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mardi 8 mars 2011

La Journée internationale de la femme célèbre ses 100 ans ! 1911-2011


La Journée internationale de la femme est célébrée dans de nombreux pays du monde entier. C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations sans égard aux divisions, quelles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques.
En 2011, la Journée internationale des droits de la femme fête son centenaire. Elle a été créée en 1910 par une journaliste et enseignante allemande, Clara Zetkin.
En 2011, la Journée internationale des droits de la femme fête son centenaire. Elle a été créée en 1910 par une journaliste et enseignante allemande, Clara Zetkin.
C’est l’occasion de se souvenir des luttes et des réalisations passées, mais aussi de regarder vers les potentiels inexploités qui attendent les futures générations de femmes.
La journée internationale des femmes a été observée au début des années 1900, une époque de grande expansion et de turbulence dans le monde industrialisé qui a vu la croissance démographique en plein essor et la montée des idéologies radicales.

1908

L’oppression et l’inégalité subies par les femmes les ont poussées à devenir plus actives pour demander des changements. Cette année-là, 15 000 femmes ont défilé dans la ville de New York exigeant moins d’heures de travail, de meilleurs salaires et le droit de vote.

1909

Conformément à une déclaration du Parti socialiste d’Amérique, la première Journée Nationale de la Femme (JNF) a été observée à travers les États-Unis le 28 Février. Les femmes ont continué à célébrer la JNF le dernier dimanche de Février jusqu’en 1913.

1910

En 1910, une conférence internationale des femmes au travail a eu lieu à Copenhague. Une femme nommée Clara Zetkin, leader du « Bureau des femmes, du Parti démocratique social en Allemagne » avança l’idée d’une Journée Internationale de la Femme. Elle proposa que chaque année, dans chaque pays, il devrait y avoir une célébration le même jour – une Journée des femmes – pour faire valoir leurs revendications.
La conférence de plus de 100 femmes venant de 17 pays, et composée de représentantes de syndicats, de partis socialistes, et de clubs de femmes actives, ainsi que des trois premières femmes élues au Parlement finlandais, a accueilli favorablement la suggestion de Madame Zetkin à l’unanimité et c’est ainsi qu’est née la Journée internationale de la femme.

1911

Suite à la décision prise à Copenhague en 1911, la Journée internationale de la femme (JIF) a été honorée pour la première fois en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse le 19 mars. Plus d’un million de femmes et d’hommes ont participé à des rassemblements pour les droits des femmes au travail, le droit de vote, le droit d’occuper des emplois publics, etc. La date du 8 mars fut adoptée officiellement en 1913.

2000 et au-delà

La JIF est un jour férié dans plusieurs pays, tels que l’Afghanistan, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Burkina Faso, le Cambodge, la Chine (pour les femmes seulement), Cuba, la Géorgie, la Guinée-Bissau, l’Érythrée le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Laos, Madagascar (pour les femmes seulement), la Moldavie, la Mongolie, le Monténégro, le Népal (pour les femmes seulement), la Russie, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouganda, l’Ukraine, l’Ouzbékistan, le Vietnam and la Zambie.
Traditionnellement, les hommes honorent leurs mères, épouses, amies, collègues, etc. avec des fleurs et des petits cadeaux. Dans certains pays, la JIF a le statut équivalent de la Fête des Mères où les enfants donnent des petits cadeaux à leurs mères et grands-mères.

lundi 7 mars 2011

DÉVELOPPEMENT DES COMMUNAUTÉS QUAND LES VOLONTAIRES JAPONAIS CHANGENT DES VIES…




Ils sont au total sept volontaires japonais à s’être engagés pour servir les communautés de la région du Vakinankaratra. Parmi eux figurent Abe Mikako et Obuchi Midori qui arrivent aux termes de leur mission et devront rejoindre leurs familles respectives au Japon cette semaine. Durant deux ans, elles ont partagé leur savoir-faire en vue de contribuer au développement des communautés touchant les domaines de l’éducation et de la santé dans leurs sites d’interventions à Antsirabe et Andranomanelatra. Reportage.
Les deux ans de mission de Mikako et Midori ont été riches en découvertes et partages, entraide et compréhension malgré la difficulté de communication en langue malgache. Ce problème de langue ne constitue pas un blocage pour les volontaires japonais, jusqu’ici, étant donné que le volontariat n’est autre qu’une expérience nécessitant des défis à relever vis-à-vis des communautés. Leur mission entre dans le cadre du Service des volontaires pour la coopération à l’étranger (JOCV), et est basée sur la participation citoyenne de l’Agence japonaise de la coopération internationale (Jica).
De la simplicité à la compréhension
Mikako a servi au sein de l’ONG Tsinjoanjara du centre social de l’Association pour le parrainage, l’aide de l’enfant à l’adulte (Apaea) sis à Ampasambahiny-Atsimotsena dans la ville d’Eaux. « J’ai tout essayé pour comprendre les besoins du centre tout en partageant mes expériences en broderie, en couture ainsi qu’en bricolage à ces jeunes filles issues des familles défavorisées. J’ose bien espérer que mes deux années de partage contribueront à changer la vie des jeunes filles du centre car je me suis rendue compte qu’il y a d’autres façons de comprendre des choses qui sont très différentes par rapport à ce que j’ai vécu au Japon », s’est elle exprimée.
En fait, cette volontaire japonaise est la troisième qui a participé aux projets visant l’épanouissement des enfants pris en charge par ce centre social. « A part sa simplicité dans ses actions, son intégration spontanée parmi les enfants et sa volonté de partager son savoir, Mikako a pu apporter considérablement de changements dans le comportement des enfants du centre de l’Apaea. Et ce, grâce à l’efficacité de son approche et son amour de son travail, bénéfiques pour l’épanouissement des enfants », a souligné Sœur Yvonne, première responsable du centre.
Transfert de compétences pratique
A travers l’enseignement de la broderie, de la couture et du bricolage, 90 jeunes filles se sont initiées à la confection de produits comme les portes monnaies, portes clés, chouchous, cartes postales brodées, sacs, patchworks américains… Parmi les apprenties figure Hasina, une jeune fille de 18 ans qui a abandonné l’école après avoir obtenu son BEPC à cause de la difficulté financière de ses parents et qui témoigne : « En deux ans de formation, je suis capable de confectionner des produits faits en broderie. Mon objectif est de disposer de mon propre atelier de broderie en vue de produire plus et de vendre ensuite les produits. L’argent collecté servira à subvenir aux besoins de ma famille ». Pour le moment, les produits étiquetés au nom de l’ONG Tsinjoanjara sont vendus sur le marché local et aux étrangers et l’argent récolté sert de fonds pour l’achat des matières premières destinés à la pratique des élèves. Pour l’un des enseignants, Elisabeth, elle suit également la formation sur la confection : « Mikako nous a transféré ses compétences en matière de conception technique en broderie et c’est à notre tour de les partager aux élèves après son départ ».
Mikako a aussi participé à l’alphabétisation de 45 enfants au sein du centre social ainsi qu’à la distribution des repas à la cantine scolaire. Au total, 500 enfants par jour sont servis à la cantine, incluant les élèves défavorisés des écoles privées et publiques environnantes du centre. Bref, la mission de Mikako a été couronnée de satisfaction…

Raffermir la coopération sanitaire

Le passage de Midori à la commune rurale d’Andranomanelatra a contribué au raffermissement de la coopération et a favorisé les échanges entre la Jica et Madagascar en matière de santé. « Nous sommes satisfaits de son service pour le bien-être des communautés d’Andranomanelatra car elle a su s’impliquer facilement dans les activités de développement sanitaire de notre localité », a expliqué le maire, Gabriel Lantomandimby Rakotomanana. Les populations ont été impressionnées par ses interventions lors des séances de mobilisation communautaire dans des fokontany car elle s’adapte et s’intègre facilement à la vie de la société malgache. Et ce, grâce à son approche de proximité en vue de faciliter les relations avec les communautés. « Son départ créera un manque pour la commune et la population. Toutefois, j’espère bien que son remplaçant va bientôt arriver et que cette fois-ci, ce volontaire contribuera au développement des autres secteurs comme l’éducation, l’environnement ou l’agriculture », a souhaité le maire d’Andranomanelatra.
La commune rurale d’ Andranomanelatra compte près de 34.210 habitants répartis dans 14 fokontany. Il s’agit d’une zone à vocation agropastorale et son climat est favorable à l’essai des semences rizicoles, objet de recherche de la Fofifa.

TEMOIGNAGE

Les multiples facettes de Midori
Midori a travaillé au sein du centre de santé de base de la commune rurale d’Andranomanelatra et a beaucoup contribué aux activités de sensibilisation et de mobilisation de la santé communautaire. Le plus étonnant est que cette volontaire japonaise n’a aucune formation en matière de santé. Or, elle a su développer ses compétences en intégrant l’équipe du CSBII sans aucune difficulté pour mener à bien les projets concernant le développement de la santé communautaire. « Avant de venir à Madagascar, j’ai travaillé dans un hôtel d’un grand magasin situé à Fukuka, du côté de la ville de Nagasaki au Japon durant trois ans. Ensuite, en rejoignant mon poste, j’ai consacré quelque temps à suivre plusieurs formations touchant l’éducation à la bonne nutrition et la santé infantile ainsi qu’à des sensibilisations communautaires sur le suivi de la croissance des enfants dans des fokontany avec les ONG Nutrimad et Seecaline. Je me suis bien également débrouillée pour participer à des campagnes de la SSME, Malgré la difficulté de compréhension et de communication, je suis satisfaite de ma mission qui a été riche en expériences et relations avec les communautés bénéficiaires. Le taux de vaccination des enfants tend à la hausse, les mères de famille sont motivées pour suivre les conseils sur l’amélioration de la nutrition des enfants ou sur l’importance du planning familial. J’ai également pu constater les réalités que vivent les familles dans les zones rurales comme la pauvreté et la difficulté financière. Toutefois, j’ai pu les aider et les encourager à fréquenter le CSB pour leur bien-être. Ma mission est accomplie et je suis très fière de mes réalisations qui est de servir le bien-être des communautés… »
Un départ regretté pour le CSBII d’Andranomanelatra
La présence de Midori a été très remarquée au sein du CSBII d’Andranomanelatra. Elle va nous manquer étant donné qu’elle s’est beaucoup investie pour le bien-être des familles, s’est exprimé le médecin-chef du centre, le Dr Lalaoniaina Rasandratana. Midori les a aidés à combler le manque de personnel médical. Elle a été une amie des animateurs en santé communautaire et a participé activement à des séances de sensibilisation sur la vaccination des enfants lors des SSME, le planning familial et la pratique d’une bonne nutrition infantile au sein des fokontany. Après son départ prévu le 9 mars prochain, le CSBII prévoit de réorganiser les activités dans l’attente de l’affectation d’un autre volontaire japonais…

JURIDICTIONS MINIÈRES Madagascar est en fin de liste

Madagascar est parmi les dix territoires les moins attrayants au monde pour l’investissement minier. C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle internationale auprès des dirigeants de l’industrie minière, publiée hier par l’Institut Fraser, l’organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé du Canada.
Dans le cadre de son Enquête sur les sociétés minières 2010-2011, l’Institut Fraser a interrogé les dirigeants de 494 sociétés d’exploration et de développement miniers sur le climat d’investissement de 79 territoires dans le monde. C’est la première fois que Madagascar participait à ce classement, où il termine à la 73e place.
Les sociétés participant à l’enquête ont déclaré des dépenses d’exploration de 2,43 milliards de dollars américains en 2010 et de 1,86 milliard de dollars américains en 2009.
Elles étaient interrogées sur les conséquences dans leurs politiques d’investissement de la taxation en vigueur, de la situation des infrastructures, des conditions socio-économiques, des polémiques sur les questions d’appartenance des terres exploitées, de la situation politique, du potentiel minéralogique, des barrières commerciales, de l’accès à l’information, de la sécurité, de la présence ou non de compétences locales, et de leur vision de l’avenir.
Les réponses concernant Madagascar sont sans surprise. Des chefs d’entreprises minières interrogés, pas un seul n’a remis en cause le potentiel de l’île en ressources minières. Cependant, ils ont tous cité l’instabilité politique et leur incertitude quant à une amélioration dans un avenir proche. 22% des sondés ont même déclaré suspendre leurs investissements à cause de cette incertitude politique. Tous les autres facteurs de risque cités ci-dessus ont été évoqués par une grande proportion de sondés, 90% se plaignent du manque de compétences locales, 75% du manque d’infrastructures, 63% de l’insécurité, 60% des barrières commerciales, 43% de la législation sur le travail…
« Cette situation politique est d’autant plus regrettable que le potentiel du pays est vraiment intéressant », a remarqué un des chefs d’entreprises interrogés.
La plupart des territoires se situent en Amérique du Nord. La première place est d’ailleurs raflée par l’Alberta (Canada).

Transport Le syndicat des transporteurs menace

Les dirigeants du syndicat des transporteurs malgaches, hier à Ampasampito


Face à la hausse du prix des carburants, les transporteurs interpellent le gouvernement. Ils menacent d'augmenter les frais de transport en cas de non-considération de leur cas.
L'augmentation du frais de transport constitue un danger pour la société avertit Hery Rakotoarisoa, président du syndicat des transporteurs malgache (SEIMAMPAFI) hier, à Ampasapito. Mais, le contexte économique actuel oblige le syndicat à se réveiller. « La situation actuelle est insoutenable pour le professionnel du transport » se plaint-il. La fréquence d'une légère hausse du prix de carburant est, en fait, mal digérée par les transporteurs. Les autres charges fiscales relatives au transport public s'avèrent également « lourdes » pour eux. Ainsi le syndicat menace d'augmenter les frais de transport en cas de non considération du secteur du transport.
Traitement de faveur 
Aussi le SEIMAMPAFI demande un traitement de faveur de la part de l'État.
« Pourquoi le riz a-t-il été subventionné et non le transport ? Or ces deux éléments sont
essentiels dans la vie de la population », selon Jean Louis Rakotonirina, secrétaire général du SEIMAMPAFI. De plus, les transporteurs exigent que les subventions concernent toutes les coopératives. « La concentration des subventions aux transporteurs urbains et suburbains crée un malaise entre les professionnels », souligne ce dernier. Par ailleurs, la détaxation a été également soulevée par le syndicat. « Le renouvellement du parc automobile dépend essentiellement de la détaxation», intervient toujours Hery Rakotoarisoa.
Le syndicat promet, en contrepartie, d'améliorer le secteur du transport si leur demande est considérée.
« L'allègement des charges financières du propriétaire de véhicule atténue la pression sur son chauffeur, sur le versement quotidien. Il permet aussi de rénover le parc automobile, réduisant la fréquence des accidents routiers » argumente Robson Andriatsarafara, président de la coopérative Kofimanga.
Face à ces demandes, le ministère du Transport renvoie la balle au gouvernement. « La décision sur la subvention allouée aux transporteurs relève du gouvernement comme c'était le cas en 2008. Et la détaxation est l’affaire du ministère des Finances et du Budget », répond Rado Rajoelison, directeur général du Transport.

Santé « Les malformations en hausse »

Le professeur Lalatiana Andriamanarivo assure les soins au service de chirurgie pédiatrique au HJRA

Bon nombre d'enfants malgaches souffrent de malformations congénitales. L'environnement ou les parents eux-mêmes peuvent être à l'origine du fait. 
Trois à cinq enfants sur les 40 soignés au sein du service de chirurgie pédiatrique de l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) Ampefiloha sont confrontés à une malformation congénitale. Parmi eux, deux par semaine sont opérés. Selon le chef de service de la pédiatrie infantile, le professeur Lalatiana Andriamanarivo, ces réalités ont leur raison.
Actuellement, la malformation ano-rectale touche bon nombre d'enfants. En 2009, les jumeaux liés ou siamois ont déclenché le scandale à Madagascar. Les causes sont multiples. L'exposition de la femme enceinte à un quelconque rayon est une des raisons provoquant ces malformations du foetus. D'autres sont évoquées par le professeur Lalatiana Andriamanarivo.
Ignorance
Il y a la consanguinité ou le résultat de la reproduction par deux individus apparentés. « Le mariage au sein du cercle restreint de la famille est encore pratiqué dans certaines régions de notre pays. Or, cette tradition peut entraîner des malformations plus ou moins graves », a-t-il évoqué.
D'un autre côté, par ignorance, les femmes mêmes sont à l'origine de ces malformations, à travers la prise de certains médicaments non prescrits par le médecin. « L’absorption de breuvages peut être aussi à l’origine de ces malformations, je peux citer comme exemple les Tambavy », poursuit-il. Mais selon lui, celles-ci peuvent être aussi héréditaires.
Face aux différentes formes de malformations qui se présentent, des mesures adéquates peuvent être prise par le médecin traitant par rapport à la situation du bébé. On peut arriver à l'interruption médicale de la grossesse (IMG) si le cas se montre grave après une échographie. L'interruption se fait surtout au cours du deuxième mois de grossesse. Mais c’est une situation d'exception.
Concernant les opérations après la naissance, certaines sont réalisables à Madagascar. D'autres non, comme le cas des enfants asexués qu’on voit au HJRA actuellement, « il est difficile de deviner si l'enfant sera une fille ou un garçon », reconnaît le professeur. Le service envoie les analyses, les radiologies et les échographies de l'enfant à l'étranger. En rapport avec les résultats, le sexe pourrait être determiné et l'opération suivra.

dimanche 6 mars 2011

Madagascar : les études à l'étranger font rêver

Madagascar : les études à l


Le choix des étudiants malgaches de poursuivre les études dans les pays anglophones connaît une grande évolution. Toutefois, la France détient toujours la première place des destinations d’accueil.Notre confrère de l’Express de Madagascar en parle dans son édition du samedi 5 mars.
Australie, États-Unis, Angleterre, Canada, Singapour. Telles sont entre autres les destinations anglophones qui intéressent de plus en plus les jeunes malgaches pour pouvoir suivre des études internationales. Le choix repose sur trois critères principaux, à savoir l’existence d’une bourse, le degré de développement du pays et la spécialisation dans les langues.
De fait, les universités proposent en général toutes les filières confondues. L’organisation du Salon des études internationales au Carlton, dans la capitale malgache, les 2 et 3 mars ( PHOTO) a permis aux futurs étudiants d’avoir plus qu’un aperçu sur ces différents pays.
Parfois, l’insuffisance des moyens demeure un obstacle pour eux. Par conséquent, beaucoup aspirent à une bourse octroyée dans le cadre d’un projet de partenariat entre deux pays. Cependant les chances sont minimes du fait que le nombre de bénéficiaires est faible, à raison de 4 à 5 étudiants par an en moyenne.
Pour le moment, très peu de demandes déposées par d’étudiants malgaches parviennent à la commission australienne à l''île Maurice. « Etudier en Australie est encore une nouveauté pour les jeunes malgaches », confirme France Arnaud, directrice de Boomerang Australia Studies & Consulting, cabinet de conseil francophone basé à Sydney.
Actuellement, Singapour attire de nombreux jeunes malgaches. Le développement économique et technologique du pays a réussi à les séduire. Mais comme pour le Canada ou encore l’Australie, l’inexistence d’une bourse gouvernementale semble pour beaucoup de jeunes  un facteur de blocage. Les étudiants doivent se prendre en charge financièrement et socialement.
Dans la même foulée, les Etats-Unis restent le grand rêve des jeunes malgaches de par leur position de première puissance mondiale. Une grande affluence a été observée au stand de l’ambassade lors du salon.  Cette fois, l’existence de bourse dans le cadre du programme Fullbright a bien ravi l’assistance.
En tous cas, quelles que soient les raisons du choix, la maîtrise de la langue de Shakespeare est incontournable dans les universités ou les écoles de ces différents pays. Un critère qui explique encore la première position de la France comme pays d’accueil.  « La jeunesse d’aujourd’hui connaît de grandes difficultés dans la maîtrise de langues autre que le français, ce pour diverses raisons dont l’absence d’un milieu dans lequel elle peut pratiquer la langue », explique Rado Randrianarivony, responsable auprès de l’Ecole supérieure Sacré-Cœur d’Antanimena.
Partenariats avec la France
Bien que la plupart des jeunes Malgaches maîtrisent mieux la langue de Molière qu’une autre, le choix de la France comme première destination pour les études réside dans le fait qu’il existe plusieurs offres (de bourses et autres assistance) et que de nombreuses  universités privées malgaches travaillent en partenariat avec des universités implantées dans l’Hexagone.

jeudi 3 mars 2011

Curieux, la BGFI-BANK s’installe à Madagascar : pourquoi ?

La BGFI-Bank, une banque un peu particulière, essentiellement basée au Gabon, au Congo-Brazzaville, en Guinée-Equatoriale et en France, vient d’annoncer qu’elle s’implantait à … Madagascar ! Les 3 premiers pays Africains où la banque est implantée sont tous dans le golf de Guinée et producteurs de pétrole. Pourquoi ce long bond au milieu de l’océan Indien ?

1.- Marc Ravalomanana a été Lissoubaïsé

Comme Lissouba au Congo Brazzaville, Marc Ravalomanana est arrivé au pouvoir à la suite d’une élection libre et démocratique. Comme Lissouba, Marc Ravalomanana succédait à un régime dictatorial, celui de Didier Ratsiraka. Comme Lissouba, Marc Ravalomanana a eu l’impertinence de penser qu’il était président d’un pays libre et souverain qui pouvait se permettre de choisir lui-même ses partenaires économiques. Pendant que le petit peuple malgache célébrait sa démocratie, sa liberté et sa souveraineté, les tout puissants eux prospectaient la terre et la mer malgache, et découvraient plusieurs grands gisements pétroliers, avec des réserves ahurissantes. Le seul site de Bemolanga est évalué à 16 milliards de barils. C’est à dire une exploitation de 1800000 baril/jour pour au moins 30 ans. Il faut savoir que 16 milliards de barils représentent au cours moyen du baril à 75 dollars, un potentiel se chiffrant au bas mot à 1200 milliards de dollars, ou encore 600000 milliards de francs CFA. Comprenez ce que représente ce pactole. Cette somme est trop importante pour être laissée entre des mains inexpertes de vanu- pieds africains, il leur faut des tuteurs pour manager ces richesses pour eux. En 2008, Total rachète les droits d’exploitation de 60% du site de Bemolanga pour la somme de 5 milliards de dollars, soit 2500 milliards de francs CFA. Mais il reste le problème Marc Ravalomanana, qui comme Lissouba, pense qu’il a le droit de diversifier ses partenaires en signant des contrats avec des firmes des pays Anglo-Saxons et même au delà. Il faut donc un président malgache plus « raisonnable ». Ce futur président raisonnable est tout trouvé, en la personne d’un ex-disc jockey (ils savent les dénicher nos ancêtres les gaulois). Comme pour Lissouba, ouste la démocratie et le président « démocratiquement élu », le nouvel homme fort sera installé par coup d’état. Ça tombe bien, par coïncidence il est jeune et pourra rester président pendant 30 ans, le temps d’épuiser le pétrole. Après, s’il y a encore des richesses à exploiter, on pourra peut être installer son fils… Mais oui ça s’est déjà vu quelque part en Afrique de l’ouest et centrale. Entrée triomphante de « TGV » Andry Rajoelina au sommet de l’état malgache, en compagnie de Bernard Kouchner pour la régence hexagonale et de Jean Ping pour la pseudomédiation du tout aussi pseudo processus de paix. Comme on l’a vu au Congo-Brazzaville, la Françafrique vient de marquer un autre coup. Et les africains dans tout ça ? Eh bien, les Africains peuvent compter leurs morts.

2.- Que va chercher la BGFI-Bank à Madagascar ?

Les archives de plusieurs publications révèlent que des 2007- 2008, la très françafricaine banque qu’est la BGFI, qui n’est autre que la Fiba rebaptisée, a souhaité s’implanter à Madagascar sous l’impulsion de Total, pour y servir comme son bras financier ; sachant que les circuits de financements pétroliers doivent être tenus seulement par des initiés et non des gens qui iront raconter au quartier comment les multinationales volent l’Afrique. Mais Marc Ravalomanana s’y est opposé farouchement, refusant à chaque requête d’autoriser l’implantation de cette banque sur le territoire malgache (ces informations sont disponibles à qui se donnent la peine d’une petite recherche). Mais avec TGV, pas de problème ; la BGFI Bank sera à Madagascar d’ici peu. Elle vient d’obtenir le précieux agrément bancaire. Total peut donc commencer à y faire tourner le pognon dans les circuits bien huilés de la BGFI. Dans une entrevue publiée dans le Canard Enchainée du 25 Mars dernier, Marc Ravalomanana témoigne que le coup d’état françafricain contre son régime venait du fait qu’il avait décidé de mettre les entreprises françaises opérant à Madagascar en concurrence avec les entreprises chinoises, américaines et canadiennes. Plus intéressant, il divulgue que le groupe Bolloré avait été écarté de l’appel d’offre pour la gestion du port de Toamasina. Dans la même interview, Marc Ravalomanana offre la pépite suivante :« Quant au groupe Total, il ne devra qu’à l’intervention personnelle de Sarkozy d’arracher, en 2008, (…) un permis de prospection terrestre ». Le lecteur saura aussi qu’Areva était également présente à Madagascar, officiellement pour l’appui logistique à …Total à la prospection du site de Bemolanga. Mais seulement, curiosité, il y a aussi de l’uranium dans la même zone. Même Colas du groupe Bouygues perdait ses parts de marché sous Ravalomanana. Il fallait vraiment en finir avec cet impénitent ! Avec ce beau petit monde affairiste ayant désormais son chef d’état disc-jockey pour signer tous les contrats sans les lire, il fallait une banque fiable pour convoyer l’argent. Il ne manquerait plus que les corses du PMUG s’installèrent à Madagascar, pour boucler la boucle de ce parfait tableau françafricain.
Pour installer la BGFI Bank à Madagascar et se crédibiliser auprès des malgaches, le couple Total-Bongo comme à son habitude se sert d’hommes de paille et de faire valoir. C’est ainsi que la face Malgache de cette banque, pour la forme car les vrais patrons sont ailleurs, sera un certain Henri Andrianjafy, un médecin Ophtalmologue ayant fait une longue carrière a Libreville. Comme ça en un coup de baguette magique, la françafrique va transformer un ophtalmologue de 70 ans en banquier. En françafrique, rien d’impossible, Andrianjafy serait en train de déménager de Libreville vers Antananarivo.



NOTRE COMMENTAIRE :
Et si cette banque est la substitution de la fameuse FIBA ? Surtout, il faut chercher qui est la patron de cette banque, quels en sont les actionnaires. N’a-t-elle pas été créée pour blanchir l’argent détourné du pétrole par les « Sous-Préfets » et autres « Gouverneurs Noirs » locaux de la Françafrique ? La similitude est on ne peut trop frappante.
Nous attendons de voir quelles vont être l’attitude et le comportement de la France quand les peuples de son pré carré françafricain vont se réveiller et agir comme leurs homologues Nord-Africains du Maghreb.