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lundi 28 février 2011

Radion’ny Gasy: Les députés Arinosy Jacques et Randriamandimbisoa Félix recherchés

La direction de la sécurité du territoire (DST), qui mène les opérations et les enquêtes sur le démantèlement de la radio pirate, recherche activement les anciens députés Arinosy Jacques (élu dans le 1er Arrondissements) et Félix Randriamandimbisoa (élu dans le 4ème Arrondissement), ainsi que le Dr. Harisoa, la femme de l’ex-député d’Ambositra.
On apprend aussi que la DST a procédé à l’arrestation d’un certain Jaona, propriétaire de la station d’essence Galana à Ampitatafika qui a voulu se cacher dans son grenier, d’une certaine Mme. Clarisse, chef Fokontany de Nanisana, et d’une certaine Mlle. Tantely, responsable de l’orphelinat FJKM Ambohimitsimbina.
Les personnes arrêtés dans le cadre de l’affaire « Radion’ ny Gasy » sont au nombre de sept. Ils seront déférés au parquet en fin de semaine, apprend-on.

Port de Toamasina: Des sacs de girofle subtilisés

Enlever les marchandises d’un conteneur plombé et /ou échanger les marchandises par d’autres objets, ce n’est pas l’affaire de tous les opérateurs portuaires dignes de foi. Aussi un réseau de trafiquants est-il  dans la ligne de mire des membres des forces de l’ordre dans le grand port. Au fait, sur 500 sacs de girofle pesant 30 tonnes détectés sur le scanner puis prenant la file d’attente à l’entrée du terminal à conteneurs, il ne restait plus que 52 sacs lors de la contre visite avant embarquement. Le temps et le lieu de déchargement des 448 sacs sont restés incertains. En outre, deux conteneurs de 80 futs de 200 litres d’essence de girofle sont remplacés par 60 fûts d’eau potable. Un agent portuaire a suspecté le convoi et une contre visite est engagée. Six personnes sont poursuivies pour fausses déclarations mais sont mises en liberté provisoire et 6 autres se sont volatilisées. En tout, le cas de flagrantdélit n’est pas constaté et les commanditaires ne sont pas encore retrouvés. Néanmoins, le cas de réseau de trafiquants n’est pas à écarter du fait que des ventes de marchandises, particulièrement ces derniers temps le girofle, sont constatées dans l’enceinte du port. Les premières conclusions d’enquête journalistique ont permis de conclure qu’il s’agit des mêmes girofles soutirés des conteneurs. Le trafic pourrait avoir eu lieu après le passage au scanner et l’entrée du terminal à conteneurs. Un camion peut mettre jusqu’à 5 heures de temps avant de déposer à l’endroit accordé le conteneur. C’est  là où le bât blesse, car la sécurité dans l’enceinte du grand port est au beau fixe. Les agents de sécurité au port reçoivent le renfort des éléments des forces de l’ordre dont le but est d’assurer davantage  l’aplomb des biens et des marchandises. Plus, le domaine du terminal  conteneur est très protégé avec l’existence  des grilles afférentes de protection tout autour du site, l’éclairage du domaine sous douane avec une couverture de 24 heures sur 24 permet de détecter tout mouvement suspect. En plus, les conteneurs sont entreposés de façon à ne pas pouvoir toucher aux portails des conteneurs. Seulement, après le débarquement des marchandises volées, le plomb est remis à son état d’origine ont remarqué les opérateurs portuaires. En tout, la relance de l’exportation de girofle bat son plein ces derniers temps. Mais des gens mal intentionnés ont pu déjouer la vigilance des démarches de sécurité au sein du port.  Ce qui risque de nuire à la filière girofle malgache

Madagascar : l’opposition critique ouvertement l’émissaire de la SADC

Les mouvances des trois anciens présidents critiquent d''une manière ouverte Leonardo Simao, membre de l'équipe de médiation de la SADC. Elles réfutent une déclaration faite  par ce dernier sur leur position dans l'élaboration de la feuille de route.

L'émissaire de la SADC avait affirmé, jeudi,  à Mahazoarivo, que « les mouvances Zafy et Ratsiraka ont dit qu'elles ne comptent plus participer » aux discussions. «C'est Leonardo Simao qui l'avait dit. Il sera responsable des conséquences de sa déclaration», a averti Ange Andrianarisoa, chef de délégation de la mouvance Ratsiraka, vendredi. « C'est lui qui pratique l'exclusion dans un processus censé être consensuel et inclusif », a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter : « Aucun membre de la délégation n'a jamais déclaré son retrait des discussions relatives à l'élaboration de la feuille de route. Le président Ratsiraka n'a pas non plus fait une telle annonce », dément Ange Andrianarisoa ( photo).
L'ancien président de l'Assemblée nationale explique que sa mouvance est toujours disposée à discuter de la feuille de route. « Le président Ratsiraka affirme avoir deux ou trois solutions pour la sortie de crise. Mais Leonardo Simao ne nous a pas encore reçus depuis son arrivée à Madagascar », avance-t-il avant d'annoncer le boycott de la réunion des responsables des partis que Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), projette d'organiser cette semaine.

Vitesse et précipitation
Ange Andrianarisoa a par ailleurs évoqué le report successif du retour de Didier Ratsiraka. « Nous avons écrit à la HAT pour connaître les dispositions qu'elle prévoit pour recevoir l'ancien chef de l'État, aussi bien au niveau logistique que protocolaire. Mais pour l'instant, nous n'avons pas eu de réponse », déplore-t-il. « Et après ce qui s'est passé le samedi 19 février lors de l'empêchement de l'ancien président Ravalomanana de rentrer, nous nous posons des questions sur le cas de notre chef de file », lance-t-il.

La mouvance Ravalomanana est également revenue à la charge et n'a pas été tendre envers l'émissaire de la SADC. « Nous nous demandons si c'est un vrai médiateur», fustige Mamy Rakotoarivelo, chef de la délégation. Leonardo Simao avait dénoncé ce qu'il considère comme une volte-face de Marc Ravalomanana sur sa position concernant les discussions. « On ne peut pas confondre vitesse et précipitation si on veut résoudre une fois pour toute la crise. On a besoin de temps pour formuler nos contre-propositions face à cette feuille de route très tendancieuse », poursuit-il.

Les mouvances des trois anciens présidents affirment qu'elles ne comptent pas baisser les bras et manifestent leur intention de demander une pression internationale pour modifier la donne. Marc Ravalomanana devrait rencontrer une nouvelle fois Joaquim Chissano pour évoquer le sujet.

Leonardo Simao n'a pas encore précisé le calendrier pour le bouclage de la feuille de route. Il a seulement souligné que ce serait « dans quelques jours » en compagnie des entités qui ont « répondu positivement » à l'appel. « Il faut considérer Madagascar », avait-il lancé.

Face à l'évolution de la situation, les partis signataires de l'accord politique d'Ivato ( rejeté par les trois Mouvances) poursuivent leur pression pour accélérer la signature de la feuille de route dans sa forme actuelle.

Didier Ratsiraka tenterait de revenir à Madagascar

L'ancien président, Didier Ratsiraka, aurait tenté de revenir à Madagascar mais, comme pour Marc Ravalomanana, les autorités du pays s'y seraient opposées à travers des instructions très fermes auprès des compagnies aériennes pour leur interdire de les embarquer.


Didier Ratsiraka tenterait de revenir à Madagascar
Les autorités malgaches craignent des troubles si Didier Ratsiraka rentrait à Madagascar. Ce qui est probable, selon RFI (Radio France Internationale), c'est que son retour modifie le paysage politique malgache car il garderait "une certaine influence," d'autant qu'il prétendrait avoir "deux à trois solutions pour régler les problèmes du pays". 

La Haute autorité de transition (HAT) ne verrait pas les choses du même œil et, considérant que l'ancien président est "dépassé", elle préférerait qu'il reste à Neuilly-sur-Seine plutôt que de le voir revenir à Madagascar. 

Pour s'assurer qu'il ne puisse remettre les pieds à Madagascar, la HAT aurait demandé, comme pour Marc Ravalomanana quelques jours plus tôt, l'émission d'un NOTAM, c'est-à-dire dans ce cas précis, d'un message d'instruction des autorités malgaches aux compagnies aériennes pour leur interdire d'embarquer une personne définie. Les deux anciens présidents sont donc indésirables à Madagascar. 

Didier Ratsiraka avait déjà annoncé son retour en novembre 2010, il avait alors prévenu qu'il attendait simplement la guérison de son fils pour revenir dans la grande île. Une autre préoccupation du camp "Ratsiraka" concerne ses résidences. Il exigeait qu'on les lui restitue et qu'elles soient remises en état. Il ne semble avoir obtenu de réponses favorables à ses requêtes. 

Ce n'est pas la première fois que Didier Ratsiraka tente de rentrer à Madagascar. Il est exilé en France depuis 2002 suite à la prise du pouvoir par Marc Ravalomanana. 

douze pirates arrêtés à bord du Zoulfikar

Madagascar: douze pirates arrêtés à bord du Zoulfikar

Le navire Zoulfikar avec à son bord 12 pirates somaliens et 25 otages a été arraisonné au port d’Antsiranana dans le Nord de Madagascar. Le raid mené par la marine malgache samedi 26 février a été réalisé avec le renfort des forces internationales, à savoir, le CROSS Réunion, le CROSS Dar Es Salam (Tanzanie), l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et la mission européenne anti-piraterie Atalante. 

 
 
En panne sèche, le Zoulfikar dérivait depuis plusieurs jours à 70 miles des côtes nord de Madagascar. Les otages qui se trouvaient à bord ont été libérés samedi 26 février en fin d’après-midi. L’opération de la marine malgache que l’on annonçait à haut risque n’a donné lieu à aucune effusion de sang.
 
 
Les 12 pirates qui retenaient en otages les 25 membres d’équipage n’ont opposé aucune résistance. A la vue de leurs assaillants, ils ont immédiatement hissé le drapeau blanc, et l’abordage s’est déroulé sans débordement. Tous les otages ont été libérés sains et saufs. Selon les premières informations, les pirates se sont rendus aux commandos malgaches les mains sur la tête, après avoir jeté leurs armes dans la mer.
 
 
L’opération de sauvetage a eu lieu au large du nord-est malgache, à environ 150 kilomètres d’Antsiranana. L’attaque a été lancée samedi soir après le feu vert donné la veille par un avion des forces internationales anti-piraterie. "Un avion a survolé le Zoulficar pour débusquer un possible guet-apens avant que nous ne passions à l’action", explique le capitaine de vaisseau Rolland Rasolofonirina de la marine malgache.
 
 
A bord du Zoulfikar, les forces de l’ordre ont retrouvé 30 litres d’eau douce et trois sacs de riz blanc. Après ce raid, le bateau a été remorqué jusqu’au quai de la base navale d’Antsiranana. Les pirates sont aujourd’hui placés sous bonne garde au quartier général de la Base navale d’Antsiranana, tandis que les otages ont été mis en observation médicale dans un centre hospitalier local.
 
 
Ce cargo comorien Zoulfikar a été capturé par les pirates somaliens en novembre 2010 alors qu’il venait de quitter le port de Dar Es Salam (Tanzanie). Sa libération fait suite à l’arrestation de deux pirates lundi dernier à Antsiranana où ces derniers étaient venus chercher de vivres, de pièces de rechange et du carburant, sur la terre ferme.

Pour ses 50 ans, Air Madagascar voudrait des avions

Lors du lancement officiel du cinquantenaire de la compagnie aérienne malgache, son administrateur délégué, Fidy Rakotonirina et le ministre des transports ont insisté sur son besoin de renouveler et étoffer sa flotte, pour pouvoir se développer.
Cette année Air Madagascar fête ses cinquante ans et ne compte pas s’arrêter là. Mais pour pouvoir se développer, la compagnie aérienne a grand besoin d’acquérir de nouveaux appareils. Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports, présent lors de la cérémonie, a laissé planer une lueur d’espoir en évoquant un possible partenariat avec l’avionneur européen Airbus.
La compagnie malgache est en effet à la tête d’une flotte retreinte et vieillissante : deux Boeing B737-300 de plus de 16 ans pour son réseau intérieur et régional, deux B767 de 19 ans pour les lignes internationales, ainsi que trois ATR de près de cinq ans.
Or le transporteur veut se développer à l’international. En 2011, Air Madagascar devrait ouvrir une escale en Inde, mais aussi une cinquième fréquence sur Paris via Moroni à partir du 27 mars et une sixième rotation à partir du 04 juillet 2011. De plus, le ministre des Transports a évoqué l’opportunité d’ouvrir prochainement une ligne Antananarivo-Dubaï via les îles Comores.
En ce qui concerne le vol à destination de Guangzhou (Chine), la compagnie nationale malgache, interrompra la desserte La Réunion-Bangkok à partir du 27 mars. Une desserte qui sera prise par Air Austral à partir du 02 avril.
Le 15 décembre prochain, Madagascar fêtera les cinquante de sa compagnie aérienne, née en 1961 de la fusion de la société privée Air Madagascar et du réseau local Air France, sous le nom de Madair.

vendredi 25 février 2011

Madagascar – Eventuel retour de Marc Ravalomanana

Après avoir été empêché par l’aviation civile malgache de rentrer de deux années d’exil en Afrique du Sud, le Président déchu Marc Ravalomanana multiplie les tentatives pour faire accepter son retour.

La semaine dernière, M. Ravalomanana a convié les journalistes sud-africains à une conférence de presse afin d’annoncer son retour à Madagascar. Les autorités malgaches, informées de cette décision, ont immédiatement mobilisé les forces de sécurité locales et invité le personnel de l’aéroport de Johannesburg à interdire le décollage de l’avion de M. Ravalomanana. L’ancien Président n’a pu, de fait, regagner le territoire malgache. En exil depuis deux ans à la suite d’un coup d’Etat orchestré par Andry Rajoelina – ancien maire d’Antanarivo et actuel Président de la transition –, Marc Ravalomanana a été condamné en août dernier aux travaux forcés à perpétuité pour son implication présumée dans la mort d’une trentaine de manifestants le 7 février 2009. Par conséquent, le ministre de la Justice malgache a indiqué que l’ancien Président serait arrêté puis emprisonné s’il parvenait à rejoindre la Grande Ile.
Depuis, des problématiques d’ordre politique sont venues s’ajouter à ces considérations judiciaires. En effet, le médiateur de la Communauté de Développement des Etats d’Afrique australe (SADC) a récemment publié une feuille de route détaillant le processus de négociation en vue d’un règlement de la crise malgache ; une concertation entre les différentes mouvances du pays a été préconisée. Ayant pris connaissance de cette publication, Marc Ravalomanana a indiqué qu’il souhaitait prendre part aux négociations nationales en tant que représentant d’une force d’opposition – le parti TIM –. Cependant, la SADC précise dans sa feuille de route qu’un retour de l’ancien Président constituerait un événement susceptible d’aggraver la situation politico-sécuritaire malgache. Ainsi, il est demandé à M. Ravalomanana de « s’abstenir de toute action déstabilisatrice » et de toute visite sur l’île « jusqu’à l’instauration d’un climat politique et de sécurité favorable ». En réponse à cette requête, le leader du TIM a réaffirmé son intention de « participer à la restauration de la démocratie » au sein d’un régime qu’il juge aujourd’hui illégitime. Depuis le blocage de son avion samedi dernier, il a ainsi contacté le médiateur de la SADC afin que ce dernier plaide en faveur de son retour à Madagascar.
Andry Rajoelina, qui dirige depuis mars 2009 la Haute Autorité de Transition, verrait son pouvoir déstabilisé par un possible retour de l’ancien Président. Samedi dernier, plusieurs centaines de partisans de M. Ravalomanana s’étaient rendus aux abords de l’aéroport d’Antananarivo. Parvenu à la tête de l’Etat à la faveur d’un soulèvement populaire et du soutien de l’armée, A. Rajoelina entretient depuis deux ans une situation d’instabilité qui ne semble plus convenir à une certaine frange de la population malgache. Ainsi, il est accusé d’avoir orchestré une modification de la Loi fondamentale à son profit (la réforme constitutionnelle du 17 novembre dernier abaisse l’âge limite de candidature à l’élection présidentielle) et de vouloir préserver son autorité au détriment du processus national de stabilisation. Ainsi, un report des élections législatives – initialement prévues pour le 16 mars – a récemment été annoncé ; la formation d’un gouvernement d’union nationale semble également compromise avant la tenue du scrutin présidentiel du 4 mai prochain.
Toutefois, à l’échelle nationale comme à l’échelle régionale, un consensus s’est formé autour de la médiation de la SADC. La fin de l’exil de Marc Ravalomanana constitue pour beaucoup un événement susceptible de remettre en cause une résolution de la crise malgache. Néanmoins, si son retour apparaît fortement compromis, la détermination de l’ancien Président et les problématiques que soulève son retour potentiel pourraient entraîner un regain de tensions dans le pays.