est pas vrai ».
« La condamnation n’a jamais été annulée »
Le cas de Marc Ravalomanana est particulier, selon toujours cet ancien ministre mozambicain. Le principe universel énoncé précédemment semble insuffisant pour « traiter » le cas du précédent chef de l’Etat. Raison pour laquelle Léonardo Simao a préconisé de prendre en compte le côté pratique et le droit positif malgache. « Sur la pratique, il faut souligner la condamnation prononcée à l’endroit de Marc Ravalomanana. Il faut préciser que la Sadc n’a jamais annulé cette condamnation judiciaire. La Sadc respecte la souveraineté nationale de ses pays membres ».
Par conséquent, les déclarations qui ont été faites maintes fois aux partisans des trois mouvances annonçant le retour de leur « Dada » sous la protection de l’armée de la Sadc ne sont pas fondées. En effet, Leonardo Simao a réaffirmé l’inexistence d’une quelconque force armée de la Sadc qui va assurer sa sécurité puisque selon lui, « il est de la responsabilité du pouvoir en place de promouvoir le retour en sécurité de ses citoyens dans leur pays ».
La loi d’amnistie fixera les limites
Quoi qu’il en soit, la prérogative du régime en place de prendre les mesures nécessaires, en tenant compte des dispositions du droit international et du droit national, est soumise à conditions. L’émissaire de Joaquim Chissano a précisé que « Les mesures qui seront prises doivent émaner d’un organe qui détient la compétence nécessaire pour les prendre. L’unique institution qui serait habilitée à disposer de cette prérogative est le Parlement à travers l’adoption de la loi d’amnistie. C’est pour cette raison que la Sadc exhorte l’adoption de cette loi d’amnistie en tenant compte des droits international et national pour fixer la limite de l’application de cette législation ».
En d’autres termes, le retour de Marc Ravalomanana à Madagascar, quoiqu’en principe il doive être réalisé sans conditions, dépendra encore des mesures qui seront prises à son encontre suivant les limites prévues par la loi d’amnistie. Les partisans de cet ancien chef d’Etat auront certainement du mal à accepter cette position de la Sadc étant donné qu’ils ont été maintes fois assurés sur le retour de leur « père » sous la protection de l’armée de la Sadc.

mardi 21 juin 2011

Les vertus de l’huile essentielle de saro

L’huile essentielle de saro, contraction du nom malgache Mandravasarotra, est un arbuste très aromatique. Elle est réputée pour ses vertus thérapeutiques intéressantes. 

 
De son nom malgache Mandravasarotra qui signifie « surmonte toutes les difficultés », le saro est une plante endémique. Elle pousse dans l’ouest et le nord de Madagascar dans les forêts denses et sèches. Elle possède des feuilles translucides et des fruits sous forme de baie. Les malgaches utilisent cette plante pour neutraliser les sortilèges. L’huile essentielle de saro est extraite à partir de la distillation de la vapeur d’eau de ses feuilles. Comme l’huile essentielle de Ravintsara, elle est préconisée pour lutter contre les maux hivernaux.
 
 
L’huile essentielle de saro possède des propriétés antivirales, antibactériennes et antiparasitaires. Elle agit sur certaines infections comme les mycoses, les acariens ou les problèmes buccodentaires tels que les gingivites, les aphtes ou les abcès. Le produit est également utilisé dans les produits cosmétiques pour lutter contre les vergetures, les cicatrices pour soigner les peaux sèches et traiter les rides.
 
 
Elle a aussi des vertus anticatarrhales (catarrhe : sécrétion de mucus dans le nez et dans la gorge) et expectorantes qui luttent contre les infections virales des voies respiratoires comme les grippes, les rhumes, les sinusites ou les otites. Elle agit également sur les voies digestives pour traiter les diarrhées. Elle apaise l’asthénie et les dépressions nerveuses grâce à ses propriétés antispasmodiques et calmantes.
 
 
L’huile essentielle de saro peut être utilisée de trois façons : en inhalation, en interne et en externe. En inhalation, elle est idéale pour soigner les grippes en la mélangeant avec l’huile d’eucalyptus, de pin, de citron et de myrte. En interne, elle est disponible sous forme de solution buvable en l’ajoutant à du miel pour calmer la toux. En externe, particulièrement sous forme de massage, elle est associée à l’huile de myrte et de romarin. Pour guérir d’une grippe, il suffit d’en appliquer sur le thorax et le dos. Elle se mélange à l’huile d’arbre à thé, à la menthe poivrée et à l’huile végétale de macadamia pour traiter une sinusite ou un rhume. La préparation est à appliquer sur le front.
 
 
En principe, l’huile essentielle de saro ne présente pas de danger particulier, car elle est tolérée par la plupart des organismes, quel que soit son mode d’utilisation, mais il est plus prudent de la diluer avant usage. A part les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants de moins de 8 ans et les personnes âgées qui présentent une certaine fragilité particulière, tout le monde peut utiliser l’huile essentielle de saro.
 
 
Enfin, pour évacuer le stress et soulager la fatigue, versez quelques gouttes de cette huile dans l’eau de votre bain. Son arôme vous déconnectera du quotidien.

Madagascar: 50% de la population infantile souffre de malnutrition chronique

50% de la population infantile à Madagascar souffre de malnutrition chronique, a-t-on appris lundi auprès de l’office national de nutrition (ONN).



La famine est encore modérée pour les 24% d'enfants affamés à Madagascar, tandis qu’elle est très aiguë pour les 26% des enfants touchés par la malnutrition chronique.
Le taux de retard de croissance dû à la famine varie selon l’âge des enfants. 24% des enfants moins de six mois souffrent du retard de croissance alors que cela augmente jusqu' à 53% pour les enfants de 18 à 23 mois.
Le milieu où vit l’enfant joue également un rôle important pour sa nutrition. En effet, 51% des enfants vivant dans le milieu rural souffrent de la malnutrition chronique contre 42% dans le milieu urbain.
Pour apaiser ce taux de malnutrition chronique chez les enfants malgaches, le coordonnateur national de l' ONN, Jean François propose que la valorisation des produits locaux pour les transformer à un aliment de base pour la famille en adoptant de bonnes pratiques de cuisson et de préparatifs diversifiés serait une solution.

Madagascar : 908 tonnes de plantes médicinales exportées en 2010

Madagascar a exporté près de 908 tonnes de plantes médicinales l'année dernière, apprend-on lundi auprès de l'Institut national de la statistique malgache (Instat) sur son site Internet.
Madagascar : 908 tonnes de plantes médicinales exportées en 2010  Plus précisément, 908.720 kg de plantes médicinales ont été exportées par la grande île en 2010. Ce chiffre pourrait être dépassé cette année si pendant le premier trimestre, Madagascar a exporté près de 273.000 Kg.
En 2010, cette exportation a engendré une entrée en devise de près de 7,980 millions d'Ariary (1 dollar équivaut à 2.000 Ariary) contre 940 tonnes et 6.365 millions d'Ariary en 2009.
L'aloès qui possède des qualités légendaires, le Cinnamomsa fragrans, une plante médicinale endémique de Madagascar dont le nom malgache « Mandravasarotra » (traduit plante qui vient à bout des maux les plus difficiles), ainsi que le Ravintsara (du nom scientifique Cinnamomum camphora et qui signifie « belle feuille ») sont les plus prisées à l'extérieur.
Ces plantes médicinales malgaches qui donnent des huiles essentielles très recherchées par les laboratoires pharmaceutiques à l'étranger et les centres de recherche cosmétiques, ont été utilisées par les malgaches dans la médecine traditionnelle.
Notons que Madagascar recense plus de 13.000 variétés de plantes médicinales et elle est le quatrième pays au monde après la Chine, les Etats Unis et l'Indonésie, qui détient la plus grande variété d'herbes et de végétaux qui ont des vertus thérapeutiques et aromatiques.
Près de 70% des plantes médicinales malgaches sont exportées vers l'Europe pour des fins cosmétiques et le reste vers l'Asie et les Etats Unis.